Douglas Quail rêve depuis toujours d'aller sur Mars, mais la planète rouge est réservée aux agents du gouvernement et aux personnalités haut placées. Il lui reste toutefois la possibilité de s'acheter des souvenirs. Et pourquoi pas celui d'être allé en visite sur Mars ? Ce ne serait pas la réalité, certes. mais qui sait ? Après Blade Runner, le chef-d'ouvre de Ridley Scott, les textes de Philip K. Dick ont inspiré de nombreux films : Planète hurlante, Impostor, Minority Report, Paycheck, A Scanner Darkly, L'Agence. Vous retrouverez dans ce recueil quelques-unes des nouvelles à l'origine de ces longs métrages, ainsi que « Souvenirs à vendre » (“We Can Remember it for You Wholesale”) adapté une première fois en 1990 puis de nouveau en 2012, sous le titre Total Recall.
Contient : • « Rapport minoritaire » = « Minority Report » • « Un jeu guerrier » • « Ce que disent les morts » • « Ah, être un Gélate… » • « Souvenirs à vendre » = « Total Recall » • « La Foi de nos pères » • « La Fourmi électrique » • « Nouveau Modèle » • « L'Imposteur »
Philip Kindred Dick was a prolific American science fiction author whose work has had a lasting impact on literature, cinema, and popular culture. Known for his imaginative narratives and profound philosophical themes, Dick explored the nature of reality, the boundaries of human identity, and the impact of technology and authoritarianism on society. His stories often blurred the line between the real and the artificial, challenging readers to question their perceptions and beliefs. Raised in California, Dick began writing professionally in the early 1950s, publishing short stories in various science fiction magazines. He quickly developed a distinctive voice within the genre, marked by a fusion of science fiction concepts with deep existential and psychological inquiry. Over his career, he authored 44 novels and more than 100 short stories, many of which have become classics in the field. Recurring themes in Dick's work include alternate realities, simulations, corporate and government control, mental illness, and the nature of consciousness. His protagonists are frequently everyday individuals—often paranoid, uncertain, or troubled—caught in surreal and often dangerous circumstances that force them to question their environment and themselves. Works such as Ubik, The Three Stigmata of Palmer Eldritch, and A Scanner Darkly reflect his fascination with perception and altered states of consciousness, often drawing from his own experiences with mental health struggles and drug use. One of Dick’s most influential novels is Do Androids Dream of Electric Sheep?, which served as the basis for Ridley Scott’s iconic film Blade Runner. The novel deals with the distinction between humans and artificial beings and asks profound questions about empathy, identity, and what it means to be alive. Other adaptations of his work include Total Recall, Minority Report, A Scanner Darkly, and The Man in the High Castle, each reflecting key elements of his storytelling—uncertain realities, oppressive systems, and the search for truth. These adaptations have introduced his complex ideas to audiences well beyond the traditional readership of science fiction. In the 1970s, Dick underwent a series of visionary and mystical experiences that had a significant influence on his later writings. He described receiving profound knowledge from an external, possibly divine, source and documented these events extensively in what became known as The Exegesis, a massive and often fragmented journal. These experiences inspired his later novels, most notably the VALIS trilogy, which mixes autobiography, theology, and metaphysics in a narrative that defies conventional structure and genre boundaries. Throughout his life, Dick faced financial instability, health issues, and periods of personal turmoil, yet he remained a dedicated and relentless writer. Despite limited commercial success during his lifetime, his reputation grew steadily, and he came to be regarded as one of the most original voices in speculative fiction. His work has been celebrated for its ability to fuse philosophical depth with gripping storytelling and has influenced not only science fiction writers but also philosophers, filmmakers, and futurists. Dick’s legacy continues to thrive in both literary and cinematic spheres. The themes he explored remain urgently relevant in the modern world, particularly as technology increasingly intersects with human identity and governance. The Philip K. Dick Award, named in his honor, is presented annually to distinguished works of science fiction published in paperback original form in the United States. His writings have also inspired television series, academic studies, and countless homages across media. Through his vivid imagination and unflinching inquiry into the nature of existence, Philip K. Dick redefined what science fiction could achieve. His work continues to challenge and inspire, offering timeless insights into the human condition a
Un recueil de nouvelles de K. Dick, pour la plupart très fortes et intéressantes. Cet auteur est un classique, ce n'est pas un hasard, et ses nouvelles ont en plus l'avantage d'être suffisamment courtes pour éviter l'aspect contemplatif et onirique (mais parfois un peu longuet) de ses œuvres plus longues.
Bien que certaines de ces nouvelles se trainent en longueur, j'étais admirative de la vision que Philip K. Dick a du futur. Pour lui, les problèmes de société tels que le racisme, la cupidité ou la guerre feront toujours partie intégrante de l'humanité... et malheureusement, ces problèmes signeront la fin de l'Homme.
- "Rapport minoritaire" propose une réalité utopique et en démontre les failles. On a une fin heureuse et on est content parce qu'on se dit "chouette" mais ce n'est que le début du recueil. - "Un jeu guerrier" est une réflexion sur les jeux-vidéos et soulève des problèmes extrêmement contemporains alors que cette nouvelle a été publiée en 1959 ! - "Ce que disent les morts" est certainement ma préférée, alternant le grand frisson et le grand doute. - "Ah, être un Gélate" est une sorte d'histoire d'amour à sens unique, empreint d'une sacrée dose de racisme/xénophobie, dont la fin est tout à fait dérangeante. - "Souvenirs à vendre" (Total Recall) est la nouvelle la moins pessimiste, avec une fin ouverte qui a inspiré le film. - "La foi de nos pères" parle du communisme poussé à l'extrême. - "La fourmi électrique" vous fait réfléchir sur le sens de la réalité, de la votre, celle des autres et celle qui est vraiment. - "Nouveau modèle" (Planète Hurlante) est épique : une grande guerre de science fiction, des robots qui présentent les défauts de l'Homme... - "L'imposteur" est plus léger mais est en quelque sorte en continuité avec "Nouveau modèle" et même "La fourmi électrique" avec la même base de robot humanoïde.
Les nouvelles s'enchainent très bien et ça m'a donné envie de lire d'autres ouvrages du même auteur !
Ce recueil de nouvelles a été réédité sous le nom : Total Recall et autres récits.
9 courtes nouvelles de Philip K. Dick, où il développe quelques idées clefs souvent intéressantes. D’habitude, je n’affectionne pas trop les nouvelles, mais c’est un format qui convient bien à l’auteur. Une première entrée idéale dans son univers, pour les lecteurs qui ne le connaissent pas.
Rapport Minoritaire (The Minority Report qui a inspiré le film Minority Report) : un questionnement sur la paranoïa, mais aussi sur le destin : si on le connaît, ne fait-on pas ce qu’il faut pour le changer ? Et est-ce qu’une société a le droit de se prémunir de la criminalité en enfermant des personnes n’ayant pas encore commis de crime ? De la science-fiction à l’époque de l’écriture de la nouvelle, un sujet d’actualité aujourd’hui.
Comparaison avec le film : les protagonistes sont différents, et à première vue l’histoire est semblable, sauf la fin du film qui est un happy end de Hollywood (alors qu’il n’y a jamais de happy end chez Philip K Dick). Mais surtout, dans la nouvelle la raison de la désignation du héros comme futur criminel est plus complexe que dans le film. Et les précogs sont des humains sélectionnés enfants qui avaient un QI faible, mais des pouvoirs psy, et « élevés » pour développer à l’extrême ce don au mépris de leur développement psychique et physique, alors qu’Hollywood a préféré choisir de belles jeunes femmes. Bref, Spielberg a quand même beaucoup ripoliné l’histoire !
Un Jeu Guerrier (Captive Market) : une courte variation sur la guerre psychologique, avec en toile de fond une critique du capitalisme comme on le trouve ailleurs chez l’auteur. Le retournement final est savoureux !
Ce que disent les morts (What the Dead Men Say) : on y découvre un élément repris plus tard dans « Ubik » : les humains ne meurent pas tout à fait s’ils sont congelés à temps, et ils leur restent quelques heures de « semi-vie » à étaler dans le temps, pendant lesquelles les proches peuvent communiquer avec leurs « morts ». En réalité, une société qui refuse la mort. Il est intéressant de voir comment l’auteur a traité différemment cette idée ici, en explorant des réflexions sur le pouvoir, l’influence, la contrainte ou la manipulation. Il met aussi en scène une ancienne droguée devenue mystique, et parfois on se demande si l’auteur ne nous parle pas de lui-même.
Ah, être un Galate (Oh, to Be a Blobel !) : un homme qui a été transformé pour infiltrer les Galates, sortes de grosses masses gélatineuses, ne peut retrouver toute une journée forme humaine. On pourrait croire cette courte nouvelle potache, si ce n’est le fond désabusé et l’impression d’un destin inexorable.
Souvenir à vendre (We Can Remember it for You Wholesale qui a inspiré le film Total Recall) : un des thèmes majeurs de l’auteur, la réalité que nous voyons est-elle la vraie réalité ? La fin est différente de la version hollywoodienne, et je trouve celle de l’auteur beaucoup plus intéressante, grâce à un beau retournement final !
Comparaison avec le film : le début de l’histoire est le même, puis Hollywood a pas mal brodé la suite, pour nous offrir là aussi une fin très happy end. Dans la nouvelle, le héros reste sur Terre et l’histoire est plus courte, mais la chute finale proposée par Philip K. Dick est très bonne (et pas happy end). Bref, le film de Verhoeven est là encore un affadissement de la nouvelle.
La foi de nos pères (Faith of our Fathers) : une uchronie qui rappelle par certains aspects « le maître du Haut Château », mais aussi l’univers de « 1984 » qui a dû ici inspirer l’auteur. Nouvelle très intéressante sur le totalitarisme et sur la perception de la réalité (encore) sauf… la fin qui semble être un mauvais trip hallucinatoire et mystique.
La fourmi électrique (The Electric Ant) : après un accident, un homme découvre qu’il n’était qu’un robot. Encore une nouvelle sur la réalité, qui me paraissait décevante, car la méthode du protagoniste pour s’interroger sur sa perception de la réalité et sa modification me semblait un artifice de scénario. Jusqu’à ce qu’arrive la conclusion, qui est digne d’intérêt.
Nouveau Modèle (Second Variety qui a inspiré le film Planète Hurlante) : dans une ambiance de fin du monde, les humains ont développé des armes… qui tuent indistinctement les humains.
Comparaison avec le film : au contraire du film, l’action se passe sur Terre, et quelques protagonistes sont différents. Malgré tout, on a la même ambiance, une histoire et une fin similaire dans l’état d’esprit. Donc je trouve que c’est une bonne adaptation.
L’imposteur (Impostor) : lors d’une guerre avec une autre race, un chercheur est poursuivi, car on pense qu’il a été remplacé par un robot porteur d’une bombe. Comment prouver qu’il est humain ?
In a P K Dick story you never know on which side you are: reality/illusion, life/death, android/human, true memories/implanted memories etc. . Maybe in the end you find out, but that's not guaranteed either. The stories unfold on the edge of these opposite concepts so if you are deeply curious about them you will surely have a wonderful ride.
Les nouvelles sont de qualités variables. Certaines comme Total Recall et Minority Report sont excellentes, d'autres sont un peu plus décevantes avec des fins qui manquent de sens à mon goût.
Ce livre est un recueil de nouvelles de l'auteur Philip K. Dick. J'ai une relation amour-haine avec cet auteur. Habituellement, j'adore ses histoires en format nouvelles et c'est le cas avec Minority Report. Souvent ses nouvelles sont plus facile à lire et à digérer que ses romans. C'est un livre que je recommanderais à tous ceux qui veulent s'initier au type d'écriture de cet écrivain.
J'ai moyennement apprécié ces nouvelles. Sur 9 nouvelles, j'ai beaucoup apprécié 2 d'entre elles et les autres étaient plutôt moyennes. Peut-être était-ce une erreur de ma part de ne lire que ce recueil ? Avec les nouvelles il est possible d'en lire une, lire autre chose, revenir aux histoires... Mais lire tout d'un coup n'est pas une bonne idée car K.Dick suit très souvent le même schéma.
I'd read this collection of PK Dick stories before in the American version, the version I'm rereading is this edition, the FRENCH one from Gallimard - so nice to see so many fluent French readers on GoodReads.