En France, les mers qui bordent nos côtes ont été vidées de 80% de leurs poissons de fond. On les a mangés. Dun appétit vorace et aveugle. Par des décennies de politique de surpêche, de consommateurs mal informés demandant plus de poissons à des prix moindre, et dindustriels courant derrière la croissance. Cest une histoire qui nous concerne tous, où la responsabilité de chacun est engagée. Les pêcheurs nen sont que le bras armé, ils nagissent que comme exécutants des attentes de la société. On a mangé la mer est une plongée dans le système qui tue, chaque année, des centaines de milliers de tonnes de poissons en France. Réalisée par Maxime de Lisle, président de lONG Seastemik et coordinateur de lInternational Panel for Ocean Sustainability et sous le pinceau dOlivier Martin, cette bande dessinée documentaire explore la complexité de la crise de la pêche, et montre comment la responsabilité partagée de la surconsommation de poissons, des pratiques non durables et des politiques publiques menacent locéan, tout en soulignant lespoir de préserver notre patrimoine marin. Activistes, capitaines de navires ou dindustrie, personnalités comme Isabelle Autissier : ce livre apporte un regard neuf sur le contenu de nos assiettes et notre façon de consommer.
Je recommande !!! Super instructif, chaque chapitre aborde un aspect clé de la surpêche, les illustrations servent parfaitement le fond. Dans la lignée de Pillage mais moins romancé et plus pédagogique. À lire et à faire lire absolument
Difficile de noter ! J'ai globalement trouvé ça bien, la bd aborde pleins de sujets avec tous ses chapitres, et vulgarise un milieu complexe (quota, pollution, surpêche, Europe...). Par contre elle m'a semblé parfois pas suffisamment critique, et elle ne nomme pas des choses qu'elle décrit pourtant : le capitalisme ?! (En l'occurence maritime mais pas que). Elle dit de façon trop superficielle la récupération politique par l'extrême-droite du milieu et/ou des préoccupations de la pêche, l'exploitation animale, la souffrance au travail (spoiler : les drogues peuvent aussi être une manière de tenir la cadence)
à la surprise de personne BD que j’ai volée à mon frère. Très intéressante très bien construite bon j’avais déjà des infos parce que c’est un milieu donc il est très proche et dont il me parle beaucoup mais en tant que personne extérieure c’était aussi très clair. Après je rejoins d’autres remarques sur le fait de ne pas vouloir nommer l’évidence : le problème du capitalisme (en dehors des habitudes de consommation qui sont à revoir et effectivement du quasi monopole dans le secteur + destruction de la pêche artisanale). Mais c’est aussi un super bouquin pour repenser sa consommation de poissons/produits de la mer !!
bref globalement bonne lecture (je suppose que ça parlera aux lecteurices de la Bd « les algues vertes » et du livre « l’imposture océanique »)
Descriptif effrayant de la situation, mais en même temps apportant des solutions pragmatiques qui donnent un espoir pour l’avenir. La balle est en grande partie dans notre camp, nous les consommateurs. "Levons-nous !"