Elle se méfie des hommes, il s'égare dans des relations fondées sur des malentendus. Une aventure romantique extravagante, pleine d'humour et d'esprit. Harriet et Max se rencontrent à l'occasion d'un mariage. Elle est misanthrope, il est asocial. Ils s'entendent tout de suite et pourtant ils ne sont d'accord sur rien. De joutes verbales en discussions passionnées, ils ne voient pas l'heure tourner. Tout peut arriver. Et rien ne se passe. Dix ans plus tard, ils se croisent à nouveau. Encore blessée par son enfance tragique, Harriet dirige sa vie sans rien laisser au hasard. Idéaliste, Max rêve d'un monde meilleur. Ils ne pourraient être plus opposés. Malgré tout, ils se savent profondémment liés. Mais Harriet, défiante, met des obstacles à leur relation. Max, de son côté, affronte des difficultés professionnelles et familiales. Sauront-ils rendre les armes et s'autoriser à vivre leur histoire ? Une vision moderne de l'amour, crue et acérée mais sensible, qui s'inscrit dans la réalité sociale et politique de notre temps. Un hommage vibrant aux meilleures comédies romantiques, de Ernst Lubitsch et George Cukor à Nora Ephron et Judd Apatow.
French writer Martin Page is the author of the bestselling novel, How I Became Stupid, which won the Euroregional schools’ literature prize, an award given by Belgian, Dutch and German students. His novels have been translated in a dozen languages. He also writes for children (I am an earthquake, Conversation with a chocolate cake…). He is a recipient of the Akademie Schloss Solitude Fellowship. He lives in Paris.
Une belle découverte. Des personnages à côté qui m'ont particulièrement parlée. Une écriture fluide qui donne l'impression d'aller de soi. Il faut détester Harriet tout en la comprenant. Il faut aimer Max tout en ayant envie de le secouer. Cet romance là n'en a que le nom. C'est d'abord l'histoire d'une rencontre, un seisme silencieux dans deux vies qui ne cherchaient pas particulièrement à être bouleversées. Si l'amour est là, c'est pour nous parler des contradictions du monde dans lequel nous vivons.
Une histoire assez douce qui se lit bien. Pas mal de paragraphes inspirants et qui poussent à la réflexion sur la société. Les étapes du parcours des personnages sont un peu clichées toutefois.
Ce roman est selon moi l'antithèse de la romance classique : pas de fleurs bleues, pas de déclarations enflammées, pas de petits mots d'amour. Pourtant, dans ce roman, c'est l'histoire de 2 personnages paumés, une rencontre déterminante pour Harriett et Max. Ils sont à un point de leur vie où ils ne croient plus en l'amour. Ils sont comme spectateurs de la vie des autres, sans vouloir en prendre part.
Ils se rencontrent à un mariage, ce qui en soit est un bon départ de film romantique. En réalité, il n'en est rien puisqu'Harriet en a gros sur la patate, c'est le moins qu'on puisse dire : elle s'ennuie à ce mariage, elle a une vision du mariage et de la vie en générale très négative et s'épanche sur ce pauvre Max, qui lui aussi, se demande ce qu'il fait là. Et comme dans une romance qui démarre bien, ils s'engagent plus ou moins à se revoir d'ici quelques années si leur situation personnelle n'a pas évolué. Les années passent et leur promesse semble oubliée, jusqu'à ce qu'ils se recroisent.
On est clairement dans du « Je t'aime, moi non plus ». Les 2 personnages sont totalement opposés dans leur caractère, dans leur vision de la vie et des relations amoureuses. Harriett ne fait que parler pour cracher sur la vie en général : rien ne va, rien ne la satisfait. Pourtant, elle cherche à travailler sur elle-même et essaie de se retenir d'être elle-même, pour ne pas braquer son entourage, et surtout pas Max. Max fait aussi des efforts et semble prendre la franchise d'Harriett avec humour. Ce qu'ils pensent l'un de l'autre, c'est ambigu en réalité. Ils cherchent tous les 2 à se protéger, pour ne pas souffrir. Ils doutent aussi de ce qu'ils ressentent, et cherchent à nier leur sentiment.
Ce roman est relativement court : ça se lit bien, mais le personnage d'Harriett m'est complètement antipathique. Je passe sur les détails mais sa trahison envers Max m'est juste inconcevable et impardonnable. Je n'imagine pas un instant qu'on se remette d'une chose pareille. Et puis, la scène chez le gynécologue aussi m'a exaspérée.
Je ressors de cette lecture étonnée : c'est clairement un roman qui sort des sentiers battus. Malheureusement, je n'y ai pas trouvé mon compte.
Voici un roman qui m’a laissé un avis en demi-teinte. Cette romance est bien différente de celle que nous avons l’habitude de rencontrer dans les romances modernes. En effet ici pas de romantisme, de sentiments à l’eau de rose ou de mots doux. Nos deux personnages sont atypiques, avec quelques problématiques d'attachements. Des êtres qui ont été malmenés par la vie et tentent d’avancer avec leur fêlures, leurs interrogations, leurs doutes mais aussi leur certitudes. L'un est pragmatique alors que l’autre est disons plus idéaliste.
On assiste ainsi à des moments totalement inattendus ponctués d’humour. Bien loin des normes socio-culturelles auxquelles nous sommes habituées. Et c’est bien là le but du roman: interroger, pousser hors des sentiers battus, je dirais même bousculer les adeptes de “la normalité” que nous sommes. En cela le pari est réussi, il y a même quelque chose de poétique dans cette histoire. Les réflexions entourant la codification des interactions sociales sont intéressantes et percutantes.
Cependant, l’une des conséquences à cela est la difficulté à s'attacher aux personnages, en tout cas pour mon cas. En effet Harriet fait un choix à mon sens beaucoup trop immoral qui me l’a rendu presque antipathique. Il y a un paradoxe qui se crée entre le message du livre et ce qui est fait par ce protagoniste. A cela s’ajoute que leur particularité rend difficile l’identification.
Un roman qui porte donc de vrais messages et qu’il ne faut à mon sens pas lire si la volonté du moment est d’être dépaysé, rêver à travers des mots.