À tout juste 20 ans, alors qu’il chahute avec des amis, Fabien heurte le fond d’une piscine. Les médecins diagnostiquent une probable paralysie à vie. Dans le style poétique drôle et incisif qu’on lui connaît, Grand Corps malade relate les péripéties vécues avec ses colocataires d’infortune dans un centre de rééducation. Jonglant avec émotion et dérision, ce récit est aussi celui d’une renaissance.
Grand Corps Malade, de son vrai nom Fabien Marsaud, est en 1977, sous le soleil de la Seine-Saint-Denis. Enfant, il veut devenir prof de sport. Mais la vie lui réserve un autre destin. Armé d’une béquille et d’un stylo, il se lance dans la musique : en 2006, son premier album, Midi 20, se vend à plus de 600 000 exemplaires et l’artiste est primé deux fois aux Victoires de la musique.
Fabien Marsaud, connu sous le nom de scène de Grand Corps Malade, est un auteur et slameur français né le 31 juillet 1977 au Blanc-Mesnil en Seine-Saint-Denis. Il a mis en lumière le style musical du slam et popularisé le genre en France.
Grand Corps Malade je jedan od najpoznatijih francuskih slemera i pesnika, toliko da njegove tekstove (sa sve slengom i aktuelnim socijalnim temama) đaci analiziraju na maturskim ispitima. Njegovo umetničko ime - Visoko Bolesno Telo potiče od njegove visine (1.96m) i od nesreće koju je doživeo dve nedelje pred svoj dvadeseti rođendan: skok na glavu u nedovoljno dubok bazen i tri vratna pršljena zabijena u kičmenu moždinu su ga koštala tri meseca u komi na intenzivnoj nezi i više od godinu dana rehabilitacije zbog tetraplegije. Zanimljivo je da svoj dubok i baršunast glas duguje u dobrom delu traheotomiji.
Ova knjiga/knjižica od stotinak strana je posvećena njegovom boravku u centru za rehabilitaciju i drugarima koje je tamo stekao. Od besa, tuge i bespomoćnosti, pa sve do crnohumornih šala koje mogu samo da lansiraju oni koji su izmoreni već posle doručka, koji ne znaju da li će ikad uspeti da pomeraju opet ruke ili noge ili da jedu sami (special mention za četrdesetogodišnjeg Portugalca koga baš briga koliko će uspeti da povrati pokretljivost ostala četiri uda, ali ako i erekcije ostane lišen e to je KRAJ) i ‘tetraplegičarskog boksa’ na kolicima, kada pokušavaju da makar jednu ruku koja malo funkcioniše zamahnu jedan prema drugom a pobeđuje onaj kome triceps još nije potpuno atrofirao. Veliki broj stranica je posvećen brizi oko kontrole sfinktera (ja sam naivno mislila da će biti dosta o strahu da li će ikada moći opet da se bavi sportom, jer je pre nesreće studirao za profesora fizičkog vaspitanja) - u tim trenucima, sve postaje sekundarno, jedino je bitno da li ću opet moći da idem na šolju kao sav normalan svet ili ću biti osuđen na sondu i laksative. Različiti pogledi na situaciju, različite nesreće koje su ih dovele do centra (određen broj pokušaja samoubistva), neke ima ko da posećuje, neki ne žele da ih niko posećuje a neke ni nema ko da posećuje, sve to isprepleteno u hor onih koji žele da budu uzeti u obzir zbog svega što jesu, a ne samo zbog hendikepa.
"Je découvre les joies de l'autonomie zéro, de l'entière dépendance aux humains qui m'entourent et que je ne connaissais pas hier (...) Le couloir des traumatisés crâniens, c'est un peu l'ambiance du clip Thriller de Michael Jackson, mais dans un couloir aseptisé (...) Quand tu n'es pas autonome, tu passes plus de temps à attendre qu'à faire des choses. Un bon patient sait patienter".
4 αστεράκια όχι για τη συγγραφική δεινότητα, ούτε βέβαια για την εμπνευσμένη μυθοπλασία. Για τον απλούστατο λόγο ότι εδώ δεν υπάρχουν. Ναι για το ψυχικό σθένος να μιλήσει για αυτά που έζησε, για την πίστη, την επιμονή και την υπομονή στην αναπάντεχα σκληρή εκδοχή της ζωής μα κυρίως για τον χειμαρρώδη αυτοσαρκασμό σε μια κατάσταση όπου πιθανότατα αυτός ο τελευταίος θα εκμηδενιζόταν. Ο Φαμπιέν μέσα από τις εμπειρίες του γίνεται οικείος σου, φίλος σου που σε κερδίζει αμέσως. Το δε οδοιπορικό του μέσα από τον πόνο, τον κυνισμό, το αδιέξοδο (χωρίς ωστόσο να χάνει σε τίποτα από την προσωπικότητα και την ελαφράδα του νεαρού της ηλικίας του) και οι επίμονες προσπάθειές του για να καταλήξει στην προσωπική του νίκη, γίνεται ένα μάθημα ζωής σε όσους (μέσα σ'αυτούς κι εγώ) αποθαρρύνονται στις μικρές ή τις μεγάλες δυσκολίες.
Il y'a aussi un moyen pour mieux ressentir les souffrances des autres , c'est de les vivre .
le sujet de ce récit m'est beaucoup familier , d'abord parce que ça fait partie du domaine de mon travail , et puis parce que moi aussi j'ai vécu une période de dépendance incomplète qui a duré quelques mois suite à une fracture ..
Dans ce récit GCM ( Grand corps malade ) ou Fabien ( son vrai prénom ) nous a fait part d'une partie de sa vie , cette période de sa vie qui a marqué le quotidien d'un malade complétement dépendant avant qu'il se remette debout après avoir livré un hard combat avec l'handicap imposé par son tétraplégie ... une période qui a duré plusieurs années , et qui faisait par la suite sa grande source d'inspiration dans le domaine de l'écriture .
il nous a raconté cette expérience avec un sens de l'humour qui a rendu la lecture légère et amusante , mais beaucoup triste dans la plupart de ces passages qui te laissent submerger dans pleins d'émotions en imaginant les souffrances physiques et morales les moins supportable que ce genre de malades peuvent subir .... et personne n'est à l'abri ...
GCM était atteint d'une tétraplégie incomplète , ( avec chance de récupération de l'indépendance motrice : droit d'avoir de l'espoir ) suite à un plongeon dans une piscine pas assez remplie ... Après avoir passé quelques mois dans le service de réanimation sans pouvoir parler ni bouger ni respirer indépendamment , il était transporté dans un centre de rééducation spécialisé , là ou il a découvert un monde tout à fait différent qui a des préoccupations particulières : le monde des handicapés , Il nous a raconté ses croisades avec les autres patients handicapés , et nous a décrit l'ambiance qui reinge dans ce centre des malades souffrant de dépendances suites à une maladie qui a dû arracher leur vie, et qui espèrent à leurs tour gagner leur chance de récupérer un certain degrés d'indépendance même minime ( le fait de tenir une fourchette pour manger était pour certaine une grande réalisation ) .... Il nous a rapproché des ressentis de ces malades , leurs réaction face à la maladie et le destin qui a décidé que certains ne récupéreront plus leur indépendance , qu'ils passeront le reste de leur vie dépendants des autres ,vivant avec des douleurs quasi permanentes, et privés des mouvements corporelle les plus simple tel le fait de gratter un oeil.
Enfin , j'avoue que j'étais déçue car je m'attendais à une lecture plus profonde , en moins à la hauteur des morceaux de Slam que j'aime toujours écouter et méditer Avec la voix de son auteur GCM , tel " mental " " 4 saisons " " 6eme sens " , " je ne dors pas sur mes deux oreilles " , " j'ai pas les mots " ... Je garde ma préférence à Grand corps malade le slameur que j'ai connu grace à ces petit morceaux râpeux , qui sont beaucoup plus expresif , plus profonds que cette lecture ( patients ) qui reste quand meme une très bonne expérience d'écriture pour GCM et de lecture pour moi , qui m'a permis de mieux connaitre GCM dans son coté personnel et de mieux imaginer le monde des handicapés qui souffrent de dépendance totale .
Αχ πόσες φορές δεν ξεκίνησα τη μέρα μου γκρινιάζοντας. Για τα πάντα. για το πόσο δυσκολη ειναι η ζωή, γιατι δεν εχω λεφτά, γιατι βρέχει για χιλιάδες μικρούς ανόητους λόγους όταν κάθε μέρα δίπλα μας υπάρχουν ανθρωποι που γνωριζουν το σκληρό πρόσωπο της ζωής και κάθε μέρα αποτελεί για κείνους ένα σκληρό αγώνα για επιβίωση. Ενας ηρωικός αγώνας γεμάτος πόνο, προσπάθεια και πίστη. Το βιβλιο βρεθηκε στα χέρια μου μάλλον απο σπόντα απο λάθος στη δανειστική βιβλιοθήκη για την ακριβεια. Την ίδια μέρα το παιρνω μαζί μου σαν συντροφια στην παραλία. Οταν ξεκίνησα να διαβαζω τις πρώτες σελίδες αναφωνησα Χριστέ μου τι βιβλίο διαλεξα μεσημεριάτικα. Μέσα στη ντάλα του ήλιου με τον κόσμο δίπλα σου να τρεχει, να γελάει και να κανει τις βουτιές του η ιστορία ενός τετραπληγικού δε φάνταζε ιδανική παρέα. Ομως κατι δε με άφηνε να το σταματησω. Ο γλυκός μου Φαμπιεν μέσα σε λίγα λεπτά είχε ήδη γίνει φίλος μου και κάθε σελίδα του αγωνία μου, πόνος και συμμετοχή στον αγώνα του. Το χιουμορ του ή μαλλον καλύτερα ο αυτοσαρκασμός του,η ευαισθησία του η γραφή του ο τρόπος με τον οποιο μας εκανε να γνωρισουμε τον κόσμο των τετραπληγικών με κατέκτησε. Η μαρτυρία του, η νίκη του παραδειγμα για όλους εμάς που το βάζουμε κάτω με την πρωτη δυσκολία. Γνωριστε τον Fabien Marsaud και αποδώστε του ετσι με αυτόν τον τρόπο την τιμή να γνωρίσετε αυτον τον πολύ γενναίο ήρωα που βρίσκεται ανάμεσα μας που πάλεψε και βγήκε νικητής.
J'avais à coeur de vous parler de ce roman autobiographique car il m'a énormément touchée. Grand Corps Malade est un artiste que j'apprécie énormément. J'aime sa voix, sa plume, sa vision des choses. Lorsque j'ai su qu'il avait écrit ce livre, j'ai immédiatement eu envie de le lire. Je l'ai dévoré et j'y ai relevé de multiples passages, drôles, émouvants, édifiants.
Grand Corps Malade est un nom de scène qui fait référence à la grande taille du personnage mais aussi à ce terrible accident survenu à l'âge de vingt ans qui le laissa légèrement handicapé.
Des circonstances limites risibles mais des conséquences graves. Il plonge dans une piscine pas assez remplie, se réceptionne sur la tête et se déplace des vertèbres. Les médecins pensent qu'il ne remarchera pas. Pendant quelques temps il est tétraplégique, mais il finira par retrouver l'usage de ses membres et sa mobilité.
Dans ce court texte il revient sur cette année passée à l'hôpital, entre rééducation et soins, les rencontres qu'il y a faites, ses progrès, les humiliations vécues, aussi. Sur un ton léger il décrit ces mois de calvaire, cette expérience humaine unique et douloureuse physiquement et psychiquement. Pas de pathos, un style direct, simplement la vérité, un témoignage empli de dignité et tourné vers l'autre.
A l'image de ses chansons je retiendrai de ce livre que l'auteur est un grand Monsieur, et pas seulement par la taille.
Je connaissais mon plafond de réa dans les moindres détails, chaque tache, chaque écaille de peinture. Il y avait un néon masqué par une grande grille rectangulaire. La grille était composée de quatre cent quatre-vingt-quatre petits carrés. Je les ai comptés plusieurs fois pour être sûr. En réanimation, quand on est conscient, on a le temps de faire pas mal de trucs essentiels...
* * * Ah oui, pour tous les ringards d'entre vous qui n'ont jamais été tétraplégiques, sachez que manger seul pour un tétra est aussi facile que de voler pour un homme valide.
* * * Je découvre les joies de l'autonomie zéro, de l'entière dépendance aux humains qui m'entourent et que je ne connaissais pas hier.
* * * Tout le monde s’habitue. C'est dans la nature humaine. On s'habitue à voir l'inhabituel, on s'habitue à voir des gens souffrir, on s'habitue nous-mêmes à la souffrance. On s'habitue à être prisonniers de notre propre corps. On s'habitue, ça nous sauve.
* * * Mme Challes vient d'étrangler en moi les dernières traces de l'innocence. J'ai vingt ans et, à partir d'aujourd'hui, la vie ne sera plus jamais la même.
* * * En prison comme à l'hosto, on attend et on s'emmerde énormément. Et puis, surtout, on parle de l'avenir en utilisant les mots "sortir" et "dehors". Quand on sera "dehors", la vraie vie pourra reprendre...
J’ai adoré ce livre! J’ai aimé connaitre davantage l’univers et la vie personnelle de Grand Corps Malade, puisque j’apprécie beaucoup ses oeuvres musicales. C’est un livre qui parle d’un sujet dur et triste, mais la plume de GCM est empreinte d’humour et de résilience, donc ça se lit super bien. J’ai même ri à plusieurs reprises au cours de ma lecture!! Par contre, j’aurais aimé en savoir plus sur ses relations interpersonnelles avec sa famille et comment s’est passé son entré dans le monde du travail, mais somme toute, c’était une lecture géniale.
Grand Corps malade raconte son histoire dans un centre de rééducation après avoir heurté le fond d'une piscine. Avec son style poétique (mais simple) il décrit la vie quotidienne, les interactions avec les autres patients et des émotions, sans manquer d'ironie. Un récit d'une renaissance entre frustration et espoir et l'importance de "niquer une heure".
J'avais déjà vu le film et j'ai pu me rendre compte à quel point il était fidèle au livre. Une écriture simple, sincère qui nous permet de comprendre le chemin par lequel il est passé. J'espère que les soignants l'ont lu et le lisent avant de travailler dans une structure comme celle de Grand Corps Malade pour ne pas reproduire les maladresses et les maltraitances médicales dont il parle.
waouh. hilarant. cynique. cru. réaliste. humain. émouvant. triste. fun. grave. léger. intelligent. prose puissante, poétique et très fluide. Grands corps malade sait jongler avec les mots. il nous ouvre les portes d'un univers plutôt mal connu, celui des virées nocturnes en fauteuil roulant au travers de couloirs aseptisés, des sondes urinaires et des escarres. celui des "tétras" et des "paras". un espèce de huis clos dans ce microcosme à la fois privateur de liberté mais aussi sas de reconstruction avant une nouvelle vie. portraits tous différents de gens qui ont eu une vie avant. certains attachants, d autres moins. vannes pourries. vies gâchées. futurs pleins d'espoir ou condamnés. une certaine misère sociale. regard aussi sur un personnel médical dans l'ensemble plutôt performant, bienveillant, qui fait tout pour aller dans le sens de la progression. tout ça raconté sans donner de leçons, sans morale ou pathos, mais simplement pour expliquer au lecteur,comme un témoignage de quelqu'un qui serait parti en expédition dans un autre monde, ce qu'il se passe quand ta vie bascule et que tu dois tout réapprendre. une ode à la vie.
J'ai adoré ! Ça peut paraître bizarre d'avoir une telle réaction après avoir lu un bouquin sur le monde hospitalier et les handicapés mais ce livre est tout simplement génial ! Avant d'être un "Grand Corps Malade", il y a Fabien qui après un accident se retrouve tétraplégique. Fabien sait se montrer pédagogue pour nous expliquer ce nouveau monde qui l'entoure. Le "must" reste quand même son humour sans faille et ses potes du centre : Farid, Toussaint, Steeve et les autres. Il y a des momens où je ne pouvais m'empêcher de rire. Si vous aimez les slams de Grand Corps Malade, vous allez adorer ce livre comme "Roméo kiffe Juliette". J'avoue que je n'aurais jamais lu ce livre sans la sortie imminente du film du même nom que j'ai désormais hâte de voir.
Full review : http://goo.gl/LwxQy La lecture de ce roman est très fluide et tellement bénéfique pour les personnes aux esprits avisés. On a beau être convaincus de la fameuse expression : « ça n’arrive qu’aux autres ! », mais est-ce que c’est toujours vrai ? Est-ce que les mauvaises choses ne surgissent que dans la vie des autres ? Ce roman est une excellente réponse pour cette question. Éventuellement, un « intolérable orage » peut à tout moment frapper notre porte et basculer notre vie à tout jamais, sans même avoir l’occasion d’en prendre parfaitement conscience.
Un court récit qui retrace une année en centre de rééducation. GCM parle de ses rencontres, ses affinités avec les autres patients et le personnel soignant. Découvrir que la plupart sont des jeunes hommes de 20 ans, qui ont eu un accident de circulation ou un mauvais saut dans une piscine et qu'ils sont totalement dépendants est assez bouleversant.
Grand corps malade parle avec franchise de son année en rééducation parmi les tétras et les paraplégiques. Une visite de l'intérieur comme on en lit jamais, un récit très touchant. Il nous rappelle tous ces 'invisibles' qui vivent comme ça tous les jours de leur vie. Ils pourraient être nos frères, parents ou nous... Un petit livre qui se lit vite : l'humour et la plume de Fabien sont bien là.
Un récit du combat mené pour retrouver la marche suite à un accident causant une tétraplégie. Récit plein d'humour voire de dérision, de l'émotion et de la sincérité aussi...
"C'est jamais inintéressant de prendre une bonne claque sur ses propres idées reçues". En une phrase, tout est dit. Si l'auteur a du se prendre quelques claques, je pense que nous autres lecteurs n'avons pas été épargnés, par lui, Grand Corps Malade. J'aime assez ce qu'il fait en général, et ce livre était dans ma "PAL" depuis un bon moment, mais j'avais peur de m'exploser le moral devant une lecture difficile, limite pathos. Pas du tout ! L'écriture est fluide, enlevée, ponctuée d'explications médicales bienvenues (paraplégique/tétraplégique, j'avoue, je ne connaissais pas la différence), et réaliste. C'est un livre qui fait réfléchir, et nous remet à notre place : nous nous plaignons si souvent pour des broutilles, façon "j'ai la crève j'en peux plus". Merci pour ce beau récit.
C'est un livre qui se lit facilement, on entendrait presque Grand Corps Malade dire ses mots en face de nous. J'ai trouvé un texte franc et pourtant plein de pudeur et d'émotions, sur un milieu qui reste inconnu à la grande majorité des gens. Autant parce qu'il est malaisant de penser que ce pourrait très bien être nous dans cette situation, que parce que le handicap est souvent caché, réduit a une place de parking ou des boutons d'ascenseur en braille pour beaucoup de valides. Merci pour ce livre, et le film qui en a été tiré.
Touchant et émouvant, ce livre nous ouvre les portes d'un monde souvent méconnu, celui des personnes porteuses de handicap. L'histoire vous captive et ses pics d'humour rendent la lecture plus légère. À lire !
فابيان ��ن مغنيي Slam الذين أحبهم كثيرًا و أتابعهم جدا ، حين قرأتُ كتابه هذا كان هناك الكثير مما لم يُفصح عنه ، الكثير من الأحزان الصامتة التي لا يُمكن أن يُدمجها لا في شطر شعري و لا في نوتة موسيقية و لا بين دفتي كتابٍ تذكاري ، فحين تفقدُ القدرة على المشي ، القدرة على الحركة ، و تبدأ في تعداد مناقبِ تلك الحياة الأولى التي كانت تصلك قبل أن تصبح مشلولا تاما ، تلك الأحلام التي كنتَ تلتقي و إياها على موعد - دوما - بأمل التحقق ، تتقطر في عينيك الحياة الثانية أو فلنقل الحقيقية ، التي تُشبهك الآن ، في عجزك عن ضم يديك ، في عجزك عن شرب الماء بكفيك ، في عجزك عن أن تلامس قدماك البلاط العاري ، في عجزك أن تُغطي عورتك و أنت تسقط أرضا من بين يدي المساعدة التي تتكفل بأن تُحممك و أنت الضخم و العملاق ، أي حظ هذا و أنت أمسيتَ معاقًا و زمنك توقف في العشرين خريفًا و ليس ربيعًا ؟؟
فابيان هذا الفرنسي الجميل البحة و حتى الحرف ، أصاب ما أصاب من حرقة في القلب ، لربما لأني عايشتُ - أيضا - مخاوف العاجز عن الحركة ، حين ترى أحد أفراد العائلة غير قادر على أن يُزاول صغريات أموره كما كان ، تلك الأدمع التي تتقطر و هم يُعرونه ليغسلوا عنه خبث الجسم ، ذاك الخجل الرهيب الذي يتحول مع الزمن لجلد الذات
هنا فابيان قرَّح القلب كما يتوجب ، لكن الذي يُوجع و بضراوة كيف أنهم بفرنسا قادرون على الأخذ بالعاجز إلى آخر الطريق ، بهيكلهم الطبي و الصحي و العلاجي ، أما هنا فعقلية أن هذا قدر طغت حتى بات التسليم بأن يُترك العاجز لمصيره ، و كأن الرب ما نادى بأن هلموا إلى الأخذ بزمام النوايا و الأعمال
الشيء الذي كان قويا في الأسلوب السردي لهذا الكاتبِ و الشاعر و المغني الشاب ، هو آخر فصل في كتباته ، إذ أنه استعمل الحنين المزدوج لكل أولئك الذين غادرهم و غادروه ، صديقه ذاك الذي قيل له أنه مات بسكتة قلبية ، ليشعر أن هذا الأخير ما رحل سوى لأنه اكتفى من أن يتقلب على جرحه النازف ، بقدمين غير قادرتين على رفعه ، بجسد غير مكتمل الحياة
أشكُر الزميلة سهام التي أمدتني بهذا الكتاب ، مع أني لم أبدأ بقراءته إلا مؤخرًا لكنه يستحق
فلا يُمكن أن تخرج خاوي الوفاض عقب تكملته ، هناك شيء ما سيعلق بعنق الروح لا محالة
« Bien sûr, cette expérience aussi difficile pour moi que pour mon entourage proche m’a beaucoup appris sur moi-même, sur la fragilité de l’existence (et celle des vertèbres cervicales). Personne d’autre ne sait mieux que moi aujourd’hui qu’une catastrophe n’arrive pas qu’aux autres, que la vie distribue ses drames sans regarder qui les mérite le plus. » L’écrivain-à travers ce livre-voulait bien changer notre vision limitée et malsaine sur l’handicape. Il voulait bien qu’on se rende compte qu’avant tout un handicapé est un être humain, un être qui a du subir beaucoup de malheurs, des traumatismes aussi bien psychiques que physiques. Qu’il faut voir au-delà de son handicap, de son incapacité; une volonté, une histoire de lutte extraordinaire.
Sebastien, oops désolé j'ai voulu dire Fabien, nous mène merveilleusement dans son monde, plein de douleurs, de souffrances, de craints, d’hésitations, d’espoirs, et de joies. Un excellent bouquin.
Depuis que mon état de santé, ma maladie, fait de moi une personne en situation de handicap, j’ai découvert ce que vivent les personnes qui doivent utiliser un fauteuil roulant pour se déplacer, qui doivent se faire aider pour des petits gestes « bêtes » du quotidien comme se laver les cheveux ou préparer à manger, qui doivent subir les incompréhensions des « valides » et le regard qu’ils posent sur ces individus, mais aussi l’incroyable force qu’’ils trouvent au fond d’eux pour voir la vie comme une chance et non comme un fardeau. Je croyais sincèrement que ce que je vivais étais dur et que je pouvais vraiment me rendre compte, en vivant ce que je vis, de la dureté de ce que d’autres malades vivent. En réalité je n’en avais aucune idée ! Enfin... ce n’est pas vrai, j’avais de quoi imaginer beaucoup de choses sur leur quotidien mais je ne SAVAIS pas.
« Pour ceux qui n’ont pas l’habitude de le cotoyer, le statut d’handicape (surtout en fauteuil roulant) est tellement marquant (effrayant, derangeant) qu’il masque completement l’etre humain qui existe derriere. On peut pourtant croiser chez les personnes handicapees le meme genre de personnalites qu’ailleurs : un timide, une grande gueule, un mec sympa ou un gros con. »
J’ai vu le film Intouchables il y a quelques années et j’avais adoré ce film, touchant, drôle et divertissant mais maintenant que j’ai lu Patients, je me rend compte que je croyais en savoir beaucoup sur la paraplégie/tétraplégie alors qu’en réalité, j’étais loin de tout avoir appris en regardant ce film. Patients m’a beaucoup appris sur le quotidien des malades à l’hôpital (uniquement à l’hôpital), et on peut facilement s’imaginer le nombre de difficultés auxquelles ils devront faire face à l’extérieur, si ils ont la chance de pouvoir sortir de l’hôpital... Dans ce livre, on découvre un tas de pathologies car le personnage principal, qui se retrouve du jour au lendemain tétraplégique, se fait quelques camarades de convalescence qui sont dans la même galère (si on puit dire) même si les maux dont ils souffrent diffèrent selon chaque patient. Fabien (Grand Corps Malade) va décrire ce qu’il a vécu lors de sa longue et tumultueuse rééducation et je pourrais vous dire que c’est très lourd à lire, et en faite c’est lourd en un sens, mais en vérité je n’ai pas arrêté de rire en tournant les pages de ce livre ! Ce roman est rempli d’humour sarcastique et j’ai été très surprise de trouver ça à la fois drôle (car je n’aime pas souvent les sarcasmes) et émouvant. L’auteur se moque des situations cocasses, gênantes, dures, humiliantes et éprouvantes, dans lesquelles il a pu se retrouvé et ça permet au lecteur de découvrir la vraie dureté du quotidien des malades tout en ayant un brin de légèreté qui permet de ne pas plonger dans le glauque et le malaisant. J’ai trouvé ça PRODIGIEUX !
« Notre centre est comme un grand paquebot de croisiere […] Personne dans ce bateau ne sait vraiment quand ce voyage s’arretera et jusqu’ou il va nous mener. »
Ce livre a réellement été un énorme coup de coeur pour moi, et je suis certaine que mes « micro » expériences dans le « domaine » du handicap m’ont permis de me sentir très concernée (même si ce qu’il vit est bien bien bien loin de mon quotidien) et donc très touchée par cette histoire, cette vraie histoire. C’est ça qui rend ce livre incroyable, c’est que les personnages de ce livre on réellement existé/existent réellement et ce qu’ils ont vécu nous est raconté avec, j’en suis certaine, beaucoup de justesse de la part de l’auteur. Je suis encore bouleversée en écrivant cette chronique parce que lire les mots de Grand Corps Malade m’ont permit de réaliser que ce que je vis n’est vraiment pas grand chose à côté du calvaire que d’autres doivent subir, et donc que j’ai une chance incroyable ! Je voulais aussi vous demander de faire attention à vous, qui lisez ces mots... Prenez soin de votre corps et savourez intensément la non-douleur que vous ressentez parce que croyez-moi, quand on ne sait même plus à quoi ressemble la sensation de ne PAS avoir mal, c’est un manque profond qui nous envahit. Faites attention à ce que vous faites aussi, même si je vous INTERDIT de ne pas profiter de la vie, mais pas besoin de faire des bêtises pour vivre à fond et s'amuser, d’accord ?
« Personne d’autre ne sait mieux que moi aujourd’hui qu’une catastrophe n’arrive pas qu’aux autres, que la vie distribue ses drames sans regarder qui les merite le plus. »
Voilà, je crois que j’ai tout dit, ou presque : UN GRAND MERCI à GRAND CORPS MALADE, de son vrai nom Fabien Marsaud, pour avoir partagé un bout de son histoire, qui m’a ému et fait rire comme aucun livre avant celui-ci.
Fabien Marsaud nous raconte comment il est devenu un "Grand Corps Malade". A presque 20 ans, un tragique accident de plongeon l'envoie en réanimation puis en rééducation. C'est à cette étape que commence "Patients". Il revient sur cette période aussi difficile que motivante de sa vie. Difficile, on le comprend aisément. Motivante ? Hé bien oui, j'ai trouvé dans ses mots une forme d'espoir, de force, de courage, de lumière... je ne sais comment qualifier tant de positivité, à laquelle je ne m'attendais pas du tout en ouvrant ce livre !
Amatrice du slam de Grand Corps Malade depuis ses débuts (déjà 20 ans !), j'étais curieuse de le découvrir dans un autre registre. J'attendais beaucoup de ce texte plus long qu'un slam, moins rythmé qu'une chanson, et plus intime que ce qu'il peut écrire pour ses albums et ceux des autres. Mes attentes n'ont pas toutes été exaucées : nous sommes vraiment plus proche du témoignage à vocation de sensibilisation que de la littérature. Loin de me décevoir, cela m'a encore plus transporté vers un sujet auquel je suis attachée : le handicap moteur. J'ai beaucoup appris grâce à ce très court ouvrage - qui se lit très vite, presque d'une traite ! Tant au sujet de l'univers médical, que des démarches de rééducation ou des aspects plus psychologiques, très variés, qui jalonnent le parcours d'une personne devenue handicapée "du jour au lendemain". Pourquoi "patients", au pluriel ? Loin des clichés nombrilistes qui entourent les personnes connues, Fabien Marsaud raconte aussi, surtout, les personnes qu'il a rencontrées au centre de rééducation. Avec beaucoup d'humilité et de discrétion, il nous présente ses compagnons de galère : accidenté.e.s et personnel soignant. Il a pris beaucoup de "bonnes claques" grâce à ses échanges et à leurs silences, et il nous en fait profiter avec altruisme et humour !
Ce témoignage m'a beaucoup appris, beaucoup émue, et beaucoup étonnée ! Fabien Marsaud fait preuve d'autant d'intelligence, d'humour et d'autodérision que dans ses slams. Et j'admire Grand Corps Malade pour sa force, son courage et son optimisme communicatif ! Vraiment, je ne m'attendais pas à trouver autant de lumière dans ce texte : bravo l'artiste !