Un appel au cœur de la nuit. Des gyrophares qui tournoient dans l'obscurité. Une vieille bâtisse à l'abandon. Quand la commandant Virginie Sevran arrive sur les lieux, les techniciens de l'identité judiciaire sont déjà à l'œuvre à l'intérieur. Ils font face à l'insoutenable. À la noirceur de l'âme humaine. Au cadavre d'une gamine dissimulé derrière une cloison que le nouveau propriétaire tentait d'abattre.
Là, au milieu de la campagne francilienne, le silence est oppressant. L'angoisse monte. Et, bientôt, les murs confient deux autres corps aux policiers. Deux autres enfants... Rapidement, la sidération laisse place à une enquête éprouvante. Certainement la plus sordide de toutes celles auxquelles la commandant et son binôme, Pierre Biolet, ont été confrontés durant leurs carrières.
Que s'est-il réellement passé dans la maison des Mesnuls, aussitôt rebaptisée " la maison de l'horreur " par les médias ? La question est sur toutes les lèvres. Une seule certitude, personne ne ressortira indemne de cette affaire...
Un bon thriller. En détruisant le mur de sa maison, Pio découvre un corps une jeune fille a été emmurée. L’enquête commence dans cette maison que les journaux appelleront la maison de l’horreur. Le narrateur change à chaque chapitre et cela m’a un peu déroutée j’avais dû mal à tenter dans l’enquête mais c’est un excellent roman policier si vous cherchez une lecture sans prise de tête un bon polar pour se vider l’esprit ce livre est pour vous.
Pio Achenza est l’heureux propriétaire d’une nouvelle maison. Sa femme lui a peu forcé la main pour l’acheter… elle lui force aussi la main pour la rénover, le soir, après le boulot afin que la petite famille très à l’étroit dans son appartement puisse rapidement investir les lieux. En abattant une cloison, il fait une macabre découverte : le corps d’un enfant. Virginie Sevran et son collègue Biolet prennent l’enquête en main. Ils découvrent deux autres corps dans la maison de l’horreur, deux autres enfants dont on a voulu se débarrasser. Ces trois petits corps, une fille et deux garçons n’ont qu’une seule chaussure au pied droit, « ces gamins avaient entre 11 et 15 ans, à déterminer (…) Les corps des garçons sont momifiés, celui de la jeune fille par contre est partiellement squelettisé. » De quelques mois à plusieurs années, personne n’a signalé leur disparition. Madeleine Duflot, l’ancienne propriétaire est décédée. L’enquête révélera qu’elle et son mari étaient famille d’accueil pour la DDASS. La médiatisation de cette affaire délie quelques langues qui se sont trop longtemps tues et fait sortir de l’anonymat ceux qui espéraient rester cacher.
Dans son premier roman « Des poignards dans des sourires », Cécile Cabanac avait réduit les femmes au statut de carpettes. Plus on leur marchait dessus, plus elles disparaissaient. Dans « La petite ritournelle de l’horreur », c’est tout l’inverse : ce sont les femmes qui mènent la danse. D’abord la femme de Pio, un modèle de gratitude, d’amour et d’empathie. (Non, je blague) Puis Madeleine, l’ancienne propriétaire si soucieuse de porter assistance à des enfants démunis. (Non, je blague toujours) Enfin, Sevran celle par qui la vérité arrive, femme forte, mère accomplie. Trois portraits de femme qui portent la culotte, chacune dans son genre.
Aujourd’hui 27 janvier 2022, à l’heure où est sorti le livre de Victor Castanet « Les fossoyeurs » décortiquant le quotidien des résidents des EHPAD, peut-être faudrait-il aussi se pencher davantage sur le fonctionnement des services sociaux et des familles d’accueil… C’est l’une des thématiques phares du roman. Placer et oublier. Faire diminuer la pile de dossiers. Contrôler si peu… Et ignorer les parents en mal d’enfants qui cherchent à adopter. Notre système de prise de charge d’accueil des plus défavorisés est clairement à revoir. En ce sens, difficile de ne pas être touchés par le sort de ces gamins victimes des aberrations d’un système qui tient à peine debout. Journaliste de formation, Cécile Cabanac revient donc sur ses terres d’investigatrice, elle qui a travaillé durant 4 ans sur l’émission « Faites entrer l’accusé ». De la même manière, elle développe avec force la fascination que nous avons pour les faits divers. Une fascination malsaine qui oblige à être branché 24h/24 sur des chaînes de télé en quête de scoops, du plus petit indice collecté par les forces de l’ordre, aux plus grosses fake news, répétées et répétées encore jusqu’à l’écœurement. Pourtant, il y a une recherche de réhabilitation du métier de journaliste dans « La petite ritournelle de l’horreur » par l’intermédiaire d’un duo : la journaliste Louise de Courbevoie et l’enquêteur Dombard qui en s’alliant permettent de faire avancer l’enquête à grands pas.
Pour ce roman centré sur l’enfance, l’auteur a choisi un schéma narratif qui donne du rythme : l’alternance des voix, sans doute l’une des mécaniques qui me sied le plus. Ainsi, chacune apporte sa pierre à l’édifice et par ricochet au nôtre. La place d’honneur est donnée à Virginie Sevran, elle-même mère, dont le bras droit va devenir père. Enfance et maternité sont au cœur du roman. Les émotions vécues par ce duo ne peuvent être séparées de celles de l’enquête, tout est imbriqué, tout fusionne dans un tourbillon flirtant entre l’empathie, la répulsion et le réconfort de savoir que le soir, après une journée harassante, il est possible de rentrer retrouver les siens, d’oublier pour quelques heures des horreurs qui les touchent de trop près. Enfin, et c’est ce que j’apprécie énormément chez les auteurs de la « nouvelle génération du noir », c’est l’audace dans les choix. Cécile Cabanac n’en manque pas. Elle n’hésite pas à faire des choix douloureux, à malmener ses personnages, à prendre des directions éprouvantes. Un courage de conteuse qui peut faire défaut aux plus grands. « La petite ritournelle de l’horreur », un titre bien trouvé qui évoque l’enfance douce, les chants fredonnés, mais verse rapidement dans une ambiance sombre et oppressante. De quoi faire frémir en ces nuits d’hiver…
FINIR CE LIVRE EN LARMES ? JE NE M'Y ATTENDAIS PAS 😭 J'AI VRAIMENT BEAUCOUP AIMÉ CE POLAR, BIEN QUE LE SUJET SOIT ATROCE. J'AI ADORÉ QU'ON AIT DIFFÉRENTS POINTS DE VUE, ÇA APPORTAIT BEAUCOUP DE CONTRASTE ET BEAUCOUP DE RÉVÉLATIONS. ÊTRE À LA FOIS DANS LA TÊTE DES VICTIMES, DES ENQUÊTEURS, DU TUEUR C'ÉTAIT HORRIBLE, MAIS EN MÊME TEMPS TELLEMENT INTÉRESSANT ! BREF, J'AI ADORÉ ET JE FINIS QUAND MÊME LE COEUR EN MIETTES... 🥺
10 ème livre de l'année et ce fut une très bonne lecture ! Je doute m'habituer un jour aux atrocités que je lis sur ces pauvres bambins mais en tout cas ce roman fut une très belle découverte ! J'ai beaucoup aimé la plume de Cécile Cabanac et son histoire était très réaliste ( d'ailleurs j'ai eu un petit pincement au cœur en pensant au quotidien de certaines familles comme décrites dans le livre). L'enquête était super complète et très intéressante à lire on ne s'ennuyait pas et il n'y avait pas de moments de latence ! Et rien que l'affaire criminelle était super, tout avait une explication logique et qui correspondait très bien avec les personnages et l'intrigue en général ! La fin m'a honnêtement surprise je ne m'attendais pas forcément à ça même si j'avais des doutes l'autrice à quand même su nous surprendre jusqu'au bout ( Biolet reste un traumatisme impardonnable) et c'est au final très agréable de se faire surprendre comme ça sans passer du tout au tout mais avec juste quelques petits éléments ! J'ai beaucoup accroché à ce thriller et je vous le recommande vivement si vous avez le cœur bien accroché !
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"Derrière les murs se cache le plus sombres des secrets..."
Au début de ma lecture, j'ai eu du mal à bien tout comprendre car il y a beaucoup de points de vues différents. Pourtant, après plusieurs chapitres, j'y ai vu plus clair et en un mot: une pépite 🤩
L'histoire est incroyable, certains personnages très attachants et une fin à laquelle je ne m'attendais pas 🤭
I read the book—it wasn’t terrible, but it definitely didn’t need to be 400 pages. The story could’ve been told in 200, maybe 250. Nothing really stood out, no major events or twists. At most, I’d give it 2 stars.
Résumé : Pio Achenza vient d'acheter une grande et vieille demeure pour sa famille qui commence à être à l'étroit dans leur appartement ; tous les soirs après sa journée de travail, il se tue à la tâche afin de la rénover. Ce soir, il faut abattre une cloison ! Mais ce qu'il découvre est horrible : le corps d'une enfant y était emmuré. La police arrive rapidement sur place et vont y découvrir deux autres petits corps. Qui sont ces enfants ? Comment sont-ils arrivés là ? La maison de l'horreur a bien des secrets à révéler...
Mon avis : Je crois, sans mentir, que ce livre était celui qui me tentait le plus depuis sa sortie. Le titre énigmatique, la couverture, le synopsis... Dès que je l'ai eu entre les mains, je m'y suis plongée, repoussant toutes mes autres lectures à venir. Et je l'ai dévoré. Un vrai coup de cœur ! J'ai tout aimé dedans : le sujet de l'intrigue et sa complexité, traitant de la maltraitance infantile et des services sociaux qui malheureusement, n'assurent pas toujours leur rôle de protection. On découvre l'histoire à travers des regards différents : témoin, victimes, coupables. Les personnages sont très contrastés : notre binôme de flics et véritables amis Virginie et Pierre, sont très humains malgré toutes les horreurs qu'ils ont vu dans leur carrière, et on ressent leur dépassement face à cette affaire. Et la noirceur profonde de certains autres, dont l'âme est pourrie jusqu'à la moelle, et qui m'ont fait éprouver tant d'émotions. Principalement de la colère et de la haine, je dois l'avouer. L'ambiance est malsaine, incompréhensible de méchanceté et de sadisme. Comment peut-on encore considérer certains comme des être humains ? Comment peut-on être si peu empathique, surtout envers des enfants ? Révoltant, abject. Mais malheureusement, réel, même en dehors de nos thrillers.
Deux ans sont passés... Pour cette nouvelle intrigue, qui sera la plus "noire" des trois, l'autrice a fait preuve d'une imagination passionnante. En effet, le serial killer et la maison de l'horreur sont des thèmes plutôt récurrents du thriller, mais au fur et à mesure de l'évolution de l'histoire, Cécile Cabanac va nous entraîner dans des chemins plutôt inattendus. Je n'ai vraiment pas vu arriver certains rebondissements.
L'autrice approfondit le caractère de certains policiers de l'équipe. Même si elle privilégie l'enquête, ses fausses pistes, ses méandres, ses moments de tension et de frustration, j'ai aussi beaucoup apprécié la psychologie de certaines "victimes"... Si cette intrigue est tragique et plus que sombre, elle est aussi très émouvante, ce qui fait sa grande force et sa profondeur.
Hop hop hop, on ne chôme pas ! Chacun attrape une masse et on casse les cloisons de cette vieille maison que l’on retape. Si l’on veut en faire un palais, va falloir s’y mettre ! D’autant que si vous êtes adeptes des travaux de rénovation, vous savez qu’il faut compter sur les impondérables. Et dans « La petite ritournelle de l’horreur », ces impondérables se matérialisent par des cadavres momifiés découvert dans les cloisons. Chantier à l’arrêt, techniciens de l’identité judiciaire envahissant les lieux, on pourrait peut-être en profiter pour pendre la crémaillère, non ?
« Sous l’effet des flashs des appareils photo de l’IJ, la cloison semblait s’animer. Sevran était incapable de prononcer le moindre mot. Biolet manifesta instantanément sa sidération. Devant eux, dans le trou, un squelette. Debout. Sans doute celui d’une adolescente de 13, peut-être 14 ans.��»
Virginie Sevran, commandant de police et ses équipiers, Pierre Biolet et Marc Dombard, sont chargés de l’enquête. Les anciens propriétaires de cette maison étaient famille d’accueil pour l’Aide Sociale à l’Enfance et sont décédés. Pour les nouveaux propriétaires, c’est un coup dur. Car Pio et Maria sont un peu à l’étroit dans leur logement actuel, avec leurs trois enfants et bientôt un quatrième. Ils envisageaient d’emménager rapidement dans cette maison et d’en faire un joli cocon….
Il faut savoir que ce roman est le troisième mettant en scène les enquêteurs, mais pas de soucis, si, comme moi, vous n’avez pas lu les précédents, cela ne gâchera rien. La construction de l’intrigue se fait sous différents protagonistes, imposant un rythme implacable. Le sujet traité n’est pas facile, Cécile dépeint les familles d’accueil, les enfants placés, les parents qui ne jouent pas leur rôle, les maltraitances, les manquements des assistantes sociales. C’est la face la plus sombre du système qui est mise en lumière, lorsque tout dérape et échappe à tout contrôle. Cécile ne fait pas dans la dentelle, « La petite ritournelle de l’horreur » est un roman noir, très sombre, donnant la part belle à la folie et à la violence. Sujet brûlant qui touche le cœur du lecteur. Et celui de notre équipe. Virginie est maman, et Biolet sur le point d’être futur papa. Une brigade résolument humaine, qui tente de faire abstraction de ce travail parfois immonde et de profiter de chaque moment en famille.
D’autant que des affaires comme celle dépeinte dans ce roman ont déjà fait l’actualité. C’est un thriller, certes, mais cela arrive dans la vraie vie, et c’est cela qui fait vraiment froid dans le dos. Comment être sûr que les familles d’accueil sont compétentes et aimantes ? Comment savoir ce qu’il se passe une fois la porte du logement close ? Les agents de l’état sont-ils suffisamment nombreux et formés pour détecter les éventuelles déviances ? « La petite ritournelle de l’horreur » pousse au questionnement. Et cela rend la lecture oppressante, le lecteur devenant paranoïaque et suspicieux.
Les personnages sont assez bien décrits, on s’y attache facilement. On cerne certains rapidement, d’autre moins facilement. Plusieurs sont des victimes, d’autres des monstres. Chacun a un parcours émotionnel qui lui est propre, qui déchire le lecteur. Les traumatismes de l’enfance, notamment vis-à-vis de la violence, des abus sexuels, ou encore des négligences, peuvent influencer les agissements et les comportements de l’adulte. Comment se construire une personnalité « normale » lorsqu’on a connu le pire ?
La plume de Cécile est fluide, agréable, efficace. Le seul reproche que je lui ferai, ce sont les incohérences et les contradictions qui parsèment le récit, aussi bien dans les procédures que dans les agissements de certains personnages. Je ne vais pas dire que cela a gâché ma lecture, mais j’avoue que j’en ai été chagrinée. Attention, cela ne m’a pas empêchée de passer de belles heures de lecture, mais il m’a manqué ce petit plus qui fait la différence. Je serai au rendez-vous du prochain roman de Cécile, histoire d’affiner mon opinion sur cette plume que je découvre.
Une lecture qui ne laisse pas indifférent, qui bouleverse. Il faut quand même avoir le cœur bien accroché, la lecture étant toujours difficile lorsque ça touche des enfants !
« Son cœur cognait au fond de sa poitrine, prêt à s’en échapper. Mais ce spectacle ne réveillait pas sa mémoire pour autant. Comme si un lourd couvercle s’était posé sur elle, empêchant les souvenirs de remonter à la surface hormis quelques bribes insignifiantes. Face à cette amnésie, c’était son corps qui parlait. Il était secoué de tremblements. L’angoisse était bien réelle. Que lui était-il donc arrivé dans ce putain de clapier ? »
Fermez les yeux et imaginez… Vous êtes depuis peu propriétaire d’une bien jolie bâtisse, peuplée de votre charmante famille, et vous décidez de mener par vous-même quelques menus travaux d’agrandissement. Or lorsque vous parvenez à briser un des murs concernés, celui-ci révèle non seulement une odeur nauséabonde, mais surtout, un squelette d’enfant. Inutile je crois, de tenter de décrire l’horreur et la stupéfaction tétanisante qu’a ressenties Pio, ce papa alors concentré sur ses coups de masse, dans l’idée d’offrir une chambre accueillante pour son nouveau bébé à venir.
Espérons que la cellule psychologique mise en place par les équipes entourant la commandante Virginie Sevran, parviendra à sauver les esprits meurtris de cette famille… Quant à Sevran, c’est une affaire bien éprouvante et des plus troublantes à laquelle elle va devoir faire face cette fois-ci.
Cécile Cabanac traite parfaitement, avec beaucoup de sensibilité, le poids que représente les traumatismes. Surtout ceux subis et provenants de l’enfance. Les conséquences à court, moyen et long terme peuvent être de toute évidence désastreux.
L’enquête est d’autant plus douloureuse que la commandante Sevran est une mère de deux enfants, et qu’une bonne partie de son équipe est également parent. Les esprits sont lourds, sous le choc, et l’atmosphère suffocante. L’horreur de ce début d’investigation n’augure absolument rien de bon. Cette ambiance si austère, si pesante, l’auteure la retranscrit comme si nous y étions. On partage le choc, l’émotion, la terreur à l’idée d’être confronté à une situation similaire. Cela paraît tellement dingue, invraisemblable, trop. Beaucoup trop.
Qui est capable de tuer des enfants et de les emmurer ? Qui est suffisamment ignominieux pour agir de la sorte ? Qui, à part le Diable en personne ?
Les services de l’Aide à l’Enfance et ceux censés protéger et prendre soin des personnes âgées devraient être des lieux de paix, de repos de l’âme, pour ces personnes souvent blessées par la vie. Mais la réalité est bien loin d’être aussi prometteuse. Les instituts dans lesquels ces pauvres individus délaissés entrent parfois, sont des endroits empruntés à l’Enfer.
Les passages relatant les sévices infantiles sont particulièrement pénibles et douloureux à lire. Et pourtant, tout le monde devrait se pencher plus avant sur ce fléau qu’endurent beaucoup trop d’enfants. Il faut savoir se confronter à l’horreur de la vérité pour tenter d’agir et de faire réagir. Cécile Cabanac ne cesse de transmettre des messages d’alerte à travers son intrigue et la lourdeur épuisante de l’enquête de sa commandante Sevran.
Il s’agit-là de bien plus qu’un simple thriller ou polar noir, c’est un appel à l’aide, une prise de conscience à transmettre à tous.
Les chapitres sont intelligemment construits, l’intrigue et le dénouement excellents ! On est choqué, frustré, en colère, stressé, parfois soulagé, parfois meurtris, mais toutes ces émotions dites négatives en valent la peine. La fin est savamment réussie.
J'ai énormément vu passer ce livre sur Insta, des chroniques toutes plus positives les unes que les autres, que je l'ai acheté en faisant aveuglément confiance et sans lire le résumé. Je ressortais de ma lecture plutôt enjouée et quelques jours plus tard, je me rends compte que c'est plutôt mitigé 🤔
Pio Achenza vient d'acquérir une maison à un très bon prix. Alors qu'il effectue quelques travaux de rénovation, il découvre des corps derrière certains murs. Des corps d'enfants... Dès lors, la commandant Virginie Sevran et son équipe vont tenter de trouver l'identité du meurtrier sans savoir qu'ils se sont engagés dans une spirale infernale... 😨
Ce livre m'a plutôt fait bonne impression. La plume plutôt fluide et précise de l'auteure nous embarque sans mal dans cette descente aux enfers. Ce que j'ai aimé d'emblée, c'est le fait d'être confrontée à plusieurs points de vue, aux pensées, aux sentiments des différents personnages. J'ai eu cette impression de « lire en 3D » (comprendra qui pourra 😅) sans pour autant avoir tous les éléments pour élucider ou comprendre l'affaire. Selon moi, l'auteure a été originale dans une chose que j'avais rarement lue dans d'autres thrillers : la description des sentiments des personnages. Ce n'était pas factuel comme ce que j'ai déjà pu lire. Ça n'a pas manqué de profondeur non plus et les personnages n'en sont que d'autant mieux travaillés. Mention spéciale à Damien Couard que j'ai trouvé terriblement touchant et intéressant 😉
C'est un tome 3 mais à aucun moment je ne me suis sentie perdue. Les copines me l'avaient promis, la lecture a été très agréable de ce côté là. En plus de la fluidité, c'est l'intrigue captivante que j'aimerais souligner. On se demande depuis quand ces enfants sont là, comment y sont-ils arrivés, qui a pu leur faire ça ? Les enquêteurs remontent un fil qui semble si ténu que c'en est déroutant. Le tout dans une ambiance bien glauque 🥶
L'auteure aborde ensuite les violences faites aux enfants, les maltraitances, les sévices... Ces enfants qui sont malheureusement mal tombés dans une famille déjà bancale, ces enfants qui ne connaîtront ni stabilité, ni amour, ni affection de la part de ceux censés les protéger. On pourrait croire que c'est exagéré, surtout en France, et pourtant je sais que non. Peut-être est-ce là le pourquoi je n'ai pas mieux accroché 🤔 Parce que ce sujet, dès lors qu'on parle d'enfants, ne me transcende pas. Et je crois bien que quand je réalise que c'est tiré de faits réels, je me détache de ma lecture. C'est un ressenti tout à fait personnel et qui n'enlève en rien la qualité de ce 3e tome 😌
Le 2e point négatif que je soulèverais c'est qu'à la fin, je n'ai pas eu toutes mes réponses et je me suis sentie un peu frustrée. Sur ma faim 😬 Il y a, selon moi, un personnage essentiel qui a manqué de mise en avant et dont j'aurais voulu connaître plus en détails ses pensées et sentiments.
Pour conclure, j'ai trouvé cette découverte de l'auteure de bon augure et je lirai les deux précédents avec plaisir ! 😍
3* : Le point positif de ce roman est son suspense. Je l'ai lu avec le club de lecture de l'école et on lisait environ une centaine de pages par semaine. Plus on lit, plus on se questionne sur l'identité du coupable. Par contre, ce suspense finit par un peu taper sur les nerfs, à mon avis, car l'absence de suspect est quand même frustrante pour les lecteurs. Rendu à plus du trois quart du roman, les policiers n'ont même pas de suspect tangible dans leur ligne de mire. Ça déboule vers la fin, mais ça reste un peu usant.
Les chapitres suivent différents personnages avec plus ou moins d'importance dans l'histoire. Ainsi, on a le point de vue d'Émilie, la mère d'une des victimes, mais à part pour constater sa vie ratée et son mal être, son point de vue reste inutile et ne fait pas avancer l'enquête. On a une mère en détresse et dans une pauvreté sociale, délaissée par le système et jugée par tous ceux qui l'entourent, la police y compris. C'est triste.
J'ai trouvé que les personnages étaient peu attachants. Le seul dont je m'inquiétais était la chienne Cheyenne. D'ailleurs aucune explication ne nous est donnée à son sujet. Ça m'a gossé.
Est-ce le meilleur récit policier que j'ai lu? Non, vraiment pas. Mais j'ai aimé en discuter avec les élèves du club de lecture afin de formuler des hypothèses et de comprendre les liens entre les personnages. Sinon, j'ai trouvé ça très moyen.
Ce thriller terriblement dur parle de souffrance et d’enfance brisée. C'est haletant avec un excellent suspense. Ça ébranle Cette histoire est tout simplement bouleversante.
Résumé: Derrière les murs se cachent les plus sombres des secrets...
Un appel au cœur de la nuit. Des gyrophares qui tournoient dans l'obscurité. Une vieille bâtisse à l'abandon. Quand la commandant Virginie Sevran arrive sur les lieux, les techniciens de l'identité judiciaire sont déjà à l'œuvre à l'intérieur. Ils font face à l'insoutenable. À la noirceur de l'âme humaine. Au cadavre d'une gamine dissimulé derrière une cloison que le nouveau propriétaire tentait d'abattre. Là, au milieu de la campagne francilienne, le silence est oppressant. L'angoisse monte. Et, bientôt, les murs confient deux autres corps aux policiers. Deux autres enfants... Rapidement, la sidération laisse place à une enquête éprouvante. Certainement la plus sordide de toutes celles auxquelles la commandant et son binôme, Pierre Biolet, ont été confrontés durant leurs carrières. Une seule certitude, personne ne ressortira indemne de cette affaire...
Un roman noir époustouflant, terrifiant, bouleversant.
Cette enquête nous plonge au cœur d’un service d’aide à l’enfance défaillant, où des enfants, jetés en pâture, subissent des horreurs innommables, tant psychologiques que physiques.
💔Un système brisé, des enfants sacrifiés.
L’auteure dénonce aussi les failles des services d’aide aux personnes âgées, laissant place aux abus de faiblesse et aux dérives.
L’écriture est immersive, suffocante. J’ai lu ce livre en apnée, happée par une intrigue complexe et magistralement ficelée. Le dénouement est explosif.
Aux côtés de Servan et son équipe, j’ai ressenti la peur, le dégoût, l’impuissance. Comme ces enfants. Comme ces flics. Je n’en ressors pas indemne.
💥 Énorme coup de coeur 💥
⚠️Âmes sensibles, s’abstenir. 🏚️La maison de l’horreur a beaucoup de secrets à livrer…mieux vaut voir le coeur bien accroché.
Un bel ouvrage pour son histoire fictive comme pour le message éminemment critique et social qui en est sous-jacent. On ne peut s'empêcher de frémir face à l'horreur qui nous est exposée mais également de fulminer face à un criminel qui s'échappera par la mort et ne pourra se voir imputer la totalité de ses crimes. Le seul bémol de ce livre est la mort d'un des protagonistes qui dans une volonté de montrer qu'ils ne sont pas protégés...tombe hélas un peu à plat... ne servent pas de véritable objectif autre que celui de montrer qu'ils peuvent mourir. Certes le personnage était développé afin qu'on s'y attache et le voir mourrir pince le cœur mais la manière dont cela survient et dont on passe très vite à autre chose ternit un peu le tableau.
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c’est un roman que j’ai globalement aimé, avec une bonne réflexion sur le travail des services sociaux et sur leurs fonctionnements. Le roman permet de se poser des questions et de se révolter sur certains sujets, comme celui des enfants placés. J’ai apprécié l’enquête, qui est bien menée, ainsi que les personnages secondaires. J’ai aimé aussi la ténacité et le caractère de Sevran. Néanmoins, j’ai été déçue par la fin, un peu facile et qui n’apporte pas toutes les réponses. C’est un roman qui se lit bien, je vous le conseille donc, et je vais lire d’autres romans de l’autrice pour pouvoir comparer avec celui-là et remonter les autres enquêtes de Sevran.
Ce livre est super intéressant. Il nous tient en haleine jusqu'au dernières pages, et même si on pense avoir découvert rapidement le meurtrier, il y a toujours des éléments auxquels on ne s'attendait pas qui nous donne envie de lire le livre jusqu'au bout. Cette histoire, aussi horrible que saisissante, met en lumière les défauts des services sociaux et des services pour les personnes âgées, évoquant à quel point il est important d'améliorer ces services pour le bien être de la population.
Bref, j'ai adoré cette histoire, elle était glauque mais je ne pouvais pas m'arrêter de la lire. Je devais tout lire jusqu'à la fin.
2.5/5 Se lit très bien, j'ai beaucoup apprécié les différents pov portés par de courts chapitres. Ils s'enchaînent de manière fluide, sans répétition. Le livre reste globalement assez long et aurait gagné à être plus condensé pour éviter de trop longues phases où il ne se passe pas grand chose. L'histoire est intéressante et soulève des problèmes pertinents et tout à fait scandaleux. Par contre, je n'ai pas du tout accroché au personnage du "méchant". Je ne le trouve tout simplement pas intéressant. Trop cliché. Sans profondeur.
pas mauvais mais pas exceptionnel non plus, c’est probablement le fait de trop avoir lu ce genre de livres qui m’a rendue assez insensible à la façon dont celui-ci était tourné. autrement, c’est assez classique comme déroulement mais ça se tient et on a envie de connaître le fin mot, ce qui est assez peu le cas et laisse sur sa faim. la grande surprise qui fait « plaisir » c’est le fait d’oser faire disparaître l’un des personnages principaux dans les dernières pages.
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Un abandon... Désolé de le dire et de l'écrire. L'histoire est très intéressante, stressante... Mais je n'ai absolument pas accroché au style d'écriture de l'autrice... Rare quand j'abandonne un livre mais je n'y arrivais pas. Peut-être n'était-ce pas le bon moment... A retenter plus tard.
Excellent thriller. L'histoire ne laisse aucun repis au lecteur qui découvre petit a petit les horreurs commises dans une petite maison de la région parisienne. C'est le 2e roman que je lis de cette autrice (apres "le chaos dans nos veines "), je continuerai a découvrir ses autres romans
Pas mal. Le rythme est bon, c est assez difficile à lâcher. Le récit pluriel fonctionne bien. Mais les personnages sont un peu plats, et je trouve la fin moyenne.