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Bisexualités féministes: Contre-récits depuis une dissidence située

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352 pages, Hardcover

Published May 30, 2025

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Laura A. Arnés

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Profile Image for K_rho.
63 reviews19 followers
July 20, 2025
Bon.

Déjà, ça me semble impossible de dissocier un livre politique des thèses qu'il défend, alors je ne vais pas tenter de le faire, tout en essayant de ne pas juste débattre de "est-ce que la bisexualité est une position politique oui/non".

Tout le long du texte, les autrices defendent l'idée que la puissance de la bisexualité, c'est de "brouiller les frontières". Je ne partage pas leur enthousiasme à l'idée que cette position soit particulièrement féconde politiquement. Surtout, elles ne donnent aucun argument qui soit convaincant.

Plus grave, la pertinence politique de l'identification bie se fait régulièrement à l'aide de métaphores avec les transidentités, l'intersexuation, le racisme, le colonialisme et le nationalisme et ça me plonge dans des océans de malaise à chaque fois. Entre perles d'horreurs, je voudrais la comparaison du lesbianisme à la police aux frontières, ou l'idée qu'être bie rend + sensible à la Palestine que d'être lesbienne. Parlons de bisexualité en soit, plutot que de faire des parallèles bancales.

Pour revenir sur les lesbiennes, j'aurais aimé une meilleure separation de ce qui relève de l'opression et de ce qui est des dynamiques internes aux mouvements LGBT+ et queers (une autre thèse, cette fois-ci implite, du livre, est de considérer que ces dynamiques internes sont une opression)

Maintenant, il y avait des moments de grâce, des idées intéressantes et bien développées, notamment sur la manière dont la bisexualité n'est pas moins monogame en soit, mais qu'elle rend explicite que le mythe de l'amour unique, monogame et seule source d'affection et de lien relationnel est justement un mythe.

Toute la partie aussi sur l'histoire de la conception de la bisexualité, dans la psychoanalyse et la biologie, et comment les erreurs du XIX et début du XXème continuent à alimenter

D'autres idées étaient seulement esquissées, comme sur les difficultés spécifiques à commencer à relationner entre femmes quand on est bies ou sur comment l'hétérosexualité obligatoire se déploit quand on est grosse donc déjà dans une forme d'échec de l'hétérosexualité. Il y avait largement la place de les développer, quand à côté il y a énormément de longueurs et de redites.

Plus que sur la pertinence de ce qui est défendu, je pense que l'immense intérêt de Bisexualités Féministes est de "poser" des thèses du militantisme bi afin de permettre d'ouvrir des discussions critiques, en se référant à des textes concrets et pérennes plutôt que des posts sur les réseaux sociaux.

Enfin, j'ai énormément apprécié la fenêtre ouverte vers les mouvements LGBTTQI+ et féministes d'Argentine, un point de vue rafraichissant qui permet de sortir de la subordination mentale aux États-Unis.
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