Un voyage pour se retrouver. Un voyage sur les traces de son passé. Maya est née au Guatemala. Elle a été adoptée dans ce pays car c'est celui dont est originaire Mamita, sa grand-mère paternelle. C'est presque comme si elles étaient du même sang, finalement. Pourtant l'adolescente a beau connaître son histoire, quelque chose lui manque, surtout depuis la mort de sa mère adoptive. Alors son père prend une décision : ensemble, ils vont partir visiter les terres de leurs ancêtres. Maya a toujours rêvé de cet endroit, mais rien ne l'a préparée à ce qu'elle est sur le point de découvrir là-bas.
Une jolie lecture dépaysante qui nous emmène au Guatemala, dans une quête d'identité dévoilant une histoire vraie absolument effroyable.
Maya est une jeune adolescente adoptée lorsqu'elle était bébé et qui a perdu sa mère depuis quelques années. Cette tristesse la pousse à se raccrocher à ses racines, le Guatemala, persuadée qu'elle y trouvera de quoi se (re)trouver. Elle pousse son père à l'emmener là-bas, sur les terres de ses ancêtres dont Zach est lui-même issu. Un voyage qui va bouleverser leurs vies et pas forcément de la manière attendue, notamment sur les conditions d'adoption de Maya, révélant une terrible affaire inspirée de faits réels. (Je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler.)
C'est une histoire émouvante, avec d'un côté Maya en quête d'elle-même, pleine de colère et de tristesse, et de l'autre, Zach, perdu depuis la mort de sa femme et qui ne sait plus comment protéger sa fille des tourments de la vie. Au Guatemala, ils vont découvrir une autre culture, une famille prête à tout pour les aider, ils vont être confrontés à leurs démons et leurs peurs. Un voyage qui met en avant cette relation père/fille et interroge le sens de la famille, qu'elle soit de sang ou de papier.
Le cadre du Guatemala est original, j'ai aimé ce voyage et découvrir les différentes ethnies, les coutumes ; j'ai été moins happée par le côté "émotions" personnellement, mais ça reste une lecture agréable, simple et touchante malgré tout.
Dimanche dernier, je suis partie en voyage au Guatemala. Alors que mon corps réclamait du repos, La Kube et Fleuve Editions m'ont offert ce magnifique voyage depuis mon fauteuil grâce au #bookclubkube autour du tout dernier roman de Delphine Giraud ! Et quel voyage !
À travers la plume fluide et visuelle de l'auteure, je me suis téléportée sur ce petit territoire d'Amérique centrale. Aux côtés de Maya et Zach, j'ai découvert la richesse des paysages de ce pays, mais aussi la dangerosité de certaines zones. Je me suis émerveillée sur la beauté du lac Atitlán et autres paysages à couper le souffle, j'ai aimé les couleurs chatoyantes et découvrir la culture maya, mais j'ai aussi tremblé en traversant la zone 18 de la capitale. Avec subtilité, l'auteure dévoile une vérité dont on parle peu sur ce pays ravagé par une guerre civile et où pauvreté et corruption règnent.
Derrière la découverte de ce pays, Delphine Giraud nous parle également de l'adoption à travers la quête d'identité traversée, très souvent à l'adolescence, par les personnes adoptées très jeunes. Dans leurs recherches, il y a cette rencontre qui va les mener, surtout le papa, à se questionner sur l'origine de Maya. On découvre alors un papa prêt à tout pour découvrir les racines de sa fille et l'aider à apprivoiser ce passé. Je n'en dirai pas plus sur l'enquête qu'ils vont mener, et je vous invite à lire le roman pour le savoir. Mais Maya était, pour moi, tantôt Léo, tantôt Clara, ou encore d'autres jeunes Guatémaltèques rencontrés au cours de ma vie. J'ai souvent identifié ces jeunes gens à Maya, en me demandant forcément combien sont touchés par cette situation. Il y a aussi la force des liens, les liens du sang, mais aussi ceux du cœur, car l'amour et la famille, ce ne sont pas que des liens de sang et l'auteure nous les dévoile avec pudeur à travers la relation liant Maya et Zach.
C'était fort, intense et surtout un voyage incroyable !
Maya fait face a bien des épreuves du haut de ses quinze ans. Elle a été adoptée au Guatemala bébé et a perdu sa mère adoptive d’un cancer. Elle sait qu’un morceau de son histoire lui manque : ou est elle née ? À quoi ressemble son pays natal qui la fascine tant ?
Son père, Zach, un peu forcé contraint, organise alors le périple qui changera leurs vies : partir au Guatemala sur ses propres traces et celles de sa fille. Une aventure qui peut les rapprocher ou les séparer à jamais.
C’est un roman qui pour moi a un peu de mal à démarrer, entre le caractère ambivalent de Maya et celui un peu naïf et surprotecteur de son père. Mais le thème des bébés volés a changé l’atmosphère.