✨ L’art d’utiliser beaucoup de mots pour ne pas raconter grand-chose ✨
(‼️Longue et méchante review, soyez prévenus‼️)
DNF à 25%, or si je m’étais écoutée, j’aurais abandonné à 5%. Cette histoire possède autant de profondeur qu’une flaque d’eau sur une route lisse. J’ai vite compris que c’est le genre de livre qu’on ne peut apprécier que si l’on débranche son cerveau, mais même là, impossible de dépasser les 30%. Si je dois mute encore plus mes neurones pour poursuivre, je vais finir en mort cérébrale ☠️
Arrivée au chapitre cinq, je me suis rendu compte que je ne savais toujours rien sur la protagoniste. Mais je dis bien RIEN. Elle nous raconte qu’elle fait des choses, néanmoins on ignore pourquoi. Quel est son but ? Pourquoi trempe-t-elle dans le banditisme ? Pour survivre ? Par choix ? Pour qui travaille-t-elle ? Pourquoi est-elle en fuite ? 🤷🏼♀️🤷🏼♀️🤷🏼♀️
Bien sûr, on n’a pas besoin de tout savoir d’un coup, mais il est essentiel de nous donner un minimum d’éléments afin que l’on puisse s’investir dans l’histoire et développer une connexion avec la protagoniste. Les premiers chapitres sont cruciaux pour cela, or c’est un échec cuisant de la part de l’auteure. Elle a laissé trop de zones d’ombre, et n’a concédé aucun élément auquel j’aurais pu m’accrocher.
Hélas, ça ne s’est pas arrangé par la suite. À partir de 15%, j’ai commencé à lire en diagonale. C’est flagrant à quel point l’histoire ne s’inscrit dans rien, n’a aucune substance (au point où je me suis même demandée si je n’étais pas en train de lire un tome 2 par erreur 😬). Je suis perdue, il me manque plein de choses pour que je m’attache aux personnages et à leur histoire. Nous n’avons qu’un enchaînement d’actions, pas de background. Cela minimise l’impact des enjeux que l’auteure a tenté de créer.
D’ailleurs parlons-en, du background. Dès le début, Quill utilise un vocabulaire recherché autour du champ lexical de la mer / la piraterie / la navigation, mais à 20% de ma lecture, je ne sais toujours pas pourquoi, ni où ça nous mène, tellement le worldbuilding est inexistant. Peut-être que si j’avais poursuivi ma lecture, j’aurais fini par comprendre. Mais si l’auteure ne fait pas l’effort de développer son univers dès le début de l’histoire, je ne serai jamais assez intéressée pour le découvrir plus tard 🐸
Ensuite, le découpage des chapitres m’a souvent laissée perplexe. Parfois on a des chapitres courts qui ne font pas avancer l’histoire, d’autres fois on change de chapitre en plein milieu d’une scène sans pour autant changer de POV, avec une phrase de dialogue pour clôturer un chapitre, et la réponse d’un autre personnage pour ouvrir le suivant. Juste… pourquoi ? 🧐
Et enfin, les deux POV. On a Joséphine et Rackham (je crois que c’est son blase, honnêtement ça ne m’a pas marquée). Deux personnages différents, pourtant leurs voix narratives ne sont pas distinctes l’une de l’autre. L’écriture est très pauvre, autant sur la forme que sur le fond, avec une qualité égale à un premier jet rédigé par quelqu’un qui découvre l’écriture. Les dialogues étaient dérangeants, avec un torrent de répliques de collégiens. Comme l’a dit une autre lectrice, ça sonne faux, forcé. Je ne serais même pas surprise d’apprendre que c’est signé Chat GPT.
Bref, avec cette histoire, je suis tombée dans les abysses de ce que la littérature peut offrir en France de nos jours, et ça me dépite de constater l’engouement qu’une telle daube peut susciter.
C’est tout pour moi, byyyyyye 🚑🚑🚑