Une fois de plus, Vincent Tassy - accompagné cette fois par Morgane Caussatieu - m’a mis une énorme claque.
Dans une prose absolument sublime, les deux auteurices revisitent le mythe du vampire, non pas au travers du sang mais des larmes (et d’autres fluides corporels que je vous laisserai decouvrir). Exercice réussi avec brio, Festin de Larmes m’a ému autant que il m’a écœuré. Attention d’ailleurs si vous souhaitez vous lancer : ce roman épistolaire est réservé à un public adulte et averti. De nombreuses scènes explicites y sont décrites. Le sexe, la violence, les abus ainsi que le gore étant bien présents, bien que décrits avec tant de beauté qu’ils en deviennent sublimes.
Bref, encore un coup de cœur, écrit par la plus belles plume fantastique française de notre époque ! 🖤
Nouvelle-Orléans, 1856. Aubrey Clare participe à une séance de spiritisme avec sa mère lorsqu’il rencontre un homme aussi étrange que fascinant qu’on surnomme le Marquis. Très vite, cet homme va s’immiscer dans la vie de la mère d’Aubrey, passant la voir chaque soir. Mais alors que sa mère commence à dépérir, Aubrey va s’interroger sur la responsabilité du Marquis dans tout ça. ⠀ Commencer un roman de Morgane Caussarieu (accompagnée ici de Vincent Tassy) s’accompagne toujours d’une petite inquiétude : à quel point est-ce que ça va être horrible cette fois ? Mais là où ses romans précédents étaient souvent très graphiques dans l’horreur, j’ai trouvé celui-ci bien plus… doux ? Non, n’exagérons pas. Objectivement parlant, ça reste absolument horrible, mais c’est en tout cas bien moins graphique, et donc beaucoup moins inconfortable à lire, pour moi en tout cas (mais chacun son curseur évidemment). ⠀ Écrit sous forme de roman épistolaire, une chose saute aux yeux dès les premières pages. Je pense que c’est l’influence de l’écriture de Vincent Tassy qui fait ça mais il y a un certain lyrisme dans la plume qui fonctionne extrêmement bien. Là où l’autrice a souvent une écriture assez brute lorsqu’elle écrit seule, il y a ici une poésie qui adoucit beaucoup le propos, en tout cas initialement. ⠀ En effet, les co-auteurs arrivent à nous décrire des choses vraiment horribles avec une plume si fleurie et élégante qu’on ne sait plus si on doit être écœurés ou juste impressionnés. Un peu des deux j’imagine. Il y a en tout cas beaucoup de pudeur et de douceur dans la narration qui créent un décalage très intéressant entre le fond et la forme. ⠀ Maintenant pour parler un peu du fond justement, et sans trop en dire sur le type de créatures auxquelles on a à faire, le roman parle principalement de relation d’emprise. Et c’est là que se situe véritablement l’horreur de ce livre. Les auteurs parviennent extrêmement bien à retranscrire la perversité de ce type de relation, et c’est absolument glaçant par moment. On ne doute jamais du fait que l’antagoniste, appelons le comme ça, est un véritable prédateur, amoral et sans pitié, qui prend plaisir à exploiter la moindre vulnérabilité de ses victimes. Ses actions sont profondément malsaines… et en même temps presque banales et ordinaires quand on y pense (mais veut-on vraiment y penser ?). ⠀ J’aurais aussi tendance à penser que le roman parle d’homosexualité refoulée, voire même d’homophobie intériorisée mais peut-être que je pars un peu loin sur ce point. En tout cas, le sujet de la sexualité est assez présent, abordant non seulement la bisexualité et le polyamour, mais aussi certains kinks plus ou moins acceptables en société. Sans être particulièrement graphique, ça reste donc bien un roman à destination d’un public averti. ⠀ Ayant pas mal parlé du fond, je veux quand même revenir un peu sur la forme, et notamment sur un point à ne pas négliger. Le récit est ponctué d’illustrations signées par l’autrice qui viennent contextualiser certains passages et sublimer la plume des deux auteurs. C’est toujours un plaisir de voir le travail de Morgane Caussarieu qui a un univers graphique absolument incroyable. ⠀ Bon, j’adorerais pouvoir recommander ce livre à tout le monde mais ça me semble compliqué dans la mesure où c’est un peu un trigger warning ambulant… Mais si les thématiques que j’ai mentionnées ne sont pas trop difficiles pour vous, il en vaut vraiment la peine. C’est magnifiquement écrit et illustré, c’est très intelligent, et rien que pour l’explication à la sauce mythologique de l’origine de la créature, je trouve que ça vaut le coup !
Dérangeant à souhait, comme on l’attend d’un bon récit de vampire. La plume est belle, lyrique et envoûtante. Le tout est sublimé par des illustrations qui renforcent cette ambiance malaisante, sombre mais toujours fascinante. j'ai été conquise dès les premières lignes.
On retrouve de nombreuses références à la littérature vampirique, avec des influences rappelant Dracula ou Entretien avec un vampire, sans jamais donner l’impression d’une copie. C’est un très bel hommage à cette figure intemporelle qui m’a toujours fascinée.
Magnifique de noirceur ! Attention, c'est très glauque (mais moi j'adore quand c'est glauque). Moi qui suis rarement satisfaite car les auteurs ne vont pas assez loin, je suis très heureuse de découvrir un texte aussi beau de noirceur. Petites âmes sensibles, s'abstenir. Par contre, si vous aimez la souffrance, la musique, la créativité et les statues, c'est pour vous !
Une lecture perturbante, à vrai dire, mais malgré tout je me suis délectée de la noirceur du récit. On y re-découvre le mythe du vampire sous un autre aspect, c'est donc un livre que je recommande aux fans du genre.
Je n'aurais qu'un avertissement à donner : gardez vos larmes 💧peu de personnages les méritent...
Depuis un an, au fil de mes lectures, je suis devenue une inconditionnelle de Morgane Caussarieu et de son rapport à notre bestiaire fantastique via le prisme du corps et ses métamorphoses. Quand j’ai vu qu’elle s’associait avec Vincent Tassy, qui m’avait offert une lecture toute en poésie baroque dans Diamant, dans un super écrin relié à jaspage avec illustrations en noir et blanc en plus ! Ce fut impossible pour moi d’y résister.
J’ai donc profité d’une lecture commune organisée début octobre par Petit Lecteur Breton sur instagram pour plonger dans cette lecture ô combien de saison où les auteurs, à quatre mains, le temps d‘un petit opus immersif d’un peu plus de 300 pages, nous proposent de rendre hommage au roi du bestiaire fantastique : le Vampire !, le temps d’une aventure dans La Nouvelle Orléans où Oscar Wilde aussi bien qu’Anne Rice sont invoqués.
J’ai aimé Vincent Tassy et Morgane Caussarieu séparément mais je dois avouer que dans le premier tiers de ma lecture je n’ai pas vraiment reconnu l’un ou l’autre de ces auteurs à la plume portant si remarquable habituellement. Il n’y avait pas le baroque de Vincent, ni le malaisant/malsain/grinçant/grattant de Morgane. Ce début, qui nous décrivait la bonne société de la Nouvelle Orléans, était un peu fade, un peu plat, un peu convenu et déjà vu. En fait, ce fut pour moi comme dans Le Portrait de Dorian Gray, je m’y ennuyais. Il m’a fallu du temps pour entrer dans le récit et trouver ce qui en ferait l’originalité et la pierre d’achoppement pour moi, pour être happée et ne plus avoir envie de lâcher. Il faut dire que connaissant les auteurs, j’avais certaines attentes.
Celles-ci ont fini par émerger, dans la seconde moitié du récit, où, à travers un récit épistolaire intimiste, il dévoile des thématiques puissantes sur l’emprise, les relations toxiques, la fascination et la perversion ou le fantasme. J’ai alors adoré ce que j’avais entre les mains. Tel un Dorian Gray, on voit ainsi Aubrey, jeune artiste/musicien, qui a perdu sa soeur jumelle et qui est en train de perdre sa mère, basculer de plus en plus dans une relation d’amour-haine avec l’étrange Tristan, qui séduit toute la haute société par son charme, mais inquiète aussi, quand on voit jusqu’où il est prêt à aller dans la séduction. Sauf qu’Aubrey a un secret lui aussi. Il n’a pas les mêmes désirs que tout le monde.
Je vais être franche, ça ne plaira certainement pas à tout le monde, car c’est assez unique, singulier et malaisant, mais c’était exactement ce que j’attendais de la réunion de ces deux auteurs. Le côté artiste incompris du héros, c’est pour moi Vincent Tassy. Ses désirs inexprimés, inféconds et surtout contre nature, c’est Morgane Caussarieu. Et j’ai eu des pages incroyables grâce à eux. J’ai beaucoup aimé toute la montée en tension et la plongée vers le malaise puis l’horreur dans la seconde partie. C’était hyper immersif, très visuel, assez innovant même pour moi avec ce désir mortuaire, ce désir statuaire. Ils arrivent vraiment à rendre fascinant l’indicible. Pour autant, attention, c’est vraiment pour public averti et certains passages, non sans rappeler l’actualité judiciaire, font froid dans le dos. SPOILER : Pour moi, la scène du viol de Tristan, c’est celui de Gisèle Pélicot T.T Et ce fut très dur. Ce que Tristan fait aussi au petit frère d’Aubrey, ne peut que rappeler nombre d’affaires judiciaires avec des enfants. Terrifiant également.
Mais je me suis vraiment régalée avec cette revisite ou plutôt cet hommage au mythe du vampire prenant place dans la haute société d’une ville outre-atlantique cette fois. On va être franc, ce n’est pas tellement marqué bayou, en dehors de la mention rapide de Marie Laveau. Je m’attendais à plus de décor, de musique. C’est un peu léger. En revanche, le côté très littéraire de l’oeuvre, elle, oui, je l’ai adoré. On ressent vraiment un rythme, des ambiances et des thèmes à la Oscar Wilde. Rien que la mention de Lord Henry est un hommage mais pas que, la passion d’Aubrey pour la musique, son goût pour les statues et l’immobilité… Tristan, lui, est un Lestat en puissance et ce qu’il fait vivre à Aubrey mais aussi à Dorothée auparavant ne peut que rappeler ce qu’on connaît du mythe du vampire séducteur et manipulateur, même si les auteurs ajoutent quelques petites touches supplémentaires incarnées par le côté végétal et lyrique du récit, qu’on retrouve dans les dessins qui accompagnent le récit ou plutôt les lettres qu’Aubrey envoie à un mystérieux destinataire, ainsi que dans la consommation de larmes et autres fluides reflétant les émotions des personnages par les vampires. Tout cela confère une ambiance singulière à la lecture qui se révèle de plus en plus immersive et malaisante au fur et à mesure qu’on avance, qu’on quitte la société mondaine qu’on voit en premier lieu, pour entrer dans l’intimité d’Aubrey et Tristan.
Il y aurait tellement à dire sur la tension et la dynamique de ce duo mais je crois que le mieux est de le découvrir sans rien en savoir afin de le pénétrer encore plus. C’est vraiment quand ils sont mis sous les feux des projecteurs que la lecture se transforme. Avant, quand on est sur un récit plus hétéronormé, on s’ennuie. C’est quand on bascule sur du désir interdit que ça devient intéressant, que ça prend aux tripes, que ça les retourne. Merci à Un petit lecteur breton pour cette lecture commune !
Récit à ambiance, récit épistolaire, récit à quatre mains, Festin de Larmes est un voyage unique dans les esprits tortueux d’êtres aux désirs innommables, qui est un hommage fin et très personnel de ce héros du bestiaire fantastique qu’est le Vampire. Vous aimez Anne Rice, vous aimez Oscar Wilde, venez rencontrer Morgane Caussarieu et Vincent Tassy qui n’ont rien à leur envier ici. Vous ressentirez le même désir, le même malaise, pour une rencontre unique qui prend du temps à nous capturer dans ses filets mais qui ne nous lâche plus ensuite. Leur duo m’a fascinée.
If you want to read “Festin de larmes”, you must be mentally prepared. It is very well-written, intelligent, but has the tendency to emphasize the worst aspects of humanity.
-Form- I like the fact that the novel is built like an epistolary communication. During the first 200 pages, the letter’s writer speaks alone but we slowly discover information about his correspondent. Those letters permit to maintain a certain doubt, to leave a shade of unknown around Aubrey's testimony. For example, his Lord Henry denies his sayings. And, if he’s not the most reliable man, he brings an important proof: Tristan’s apartment is empty except for flowers. However, the main character is hateable which didn't bother my reading but prevented me from having pity for him. Honestly, it was hard to have empathy with any of the characters: Dorothée is annoying, Aubrey’s mother is an old women having sex with a man way too young for her, Henry flirts with his pupil and has… questionable activities to the orgies, Tristan is a manipulator who think that it’s fun to drug a girl and let her be raped, and Aubrey is a rapist. Davril, as a young and innocent child, didn't even touch me because he fastly became a bit frightening.
-Lacrymal vampyres- This vision of vampires was very interesting. It offers a different and unique way to see vital strength and feelings. It is more direct than the gothic vampires who drink blood since blood doesn't carry émotions as tears do. There is also a metaphor of passion and inner sins though the figure of vampires. Tristan is an empty shell and he only has to use his target’s expectations to make them fall in love. That’s one of the reasons why he doesn't have a real name and decides which one to use, occurring the victim. Thus, he doesn't cast a spell on Aubrey but only takes on the statue image Aubrey covets.
On another hand, there is a particular aesthetic that I liked: the importance of art. In “Festin de larmes”, the art is brought to another level, almost over humanity. When Aubrey plays piano, we truly imagine his compositions and feel the intensity of his feelings. In addition, nature has an important part. It characterises the vampire’s territory and their ascendency on their victims. The more plants and moths you see, the more you should be concerned: “When she appeared, holding onto the guardrail, I saw tens of butterflies that landed on her.”
-Disturbing- Overall, there were a lot of disagreeable moments. The great part of this is that vampires are not romanticised… The worst part is that I didn't really enjoy my reading.
That’s why, Festin de Larmes is an interesting novel with a deep psychologic part to analyse. But you better be prepared to lose your hope for humanity.
This entire review has been hidden because of spoilers.
« La mort n'a pas d'ombre. Vous devez me croire, je la connais. Longtemps j'ai dansé avec elle sans le savoir, aveuglé par sa beauté de soleil. Elle n'avait aucune ombre avant de prendre la mienne. Et je voulais vous dire que vous la connaissez aussi. Je voulais vous dire qu'elle rôde autour de vous et que vous ne la voyez pas. Je voulais vous dire que vous la prenez pour un soleil. En un sens, vous avez sans doute raison: elle vous aveugle et vous tue lentement. Je voudrais, maintenant, que vous tendiez l'oreille. Entendez-vous ce murmure? Ce battement d'un millier d'ailes près de vos chandeliers? C'est le bruit de son chant. » ⚰️
plongez dans les lettres de Aubrey Clare, un jeune homme meurtri par la perte de sa jumelle et intrigué par Tristan de Vardalec, le nouvel amant de sa mère, qui lui amène des fleurs… et des larmes. 💧
on découvre ici Aubrey, un pianiste prodige qui est endolori par le malheur de sa sœur et qui n’arrive pas à remonter à la surface, abandonnant sa passion pour la musique. son personnage est l’exemple d’emprise par excellence, de corps et d’esprits, et d’envies interdites qui ne devraient jamais exister, et dont il ne sait que faire. tout dans ses écrits rendent le lecteur étranger, perdu, avec un sentiment de mal-être parfaitement exécuté qui l’interroge autant que son destinataire premier. être dans la tête de Aubrey est une expérience dérangeante, une atmosphère à elle seule dont la fin du récit surprend totalement le narrateur. 🎹
loin de trop nous en dire, on peut faire nos propres hypothèses ! j’aime beaucoup cette fin ouverte, et j’ai alors quelques hypothèses sur la cause du décès de sa sœur, Agatha… 🪦
j’ai beaucoup aimé cette vision du vampire, ce qui en fait ses divergences (sans trop en dire), la vision émotionnelle ainsi que les mythes grecs repris par les auteurs, dont le remaniement est très intense et très fort ! 🗽
la plume est superbe et les deux auteurs se mélangent très bien, on a un langage fleutri qui parfait l’ambiance des années 1950 en Louisiane, permettant à l’Aubrey du monde de narrer des horreurs avec une certaine poésie et un langage fleutri très appréciable. ✉️
la fin du texte narre les inspirations et les recherches des auteurs, ce qui permet d’avoir une vision de l’ouvrage très approndie et d’intégrer d’autant mieux le texte. il est rare qu’on ait autant de détails et c’est super appréciable ✨
si vous voulez découvrir une créature comme vous n’en avez jamais vu, dans une ambiance sombre, alarmante et créatrice, ce récit est parfait pour vous, accompagné de superbes illustrations qui rajoutent beaucoup au texte ! 🦚
Tout d’abord, l’objet livre est juste somptueux, les illustrations sont superbes et la plume, exceptionnelle.
Vincent Tassy et Morgane Caussarieu nous proposent un vampire qui se nourrit des larmes, des émotions des gens et les manipule afin d’avoir ce qu’il veut.
Cette ambiance tendue, où le vice règne nous happe dès le début et j’ai tout de suite chercher qui était le vampire, comment il agissait etc. Les auteurs ont vraiment réussi à rendre ce livre un vrai page turner. Le côté psychologique est très intéressant et on voit vraiment à quel point une emprise peut être fatale sans qu’on s’en rende compte en tant que victime.
Bon, je crois que j'ai abandonné. Bien que ce ne soit pas du tout un mauvais texte (agréable à lire, idées et ambiance originales), ma capacité d'attention n'a pas survécu aux nombreuses répétitions... :(
Livre intéressant mais qui sur le principe de s’inspirer des contes vampiriques anciens en perd toute légèreté Le livre se lit de part son côté dérangeant On veut en finir le plus vite possible tout en souhaitant savait la fin Je finis la lecture sur un sentiment mitigé
Gros 4,5/5 ✨ C’était terriblement glauque mais tellement original ! Si je dois recommander une lecture vampirique contemporaine ce serait bien celle-ci.
Cette lecture était TELLEMENT géniale et originale ! Comme toujours, Morgane Caussarieu (que je lis assidûment depuis 2012) régale, et avec le talent de Vincent Tassy (dont il faut absolument que je découvre les œuvres solo) ça donne un roman d’horreur hautement qualitatif qui refuse de me sortir de la tête depuis la fin de ma lecture.
Ici, les deux auteurs poussent jusqu’au bout l’association du vampire à la figure du pervers narcissique pour nous concocter un mix qui fait foncièrement froid dans le dos : le vampire lacrymal. Il s’agit d’une variation plus gluante, très sournoise et bien dégueulasse du vampire psychique. Je ne vais pas trop vous en dire et vous laisser découvrir tout ça par vous-même, mais ce que j’ai trouvé le plus original, c’est que contrairement à la plupart des romans de vampires, la créature ne fait ici preuve d’aucune force surhumaine ou de violence physique pour soumettre ses proies.
La plume est vraiment superbe. On parle constamment de choses bien dégueu, et pourtant pas la moindre vulgarité, ou même d’écriture ampoulée.
Aubrey, notre protagoniste, est un sacré oiseau, et le moins qu’on puisse dire c’est que c’était assez intense de le suivre.
Bref, si vous en avez marre des vampires gentillets, ne passez surtout pas à côté !
J’ai eu un coup de foudre pour ce récit, une ambiance des plus immersives, une intrigue pesante et malaisante impossible à lâcher, un air gothique avec des références à Anne Rice,entre autre, se basant sur plusieurs codes qui fonctionne à la perfection. Une ode à l’émerveillement et à l’art mais surtout une appropriation du mythe du « vampire », toute autre des récits populaires, loin de tout ce dont j’ai été habituée, les auteurs ont opté pour approche mythologique du mythe et qu’est-ce que c’est réussi !
Une immersion total, pour le meilleur mais surtout pour le pire, en Nouvelle-Orléans fin 1856. Un récit sous forme de missive, aux goûts de confessions, de salut de l’âme.. ou simplement pour mettre à plat une histoire, des faites qui frisent la folie, les rendants plus réels, plus cruels et sans rédemption possible.
L’auteur des lettres est Aubrey Clare, jeune homme ayant presque plus rien à perdre, du moins c’est ce qu’il croyait. L’ambiance est pesante dès le départ, une demeure qui semble magnifique sur le papier, mais est rempli du vide de la mort de sa soeur, de son père survivant au laudanum et de sa mère se laissant dépérir.. jusqu’à ce que…
Je pense que vous l’avez compris mais ce récit m’a pris aux tripes et j’ai qu’une envie, découvrir les autres écrits de ces deux auteurs !
Je tiens à signalé que le récit est basé sur des relations toxiques ( et c’est que le prénom) et qu’il y a plusieurs TW.
Bref, c’était incroyable et je le recommande très très fortement !