Enquête trouble sur la plaque tournante des mafias mondiales (la suite...) Après avoir démantelé la filiale québécoise de Body Store dans La Chair disparue , l'Institut poursuit son travail d'enquête et tente d'éradiquer les autres filières de trafic d'organes de par le monde.
Pendant ce temps, le Consortium avance dans son projet d'unification des principaux groupes mafieux de la planète. Pour y parvenir, le directeur du Consortium, Leonidas Fogg, mise sur l'implantation au Québec d'une gigantesque machine de blanchiment d'argent en prenant le contrôle de la Caisse de dépôt et de diverses firmes de gestion.
Le plan est machiavélique, les moyens extrêmement varié chantage, corruption, menace, meurtre... Toujours à l'affût de la moindre information, les membres de l'Institut réussissent lentement à faire les recoupements nécessaires pour comprendre que le Consortium tente une nouvelle opération au Québec.
Pour aider F, Blunt et Hurt, de nouvelles recrues seront mises à contribution, comme Chamane, un jeune hacker de génie, mais aussi l'excentrique inspecteur-chef Théberge, aux prises avec une série de meurtres à Montréal qui ne sont pas sans le laisser perplexe, certains semblant avoir été commis par un vampire !
Mais ce que les membres de l'Institut ne savent pas, c'est que le Consortium vise aussi un autre objectif avec cette implantation : l'élimination complète de l'Institut.
Il a enseigné la philosophie plusieurs années au cégep Lévis-Lauzon. Il siège également sur plusieurs comités de retraite et de placement.
Écrivain aux horizons multiples, le thriller est pour lui un moyen d'intégrer de façon créative l'étonnante diversité de ses centres d'intérêt : mondialisation des mafias et de l'économie, histoire de l'art, gestion financière, zen, guerres informatiques, chamanisme, évolution des médias, progrès scientifiques, troubles de la personnalité, stratégies géopolitiques...
Depuis L'homme trafiqué jusqu'au Bien des autres, c'est un véritable univers qui se met en place. Dans l'ensemble de ses romans, sous le couvert d'intrigues complexes et troublantes, on retrouve un même regard ironique, une même interrogation sur les enjeux fondamentaux qui agitent notre société.
Ce deuxième tome de L'argent du monde est très bon. Avec tous les problèmes économiques qui ont lieu à travers la planète, on peut dire que ce roman est d'actualité. C'est l'histoire du Consortium, un groupe d'individus malhonnêtes, qui veut prendre le contrôle de l'économie mondiale. Ce groupe devra faire face à l'Institut, un regroupement qui tente de maintenir l'ordre sur la planète.
Comme je l'ai écrit plus tôt, ce que j'ai aimé de ce roman c'est qu'il est vraiment d'actualité ces temps-ci, surtout au Québec où l'on entend sans cesse des histoires de corruption depuis un an. L'auteur prend son temps et fait évoluer lentement son histoire. Par moment, c'en est achalant car on se dit que l'auteur aurait pu couper au moins 200 pages de petits détails inutiles ou redondants. Un autre petit détail qui m'achale c'est l'importance trop grande du Québec dans l'histoire. Dans le livre, la province est une plaque tournante dans les plans du Consortium pour contrôler l'économie mondiale.
Malgré tout, on a droit à un bonne histoire, un bon thriller digne des Tom Clancy de ce monde.