De la distribution du journal au montage de scènes de spectacle, en passant par les sondages téléphoniques, la construction et le ménage de bars, Les cennes noires nous plonge au cœur du parcours d'un fils d'immigrant qui, en cherchant de l'argent, finit plutôt par trouver la beauté et la profondeur de la vie. En remontant le fil des multiples emplois qu’il a occupés, Akena Okoko évoque un monde du travail où les petits moments magiques valent plus qu'un salaire..
Je n'ai pas l'expérience ni le vocabulaire pour faire une critique en bonne et due forme d'un receuil de poésie. Mais je suis convaincu que je peux mettre Les cennes noires entre le mains de n'importe qui, leur dire qu'ils vont aimer ça et d'être certain que je suis pas en train de mentir.
écouté en audio. Beau recueil de textes courts qui nous fait rencontrer l'auteur au travers de divers emplois et stages de la vie. C'était une lecture feel good et calme. J'adore quand les auteurs lisent eux-mêmes leur œuvres.
J’ai beaucoup apprécié le côté anecdotique de ce recueil de poésie. Il se lit très bien, avec une grande accessibilité, et offre une belle manière d’aborder les défis auxquels font face les immigrants sur le marché de l’emploi au Québec.
Se lit super facilement et rapidement, j'aime beaucoup les images plus réaliste que l'auteur peint, on peut suivre son histoire facilement à travers ses plusieurs poèmes.
Un super livre de transport en commun, d’une bonne manière! Des chapitres-fenêtres qui transportent efficacement d’un emploi à l’autre. Une poésie du quotidien punchée.
« Ma blonde et moi/ prévoyons avoir des enfants ensemble un jour et tout/ ça a beau être techniquement/ la journée la plus sombre de mon année/ inutile de me fâcher/ rentrer une chaise dans le mur ou une fenêtre/ ne les mettra pas enceintes/ chaque journée a droit/ à notre patience de la laisser se terminer […] »
C’était bon! Sensible et juste, drôle et crève-cœur à la fois. Je suis stressée pour ses relevés d’impôts.
2.5 ⭐️ J’ai aimé que l’auteur fasse lui-même la narration. Par contre, j’ai trouvé la musique de fond beaucoup trop présente et trop forte, ça m’a moins connectée à l’histoire.
Akena Okoko, mieux connu sous le nom de KNLO, membre d’Alaclair Ensemble, signe ici un texte qui respire la poésie du quotidien.
Fils d’un père congolais (RDC, zaïrois), il remonte le fil de ses jobs comme on fait l’inventaire d’une vie en chantier : assistant camelot avec ses frères, entraîneur de soccer, plongeur, préposé au sandwich chez Subway, soldat de réserve dans les Forces armées, ouvrier à l’usine de Crocs, cobaye pour des études cliniques, fleuriste, caissier de dépanneur, entraîneur de basket, videur de truck au casino, déménageur, employé de construction et j’en passe. La vie d’artiste, c’est souvent ça : être polyvalent, débrouillard, accepter que la création se faufile entre deux quarts de travail. Mais le livre ne parle pas seulement de précarité. Il parle de valeurs. De persévérance, d’efforts, d’appartenance. De ce qui compte vraiment quand le chèque est encaissé et que la fatigue reste.
Il y a quelque chose de profondément beau dans sa façon de raconter. Ça chante. Ça énumère. Ça raconte avec fluidité.
L’énumération devient presque une esthétique. Un rythme. Une façon de montrer qu’une vie peut être fragmentée sans être incohérente. On se laisse bercer par cette poésie des petits riens, des gestes répétitifs, des rencontres furtives. Ces moments magiques qui, au bout du compte, valent plus qu’un salaire.
J’ai adoré : « Il faut des enfants pour élever un village. » Ça dit la transmission. L’appartenance.
Je me suis reconnue dans certains passages. Parce que mon père vient du Congo (l’autre). Parce que moi aussi j’ai eu une vie professionnelle éclatée. Parce que j’ai étudié en théâtre au cégep avant de bifurquer. Parce que mon nom de famille n’est pas “d’ici” et que mon prénom, bien qu’épicène, sonne encore “bizarre pour une fille” aux oreilles de ceux qui ne savent pas qu’il l’est. Parce que mon père a aussi coaché au soccer, perçu au Québec dans les années 1980 comme un sport d’immigrants.
Ce livre parle d’identité sans brandir de pancarte. Ça passe par les détails : un nom, un accent, un terrain de soccer…
Et j’ai aussi craqué pour ce qu’il énonce sur les études : il était intéressé par tout, même le désintérêt. Ça, j’aime ça. Cette curiosité large, indisciplinée. Cette manière d’habiter le monde sans hiérarchiser les savoirs. Comme si aucun boulot, aucun détour, aucune expérience n’était trop petite pour mériter d’être regardée de près.
Les cennes noires, c’est surtout un livre sur la dignité des parcours éclatés. Sur la beauté qui se cache dans les détours. Sur la richesse d’une vie qui ne suit pas une ligne droite.
Chercher chaque cenne noire peut parfois nous faire trouver autre chose. Plus grand. Plus profond.
Dans ce deuxième recueil publié aux Éditons de Ta Mère après Sainte-Foy, dans lequel il parlait de sa jeunesse de fils d’immigrants dans la banlieue de Québec, Akena Okoko délaisse un peu le rap et basket afin de proposer un « curriculum vitae afro-québécois ».
En effet, Okoko raconte dans Les cennes noires le parcours qui l’a amené à occuper mille et un emplois: montage de scène de spectacle, travailleur de la construction, solicitation par téléphone, camelot, etc. Ce deuxième recueil regroupe des textes poétiques qui s’approchent plus du style de son travail en tant que musicien solo que de celui de son groupe Alaclair ensemble. Les derniers poèmes du recueil portent d’ailleurs sur les valeurs de la famille, de l’effort et de la persévérance. Maintenant père de deux filles, ses derniers textes témoignent de l’évolution de son mode de vie et de la recherche de stabilité qui vient avec.
J’ai aimé la série d’anecdotes liées aux nombreux emplois occupés ainsi que les réflexions et observations sur la vie et les gens rencontrés. Un autre bon recueil de celui que l’on surnomme également KNLO.
un beau recueil qui explore les différents emplois et univers traversés par l’auteur. Il y a plusieurs belles réflexions et phrases marquantes, et on entre facilement dans son regard sur le monde. Malgré cela,je suis restée un peu détachée émotionnellement. J’ai apprécié la lecture, mais sans vivre d’émotion particulière.
Une poésie ancrée dans la réalité, par laquelle Akena Okoko nous fait découvrir son quotidien est les petits boulots avec lesquels il a traversé les années. Ce sont des réflexions vraies sur le temps qui passe, mais aussi sur les tracas et les espérances de tous les jours.
Belle poésie contemporaine sur les différents milieux de travail qu’à connu l’auteur. J’ai bien aimé, mais je n’ai pas senti d’émotions particulières en le lisant. Certaines phrases m’ont beaucoup plues par contre. « Le premier lecteur est l’auteur ; comme le premier senteur est le péteur »
Une poésie narrative hyper digeste, qui nous emmène dans les mille et une jobines d’un jeune fils d’immigrants. J’ai vraiment aimé la plume, le narrateur ne tombe jamais dans le dramatique et c’est la force du livre. Je vais relire cet auteur s’il publie à nouveau!