«— J’aime pas trop l’idée qu’une fille comme ça vienne traîner chez nous. — Aïe, Liam Connolly! s’emporta Camille, Catherine Benoît a pas la lèpre, que je sache. — Ouais, mais calvaire on sait quelle sorte de fille c’est, par exemple! — Tu sacres encore en plein carême, lui fit-elle remarquer, sévère. Une chance qu’ il y a une retraite qui s’en vient. — Achale-moi pas avec ça et mêle-toi de tes maudites affaires.» Baptiste Beauchemin s’est éteint. Après l’hommage rendu au disparu, la vie reprend son cours au bord de la rivière. Irlandais et francophones se querellent encore, que ce soit sur l’ouverture d’une nouvelle école de rang bilingue ou sur le site du futur presbytère. Mais ces rivalités s’estompent lorsqu’il est question de contenir le curé Désilets, toujours aussi haïssable. Le village accueille deux nouveaux habitants: Paddy Connolly et le notaire Valiquette, qui deviendront rapidement des figures importantes de la nouvelle paroisse, n’en déplaise à certains… Chez les Beauchemin, Xavier est bien décidé à demander la main de la belle Catherine dont la réputation fait beaucoup jaser. Emma doit affronter une grande épreuve, alors que Camille voit son mariage se dégrader. Donat, lui, s’impose de plus en plus comme le chef de la ferme, ce qui fera de la chambre des maîtres un sujet chaud entre sa femme et sa mère.
Un livre merveilleux, chaleureux, ensoleillé! Le dernier chapitre m'a fait particulièrement plaisir. J'ai presque pleuré de bonheur! C'est rare qu'un livre qui raconte la vie tout à fait ordinaire des gens, se révèle d'être aussi extraordinaire! La narration de Michel David est tellement colorée, tellement authentique et pénétrante. On sent l’odeur du bois coupé, le crissement de la neige sous les pieds, on sent la chaleur du foyer et le grincement d'une chaise berçante...Et le sirop d'érable, les galettes de sarrasin, la bagosse, le sucre à la crème, les tartes à la mélasse, le vin de cerise, les bonbons aux patates... :) J'aime