Trad. de l'anglais (États-Unis) par Frédéric Brument Elle était la personne la plus triste, la plus solitaire qu’il avait jamais rencontrée : elle était la solitude incarnée, la mélancolie même…
Modeste comptable dans un cabinet de San Francisco, Jim Messenger est un célibataire effacé et sans histoires. Dans le petit café où il dîne seul, il remarque une femme qui vient tous les soirs à heure fixe, mange le même repas, ne parle à personne : l’aura qu’elle dégage exerce sur lui une étrange fascination. Un jour, la mystérieuse inconnue disparaît. Hanté par son souvenir, Messenger décide d’enquêter sur son passé et se rend dans sa ville natale, Beulah, aux confins du désert du Nevada, près de la vallée de la Mort. Une communauté d’un autre temps, de ranches, de cow-boys et de serpents. Il y découvre qu’un terrible drame familial est à l’origine de la fuite d’Anna, suspectée d’un double meurtre. Incrédule, Messenger persévère dans sa quête de vérité malgré l’hostilité des habitants. Car, dans ce coin de désert, c’est avec du plomb qu’on répond aux questions des étrangers…
Mystery Writers of America Awards "Grand Master" 2008 Shamus Awards Best Novel winner (1999) for Boobytrap Edgar Awards Best Novel nominee (1998) for A Wasteland of Strangers Shamus Awards Best Novel nominee (1997) for Sentinels Shamus Awards "The Eye" (Lifetime achievment award) 1987 Shamus Awards Best Novel winner (1982) for Hoodwink
Un thriller qui partait très fort par ses réflexion sur la solitude et ses personnages solitaires, cela le démarquait du lot. Malheuresement, ce point tombe rapidement dans l'oubli et on tombe dans un policier/thriller assez classique, simple et qui manque un peu d'originalité. Le tout demeure un bon divertissement, un roman correcte, mais qui semblait prétendre à plus au départ.
Une plongée mélancolique au cœur d’une Amérique aux airs de western moderne. L’intrigue est intéressante, mais on s’attache avant tout à l’humanité du protagoniste. On s’attache sans effort à ce détective solitaire, dont l’empathie et la vulnérabilité apportent une vraie profondeur à l’enquête. Malgré un rythme narratif qui manque parfois de souffle et ne m’a pas totalement conquis, l’immersion reste plaisante grâce à une ambiance bien maîtrisée.