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Bastion

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Lorsque Jean-Marc Balzan, vieux garçon sans enfant, prend enfin sa retraite, il est persuadé qu’il va se la couler douce. Petits restos, voyages, la liberté, quoi. Mais c’est compter sans Bernard, son plus vieil ami. Ils sont potes à la vie à la mort depuis l’école maternelle. Et ce que Jean-Marc fait de mieux dans la vie, c’est rattraper les conneries de Bernard. Ce dernier est sympa, il peut faire preuve d’intelligence, mais il est aussi capable d’être très con. Aussi, lorsqu’il s’engage dans l’équipe de campagne d’Éric Zemmour pour la présidentielle de 2027, Jean-Marc craint le pire.


Soucieux de protéger Bernard, Jean-Marc s’enfonce insidieusement dans la mouvance d’ultradroite lyonnaise. Il rencontre des néonazis amateurs de voitures de collection, des gendarmes qui veulent faire de lui une balance, des entrepreneurs véreux, des ultras qui fomentent un attentat, des maires de village sans étiquette, et même Éric Z himself.


Bref, c’est l’histoire d’une retraite bien pourrie.


Durant vingt-cinq ans, Jacky Schwartzmann a enchaîné les petits boulots, autant pour gagner sa vie que pour observer ses contemporains. Il est maintenant auteur et scénariste de bandes dessinées et de longs-métrages. Son parcours à la fois schizophrène et formateur a façonné sa plume incomparable. SHIT !, son précédent roman, a obtenu le prix Le Point du polar européen et les suffrages unanimes de la presse et des lecteurs.

271 pages, Kindle Edition

Published March 14, 2025

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About the author

Jacky Schwartzmann

21 books10 followers

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Displaying 1 - 10 of 10 reviews
1,352 reviews58 followers
March 20, 2025
Lyon : ses traboules, sa colline qui prie et celle qui travaille, son quartier Confluence, ses groupuscules d’extrême droite.

C’est ce microcosme qu’explore l’auteur dans son dernier ouvrage. Bien sûr, nous n’éviterons pas un petit tour par Besançon et son Palais de Justice.

J’ai aimé le personnage de Jean-Marc, tout jeune retraité qui veut aider son ami d’enfance tombé sous le charme du discours d’Eric Zemmour. Mais Jean-Marc ne s’en laisse pas compter qui est un vieux briscard du PS.

J’ai retrouvé avec plaisir la plume si caustique de l’auteur, son regard sur ce néo-parti, son humour qui allège un peu le propos bien noir.

J’ai fait de mon exemplaire un hérisson de marque-pages tant certaines phrases sont bien vu et mettent les chakras à l’heure.

J’ai eu de la peine pour Kevin, le bras armé du représentant local de Reconquête, qui ne pense qu’avec ses muscles et se fait faire des tatouages pour le moins douteux.

J’ai aimé que les chansons d’Alain Souchon apportent des touches de poésie par-ci par-là.

L’auteur m’a appris que le Guignol Squad n’est qu’une coquille vide, une entité sans existence administrative, et donc impossible à dissoudre. Ce nom ne sert qu’à revendiquer les actions violentes. (p.234)

J’ai aimé le point de vue du personnage sur Zemmour : au pire, il est au courant des actions faites au nom de son parti. Au mieux, il ne sait pas. Donc, il est soit dangereux, soit incompétent. Dans les deux cas, il n’a rien à faire à la tête de l’exécutif. (p.253)

Un roman qui décode la faction de fonctionner de ce parti qui regroupe des grands bourgeois et des petites frappes qui n’ont pas du tout les mêmes finalités.

Quelques citations :

Personne n’est l’avenir de notre pays. Aucune idéologie ne colle à la réalité, qui est trop changeante. Cela revient à poser une règle en bois sur un sol cabossé, elle n’épouse pas la surface, elle tient sur les bosses. (p.45)

Qui pour nous diriger ? Parfois, je me dis que le meilleur responsable politique est ChatGPT. Une intelligence artificielle disposant d’un savoir total, mais sans idéologie, sans culture particulière, sans goût, sans amitié et, surtout, sans appétit. (p.46)

Voilà à quoi tient la haine : la frustration, les sentiments d’injustice, de spoliation, de déclassement et de pauvreté. (p.108)

Zemmour l’idiot utile qui n’a qu’une seule et unique fonction : faire exploser l’Union européenne. A partir du moment où l’on rejette le concept d’union, on a perdu. C’est la consanguinité qui se profile. (p.272)

L’image que je retiendrai (attention spoiler) :

Celle du gendarme que Jean-Marc met au courant des actions du parti dans la ville mais qui est lui-même un membre de ce parti.

https://www.alexmotamots.fr/bastion-j...
168 reviews1 follower
June 6, 2025
[Sans spoiler]

Jacky Schwartzmann a été un auteur coup de cœur avec une unique lecture : “Shit!”. J'ai su, instinctivement, que cet écrivain et moi avions des atomes crochus. C’est donc sans peur aucune et avec une incroyable foi que j’ai commencé “Bastion.” Et je n’ai pas été déçue…

Avant tout, un peu de contexte : je suis en pleine reading slump depuis plus de six mois. Je n’arrive plus à lire, n’arrive plus à me concentrer, dois me forcer à me poser pour lire et me retrouver avec des lectures tout au plus bonnes… Et malgré tout ça, tous ces éléments qui auraient pu entacher mon expérience avec “Bastion”, ce roman a été un coup de cœur.

Déjà, oui, on retrouve le style de l’auteur que j’apprécie tellement. Une prose hilarante, des questionnements intéressants, des situations folles et un rythme qui rend se roman impossible à poser sans regretter de ne pas avoir le temps de le continuer. Si vous avez aimé “Shit!” (qui reste son plus gros succès commercial), lisez “Bastion,” vous en aurez pour votre argent.

Au niveau des personnages, j’ai été charmé par tous, la plupart que j’ai d’ailleurs adoré détester. Jean-Marc est un bon anti-héro, simple, efficace, et qui sent le Jacky Schwartzmann à plein nez. On ne voit pas partout des personnages comme celui-ci et que c’est plaisant !

Concernant l’intrigue, on se retrouve plongé dans les méandres de la politique d’ultra-droite… un univers tout aussi fou qu’outrant. Le contenu du livre est largement politisé de gauche, ce qui n’est pas pour me déplaire. L’auteur, au travers de son personnage, taillade l’ultra-droite zemmourienne, critique ouvertement ses partisans, les considérant comme des militants bas du front ou complètement déconnectés de la réalité. Je déconseille donc à toute personne d’ultra-droite. Mes amis gauchos, régalez-vous !

J’ai pu deviner les retournements de situations bien avant qu’ils n’arrivent mais qu’importe ! C’était tellement bien écrit que je me suis tout de même retrouvée à serrer les fesses plusieurs fois au cours du roman. Et ça, c’est tout ce que je demande d’un thriller.

En résumé, “Bastion” est un roman rafraîchissant et original qui saura satisfaire tous ceux qui aiment mélanger politique et humour.

5 étoiles.
Profile Image for Jerome.
300 reviews1 follower
May 5, 2025
Jean-Marc, célibataire nouvellement retraité, profite de la vie lyonnaise à son rythme, sans prise de tête. En tout cas jusqu’au jour où il apprend que son meilleur ami Bernard s’est engagé dans l’équipe de campagne d’Éric Zemmour en vue de la présidentielle. Inquiet pour son copain, Jean-Marc décide de se joindre à lui pour récolter des parrainages. Il n’a certes aucune affinité pour le candidat d’extrême droite mais il ne voit pas de meilleure façon de protéger celui qu’il considère comme son frère. Problème, une fois à l’intérieur de la mouvance zemourienne, Jean-Marc découvre que la branche lyonnaise du parti prévoit des actions d’éclat risquant de mettre en péril la république.
Un pauvre retraité n’ayant rien demandé qui se retrouve associé à des activités criminelles, c’est typiquement le genre de personnage que Jacky Schwartzmann adore mettre en scène. Il ajoute ici une dimension politique en plongeant au cœur de l’ultra-droite lyonnaise. Ce faisant, il décortique avec une précision chirurgicale le fonctionnement d’une telle mouvance et en profite pour dresser, à sa façon unique, les portraits de bras cassés allant du supporter de foot à l’amateur de grosses voitures en passant par l’entrepreneur véreux et le flic ripoux. Le résultat est savoureux, plein de gouaille, sans langue de bois et ponctué de saillies à l’encontre des politiques de tous bords qui font mouche par leur limpide pertinence.
L’auteur de l’inoubliable Mauvais coûts garde une tendresse particulière pour les petites mains, qui agissent sans véritablement appréhender les tenants et les aboutissants de leurs actes. Aucune pitié par contre envers les donneurs d’ordre et les idéologues purs et durs dont le but est clairement de renverser la démocratie pour instaurer une autocratie réactionnaire, raciste et homophobes, entre autres joyeusetés. Bref, du Jacky Schwartzmann pur jus qui me réconcilie avec un auteur dont les dernières publications avaient parfois peiné à me convaincre.

1 review1 follower
May 13, 2025
Vous aimerez ce livre si vous êtes comme son personnage principal: un boomer de centre gauche, fan de Souchon et Finkielkraut, qui accepte les discours et actions de l’extrême droite sans trop rechigner…
748 reviews5 followers
May 24, 2025
Un polar politique, incisif, dévastateur, avec une fin qui ferait un formidable film hollywoodien.

Une découverte.
Profile Image for Sonia Pupier Goetz.
855 reviews36 followers
December 6, 2025
Une critique sociale acérée.

Jean-Marc Balzan pensait que sa retraite serait synonyme de sérénité et de liberté. Mais c’était sans compter sur Bernard, son ami d’enfance, qui a le don de l’embarquer dans les situations les plus absurdes. Lorsque ce dernier rejoint l’équipe de campagne d’Éric Zemmour pour l’élection présidentielle de 2027, Jean-Marc sent venir la catastrophe. Il se retrouve peu à peu aspiré dans un monde où se croisent néonazis amateurs de belles cylindrées, entrepreneurs véreux et policiers aux intentions douteuses.

Le roman repose sur ce glissement insidieux : comment un homme sans histoire, foncièrement détaché de l’engagement politique, peut-il se retrouver au cœur d’un réseau radicalisé ? Jacky parvient avec brio à raconter cette immersion avec un ton qui oscille entre le burlesque et le tragique, évitant toute lourdeur didactique.

« Bastion » est une critique acerbe de la politique contemporaine et des mouvements extrémistes. Jacky n’y va pas avec le dos de la cuillère : il dépeint un univers où la compromission et la bêtise se disputent l’ambition et le cynisme. Loin de toute caricature simpliste, il montre des personnages complexes, parfois drôles malgré eux, souvent pathétiques, toujours crédibles.

Les dialogues fusent avec une ironie tranchante, les situations absurdes s’enchaînent avec un réalisme glaçant, et l’auteur prend un malin plaisir à égratigner autant les figures politiques que les petites magouilles de province. Il livre un portrait sans concession d’une France en proie aux extrêmes, où l’opportunisme règne en maître.

J’ai pris un immense plaisir à lire « Bastion », tant pour son humour mordant que pour sa lucidité implacable. J’ai ri face aux situations ubuesques et aux dialogues ciselés, mais j’ai aussi ressenti un certain malaise en voyant Jean-Marc glisser, presque malgré lui, dans un univers aussi inquiétant que réaliste. L’auteur parvient à équilibrer légèreté et gravité, rendant la lecture aussi divertissante que percutante. Chaque page réserve son lot de surprises, et jusqu’au bout, je me suis laissé embarquer par cette histoire de retraite qui vire au cauchemar. « Bastion » est un roman aussi intelligent que jubilatoire, qui m’a tenue en haleine du début à la fin.

Les scènes où Jean-Marc se retrouve malgré lui impliqué dans des événements rocambolesques, entre réunions clandestines et interactions improbables avec des figures d’ultradroite, sont autant de moments où le rire masque à peine un sentiment de malaise face à la réalité décrite.

« Le plus important dans les déclarations politiques, ce n’est pas ce que les mecs disent, c’est ce qu’ils taisent. »

Si « Bastion » dénonce sans ambiguïté la montée des extrêmes, il évite le piège du roman à thèse. Jacky préfère la dérision au prêche, le regard acéré à la démonstration lourde. Son propos est clair : il s’agit de montrer les rouages d’une radicalisation insidieuse, la porosité entre différentes sphères du pouvoir, et la facilité avec laquelle on peut basculer dans des logiques inquiétantes. Mais il le fait sans jamais sacrifier le plaisir du lecteur, en proposant une intrigue rythmée, des personnages hauts en couleur et une écriture vive.

« – Non, pas doucement ! TU m’as envoyé au charbon. Je me suis retrouvé dans une situation sans alternative. J’y suis allé parce que pas le choix. Donc maintenant, tu vas me changer ton petit regard d’instit là, et tu vas me respecter ! »

Jacky nous offre un roman aussi hilarant que glaçant, un polar politique qui allie intrigue captivante et regard acerbe sur notre époque. Son humour décapant et son sens aigu de la satire en font une lecture aussi divertissante que percutante. Un livre à mettre entre toutes les mains, sauf peut-être celles de Bernard…

Je remercie la Masse Critique Babélio et les Editions Seuil pour cette lecture.

« La question qui me vient à l’esprit est la suivante : que se passe-t-il dans la tête du rédac chef de BFMTV lorsqu’il estime que, oui, cet homme a des choses pertinentes à nous apprendre sur la situation du pays ? La vérité est que c’est un lobbyiste pour les pauvres. »

#JackySchwartzmann #Seuil #Bastion
Profile Image for Denis  Manis .
109 reviews1 follower
April 12, 2025
Bastion, o último romance de Jacky Schwartzmann, se destaca pela sua habilidade de mesclar humor e profundidade. Jean-Marc Balzan, ao desfrutar de sua aposentadoria, vê sua vida mudar radicalmente quando seu melhor amigo, Bernard, se envolve com a extrema direita. Schwartzmann, nesta obra, não se concentra apenas nos elementos cômicos, mas também na psicologia da radicalização.

O romance explora, através dos olhos de Jean-Marc, como o movimento neo-nazista em Lyon manipula as pessoas e molda seus medos. Os personagens são indivíduos perdidos em suas frustrações e injustiças sociais, sendo arrastados para o lado sombrio do ódio ao desacreditar sua própria realidade.

Kevin, um dos personagens, questiona as origens do racismo por meio de suas experiências no futebol, enquanto Schwartzmann mantém diálogos dinâmicos e situações absurdas que fazem o leitor rir e refletir ao mesmo tempo. A crítica social subjacente contém uma ironia profunda em relação à realidade étnica e social.

Schwartzmann, sem se tornar insensível à violência e ao discurso de ódio, oferece um contexto para seus personagens em suas situações. O romance não apenas proporciona uma experiência de leitura divertida, mas também levanta debates sociais ardentes. Sob a influência do humor, apresenta uma perspectiva profunda e provocadora.
Profile Image for Mae Bel.
89 reviews
July 1, 2025
Mon avis

Nous retrouvons Jean-Marc, tout juste retraité qui rêve d'une retraite paisible. Mais son rêve se transforme en catastrophe lorsque son meilleur ami Bernard lui parle d'un positionnement politique quelque peu particulière... Pour essayer de sortir son meilleur ami d'une énorme bêtise qu'il s'apprête à faire, Jean-Pierre décide de mettre sa retraite de côté, sans savoir que le pire allait venir...

Honnêtement ? Petite déception. Pas énorme hein, mais quand même. Moi qui n'y connaît rien en politique, je ne comprenais pas grand chose sur qui sont les gentils et qui sont les méchants. Écrit avec un humour atypique, bien trash qui ne manque pas de marquer les esprits, il faut faire preuve de second degré. Autrement, la plume est parfaite, se lit rapidement.
Profile Image for Savannah Clement.
16 reviews
August 19, 2025
Assez rigolo mais Jean-Marc était pas assez de gauche à mon goût.
Et à la fin il file de l’argent à Kevin le nazi ?? Quelle erreur
This entire review has been hidden because of spoilers.
Displaying 1 - 10 of 10 reviews

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