« Si nous vivions en 1913, nous aurions déjà enterré bien des amis. Si nous vivions en 1913, nous serions surpris de voir autant de militaires. Si nous vivions en 1913, nous serions paysans, maréchaux-ferrants, couturières ou bourgeois, peut-être même rentiers. Si nous vivions en 1913, nous travaillerions beaucoup. Si nous vivions en 1913, nous serions fiers d’être une République. »
A travers une série de chroniques originales et passionnantes qui réveillent le passé dans tout ce qu’il a de plus quotidien, Antoine Prost nous dresse un portrait de la société française en 1913 tel qu’on ne l’apprend pas dans les manuels scolaires. Une façon d’entrer dans la grande Histoire par une petite porte. Un livre qui nous en dit long sur cette « Belle Epoque », si lointaine, comme exotique, ce monde d’avant auquel mit fin la Grande Guerre. (Éditeur)
Né en 1933 à Lons-le Saunier (Jura), Antoine Prost affiche une formation classique : khâgne au lycée du Parc (Lyon), puis Ecole normale supérieure (Paris) suivi d’une agrégation d’histoire. Professeur au lycée Pothier (Orléans) puis assistant, maître-assistant à la Sorbonne il exerce ensuite à l’Université d’Orléans (1969-1979) et à Paris-1 (1979-1998). Historien spécialiste de la société française au 20è siècle, il scrute les groupes sociaux, les institutions et les mentalités. De même il est spécialiste des questions d’éducation, collaborant à la définition des politiques d’éducation depuis 1964. Directeur du Centre de recherches sur l’histoire des mouvements sociaux et du syndicalisme (Centre d’histoire sociale du 20è siècle), il est aussi Président de l’association Le Mouvement social et de l’association des amis du Maitron. Ses chroniques radio « Si nous vivions en 1913 » ont été diffusées dans la Matinale de France Inter, au cours de l'été 2013.
Distinctions : Commandeur de l’Ordre national du Mérite – Commandeur de la Légion d’honneur – Commandeur des Palmes académiques
j'aurais bien aimé que les chapitres soient un peu plus poussés mais au moins ça a le mérite d'être concis et de ne pas être un épanchement de détails inutiles