• Deux demoiselles, aux origines sociales différentes, mais avec le même désir : se libérer des contraintes imposées aux femmes du XIXe siècle. • Une France uchronique devenue un Empire dirigé par les héritiers de Napoléon. • Un sinistre complot contre la future impératrice de France qui réunit ces deux femmes que tout oppose. Paris, 1898. L'Empereur Napoléon IV a décidé d'abdiquer en faveur de sa petite-fille, Apolline Bonaparte. Un geste envers l'émancipation des femmes ? Pas si sûr. Dans une Europe où souffle un vent de modernité, être libre reste pour elles un combat de tous les jours. Un père sauvagement attaqué dans l'horlogerie familiale, une mère disparue. Lorsque Laureanne fait face à des policiers peu concernés par cette histoire qu'ils considèrent comme une simple affaire de moeurs, elle décide de mener sa propre enquête. Sur son chemin, elle rencontre une jeune aristocrate, Agathe de Saint-Vignes, dont le frère serait mêlé à l'agression subie par ses parents. Dans un monde où bonnes manières et jeux de dupes se confondent, ces deux jeunes femmes que tout oppose vont s'entraider pour découvrir la vérité. Se rendent-elles seulement compte que leur alliance contre nature les précipite dans une sombre machination qui les dépasse ? Impossible pourtant de reculer. Elles devront, au péril de leur vie, affronter les terribles forces obscures qui s'apprêtent à faire vaciller l'Empire...
Karell Clara est une pure gosse des 80’s. Elle a un chat et exerce un métier qu’elle aime : l’illustration et le dessin animé. Ses premiers textes remontent à l’âge de treize ans. Depuis, fanfictions, challenges d’écriture entre amis, nouvelles, jeu de rôles, romans jamais finis, elle est passée par tous les stades. En ce moment elle planche sur sa saga de fantasy, mais elle a également plein d’autres projets en tête : un roman de cape et d’épée féminin, de l’urban fantasy basé sur nos légendes françaises, et plus encore.
J’ai juste adoré cette histoire qui se déroule en 1898 ! La plume est très agréable à lire.
Je me suis tout de suite accrochée aux personnages de Lauréanne et Agathe. J’avoue avoir une légère préférence pour celui de Lauréanne, déterminée à devenir ce qu’elle souhaite être malgré les avertissements de sa mère et prête à tout pour défendre ceux qu’elle aime. Agathe, elle, subit ce que sa tante prévoit pour elle et est punie quand elle essaye de se rebeller. Ensemble, elles forment un duo qui évolue petit à petit vers une forte amitié.
L’intrigue met peut être un peu de temps à démarrer mais cela permet de planter suffisamment le décor pour s’attacher aux différents protagonistes.
La fin est prévisible mais cela ne retire rien à son charme.
Trahison, amitié et retournements de situation : un roman parfait pour cet été que j’ai dévoré en un week-end !
“Croyez-moi, je connais ces sentiments lorsque personne ne prend ses ambitions au sérieux.”
L’oiseau de feu me laisse une impression un peu mitigée après ma lecture. La plume de l’autrice est très agréable, et même si l'histoire met du temps à décoller, avec une très longue exposition, on ne s’ennuie pas car elle nous décrit une ambiance immersive, aux accents steampunk, ma foi fort agréable. Je regrette en revanche les redondances un peu trop nombreuses, où les évènements sont relatés plusieurs fois, car ça –pour le coup– fait perdre du dynamisme au récit. J’ai adoré l’idée de l’uchronie, où l’empire bonapartiste a persisté, et où les personnes noires peuvent accéder aux titres de noblesse. Mais je suis resté.e sur ma faim sur cette partie de world-building. Avec ces postulats géniaux, j’aurais voulu que l’autrice m’explique les conséquences sur ce monde, en termes politiques mais aussi de sources du racisme, ainsi qu’à propos de la situation aux US. En effet, l’une des héroïnes est originaire de la Nouvelle Orléans, ET noble, et les personnages de couleur subissent régulièrememnt des injures à caractère raciste, et j’aurais vraiment aimé en savoir plus vis à vis de l’esclavage dans cette uchronie, mais aussi vis à vis des sub-cultures (l’autrice utilisant des références au ragtime par exemple). J’aurais aussi voulu qu’elle m’explique un peu plus de choses à propos du féminisme dans cet univers alors que le pays est dirigé par une femme, mais que les jeunes filles ont encore bien des difficultés à s’auto-déterminer. A propos d’empowerment au féminin, c’est justement là le cœur de l’histoire, et j’ai vraiment aimé les motivations de nos deux héroïnes. J’ai apprécié la romance FF, même si elle ne prend que peu de place, mais ce livre n’est pas une romance, il est donc logique que cela ne s’étende pas trop. L’enquête, en revanche, prend toute sa place dans la seconde moitié du livre, et en accélère le rythme. Je me suis totalement laissé.e prendre au jeu et porté.e par les péripéties des personnages, et j’ai apprécié leur évolution (plus dans le fait qu’elles ont montré leur mérite à la société que par un réel développement de leur psychologie). Ces deux héroïnes fortes, téméraires, et ne s’en laissant pas compter, bien décidées à prendre leur(s) avenir(s) en main sont réellement des personnages intéressants et positifs, en particulier dans la littérature YA.
Merci à l’autrice et aux éditions Gulfstream pour ce SP électronique via NetGalley. Je laisse cette chronique volontairement.
Une aventure trépidante portée par deux jeunes femmes de caractère dans une France 19e uchronique encore sous le règne de la famille Bonaparte !
Laureanne rêve de devenir astronome, mais ses parents ont un avenir tout différent pour elle : se marier à Nathanaël, son ami d'enfance, et reprendre leur boutique d'horlogerie. Jusqu'au jour où l'atelier est mis à sac, son père sauvagement attaqué et sa mère portée disparue.
Agathe quant à elle est une aristocrate néo-orléanaise arrivée en France avec son jumeau après le décès de leurs parents, qui étouffe dans le carcan des bonnes manières. Lorsque son frère semble être au cœur d'un vaste complot politique, sa route va croiser celle de Laureanne. Les deux femmes vont alors devoir s'allier pour découvrir la vérité et empêcher le pire de se produire...
J'ai beaucoup aimé cette aventure pleine de mystère, alternant les deux personnages jusqu'au moment du roman où elles se rencontrent enfin. Deux routes que tout oppose, même si les deux font face à une famille obsédée par la sécurité et l'avenir, au détriment des émotions et des rêves de chacune. Un monde d'hommes qui les repousse à un rôle de potiche, d'autant plus quand on n'est pas blanche. L'intrigue se déroule lentement au début, mettant en place tous les éléments de cet odieux complot, mais c'est un temps nécessaire pour aussi comprendre les personnalités de Laureanne et Agathe. Une intrigue riche pendant laquelle on ne s'ennuie pas, faisant la part belle à des héroïnes courageuses et intelligentes, pleines d'une rage contre cette société où bienséance et réputation valent tout.
3,25⭐️ - Lecture moyenne J'avoue que j'ai été un peu déçue par cette lecture qui avait énormément de potentiel, et à laquelle il ne manquait pas grand-chose pour plus me convaincre.
Selon moi, le principal souci se situe au niveau du rythme. La première partie du roman est extrêmement longue et apporte honnêtement assez peu à la suite du récit. On a une succession de scènes de vie qui, certes, apportent du contexte aux personnages mais qui sont finalement déconnectées de l'intrigue principale. J'ai honnêtement trouvé que ca traînait beaucoup trop, ce qui est dommage puisqu'au final, j'ai beaucoup aimé la seconde moitié, très rythmée et sous tension.
Les personnages sont plutôt attachants et bien caractérisés, on suit deux POV : celui d'Agathe une jeune noble et celui de Laureanne, dont les parents tiennent une horlogerie. J'aurais préféré que les deux héroïnes se rencontrent un peu plus tôt dans le récit, mais j'ai beaucoup aimé leur amitié.
L'enquête, qui est surtout dans la 2ème partie, est plutôt intéressante et a quand même réussi à me tenir en haleine, même si j'avais deviné le coupable trop tôt à mon goût.
Je n'ai pas trop ressenti l'aspect dystopique (Napoléon n'a jamais abdiqué) du roman et j'aurais aimé qu'il soit plus exploité, mais l'atmosphère était quand même réussie. Gros point positif pour la plume que j'ai trouvé jolie et facile à suivre, et pour le fait que les deux héroïnes évoluent dans une société qui accepte toutes les couleurs de peau.
En tant normal j’aurai DNF le roman, mais comme je suis en challenge je me suis forcée et la note en est victime…
Première chose : le roman n’est pas mauvais, loin de là. L’écriture est très agréable. J’ai beaucoup apprécié la plume.
Mais j’ai trouvé le roman long. Affreusement long. Un roman de 600 pages et les protagonistes se rencontrent 200 pages avant la fin ? C’est audacieux, ça peut le faire. J’ai lu plusieurs romans où c’était le cas, mais le roman arrivait à me captiver pour que je ne ressente pas ce manque.
Ici j’ai eu une grosse impression de longueurs. On est sur une uchronie mais on a la sensation que ce n’est pas forcément exploité à son maximum.
Je n’étais finalement peut-être pas le public de ce roman. On avait une enquête, mais je pensais qu’on allait pousser plus loin dans les relations.
Bref je ne sais pas. Je sais juste que j’étais à la moitié du roman et que je m’ennuyais donc la fin du livre a été davantage lu en diagonale…
La fluidité de la plume et mon premier intérêt pour les personnages n’a pas suffit pour moi..
À la base je croyais que c’était saphique. Selon les avis Goodreads ça l’était pas. Mais en fait si. Je vous explique 😎 En gros, le perso d’Agathe fréquente une artiste à un moment du récit, mais il n’y a rien entre les deux héroïnes ✨ L’intrigue casse pas trois pattes 🐾 à un canard 🦆 mais ça reste divertissant et l’enquête est rondement menée 🔎 ! J’ai bien aimé les deux protagonistes (meme si Laureanne est insupportable par moment) ainsi que certains personnages secondaires ! Le livre nous propose une réécriture de l’histoire où des personnes noires auraient des titres de noblesse sous la France napoléonienne ! Je trouvais l’idée plutôt chouette mais sur le papier, c’est assez flou 🥲 On a une vague explication du pourquoi du comment qui tient moyennement la route 🛣️ En plus de ça, certains passages m’ont saoulée : à un moment, un mec entre dans une pièce et décrit les cheveux bouclés/frisés 👩🏽🦱 de sa pote comme une « crinière » ??? Il va falloir arrêter ✋🏻 de décrire les cheveux texturés de manière péjorative MERCI 🤡 Et l’incohérence suprême : l’autrice a réussi à se gourer dans le nom d’un perso 😭 (l’empereur qui gouverne dans le livre c’est NAPOLÉON IV pas III 😭) Voili voilou ça fait du bien de lire un truc un peu moins pourri que mes précédentes lectures (vous avez pas des chroniques sur tout 😂)
3.5/5 Ça ne partait pas bien au début, malgré le potentiel de l'histoire. Uchronie à l'époque de Napoléon, des héroïnes noires, un roman sur l'émancipation des femmes, avec une enquête, ça me vendait du rêve. J'ai trouvé la partie d'exposition du livre assez longue et lente ce qui m'a donné envie de ne pas continuer ma lecture. Sauf que j'ai été curieuse. Et puis l'écriture, l'atmosphère, les personnages, les décors, tout me plaisait. J'ai tenté de poursuivre. Au final, j'ai beaucoup apprécié la deuxième partie du roman et les péripéties sur l'affaire de "l'oiseau de feu" . J'en ressors avec la sensation d'avoir lu un bon roman, original et aux qualités appréciables, mais qui ne m'a, malgré tout, pas entièrement convaincue dans son ensemble.
J'ai trouvée que le roman était un peu trop long à démarrer. La quatrième de couverture donne l'impression que les deux amies vont faire un très long chemin ensemble alors qu'elles se rencontrent seulement à la moitié du roman et s’allient ensemble plus tard. J’avais ressentie les 200 premières pages comme une très longue introduction, qui as fait que j’avais du mal à rentrer dans le roman. Ce qui était un peu dommage c'est que la fin semblait presque un peu trop rapide, c'est la où j'aurai aimée en savoir plus sur les personnages surtout après avoir été avec eux dans leurs quotidien et leur intimité pendant 200 pages, j'étais un peu triste. J'ai beaucoup aimée la seconde partie du roman ( donc à partir de quand les deux héroïnes se rencontrent enfin ) c'était satisfaisant de voir l'histoire se recouper comme ça et de les voir enfin interagir après plus de 350 pages. J’aurais aimée, que comme nous le vend la quatrième de couverture, le moment enquête entre les deux jeunes femmes soient plus présent, elles se rencontrent l'enquête déjà quasiment résolue ( chacune de leurs côté ). Tout comme le fait que "leurs alliance contre-nature" donne l’impression que leurs amitié seras questionner ou que ce passage seras plus au centre du roman mais j'étais sur ma fin, la différence se jouait surtout au début mais c'était surtout leurs propre regards qui entrait en jeu et je trouvais pas ça assez fort comme aurait pu le laisser entendre le résumé. Cela dit, la plume est très agréable à lire, et les personnages attachants, surtout du côté de Laureanne et Nathanaël. Les scènes sont très bien dépeint, que ce soit celle de suspense, d’action ou descriptives. Je pense que je suis déçue dans le sens où l'auteure elle même mettait beaucoup l'accent lors de sa présentation sur le côté enquêtes des deux jeunes filles, qui au final arrive très tard ( on se fait limite un peu spoil par le résumé vu que ça arrive tard ).
Sinon c'était quand même un bon roman, avec des héroïnes qui ne veulent pas se laisser dicter leurs voix et veulent mener leurs propres vies et suivre leurs rêves dans une la vieille France où les rêves de la femme sont ignorée ou formater.
Une agréable surprise ce titre ! Je me suis lancée dedans grâce au principe de l’uchronie, que je trouvais intéressant, mais je m’attendais à retrouver les ficelles de la romantasy, vu que c’est LE genre du moment… Et bien pas du tout ! Les protagonistes principales viennent toutes les deux de classes aisées, mais n’ont pas le même statut, tout en ayant les mêmes directives de vie. On les suit de manière alternée et, contrairement à ce que peut suggérer le résumé, elles mettent un moment avant de se faire face. C’était d’ailleurs quelque chose d’assez frustrant, mais qui donnait envie d’enchainer les chapitres afin de découvrir ce qui allait provoquer leur rencontre. L’autrice a choisi de prendre le temps de montrer que même avec des moyens financiers, l’emprise d’une société patriarcale empêche les femmes de vivre, voire de concevoir, leurs propres rêves. Une petite piqûre de rappel, concernant la fragilité des droits durement acquis par nos prédécesseuses, qui commencent à reculer dangereusement dans certains domaines…
J’ai eu une préférence pour Laureanne, qui souhaite maintenir son cap, même si cela signifie faire des choix douloureux. Elle est très entière, ruinant ses filtres assez rapidement, mais se dévoilant aux autres de manière plus facilement interprétable. J’ai eu plus de mal avec Agathe, dont j’ai eu très envie d’écraser les pieds par moment… Par contre, j’avoue que deux des personnages secondaires m’ont particulièrement touché : Wilfried, qui malgré son aspect bourru est un employé efficace ; et Nathanaël, qui fait des erreurs, mets du temps à les accepter, mais reste un bon soutien et un homme avec un bon fond, qui apprend.
Par contre, si vous vous attendez à trouver une romance, oubliez. Il est question de deux femmes qui cherchent leur place, mais qui n’ont pas besoin de l’autre pour exister. Et je pense que c’est le gros point fort du roman : on a des personnages (notamment les héroïnes) avec leurs défauts, qui ne sont pas “corrigés” par les évènements, mais dont les personnalités évoluent. Cependant, il y a un point qui personnellement m’a chagriné : j’aurais aimé en savoir plus sur la mise en place de tout ce qui a provoqué cette histoire (est-ce que je fais des ronds de jambes pour ne pas spoiler ? Absolument, regardez-moi galérer…). Comme c’est un oneshot, je sais que l’autrice n’a pas pu développer tous les aspects de son récit… Mais il y a des choses qui m’échappent, ce qui m’a donné un léger sentiment d’insatisfaction sur la fin.
Bref, il n’en reste que c’est une lecture prenante, rafraîchissante dans le paysage young-adult du moment et très actuelle malgré le contexte choisi !
Récemment, j’ai découvert que j’adorais les uchronies : ces récits qui mêlent éléments fantastiques et contexte historique revisité. C’est un genre qui me parle énormément, et qui fonctionne toujours très bien avec moi. Alors imaginez ma joie lorsque j’ai vu que la dernière parution de chez Gulfstream, L’oiseau de feu, en était une ! Et pour couronner le tout, l’intrigue se déroule au XIXe siècle, une époque que j’adore retrouver dans mes lectures. Autant dire que j’étais ravie.
Je ne vais pas vous mentir, je ne suis pas très objective sur ce point, mais j’ai tout simplement adoré l’ambiance du récit. Comme l’histoire se déroule en 1898, nous sommes en pleine époque victorienne. On y retrouve tous les codes propres à cette période : des décors gothiques, des conventions sociales rigides, des tenues élégantes, et surtout ce petit côté sombre et mystérieux qui me plaît tant. C’est d’ailleurs cette atmosphère envoûtante qui m’a immédiatement happée, car je dois bien l’admettre : l’intrigue met un peu de temps à se mettre en place (c’est, selon moi, le seul petit bémol du roman). On prend d’abord le temps de découvrir les personnages et de comprendre les rouages de l’univers avant d’entrer pleinement dans le vif du sujet. Heureusement, l’enquête qui structure le récit nous permet de garder l’esprit en éveil et d’endosser à notre tour le rôle de petit détective.
J’ai eu un vrai coup de cœur pour les deux héroïnes : Laureanne et Agathe. Elles sont très différentes l’une de l’autre, mais parfaitement complémentaires. J’ai une petite préférence pour Agathe, plus posée, réfléchie et mature. Mais Laureanne, avec sa spontanéité et sa naïveté touchante, m’a tout autant séduite. J’ai trouvé très intéressant de suivre leurs deux trajectoires en parallèle, grâce à l’alternance de points de vue, qui enrichit véritablement la lecture.
Un autre aspect que j’ai beaucoup apprécié, c’est la façon dont l’autrice représente la société : dans ce XIXe siècle réinventé, les personnes noires ou métisses ont toute leur place, sans être rejetées. J’ai trouvé cela à la fois rafraîchissant et inspirant.
Enfin, la plume de Karell Clara m’a conquise : fluide, immersive et riche, elle parvient à maintenir le suspense tout en déployant un univers original et soigné.
En bref, L’oiseau de feu est une très belle découverte que je vous recommande chaudement si vous aimez les uchronies, les ambiances victoriennes, les récits d’enquête… et les héroïnes fortes et nuancées.
Je regrette de devoir le dire, mais j'ai abandonné ma lecture au bout d'une vingtaine de pages, ce qui ne m'arrive presque jamais.
Je tiens tout de même à préciser que je lis très peu de romans "young adult" en français, même s'il s'agit de ma langue maternelle, parce que je suis souvent déçue. Il s'agit donc peut-être d'un problème plutôt lié à moi, et à un niveau d'exigence trop élevé de ma part... mais encore une fois, la déception a été au rendez-vous. J'ai voulu prendre un risque, lire un livre sur lequel personne n'avait encore donné le moindre avis, et ça n'a pas été payant pour ce coup-ci.
"Bien" écrire, ça ne signifie pas écrire avec des mots compliqués. Je pense que cela résume ce que je n'ai pas aimé avec ce livre. Si le vocabulaire est recherché et si les tournures de phrase sont alambiquées, cela ne parvient pas à cacher les trop fréquentes fautes de français ; sans exagérer, je crois en avoir repéré une toutes les deux pages. Cela donne à l'ensemble un aspect maladroit, tâtonnant.
Je reprocherais cela plus à l'éditeur qu'à l'auteure, pour être honnête. Il est normalement de sa responsabilité de s'assurer que ce genre de chose ne se produit pas. On peut être une bonne autrice sans maîtriser toutes les subtilités de la langue (l'acte d'"écrire" couvre beaucoup plus de choses que simplement aligner de beaux mots sur un morceau de papier en s'assurant qu'ils respectent les règles de la langue). Mais dans ce cas, il faut au moins faire en sorte que le texte soit relu par des gens qui savent ce qu'ils font, ce qui n'était visiblement pas le cas ici.
C'est dommage, parce que l'intrigue avait l'air originale, de même que l'uchronie dans laquelle l'histoire était située, et les personnages semblaient intéressants (et non-blancs, ce qui est toujours un plus pour moi). Et puis, le livre lui-même était un bel objet. Je suis triste de le reléguer à l'ombre d'une obscure armoire, moi qui me réjouissais de soutenir pour une fois une autrice francophone moins connue ! J'espère qu'elle trouvera un meilleur éditeur pour son prochain roman.
Si vous n'êtes pas très attachés aux innombrables règles grammaticales obscures de la langue française, tentez malgré tout votre chance, le reste avait l'air prometteur. Si comme moi, vous êtes un peu plus psychorigide, tournez-vous vers une autre lecture.
En 1898, dans un Paris Napoléonien, des complots se trament dans l’ombre
Le début du roman prend son temps à se développer afin de bien poser les bases de l’histoire ainsi que son univers. D’ailleurs, la plume de l’auteure est d’une fluidité remarquable, au point où même quand il y a quelques longueurs, la lecture reste tout de même très légère.
Ce qui m’a beaucoup plu dans ce livre, c’est le cadre historique revisité, mêlé à des complots politiques et à une représentation des classes sociales. L’auteure a très bien exploité cet univers et a apporté un peu de fraîcheur avec cette idée ! On retrouve même une petite touche de steampunk.
Tout au long de l’histoire, on alterne entre deux points de vue : celui de Laureanne et d’Agathe, deux jeunes femmes que tout oppose mais dont les chemins vont finir par se croiser. J’ai personnellement beaucoup plus accroché au point de vue de Laureanne, car c’est de son côté que se concentre l’enquête, avec davantage de dynamisme et de mystère. À l’inverse, chez Agathe, l’histoire se centre plutôt sur les frivolités de l’aristocratie, qui m’ont moins captivée. Ce sont d’ailleurs ces passages qui m’ont semblé un peu creux et où les longueurs pouvaient notamment se faire ressentir.
Globalement, ce fut une lecture sympa dans laquelle on se laisse facilement porter, bien écrite, avec un univers original, mais malheureusement je n’ai pas eu plus d’attache que ça pour les personnages ou pour l’intrigue, qui m’a d’ailleurs paru légèrement prévisible. J’avais très vite deviné qui était derrière ce complot et tirait les ficelles. Malgré ça, tout se tient et l’auteure a très bien maîtrisé son intrigue ainsi que les thèmes abordés !
Allez ma meilleure lecture française de l'année ! Imaginez une amitié rocambolesque dans une France où l'empire Bonaparte est toujours debout à la toute fin du 19e siècle ! Complot, trahison, amour impossible et amitié inattendue rythment ce roman de plus de 600 pages qu'on dévore sans regarder sa montre.
Laureanne jeune fille bourgeoise adepte d'astronomie et Agathe, aristocrate dans une prison dorée doivent s'allier pour sauver Apolline, petite fille de Napoléon IV et héritière de l'empire.
Beaucoup reprochent au roman de mettre beaucoup de temps à démarrer mais j'ai beaucoup apprécié la première moitié qui démontre une écriture et un lore solide. J'ai aussi beaucoup aimé les personnages féminins et leurs péripéties qui les font s'allier en dépit de leur classe sociale. J'ai tellement aimé cette amitié que ce qui m'empêche de mettre 5 étoiles c'est le manque de temps accordé à leur relation.
un one shot uchronique somme toute trés sympathique ! j’ai beaucoup apprécié l’univers tout comme les personnages. Quoiqu’un peu plate et étalée en longueur sur la fin elle m’a aussi tenue en haleine durant tout le récit. Les personnages d’Agathe et de Laureanne on été mes coups de coeur du roman tout comme l’univers historique. en bref un très bon bouquin je recommande !
C'était vraiment très sympa ! J'ai adoré cette ambiance d'une France uchronique à l'aube du XXème siècle ! Le combo mystère et duo improbable était bien mené et haletant ! Je dois avoué avoir bien aimé les sujets abordés en fonds par les deux personnages principaux : différences classes sociales, différences culturelles, avenir et attentes des femmes, homophobie et racisme.
J'ai vu ce livre à la bibliothèque de Rennes dans le rayon jeunesse. J'ai eu du mal a me mettre dans le livre car une partie de l'histoire de France a été réinvinté et comme je suis une passionnée d'histoire au début cela a été difficile. Mais après les 100 premières pages, j'ai commencé a accroché. C'est un bon livre jeunesse.
Que dire ? Beaucoup de choses :) Dès les premières pages, j’ai été séduite par la plume : riche sans être lourde, élégante sans paraître datée. Amatrice de littérature du XIXᵉ siècle comme celle de Jules Verne, j’ai retrouvé ici cette saveur classique mêlée à une fraîcheur moderne, ce qui donne un style très agréable à lire. Pas du tout ampoulé, mais qui colle à la période et aide à s’y projeter ! :)
Les descriptions sont particulièrement réussies et m’ont offert de vraies immersions visuelles — un bel exemple de “show, don’t tell” qui crée de si chouettes ambiances .
Certains personnages, comme Nath’ ou Agathe, bénéficient d’arcs narratifs présentant une belle évolution (Nath’ partait mal en ce qui me concerne mais il se rattrape bien 🤭) . Agathe a eu un peu plus de mal à me toucher que Laureanne, mais elle bénéficie elle aussi d’une belle évolution ! C’est aussi ce qui la différenciera, aux yeux des lecteurs, de l’autre héroïne et permettre un meilleur rythme à mon sens !
Grande amatrice de reconstitutions et de décors historiques, j’ai été comblée par la précision et le charme des lieux et tenues évoqués : le vieux Paris, l’Orient-Express, les robes à tournures… Ce fut un vrai régal pour l’imagination.
Le roman, malgré ses 600 pages, se lit avec fluidité. Le découpage en chapitres courts rend la lecture confortable et rythmée — un point essentiel pour moi qui ne peux plus me lancer dans de gros volumes d’un seul tenant suite à des problèmes de vue :)
Connaissant l’autrice via son podcast, je sais combien elle aime se challenger techniquement. Ce travail porte ses fruits : pour un premier roman, c’est une vraie prouesse, tant sur le plan narratif que stylistique. La superbe couverture, quant à elle, attire immédiatement l’œil et donne envie d’ouvrir le livre! (Je suis illustratrice de profession et aime à découvrir de jolies couvertures. Félicitation aux artistes et à la maison d’édition pour ce joli foil doré et les volutes art nouveau qui m’ont régalée !)
Pour ceux qui ont quelques réticences vis à vis de la catégorie Young adult — qui plus est présentant des thèmes tels que le bal, les jolies robes et les prétendants qui vont avec — soyez rassurés. L’autrice ne nous emmène pas du tout par là ! Pas de romance mièvre ici (même si j’aime aussi ça en temps normal, je le confesse volontiers !) 😂
L’histoire prend d’autres chemins, plus riches et moins attendus.
Certes, la rencontre et la fusion des deux héroïnes n’arrivent que dans le dernier tiers du récit, mais j’ai trouvé que leurs parcours séparés étaient suffisamment intéressants de part et d’autre pour que je ne m’ennuie jamais.
Enfin, je souhaite dire un mot sur une critique que j’ai lue et que je trouve injuste : pointer du doigt des fautes de français après seulement vingt pages, tout en laissant soi-même un commentaire qui n’est pas parfait en ce sens, me semble non seulement peu crédible, mais aussi décourageant pour une jeune autrice qui a manifestement fourni un travail de grande qualité. Pourquoi parler de vouloir encourager de jeunes auteurs si c’est pour laisser de tels commentaires qui décourageraient bien des gens ?!
En résumé : un beau voyage littéraire, porté par une plume travaillée et des personnages attachants, qui saura plaire à celles et ceux qui aiment s’immerger dans des univers soignés, loin des clichés habituels du Young Adult.
J'aurai tellement aimé que ça matche entre nous...
Nous avons ici un roman unique, deux héroïnes fortes et déterminées, un univers original et un casting diversifié. Pourtant...cela ne l'a pas fait.
Le résumé nous promet une enquête entre deux jeunes femmes de milieux opposés...ce qui n'arrive pas avant le dernier tiers du livre ! Et avec presque 600 pages, ça fait long. Pendant tout ce temps, on va découvrir et apprendre à connaître Agathe. Jeune femme de bonne famille, orpheline qui se révolte contre les carcans qui emprisonnent les femmes dans la société. On la voit évoluer et changer, apprendre. D'un autre côté, nous avons Laureanne, fille d'horlogers-bijoutiers, passionnées par les étoiles. Lorsqu'une agression survient dans la boutique familiale et que sa mère disparaît, Laureanne perd tout repère. Elle se jette à corps perdu dans cette enquête, au grand dam de son meilleur ami et de l'enquêteur en charge de l'affaire.
L'idée, un complot politique dans un climat Bonapartiste où l'idée qu'une femme prenne le pouvoir fait frémir ces messieurs, est super ! On suit des jeunes femmes qui ne s'en laisse pas compter, des jeunes femmes à la peau foncée ce qui ajoute le racisme au mépris des mâles de la société. Le complot a des plis et des replis, et l'idée est originale ! Bien que je trouve que cela pose beaucoup de questions sur l'aspect "crédibilité" du fameux Oiseau de Feu.
Mais cela met bien trop de temps à bouger. Je n'ai jamais totalement réussit à être plongée dans l'histoire malgré beaucoup d'éléments positifs. Lorsque l'enquête démarre réellement et que les deux jeunes femmes sont poussées l'une vers l'autre, cela change et on s'intéresse davantage à l'ensemble. Mais c'est très long.
Au final plein de bonnes idées, mais j'aurai du mal à le recommander car je n'ai pas tellement "aimé". Dommage, mais cela reste original et un titre à essayer.
🇫🇷J’avais tellement hâte de lire L’oiseau de feu et je n’ai pas été déçue, il y avait tout ce que j’aime : 🔥 deux héroïnes badass empreintes de rage féminine 🔥 des thèmes différents et pourtant si communs : peaux noires, cheveux texturés 🔥 un pot-pourri de culture et d’histoire tellement appréciable : contes russes, références à l’histoire napoléonienne, clin d’oeil à Sissi, culture créole et cajun de la Nouvelle-Orléans 🔥 une intrigue originale
J’ai un peu moins aimé les longueurs, j’ai trouvé que le récit aurait gagné en impact si certains passages avaient été raccourcis, mais c’est mon côté autrice en cours de réécriture qui parle. Et je savais plus ou moins rapidement qui était derrière les manettes quoique ça a été fait de manière subtile je trouve !
J’espère que je saurai vous donner envie de le découvrir aussi !
Dans les rues de Paris, le changement s'installe. Une femme est à la tête de l'empire, et ces messieurs pourront bien en penser ce qu'ils veulent, pour une fois ils n'ont pas leur mot à dire.
Mais ça ne change rien pour Laureanne, ni pour Agathe. La première souhaite étudier l'astronomie, et la seconde aimerait découvrir le monde qui l'entoure. Pourtant leur seule option se résume à ce que l'on attend de toute femme à cette époque, faire un bon mariage. Des actes de rébellion n'y changeront rien, les parents ont mainmise sur ce genre de décision.
Jusqu'à ce qu'un drame survienne, bouleversant le quotidien de ces demoiselles. Les parents de Laureanne se sont fait attaquer, et non sans raisons. Quels complots se cachent derrière cette mystérieuse agression ?
L'enquête est franchement intéressante, quoiqu'un peu trop prévisible. C'est là que l'on trouve une touche de fantasy, dans un genre steampunk, que j'ai trouvé originale et fascinante. Le rythme est bon, les actions et autres révélations s'enchaînent sans s'essouffler jusqu'au dénouement final.
J'ai beaucoup apprécié ce thème d'émancipation. La vision des femmes à cette époque était très réductrice, et il est facile de s'identifier aux protagonistes et à leur désir de liberté, ainsi qu'à leur colère de voir sa vie contrôlée par un système qui dédaigne leurs envies. Ce genre de sentiments amènent à la solidarité, et l'amitié sincère qui se développe entre les héroïnes est touchante.
C'est un roman simpliste, une belle histoire, de chouettes personnages, ça se lit tout seul. Certaines intrigues secondaires n'ont pas spécialement retenu mon attention, mais l'intrigue principale se suffit à elle-même.
À lire si l'on cherche une uchronie se déroulant à l'époque napoléonienne, rempli de mystères et qui porte de forts messages féministes.
J’ai terminé L’Oiseau de feu avec un avis assez partagé. J’ai adoré l’idée de départ : une France uchronique dirigée par les descendants de Napoléon, deux héroïnes que tout oppose, et un complot sombre qui les oblige à s’unir. Franchement, le cadre est original et l’univers très bien construit. On sent que l’autrice maîtrise son sujet.
J’ai aussi beaucoup aimé les deux personnages principaux, Laureanne et Agathe. L’une est issue d’un milieu modeste, l’autre est une aristocrate, mais elles se retrouvent à devoir s’allier. Leur relation évolue bien et c’est vraiment l’un des points forts du livre.
Mais… j’ai quand même eu du mal avec le rythme. J’ai trouvé ça un peu trop lent, surtout au début. Il m’a fallu du temps pour vraiment accrocher. Il y a pas mal de longueurs, et parfois j’avais l’impression que l’histoire n’avançait pas beaucoup. Dommage, parce que l’intrigue devient intéressante une fois lancée.
Cela dit, la plume est très belle . C’est bien écrit, très fluide, avec des descriptions soignées. L’ambiance de Paris en 1898 est vraiment bien rendue, et ça donne beaucoup de charme à l’ensemble.
Bref, une lecture sympa, mais pas un coup de cœur.