La marquise de Brinvilliers, Madame Lafarge, Violette Nozière, Marie Besnard... Accusées et parfois condamnées à tort, ces femmes ont défié les mœurs d'une société patriarcale pour échapper à un sort cruel. Le portrait de 13 grandes empoisonneuses de l'Histoire qui n'avaient peut-être que le poison pour s'affranchir... L'ambitieuse impératrice Agrippine, la futile marquise de Brinvilliers, la cupide Catherine Voisin, la subversive Violette Nozière, l'austère et pieuse Marie Besnard... Toutes ces femmes restent auréolées d'une légende maléfique pour avoir tué leurs proches, et pas n'importe comment : par le poison. Or, l'empoisonnement implique ruse et préméditation. Longtemps considéré comme un crime spécifiquement féminin, il est à ce titre plus sévèrement réprimé que le meurtre dans le Code pénal. Il est vrai que les hommes avaient d'autres moyens d'éliminer loyalement leurs ennemis, en duel ou à la guerre, y gagnant au passage un certain prestige. Qu'elles aient agi par amour, orgueil, vénalité ou vengeance, les treize criminelles évoquées dans ce livre ont suscité une même indignation horrifiée. Condamnées par les tribunaux, caricaturées par la société patriarcale et encore aujourd'hui ignorées du féminisme, elles furent cependant les premières à se révolter avec force et vigueur contre l'emprise d'un père ou d'un mari. Quelles circonstances les ont conduites à passer à l'acte ? Quels étaient leurs mobiles ? Gérard Morel raconte la vie de ces femmes qui scandalisèrent leur époque, mais pour qui le poison fut l'unique et discrète issue vers l'indépendance et la liberté.
Ce livre est vraiment très intéressant et je peux vous dire qu'avoir un titre pareil entre les mains ne passe pas inaperçu. J'ai vraiment apprécié découvrir ces histoires de femmes qui ont trouvé LA solution pour éliminer les nombreuses personnes qui leur faisaient du mal. Utilisation de plantes toxiques dénichées chez des "sorcières" , d'arsenic en pharmacie pour éradiquer les rats.
☠️Mariage forcé, battues, humiliées, violées, comment ne pas avoir de la compassion, de l'empathie pour ces femmes soumises en sachant ce qu'elles ont subies. L'empoisonnement, un moyen de se défendre qui était l'arme redoutable et passait la plupart du temps incognito. Elles sont malignes, astucieuses voire même talentueuses si j'ose le dire malgré le poison qu'elles administraient. Alors oui, elles sont devenues des meurtrières mais peut-on vraiment les nommer ainsi lorsqu'il s'agit de légitime défense ?