Paris, de nos jours. Zayn est dévasté : Louise l'a quitté brutalement alors qu'il commençait à avoir des sentiments pour elle. Lorsqu'il la supplie de lui donner une explication, elle se résout à lui raconter son histoire. Une histoire presque incroyable... Car Louise n'est pas une humaine ordinaire, c'est une « amourante » : tant que quelqu'un l'aime, elle ne peut pas vieillir ! Elle est née il y a plus de six siècles, en pleine guerre de Cent ans. Simple paysanne ayant grandi dans une ère de violence et d'injustice, elle aurait dû finir ses jours comme la plupart de ses contemporains : emportée par la guerre, la faim ou la maladie avant d'avoir atteint la quarantaine. Mais sa rencontre avec Dame Eleanor, une mystérieuse et séduisante voyageuse vieille d'un millier d'années, va lui apporter la révélation de son pouvoir et de sa terrible contrepartie...
Avec un trait affirmé et une narration tout en suspense, Pierre Alexandrine nous entraîne dans un voyage drôle et haletant à travers les époques, depuis le Paris tortueux du Moyen Âge à la Russie du XVIIIe siècle, en passant par la Venise de la Renaissance ou l'Allemagne en proie à la chasse aux sorcières. En questionnant notre obsession de plaire et notre peur de vieillir, l'auteur signe un roman graphique passionné et passionnant sur un sujet éternel : l'amour.
Après des études de sciences politiques, il devient journaliste. C’est en découvrant le manga "Le Sommet des dieux" de Jirô Taniguchi en 2017 qu’il décide de se tourner vers la bande dessinée, domaine qu'il avait délaissé depuis ses premières tentatives (prometteuses) entre sept et douze ans. Il se forme alors au dessin et à la narration en étudiant les œuvres de Moebius, Yves Chaland, Daniel Clowes...
Je ne mets pas 5 étoiles car je suis au fond de moi une sacrée élitiste de marde (non en vrai c’est juste que le 5 étoiles est vraiment réservé pour les ouvrages qui me retournent au point où j’y pense plusieurs jours durant) mais vraiment quel plaisir cette BD !
Un vrai story telling bien construit, pas dans la surface, des dessins chouettes et colorés, une femme héroïne avec un sacré caractère et une histoire bien particulière, un mélange de fantaisie, de vie, de tout plein de choses extrêmement bien harmonisées entre elles, je ne peux que recommander !!
malgré un côté bd-écrit-par-un-mec core le concept est vraiment super et très bien mené et j'me suis fait complètement embarquer.
j'aime bien parce que le concept ça pourrait presque être une théorie du complot d'incel qui expliquerait pourquoi les meufs veulent jamais vraiment d'eux
Une histoire touchante remplie de poésie. Louise est une amourante, tant qu'elle est aimée, elle ne peut être blessée, tomber malade ou mourir. Mais ce don s'accompagne d'une terrible malédiction : pour vivre, il lui est impossible d'aimer. J'ai beaucoup aimé le regard féministe de cette œuvre, cette volonté toute masculine de la posséder sans cesse sous couvert d'amour et sa manière d'essayer de survivre à travers les âges. Et les questions soulevées sont fascinantes : comment distinguer la passion de l'amour ? Peut-on uniquement vivre à travers le regard des autres ? Aimer et se rendre vulnérable, est-ce vraiment mourir ? J'ai adoré voir Louise se poser ses questions, s'épanouir et se découvrir en tant que femme à travers ces planches touchantes. L'écriture est fabuleuse, l'histoire très belle et je recommande plus que vivement cette pépite !
3,75 Première critique : c’est très hétérosexuel. Au-delà de ça, le roman graphique commence sur les chapeaux de roues et nous embarque directement dans son univers, ce que j’ai trouvé vraiment très fort ! L’histoire est très riche, pleine de petites péripéties. Peut-être une seconde critique sur le fait que ça aurait pu être un peu + politique (les quelques allusions aux différents contextes socio politiques m’ont frustrée : j’en voulais soit moins, soir beauccccoup plus) Par exemple, elle dit qu’il y a eu « deux » guerres, ce qui me semble très ancré… Ça reste une chouette lecture !
(4,5/5) Superbe histoire, le dessin est beau. Louise raconte à sa dernière conquête l'histoire de sa vie, car il veut comprendre pourquoi elle a mis fin à leur relation.
Son récit traverse les siècles, et elle explique ses choix de vie par le fait qu'elle est une "amourante". Ce nom est bien trouvé, on peut lire dans le titre "La mourante", car elle a beau se considérer comme autre chose qu'une mortelle, elle est sans cesse aux abois dans ses relations avec les hommes afin de ne pas s'attacher, ne pas vieillir et ainsi ne pas mourir. C'était d'ailleurs cet aspect qui devenait frustrant à mesure que l'histoire avançait : chaque fois qu'elle ressentait quelque chose pour un homme, elle fuyait, s'empêchant d'être heureuse avec celle qu'elle aime par peur de mourir. J'aurais pensé qu'après 6 siècles de vie, Louise aurait décidé d'enfin mettre un terme à son existence de vadrouille. MAIS il y a une belle justification à la fin, et un dénouement heureux, j'ai trouvé que c'était une fin rondement menée.
Il est aussi fait mention qu'elle ne raconte pas toute sa vie, et qu'elle a omis plusieurs bonnes actions qu'elle a faites au cours de sa vie. Donc on est témoin de pas mal d'évènements de sa vie, mais beaucoup d'autres ont été tus, ce qui se tient parfaitement. Mais je ne vais pas prétendre ne pas être curieuse de connaître le reste de son histoire.
En bref, L'Amourante était un concept original entouré d'une magnifique histoire et d'un beau trait de crayon, avec une conclusion romantique. Gros coup de cœur !
J'ai laissé mariner ma lecture avant de laisser un avis mais j'avoue je sais toujours pas trop quoi en penser dmmrrmr
Je vois beaucoup d'avis qui disent que c'est LA BD de l'année et autant j'ai pas ressenti ça du tout, autant je capte pourquoi certains ont pu penser ça ? Sur le principe c'est cool, le récit est assez bien construit, il est intéressant, mais en même temps il tire en longueurs parfois et la fin est hyper prévisible. Y'a aussi graaaaaaave des moments où on ressent que c'est un récit racontant les femmes et un personnage féminin qui est écrit par une homme millenials et ça m'a cringe un peu (pardon population). Je suis un peu sur l'entre deux entre j'ai aimé et meh 😭
J’AI TROP AIMÉ !!!! on apprends pleins de trucs, l’histoire est trop bien racontée, y’a pleins de couleurs dans les dessins et tout mais surtout LA FIN OMG trop mignon
C’est un très grand oui ! Le fait qu’on retrace l’histoire c’est tellement intéressant et bien fait. Et en plus les planches sont vraiment très très belles pour le coup
Une superbe histoire, qui mêle émotions, légèreté et intelligence. Si je ne suis pas une grande fan du trait, les couleurs restent tops et la composition de certaines pages est à couper le souffle. Certaines questions auraient pu être davantage creusées, mais sans tomber dans le philosophique, cela reste une belle aventure amoureuse.
Louise est une Amourante : si quelqu’un l’aime, elle ne peut vieillir. Zayn, dévasté que Louise l’ait quitté, se rend chez elle pour la supplier de lui donner une autre chance. Celle-ci refuse et devant son insistance, finit par lui raconter son histoire remontant à plusieurs siècles.
Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu une BD aussi bonne ! J’ai vraiment adoré, c’est un quasi coup de cœur pour ma part. Dans celle-ci, nous suivons Louise qui a une malédiction bien singulière : elle est immortelle si quelqu’un l’aime, mais condamnée à vieillir plus vite si elle tombe amoureuse. Toujours devoir se débrouiller pour faire tomber quelqu’un amoureux et qu’il le reste un maximum de temps, trouver des techniques de séduction pour vampiriser tous les types d’hommes et même de femmes, tout en restant soi-même loin de ce fruit interdit. J’ai adoré Dame Eléanor, Amourante également, qui fait réaliser à Louise sa vraie nature. Elle est féline, drôle et égoïste, c’est une véritable séductrice au caractère bien trempé et qui lui a tout appris. Louise, quant à elle, adore se plonger dans ses livres et on sent un vrai détachement se dégager d’elle avec les années, découvrant peu à peu le revers de la médaille de l’immortalité (devoir changer d’identité, mentir, tromper, se cacher, jouer un rôle, etc). Nous traversons habilement les époques et les lieux dans cette BD aux illustrations évocatrices, fantastiques, pleines d’humour et d’émotion. Nous avons parfois des réflexions plus profondes sur l’évolution de la société et les guerres qu’elle traverse. On y parle également de la peur de vieillir et de l’obsession de plaire. L’amour est bien le sentiment que l’on peut déformer à l’infini pour créer tout un tas d’histoires, et j’ai beaucoup aimé celle-ci. Une vie sans aimer vaut-elle la peine d’être vécue, ou finit-elle par nous rendre acariâtre et insensible ? La fin est très émouvante. Je recommande chaudement cet ouvrage.
« Une chose importante à retenir, c’est qu’à chaque variété d’homme correspond une approche bien précise. Avec les jeunes, il suffit d’être entreprenante. Les types mûrs, il faut les flatter. Les riches, ne pas avoir l’air impressionné par leur argent. Avec les débauchés, il faut surjouer l’innocence. Avec les chastes, la dépravation. Sois directe avec les timides et évasive avec les téméraires. Face à un orgueilleux, le coup de froideur indifférente est la meilleure option. Sauf si tu as affaire à un demeuré. Auquel cas mieux vaut passer tout de suite à la technique de la demoiselle en détresse. »
une révélation vraiment. Le postulat : Lorsque Louise, jeune femme vivant dans la France du Moyen-Âge, découvre qu'elle est une "amourante" et possède donc la jeunesse éternelle, tout un monde de possibilités s'ouvre à elle. Mais ce don à une terrible contrepartie : elle ne pourra jamais connaître l'amour...car tomber amoureuse affaiblit son pouvoir. Et par dessus le marché, celui-ci ne fonctionne véritablement que lorsqu'elle est aimée par d'autres. À travers les siècles, sa vie est haute en couleurs, mais marquée par sa peur de s'attacher à qui que ce soit, par ses regrets de ne jamais pouvoir rien créer de durable avec d'autres personnes - et la nécessité de faire souffrir ceux qu'elle approche.
Une question toujours en tête : est-ce que l'immortalité vaut la peine de renoncer à l'amour ?
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« Je ne t’aime pas, et toi non plus. Tu ne me connais pas, tu ne sais rien de moi, ce n’est pas moi que tu aimes… Mais un fantôme que tu t’es créé et qui ne vit que dans ton imagination… La beauté, c’est la plus grande arnaque de toute la création. Ce n’est rien, la beauté. C’est un voile, une chimère, un songe. Tu as gâché ta vie, ta seule et unique vie, pour un songe. Tu veux cesser de souffrir? Alors, abandonne cette lutte, insensée, oublie-moi, tourne ton regard vers le monde. Il y a plein de choses à aimer ici-bas, il suffit d’ouvrir les yeux. Tu finiras par guérir, mais il faut me laisser partir, d’accord? Adieu Martin… »
« Le véritable amour, celui qui fait brûler de désir et mourir de jalousie. L’amour qui brise les amitiés et provoque des guerres, le grand et terrible amour qui se presse dans les cœurs depuis que le monde est monde ; n’est pas un noble sentiment. Il est chaotique, violent, incontrôlable. C’est une maladie…et notre rôle, c’est de l’inoculer… »
« La société avait changé. Mais pas les illusions dont les humains continuaient de se bercer. La plupart était aussi vaniteux, irrationnels, influençables, crédules que leurs ancêtres. Et pourtant, tellement persuadé de valoir mieux… »
J'ai dévoré l'Amourante en une soirée et pour moi, il s'agit de bien plus qu'une simple bande dessinée.
Attention ce commentaire contient BEAUCOUP de spoil ^^
L'Amourante raconte l'histoire de Louise, une jeune femme au don particulier puisqu'elle est immortelle, à la condition qu'il y ait toujours sur terre quelqu'un pour l'aimer. Mais s'agit-il vraiment d'un don, ou plutôt d'une malédiction ? Lorsque Louise se résout à tout avouer à Zayn, sa dernière conquête, celle-ci semble plutôt pencher pour la deuxième option. Pourtant, elle s'accroche fermement à son immortalité. Pourquoi ?
Si on prend le temps de lire entre les lignes et de voir au delà des images, on se rend compte de toute la profondeur du récit : il y a tellement de symboles qui se cachent dans les détails de l'histoire... Commençons par le plus évident : le titre (et aussi le terme qui désigne Louise, évidemment !)."L'Amourante". Mixe entre "amoureuse" et "mourante", il témoigne du principe même de son don : être aimée pour ne pas mourir ; mais aussi de la précarité de sa situation : Louise meurt si elle tombe amoureuse. cette double signification fait de ce simple néologisme une oxymore à lui seul : on ne peut pas vivre sans amour mais en même temps, aimer nous tue à petit feu.
Louise a passé sa vie à courir après l'amour des autres parce que c'est une nécessité qui lui est imposée par sa condition : elle voit les relations amoureuses uniquement comme un moyen de survivre plutôt qu'un moyen de vivre. On peut y trouver un écho avec la pression que la société nous impose souvent de se trouver un.e partenaire (le typique "ça va les amours ?" aux diners de famille, un peu inquiet lorsu'on commence à s'éloigner de la vingtaine). C'est exactement à cette injonction que Louise s'est pliée dès le début du roman, lorsque qu'elle s'est mariée à un homme qu'elle n'aimait pas, tout simplement parce qu'il lui aurait permit de vivre une vie tranquille qui aurait été "dans les clous". Une vision des choses à mon sens bien plus proche de la réalité des relations aujourd'hui que celle d'un amour passionnel.
Enfin on notera que l'histoire traverse les siècles et raconte la vie d'une femme qui se fait continuellement aimer et désirer quasi exclusivement par des hommes (à une ou deux exeptions près) : ce choix permet d'amorcer quelques réflexions féministes sur la nature de l'amour qu'un homme peut venir à adresser à une femme. Dans le cadre de cette histoire, il se réduit bien souvent à un désir charnel ou un besoin de possession obsessionnel.
On ne pense pas nécessairement, lorsqu'on regarde Zayn s'installer sur le canapé pour écouter l'histoire de Louise, que la Louise du XXIe siècle qui raconte justement son histoire aura le droit à un développement de personnage. Et pourtant, c'est bien ce qui arrive : face à toutes ces formes d'amour, de passion, de relations malsaines et toxiques, face à son propre cynisme et face à la foi de Zayn en l'Amour avec un grand A, Louise finit pas porter un regard nouveau sur ce qu'elle a vécu. elle se demande alors : a quoi cela sert-il d'être immortelle si toute ma vie je dois vivre sans amour ? Cette BD est un véritable aude à l'amour ainsi qu'une réflexion pousée sur ce qu'il signifie pour nous. Elle est à lire et à relire.
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S’articulant autour de l’éternel sujet de l’amour, « L’amourante » est un roman graphique qui parvient à questionner la séduction et l’obsession de plaire par un prisme déroutant, tout en interrogeant judicieusement le vieillissement et la peur de la mort. Avec ce roman graphique, Pierre Alexandrine propose un scénario riche, porté par les interrogations qu’il suscite chez son lectorat.
Née six siècle plus tôt, Louise n’est pas une humaine ordinaire, elle est une « amourante ». Tant que quelqu’un l’aime, Louise ne peut vieillir. Révélé suite à sa rencontre avec Dame Eleanor, il y a de cela des siècles, ce pouvoir se révèle rapidement imprégné d’une terrible contrepartie… C’est ce qu’elle dévoile à Zayn, son amant, lorsque celui-ci, dévasté que Louise le quitte, se pointe chez elle pour obtenir une explication. Louise se résout à lui raconter son incroyable histoire, qui traverse les siècles, car celle-ci débute en pleine guerre de Cent ans…
« L’amourante » est une lecture portée par une certaine forme de mélancolie, qui traverse les époques aux côtés de l’héroïne et de sa narration. Dans un voyage à travers les époques, Pierre Alexandrine déploie l’histoire de cette femme, jeune depuis toujours et conduit son lectorat à s’interroger. S’imbriquent à la narration des questions ontologiques sur l’existence. Car Louise s’est résignée à sa condition d’amourante pour survivre, rendant impossible toute forme véritable d’amour…
Une très belle découverte qui offre, par la fiction et le fantastique, matière à s’interroger !
Update after reading it again (yes, so soon) : I take back what I said about the ending. I was harsh, it is good Also I forgot to say it last time, but i deeply appreciate how Louise is a nuanced and layered character
Overall it’s impressive for a first piece of work, especially considering it was done by a man (sorry but that’s true) who not only wrote this ambitious scenario w a female MC, but also did both the drawing and colorization, all that after a first non-artistic career I enjoyed the artistic references he put there too, and how the MC’s experience of time travel feels real and not like an excuse for the author to show off and draw important episodes of History
——————————————————- 21/09/25
I really liked it ! I read it in one sitting, completely transported into the book ; there are a lot of interesting themes and i liked the way they were brought up
Martin, god (in a bad way)... and Charles, omg (in a good way) ! The ending is good. Not great, good. Bc at the end of the day, the book still is about love, isn't it ? And the ending encapsulates that to me. But also the book is so much more. I would've liked the last interaction to be more detailed, so it would seem more real instead of textbook romantic
I minus-ed one star bc i really liked it but it wasn't a favourite. Though, i already want to read it again, so i may change the rating after reading again haha
Louise est née au XVe siècle. Tant qu’elle est aimée, elle ne vieillit pas. Elle survit sans problème aux armes et aux épidémies. Une amourante, c’est ainsi qu’on appelle une femme comme elle, à la jeunesse inaltérée. Mais pour que dure cette singularité, elle ne doit jamais tomber amoureuse, seulement être aimée. Voilà pourquoi elle fait du mal à beaucoup d’hommes, jusqu’à Zayn, de nos jours à Paris, qui a du mal à l’admettre et à qui elle confie son histoire, qui se dévoile ainsi sous nos yeux de lecteurs. Décors et costumes s’adaptent au fil des siècles, même si parfois le vocabulaire reste un peu trop moderne, Louise est une héroïne qui n’a pas sa langue dans sa poche. Récit d’aventure, histoire d’amour(s) et d’amitié, tout à tour manipulation sur le désir masculin et drame de l’amour sincère, c’est un scénario vraiment bien ficelé que nous offre Pierre Alexandrine, dans des couleurs chatoyantes et travaillées, à travers les grands épisodes de l’Histoire. Un premier album impressionnant de maîtrise. Et j’ai beaucoup apprécié la trouvaille du titre, avec ce a privatif, l’amourante, celle qui ne peut être mourante (du moins je l’interprète comme cela), que l’on peut lire aussi en déclinaison de amoureuse. Une BD qui n’est pas sans rappeler aussi celle de Yannick Corboz, Le Voleur d'amour. (Glénat, 2024)
« Es-tu prêt à écouter une histoire folle ? » Louise prévient Zayn : il ne la croira pas. Née au XVIe siècle, elle conserve sa jeunesse grâce à l’amour de ses soupirants. À une condition : ne jamais tomber amoureuse. Sinon, elle vieillit — et plus vite que les autres.
D’abord incrédule, Zayn exige une preuve. Elle sera spectaculaire. Pierre Alexandrine inverse les rôles : ici, ce sont les femmes qui séduisent, manipulent et collectionnent les conquêtes pour survivre. Chaque cœur brisé prolonge leur jeunesse. Louise a appris auprès d’une mentor impitoyable, Mathilde.
Si elles semblent s’affranchir du patriarcat, elles restent prisonnières d’un autre culte : celui de la beauté éternelle. Immortalité ou amour ? Liberté ou solitude ? En cinq siècles, Louise n’a-t-elle vraiment jamais failli ?
Je ne me suis pas immédiatement attachée à elle, mais son histoire m’a donné des frissons, et la fin m’a serré la gorge. Attirée d’abord par le titre, j’ai finalement été séduite par la trame comme par le dessin. Une BD originale, troublante et addictive. Ma chronique complète https://lesparaversdemillina.com/lamo...
3.5 Je me suis laissée prendre à l'histoire de cette BD même si tout m'a un peu saoulée au début. C'est long et en même temps il faut bien développer les 6 siècles de vie de l'héroïne. La fin est un peu cousue de fil blanc mais il faut bien trouver une fin. C'est écrit par un homme, ça se voit parfois. Qui peut penser que c'est une idée géniale (voire féministe ?) d'imaginer que les grands noms féminins de la littérature notamment médiévale et classique seraient en fait une seule femme à la longévité extraordinaire ? Et pourquoi cette peur absolue de vieillir ? Bon après, il y avait aussi de bonnes idées comme le passage sur le féminicide (je reste volontairement floue pour ne pas spoil). En revanche, 6 siècles d'existence amoureuse, et aucune vie lesbienne pour l'héroïne : quelle tristesse.