Australie, 1960. Queenie, la fille unique du propriétaire de Tingulla, l'une des plus grandes fermes du Queensland, fête son 21 e anniversaire. Mais les réjouissances n'ont qu'un temps, et bientôt Queenie devra se battre pour sauvegarder le domaine familial. " Une héroïne indomptable qui se bat contre tous, une histoire d'amour tumultueuse... Tous les éléments d'une grande saga. " The Australian Australie, début des années 1960. Queenie fête son vingt-et-unième anniversaire. Un avenir radieux semble promis à la fille aînée de Patrick Hanlon, propriétaire de Tingulla Station, l'une des plus grandes fermes d'élevage du Queensland. Pour célébrer l'événement, le maître des lieux a convié voisins et amis, venus en nombre profiter de son hospitalité légendaire. Mais la période de liesse fera long feu tant le destin sait se montrer cruel. Bientôt Queenie devra mobiliser toutes ses ressources pour sauver ce qui peut l'être de l'héritage familial. À commencer par Tingulla, domaine qui attise toutes les convoitises.
Di Morrissey (born 18 March 1943 in Wingham, New South Wales) is one of Australia's most popular female novelists. She grew up in the remote surrounds of Pittwater, north of Sydney, Australia.
Growing up she counted famous Australian actor Chips Rafferty as a close mentor and friend who helped provide for her and her mother after the death of her father as a child, sending them overseas to California to live with family.
In her later years, Di went on to become a journalist on London's Fleet Street, and worked for CBS in Honolulu, where she lived with her husband who was in the foreign service, and even had a small role in the series Hawaii Five-0, a guest role in season three, episode seven, 1970 starring as 'Alicia Anderson'.
After moving back to Australia, Di published her first book 'Heart of the Dreaming' which instantly became a bestseller. Since then Di has published another 17 bestsellers, her latest being 'The Silent Country'.
Ca faisait un petit moment qu'un livre ne m'avait pas aussi passionné que celui-ci. J'ai plongé, direct, dans une contrée sauvage, dans une histoire vibrante, emplie de souffle et d'émotion. Tout commence au début des années 1960, où Queenie Hanlon, jeune femme à l'avenir prometteur, célèbre son 21ème anniversaire dans l'insouciance et la joie. Mais le destin, imprévisible et cruel, bouleverse en un instant son monde parfait. Face à l'adversité et à la peine, Queenie va se révéler être une battante, prête à se battre pour sauvegarder le domaine de son enfance qu'elle aime tant, Tingulla Station, la Terre de son Rêve. Et que de drames, d'écueils et d'adversité, elle va rencontrer. J'ai adoré ce roman, dans cette fresque magnifique, ce récit haletant où se mêlent admirablement drames, espoirs et romance. La plume est tellement immersive, qu'on ressent presque le souffle du vent dans les hautes herbes, le hennissement des chevaux, le silence sublime de la nature. Et puis, j'ai adoré ce bout de femme, Queenie, aussi forte que fragile, qui se démène, se bat, innove, ose. Elle incarne à merveille le rôle d'héroïne aussi inspirante qu'attachante. En face d'elle, il y a Terry, cet homme aussi secret que fascinant. J'ai aussi beaucoup aimé les autres personnages, Millie, Jim, Snowy. Chacun apporte une touche au récit, surtout les aborigènes, qui ont un lien particulier, presque mystique, avec cette terre rouge. Les pages de ce roman se sont littéralement tournées toutes seules sous mes yeux, et même si on devine certaines situations, cela ne m'a ôté aucun plaisir à la lecture. J'ai ressenti une multitude d'émotions, positives et moins positives. J'ai, malgré moi, espéré certains choix, alors que je savais pertinemment qu'ils ne seraient pas pris. Au final, ça a été un merveilleux voyage, aux confins de l'Australie, dans les coeurs battants de ses héros inoubliables. J'en espère même une suite. En attendant, lisez CE ROMAN. Vous ne le regretterez pas. Mille mercis aux Éditions L'Archipel et à @netgalleyfrance pour cette lecture « coup de coeur ».
Voilà à peine 5 jours que ce livre vient de paraître, je dois remercier avant tout NetGalley France et les Editions de l'Archipel pour m'avoir permis de le lire. Je suis désolée de constater que l'archivage a dejà été fait sur NetGalley. Une très jolie fresque australienne, celle d'une terre, celle d'une famille, celle d'un sentiment d'appartenance à une terre. La vie de Quennie et du domaine de Tingulla. Un livre au style fluide, qui vous enveloppe. On se sent très vite partie prenante dans cette histoire et sincèrement, j'ai trouvé la fin presque trop abrupte, on aurait pu envisager de l'étoffer un peu plus. Un livre qui donne envie d'aller découvrir l'Australie, un livre qui rappelle les origines, les fondamentaux, le lien qui nous unit à un lieu, à une famille. Une leçon de vie, de courage avec de merveilleux paysages. This book has just been published 5 days ago, and I must first and foremost thank NetGalley France and Editions de l'Archipel for allowing me to read it. I'm sorry to say that it's already been archived on NetGalley. A very pretty Australian fresco, that of a land, that of a family, that of a sense of belonging to a land. The life of Quennie and the Tingulla estate. A book with a fluid style that envelops you. You quickly feel part of the story, and frankly, I found the ending almost too abrupt; it could have been fleshed out a little more. A book that makes you want to go and discover Australia, a book that reminds us of our origins, our fundamentals, the ties that bind us to a place, to a family. A lesson in life and courage, with wonderful landscapes.
Une escapade dans l’Australie sauvage, ça vous dit ?
L’histoire débute au début des années 1960, alors que Queenie Hanlon fête ses 21 ans sur le domaine familial de Tingulla. Très vite, les épreuves s’accumulent, la contraignant à lutter pour préserver son héritage. Ce personnage est l’un des points forts du roman : une femme forte qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et qui ne compte que sur elle-même pour affronter les tempêtes du destin. Queenie est déterminée, courageuse et indépendante, un profil que j’apprécie particulièrement dans les romans.
Di Morrissey excelle dans l’art de décrire l’Australie sauvage. Dès les premières pages, on plonge dans l’immensité du Queensland, ses vastes étendues arides, ses fermes isolées et ses conditions de vie exigeantes. L’auteure parvient à retranscrire l’âme de ces terres indomptées, faisant de « Le chemin des rêves » une lecture dépaysante et immersive. Cette sensation d’évasion est sans doute l’un des plus grands atouts du roman.
« Eh bien, ce que je veux dire, commença-t-il avant de s’interrompre pour tirer sur sa pipe. Ce que je veux dire, c’est que le calme de la vie est suivi par une tempête, elle-même suivie par le calme. Tu ne crois pas ? Ce qui compte, c’est de ne pas se laisser ravager par la tempête. »
Si l’intrigue repose sur des enjeux intéressants (la survie d’un domaine familial, les drames qui bouleversent une vie, les relations humaines dans un cadre rural), elle souffre d’une certaine prévisibilité. On devine très facilement les tournants majeurs du récit. Cela n’enlève rien au plaisir de lecture, mais j’aurais aimé plus d’éléments inattendus pour dynamiser le tout.
Au-delà de son cadre enchanteur et de son intrigue romanesque, « Le chemin des rêves » aborde des thématiques profondes qui confèrent au récit une dimension plus intime et émotionnelle. L’histoire de Queenie est marquée par des choix difficiles et des relations complexes. Elle subira une terrible épreuve dans le premier quart du roman qui la hantera en filigrane tout au long du récit (je ne veux rien vous dévoiler, il faudra vous contenter de cela…). Ce choix, dicté par les circonstances et l’époque, ajoute une nuance de douleur et de regrets à son parcours. Par ailleurs, Queenie entretient des rapports tumultueux avec son frère, une tension familiale qui apporte une dose de réalisme et d’émotion aux événements. Ces sujets apportent une profondeur supplémentaire à l’histoire, renforçant l’attachement du lecteur à l’héroïne et à son combat pour se reconstruire malgré les blessures du passé.
Un autre aspect fascinant du roman réside dans la manière dont Di Morrissey intègre les traditions aborigènes à son récit. À travers les rencontres de Queenie et les récits transmis par les anciens, l’auteure met en lumière la richesse culturelle des peuples autochtones d’Australie. Elle évoque leurs croyances, leur lien profond avec la terre et leurs pratiques ancestrales, offrant ainsi une perspective authentique et respectueuse de cette culture.
« Certains esprits sont heureux et restent ici. Tout le monde doit trouver la Terre de son Rêve. »
Avec ses 550 pages, « Le chemin des rêves » connaît des hauts et des bas en terme de rythme. Certaines parties sont captivantes et pleines d’intensité, tandis que d’autres s’étirent en longueur, notamment dans le développement de certains passages descriptifs ou secondaires. Cela dit, cette fluctuation du rythme est compréhensible dans un roman de cette ampleur. Et puis, on est pas dans un thriller haletant, mais dans un roman d’évasion !
Mais là où le bât blesse vraiment, c’est dans la conclusion du roman. Je précise que j’ai apprécié la conclusion du roman et les choix faits par l’auteure pour boucler l’histoire. C’est la façon dont cette fin est amenée qui m’a semblé trop précipitée. Après une construction détaillée tout au long du récit, les derniers événements s’enchaînent à une vitesse déconcertante, donnant l’impression que tout se résout en un temps record. Arrivée à 50 pages de la fin, j’étais persuadée qu’il y aurait une suite tant il restait d’éléments à démêler ! Ce rythme accéléré amoindrit un peu l’impact émotionnel du dénouement, qui aurait mérité plus de développement pour être pleinement satisfaisant.
Di Morrissey possède une plume fluide et visuelle qui parvient à capter l’essence même des paysages australiens. Son écriture, riche en descriptions détaillées, permet au lecteur de s’imprégner des lieux et de ressentir la chaleur écrasante du bush, la rudesse du quotidien et la beauté sauvage parsemant chaque recoin de l’histoire. Elle sait aussi donner vie à ses personnages avec un réel souci du détail, rendant leurs émotions palpables et leurs interactions authentiques. Son style narratif oscille entre poésie et réalisme, créant ainsi une atmosphère vivante et immersive qui captive le lecteur.
« Le chemin des rêves » est un roman qui offre une belle évasion dans le bush australien, porté par une héroïne forte et déterminée. Di Morrissey maîtrise l’art de transporter son lecteur et de retranscrire l’âme de son pays à travers des descriptions vivantes et réalistes. Cependant, malgré ces qualités, l’intrigue prévisible, le rythme inégal et la fin précipitée laissent un sentiment mitigé. J’ai passé un bon moment de lecture, mais j’aurais aimé une conclusion plus travaillée pour pleinement apprécier cette histoire.
Avec son cadre envoûtant dans le bush du Queensland et son héroïne au caractère bien trempé, ce roman offre une belle immersion dans un univers à la fois rude et fascinant.
« Ils s’arrêtèrent tous les deux quand ils virent un ibis qui se tenait au milieu du ruisseau sur ses pattes fines, sa tête blanche et son long bec noir plongés dans l’eau. L’oiseau redressa son cou, déglutit, et se mit en marche avec grâce, poursuivant sa quête de nourriture. »
Je remercie les Editions L’Archipel pour cette lecture.