Depuis qu'il vit seul dans sa propriété suédoise, Arthur attend la mort en peignant le lac qu'il voit à travers la fenêtre de son atelier. Quand Gabriel, de 20 ans son cadet, vient camper pour la nuit sur son terrain, il s'efforce d'éconduire ce galeriste parisien qui insiste pour exposer son travail. Une fascination indomptable pousse pourtant Arthur à faire une place de plus en plus grande à cet épicurien qui réveille en lui des désirs retenus. Au point de s'abandonner à lui dans son atelier. Pendant quelques semaines, Arthur vit avec Gabriel un amour charnel, une seconde jeunesse. Mais à la veille de l’inévitable départ de son amant, il se retrouve confronté au dilemme de sa vie : refermer la parenthèse ou l’ouvrir pour de bon.
Un récit tendre, optimiste et drôle sur les désirs inassouvis, raconté par deux jeunes auteurs lauréats du prix Raymond Leblanc 2022, présidé par Arthur de Pins.
Parfois on manque vraiment de courage pour vivre certaines aventures de notre vie. Le que dira-t-on, le est-ce que je serai à la hauteur, le suis-je vraiment fait pour ça et milles autres excuses que nous créons dans nos têtes et qui dressent un mur entre nous et une vie pleinement vécu. C'est ke cas d'Arthur, 70 ans, qui un beau jour tombe nez à nez avec un homme, certe, plus jeune que lui mais qui risque de lui redonner goût à la vie. Quelle sera sa décision? Vivre ce qu'il a toujours refusé ou bien se laisser mourir à petit feu en refoulant tout ce qui le pousse à voir la vie autrement.
Une BD assez touchante, et qui engage la réflexion du lecteur au fil des pages. Pourquoi seulement 3🌟, et bah je n'ai pas trop aimé les illustrations 😅
Un roman graphique comme je les aime, tout en tendresse et sensibilité. Un album qui aborde le désir et la sexualité des seniors et fait sauter les tabous sur l'homosexualité.
Arthur a 70 ans, c'est un ancien prof des Beaux Arts qui vit seul isolé dans sa petite maison au bord d'un lac suédois depuis le décès de sa femme il y a un an. Il passe ses journées à peindre le lac et les oies cendrées. Une vie en ermite jusqu'au jour où il rencontre Gabriel, un galeriste parisien qui a planté sa tente sur son terrain.
Gabriel l'a rencontré lors d'un vernissage et souhaite qu'Arthur expose dans sa galerie. Une fin de non recevoir, Arthur souhaite que Gabriel s'en aille. Une grosse pluie change les plans, Gabriel visite l'atelier, tombe sur des nus, une proximité fortuite et... un amour charnel qui commence, quelque chose enfoui en lui qui ressurgit.
Un dilemme qui s'impose à lui, vivre enfin ou mourir sans vivre ce qu'il est et à refouler ses désirs retenus.
Lentement, tout en finesse et subtilité, Cyril Legrais pour le scénario et Alice VDM pour le dessin, nous proposent cet album magnifique qui nous questionne : Sommes-nous passés à côté de certaines choses dans nos vies par des choix non assumés ? Un album magnifique raconté par deux jeunes auteurs lauréats du prix Raymond Leblanc 2022, présidé par Arthur de Pins.
Un coup de ♥
L'avis de mon mari
Arthur, professeur des beaux-arts à la retraite, vit en Suède dans une maison acquise avec sa défunte épouse. Ses enfants y passent de temps en temps mais la communication est difficile avec eux. Arrive Gabriel, un galeriste parisien qui veut exposer les tableaux d’Arthur. Arthur n’est absolument pas prêt à montrer ses œuvres au public mais au-delà d’un premier contact froid voire désagréable entre Gabriel et Arthur se cache autre chose. Arthur est un homosexuel refoulé qui n’a jamais pu admettre ses préférences sexuelles ni les révéler à qui que ce soit. C’est donc à ses 70 ans qu’une histoire d’amour va naître entre Gabriel et lui. Comment faire son coming out et le dire à ses enfants ?
La suite dans cette BD pleine de sensibilité et d’émotions qui nous dit que tout est possible et que même si on a nié l’évidence toute sa vie, une nouvelle vie peut éclore au moment où l’on ne s’y attendait plus. Un style de dessin qui laisse la place à l’imagination du lecteur(trice) et est plutôt figuratif, les visages sont plutôt esquissés sans chercher à leur donner une forme plus détaillée.
"Depuis qu'il vit seul dans sa propriété suédoise, Arthur attend la mort en peignant le lac qu'il voit à travers la fenêtre de son atelier. Quand Gabriel, de 20 ans son cadet, vient camper pour la nuit sur son terrain, il s'efforce d'éconduire ce galeriste parisien qui insiste pour exposer son travail. Une fascination indomptable pousse pourtant Arthur à faire une place de plus en plus grande à cet épicurien qui réveille en lui des désirs retenus. Au point de s'abandonner à lui dans son atelier. Pendant quelques semaines, Arthur vit avec Gabriel un amour charnel, une seconde jeunesse. Mais à la veille de l’inévitable départ de son amant, il se retrouve confronté au dilemme de sa vie : refermer la parenthèse ou l’ouvrir pour de bon."
Très touchant. C’est rare de parler de la sexualité des personnes âgées et même de mettre en valeur leur corps comme si l’amour et leur sensualité avaient une date de péremption. L’histoire est douce, touchante et bien écrite. Malgré parfois des sortes d’incohérence à mon goût, comme le manque de scènes qui montrent l’intimité qui se créée entre les deux personnages principaux. C’est parfois un peu rapide entre eux mais ça ne rend pas la lecture moins agréable en soit. Les dessins sont aussi magnifiques et la palette de couleur est douce comme un rêve. J’ai adoré 💗
c’est un livre adorable, la sexualité et surtout l’homosexualité chez les personnes âgées c’est un sujet rarement traités et la c’est très bien fait, c’est aussi cool de montrer les corps nus de cette manière
bémol : certaines réactions de gabriel était parfois complètement démesurés à mon sens genre casser une lampe wtf ? peut être je manque de sensibilité jsp…
« Je n’ai pas encore mon billet de retour, mais je vais devoir rentrer en France à un moment donné. Je compte sur toi pour que l’atterrissage ne soit pas trop brutal, j’ai passé l’âge de vivre des chagrins d’amour…. »
Les illustrations et le propos sont magnifiques, seulement j’ai trouvé les réactions des personnages un peu surprenantes… Beau récit, mais ça manquait souvent de douceur.