L’impression que le patriarcat essaie de s’approprier un univers et une artiste qui ne lui appartient pas.
J’ai eu la sensation d’être prise en otage dans une conversation qui relève plus du monologue égocentrique à base de « oui moi je connais ça et pas toi, et je pose plein de question réthorique pour montrer que je réfléchi beaucoup parce que je suis trop intelligent ». Du mansplaining dans son plus bel appareil, une (sur) explication du personnage de Lana Del Rey en oubliant de parler d’elle et en parlant beaucoup plus de Pattie Smith et Nabokov, tout en répétant 100 fois le même argument en boucle (parce que ce serait dommage de louper que oui Born to Die veut dire Né.e pour mourir et que ça relève d’une certaine nostalgie propre à la génération post 2000 qui est fataliste).
Bon j’en attendais beaucoup tout en anticipant les défauts, et je crois que le bouquin correspond à mes attentes. Des propositions très intéressantes, voire des fulgurances, qui sont trop vite expédiées, au profit d’un discours ressassé qui peine à se développer véritablement. L’auteur lui même explicite sa volonté de faire de ce défaut une force, mais je trouve que ça patauge un peu et je reste sur ma fin, surtout que le livre s’achève assez brutalement. Mark Fisher ok c’est évidemment intéressant, mais quitte à vouloir se répéter, j’aurais aimé un livre plus dense, plus assumé, moins de remplissage grandiloquent (les questions rhétoriques et les vingt mille déclarations sur le fait que Lana est la plus grande poétesse du 21e siècle je crois qu’on a compris). La lenteur et la saturation citationnelle propre à l’œuvre de Lana ne s’adapte pas très bien à la forme de l’essai, pas de cette manière je trouve, et ça vide le propos de substance. Trop d’analyses que je partage, que j’aurais aimé lire pleinement abouties. Prendre le temps, rejoindre Lana, analyser davantage en profondeur, pour cela il aurait fallu évacuer un style un peu encombrant. Un exemple qui m’a marquée sur ce qui aurait mérité d’être développé, je pense à la comparaison de la Lana Lolita des débuts à Nelly Arcan qui aurait tant mérité un chapitre entier, et on a le droit à une phrase à peine… mais bon du coup c’est peut-être pas plus mal qu’il n’ait pas été écrit, ça me donne des idées
Ok c’est ultra sadcore et ça donne envie de réécouter Lana Del Rey en boucle mais purée on a pas de droit de respirer apparemment pcq les arguments s’enchaînent et j’ai pas lu/vu/écouté la moitié des réfs pcq je suis #inculte. Et les notes en fin de livre et pas en bas de page c le pire choix de mise en page imo
I hate to give this a bad rating because my brother gave me this book for Christmas and I thought it was so sweet of him because he knows how much I love Lana. On the other hand, this felt like an English teacher over analyzing EVERYTHING. Like genuinely I don’t think Lana put that much overthinking into her songs and god I know she’s an over-thinker. This felt more like an essay than anything tbh. A very long, too long ,actually, essay.