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Camera obscura

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Un matin, un photographe militaire voit arriver, à l'hôpital où il travaille, quatre corps torturés. Puis d'autres, et d'autres encore. Au fil des clichés réglementaires qu'il est chargé de prendre, il observe, caché derrière son appareil photo, son pays s'abîmer dans la terreur. Peu à peu, lui qui n'a jamais remis en cause l'ordre établi se pose des questions. Mais se poser des questions, ce n'est pas prudent.Avec une justesse troublante, ce roman raconte le cheminement saisissant d'un homme qui ose tourner le dos à son éducation et au régime qui a façonné sa vie. De sa discrétion, presque lâche, à sa colère et à son courage insensé, il dit comment il parvient à vaincre la folie qui le menace et à se dresser contre la barbarie.

192 pages

Published February 6, 2025

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Gwenaëlle Lenoir

5 books1 follower

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Profile Image for MAPS - Booktube.
1,206 reviews405 followers
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December 30, 2024
Je suis embêtée.

Le sujet est vraiment dur et poignant, d’autant plus lorsqu’on sait que c’est inspiré d’une vraie personne. Cependant j’ai eu de la misère à embarquer.
Peut-être que c’est un enjeu d’écriture, j’ai lu que l’autrice est journaliste. Ça peut expliquer une écriture froide et peu immersive? Avec un tel sujet j’aurais cru dévorer le livre, et malgré tout ça ne l’a pas fait. J’ai terminé ma lecture et je voulais tout de même savoir ce qui allait se passer. Mais malgré le désir que ça soit oppressant et inquiétant j’ai eu l’impression de lire une histoire racontée plus que montrée . Le fameux show don’t tell.
Profile Image for Matatoune.
630 reviews30 followers
February 8, 2024
Gwenaëlle Lenoir choisit dans Camera obscura de raconter, au quotidien, la prise de conscience politique d’un homme, père de famille tranquille, qui devient résistant, jusqu’à être obligé de quitter le pays pour éviter d’être arrêté. De plus, ce récit est une immersion dans le pouvoir totalitaire de la Syrie dont, à l’époque, l’Europe a choisi de ne rien voir !

Le métier de photographe pour services funéraires de l’armée à Damas en Syrie est parfaitement méconnu. Son rôle était de prendre quelques photos des soldats morts au combat pour les transmettre à leur famille. Le narrateur remplace Abou Georges, un homme d’expérience, qui part à la retraite.

Au début, il est satisfait de ce nouveau travail qui lui permet de nourrir sa famille. Et puis il y a seize adolescents: treize garçons et trois filles que le narrateur ne peut oublier, les premiers morts torturés, très jeunes.

Inspiré d’histoire vraie
Inspiré du photographe Syrien César, son nom de code, qui documenta les morts qui envahissent sa morgue avec d’atroces blessures, des ablations, des tortures, lors des soulèvements de 2011. Il a transmis les clichés et l’identité des prisonniers tués sous les coups de la milice de Bachar Al Assad. Les photographies ont pu être transmises et documentent le tribunal international.

Gêné par la situation, le narrateur n’ose en parler à personne tant la pression du gouvernement est intense, depuis si longtemps. Rien ne doit être montré, tellement tous ont peur de la police du régime. Seulement aux romantiques de sa jeunesse qui chantent et dansent pour demander plus de liberté, le régime de Bâcha Al Assan oppose la torture puis la mort. Puis, le silence se lève et il décide de parler.

Officiellement, les photos devaient permettre aux « autorités de délivrer des certificats de décès aux familles attestant qu’ils étaient morts d’un arrêt cardiaque » (Extrait du témoignage de Hassan Shalabi rapporté dans le JDD du 1er octobre 2015). Il y avait deux centres de tortures à Damas et sa région. Au total, 54 000 clichés de 11 000 détenus morts sous la torture et les privations. Elles ont été rendues publiques pour abonder les rédactions et l’O.N.U.

Récit et documentaire, à la fois
Gwenaëlle Lenoir est un grand reporter indépendant spécialiste du Proche et Moyen-Orient. Elle choisit le roman pour raconter le quotidien de cet homme, de sa découverte des premiers corps suppliciés à sa prise de conscience, puis le choix de trahir pour dénoncer et rendre compte de l’horreur.

Évidemment, ce personnage reçoit toute l’empathie du lecteur, appréhendant un régime politique habitué à gérer le pays de façon musclée et autoritaire depuis de si nombreuses années. Le silence devient, alors, une survie avec la délation comme arme.

La lecture du récit que propose Gwenaëlle Lenoir m’a permis de comprendre la nature de la réaction du pouvoir syrien au moment des Printemps Arabes. Cette répression fut si terrible que les contestataires se sont armés. La guerre civile qui s’ensuivit fut si sanglante qu’elle permit aux mouvements extrémistes, comme l’Etat Islamique, de s’implanter.

Mais, le talent de Gwenaëlle Lenoir projette son lecteur dans l’incertitude de sa propre faculté de résistance. Car, selon le narrateur, rien ne le destinait à devenir un héros, à devoir s’exiler et à vivre caché tel le véritable Cesar.

En conclusion,
Pendant cinq ans, Gwenaëlle Lenoir imagine les réflexions, les ressentis et l’évolution de son personnage ce que la journaliste ne pouvait faire. Souvent percutant, quelquefois dérangeant, le récit énonce les peurs et les reculs qui font aussi la nature du courage.

À partir du récit d’un photographe légiste amené à agir contre le gouvernement de son pays Gwenaëlle Lenoir propose un hommage à l’audace et à la ténacité. Le combat pour la liberté y est décortiqué du point de vue d’un homme qui aurait pu rester tranquille et soumis, mais qui a choisi de se mettre en danger pour défendre la liberté.

Chronique illustrée ici
https://vagabondageautourdesoi.com/20...
426 reviews9 followers
February 3, 2024
Gwenaëlle Lenoir est journaliste indépendante et spécialiste du monde arabe et de l’Afrique de l’Est. En introduction à ce livre, elle précise que le personnage principal est réel, il vit caché quelque part en Europe. En lui prêtant sa voix dans ce récit, elle met en lumière son courage et celui de milliers d’hommes qui osent se rebeller contre un régime tyrannique qui ne supporte aucune dissidence.

César est employé d’un hôpital militaire en tant que photographe. Il ne pose jamais de question, photographie ses « clients » à la morgue pour que les familles puissent identifier les corps. Lorsqu’un matin ensoleillé de printemps arrivent les corps torturés de quatre jeunes hommes, on attribue étrangement leurs morts à des « accidents » : accident de la route pour les uns, rixe ou chute d’un balcon pour les autres. Puis ce sont seize jeunes gens dont les certifcats de décès officiels ont été falsifiés. Là encore on veut faire croire à une mort accidentelle mais ils ont bel et bien été torturés par le régime en place. 

César exerce son métier avec professionnalisme et respect pour les morts qu’il côtoie quotidiennement, il a toujours une pensée pour leurs familles lorsqu’il les photographie. Quatre à cinq clichés qu’il remet à son chef de service. Son métier lui assure un salaire confortable mais il n’est pas sans risque, et César a une famille à protéger auquel il tient plus que tout. Mais se taire lorsque l’on est confronté à l’impensable remet en cause l’idéal de loyauté envers le gouvernement établi. César a reçu une éducation telle que l’on doit le respect au gouvernement, on le vénère tel un dieu, et c’est ainsi que sont éduqués ses propres enfants. Mais son innocence et cette loyauté naïve sont balayées par les actes barbares commis par ses collègues de travail et par le régime en place. César n’a plus le choix, il ne peut pas laisser libre cours à cette barbarie. Avec courage et abnégation, il fait le choix de rejoindre un mouvement réactionnaire qui s’élève contre la tyrannie du gouvernement.

"IL FAUT QUE LES MORTS PARLENT PARCE QUE NOUS, LES VIVANTS, NOUS NE POUVONS PAS PARLER. ILS ONT COUSU NOS LÈVRES ET ARRACHÉ NOS LANGUES, IL Y A DES DÉCENNIES. ILS ONT COMMENCÉ PAR FAIRE TAIRE NOS PARENTS, NOS PARENTS NOUS ONT FAIT TAIRE ET NOUS FAISONS TAIRE NOS ENFANTS."

Le pays dans lequel vit César n’est pas nommé mais l’on comprend au fil des pages qu’il s’agit de la Syrie sous le régime de Bachir El-Assad. Le fait qu’il ne soit pas nommé peut être interprêté par le fait que ce genre de situations existent bien évidemment dans d’autres pays. César exerce son métier de photographe militaire, alliant technique et sensibilité. Ses gestes sont accomplis de façon mécanique, machinalement, parce que c’est son rôle, sa fonction. mais sa sensibilité l’emporte, les morts ont été vivants avant d’être morts. Il vit parmi eux, « les ramène à la maison », le comportement effarant de certains de ses collégues attisent sa colère. Le ton est âpre et sec de ceux qui en ont trop vus. Il n’est pas difficile de s’attacher à ce personnage dans un contexte si éloquent. Ce livre tient plus du récit que du roman, il est presque un témoignage tant on perçoit la réalité derrière la fiction. Gwenaëlle Lenoir nous offre un récit percutant, qui éveille la prise de conscience et bouleverse d’une façon essentielle notre perception d’une guerre pas si lointaine,

Je remercie les Editions Julliard ainsi que Babelio pour l’envoi de ce livre obtenu dans le cadre d’une Masse Critique Littératures.
Profile Image for Jerome.
300 reviews1 follower
August 19, 2024
Le narrateur est photographe dans un hôpital militaire. Son job ? Prendre des clichés de cadavres d’opposants politiques arrivant chaque jour à la morgue et les envoyer à un procureur, afin que le pouvoir en place sache que la répression tourne à plein régime et que les rebelles voulant chasser le président sont punis comme il se doit. Pour le photographe, le boulot est mécanique. Il ne se pose pas de question, en bon fonctionnaire. Jusqu’au jour où les corps d’ados semblant avoir été torturés réveillent en lui une humanité qu’il pensait avoir définitivement perdue. Et alors que les morts s’accumulent, il copie certaines photos sur une carte mémoire, sans vraiment savoir ce qu’il va pouvoir en faire.
C’est l’histoire d’un homme qui entre en résistance un peu malgré lui. Un homme simple, d’abord incapable de sacrifier sa vie de famille et son statut social pour lutter contre l’injustice. Un homme terrorisé par les conséquences que ses agissements pourraient engendrer sur lui et les siens. Un homme finalement emporté par le besoin de dénoncer l’insupportable horreur à laquelle il est confronté, même s’il sait que les risques sont immenses. Un homme lâche et peureux, dépassé par les événements, convaincu que ses actes ne serviront sans doute pas à grand-chose mais également convaincu qu’il est nécessaire de rendre justice à ceux qui sont morts pour la liberté.
Un beau texte à la première personne, sans emphase ni lyrisme excessif. Le narrateur n’est pas un héros, il ne sauvera rien ni personne. Désabusé, effrayé et en même temps en mission pour révéler la vérité, il agit sans trop réfléchir, sans véritable conviction non plus. Ce sont sa fragilité et ses interrogations permanentes qui renforcent son humanité et le rendent attachant. Gwenaëlle Lenoir dresse le portrait tout en nuance d’un opposant politique qui lutte avec ses armes, conscient des limites de son engagement et du fait qu’il n’est qu’un pion sur un échiquier bien trop grand pour lui. C’est simple, beau et touchant.


1,352 reviews58 followers
October 8, 2024


J’ai aimé le texte en exergue : le photographe existe vraiment mais il doit rester caché. Nous ne connaitrons jamais son nom ni dans quel pays il a vécu.

Rien n’est jamais dit de front, le narrateur use de périphrases pour parler de l’armée (les pantalons de tergal, les cheveux gominés), de son supérieur (Moustache frémissante), des fourgons rouillés qui transportent sa cargaison de suppliciés.

Le narrateur est photographe dans une morgue de la capitale et chargé de photographier les visages des morts de la veille. Au début du récit, ils sont peu nombreux, puis leur nombre va croissant, beaucoup trop au fur et à mesure du soulèvement populaire.

J’ai senti la peur monter, car le narrateur prend des risques en divulguant les photos qu’il a prise.

J’ai aimé son amour pour sa femme Ania qui l’encourage a avoir des rapports sociaux et à continuer ses divulgations. J’ai aimé son amour pour ses enfants Najma et Jamil qu’il ne peut voir autant qu’il veut. J’ai aimé son amour de son pays aux milles senteurs et saveurs.

Au fur et à mesure que les corps s’accumulent, la capitale devient une fournaise, l’atmosphère devient irrespirable, les employés doivent porter leur uniforme, ils sont de plus en plus fouillés, l’étau se ressert.

Il est maintes fois répété que le plus petit changement apporte le soupçon qui peut vous être fatal, que quiconque n’a pas le bon protecteur peut tomber en disgrâce, que seul le clan du président continue de vivre bien.

J’ai aimé les manifestants désignés comme ceux qui chantent et qui dansent.

J’ai aimé que le narrateur fasse voyager les morts sur sa clé USB, et que la liste des premiers morts soit si importante pour lui.

Un texte fort sur un homme comme les autre qui se révolte contre le pouvoir en place qui a perdu le sens de la mesure. Un homme qui risque sa vie pour témoigner des mensonges du président et de ses hommes.

L’image que je retiendrai :

Celle de la clé USB d’abord caché dans les gâteaux à la fleur d’oranger confectionnés par Ania.

https://www.alexmotamots.fr/camera-ob...
76 reviews
February 13, 2024
Gwenaëlle Lenoir s'est inspirée du parcours du photographe syrien César pour l'écriture de ce livre percutant.
César (un pseudo, on comprend aisément pourquoi) est aujourd'hui connu pour avoir dénoncé la violence du régime de Bachar Al-Assad à travers ses photos de corps martyrisés par la police militaire syrienne.
En tant que photographe légiste, il était en effet aux "premières loges" de cette violence inouïe puisqu'il était chargé de photographier les corps mutilés dans la morgue de l'hôpital militaire où il travaillait.
Pour garder une trace des atrocités, il a enregistré des copies de ses clichés sur clés USB (des dizaines de milliers de photos insoutenables) qui lui ont ensuite permis, une fois exfiltré du pays, de rendre compte des atrocités commises auprès des instances de justice internationale. Son témoignage est évidemment capital pour, d'une part, rendre justice et, d'autre part, permettre aux familles de retrouver un proche disparu…
Gwenaëlle Lenoir remonte ici le fil de l'horreur et nous décrit le parcours d'un homme de courage et de résistance qui a bravé les interdits au péril de sa vie et de celle de sa famille (cela ne se fait pas non plus sans peur, ni doute…).
C'est aussi une description terrible de l'enrôlement d'une population et de la méfiance qui s'installe entre les personnes car bien sûr, il est à tout moment susceptible d'être dénoncé.
Un roman glaçant dont il est difficile de s'extraire lorsqu'on pense avec effroi à toutes ces vies perdues (et dans quelles terribles circonstances).
Une écriture limpide pour dire l'innommable et s'y immerger avec une tension absolument terrible de bout en bout.
Profile Image for Maëlle.
30 reviews
July 13, 2024
J'ai lu Camera Obscura, de Gwenaëlle Lenoir, le roman lauréat du Prix Relay des Voyageurs Lecteurs.

Je l'ai trouvé extrêmement différent des trois autres livres de la sélection, ça m'a paru très compliqué de le comparer aux trois autres lorsqu'il a fallu que je fasse un classement des quatre.

Il s'agit d'une version imaginée par Gwenaëlle Lenoir de l'histoire vraie du photographe syrien César. Il travaillait comme photographe dans un hôpital militaire, et a communiqué clandestinement les clichés des victimes des massacres du régime à l'opposition syrienne pendant deux années, avant d'être exfiltré en Europe, où il vit toujours caché.

Je trouve que ce roman devrait être lu par le plus grand nombre. Je ne connaissais pas du tout César, Camera Obscura m'a fait découvrir son histoire.

Pourtant, son nom n'est pas cité une seule fois dans le roman. Le pays dans lequel l'histoire se passe n'est pas nommé, aucun homme politique n'est nommé non plus. Gwenaëlle Lenoir décrit de manière plus universelle ce qu'est la vie dans une dictature, je trouve qu'il permet de mieux réaliser ce que vivent au quotidien les habitants des dictatures du monde entier.
1 review
January 2, 2025
Depuis la récente révolution du peuple syrien contre le clan Al-Assad, j'ai eu la soif d'en savoir plus sur ce qui se passait en Syrie et qui était relativement absent de nos médias français. Ce livre donne à voir les exactions commises par le régime d'Al-Assad par le biais de l'objectif du photographe d'un hôpital militaire. Dans ce contexte, on ne peut alors manquer de penser aux images heureuses mais terribles qui nous sont parvenues des révolutionaires syriens de la libération des détenus de la prison de Seydnaya.
98 reviews
March 20, 2025
J'ai été captivée par ce roman intense.
Le narrateur est photographe, il travaille dans un hôpital militaire, sous un régime autoritaire.
Quand il doit photographier des corps torturés, il tente de ne pas broncher, la moindre question ou attitude pouvant les mettre en danger, sa famille et lui-même.
Là est l'essentiel du livre : le combat intérieur entre dénoncer les atrocités dont il est témoin ou se taire par peur des représailles .
Très bien ficelée, l'issue de ce dilemme nous tient en haleine de bout en bout.
Un livre important sur l'engagement , et le courage face à la dictature.
Profile Image for Val B-t.
232 reviews1 follower
February 9, 2025
Percutant. Écrit au scalpel, avec une tension juste assez soutenue pour créer une ambiance oppressante. On ne sait pas où ce roman se passe ni quand. Mais on s'imagine très bien le piège qui est en train de se rendre autour du protagoniste dans un régime de guerre cachée. Très bien fait.
155 reviews3 followers
December 23, 2025
✍️ GWENAËLLE LENOIR
💬 CAMERA OBSCURA
🏠 JULLIARD
📚 192 Pages
📆 2024
📈 4/5

📷 Gwenaelle Lenoir est journaliste et elle nous raconte l’histoire de César, un photographe légiste Syrien exfiltré de son pays après avoir documenté les crimes de Bachar Al-Assad.

📷 Elle ne l’a pas rencontré car César est le nom de code de qqn qui se cache pour protéger sa vie et sa famille. Depuis la chute du régime du dictateur Syrien, César a révélé son identité après 11 ans de vie clandestine.

📷 À aucun moment dans le récit l’auteur ne mentionne la nationalité ou le pays de résidence de César et ce qui fait peur c’est qu’on pourrait transposer cette histoire dans trop de pays.

📷 César donc, découvre les crimes contre les insurgés du régime sur son lieu de travail. Ils sont de plus en plus nombreux, touchent des adolescents souvent et leurs corps témoignent des tortures infligées par le régime en place.

📷 Mais cette histoire nous raconte aussi que César et sa famille, avant ces découvertes ont toujours vécu prudemment. Que tout le pays vit prudemment, en baissant les yeux, et récitant les leçons imposées par les dictateurs El-Assad depuis 50 ans.

📷 Un livre qui donne envie d’en savoir plus sur la vie Syrienne sous la dictature. L’occasion pour moi d’enfin sortir de ma PAL L’arabe du futur que m’a offert @picorette14

#cameraobscura
#gwenaellelenoir
#editionsjulliard @editions_julliard
#editionspocket @editions_pocket
Profile Image for Anabelle Regis.
70 reviews3 followers
April 20, 2025
Récit et documentaire à la fois. Nous sommes au Proche-Orient dans un pays jamais explicitement nommé mais que l'on devine être la Syrie de Bachar al-Assad. Inspiré d'une histoire vraie, Gwenaëlle Lenoir nous livre ici l'histoire de César, pseudonyme d'un photographe légiste qui travaille dans un hôpital militaire où sa routine consiste en la prise de clichés règlementaires des corps qui transitent par la morgue. Ce récit c'est la prise de conscience progressive de ce père de famille qui va petit à petit se détourner des valeurs transmises par le régime autoritaire du pays qui l'a vu naître -à ses risques et périls-. Dur mais nécessaire.
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