« On raconte que le bonheur c'est le génie de l'enfance retrouvé à volonté. Pour moi, l'enfance est un territoire perdu et sauvage jalonné çà et là de fiévreuses expériences. J’ai vécu cette époque de ma vie comme une très longue agression. Dans l’incompréhension absolue du droit des adultes à disposer de nos corps et de notre temps. Très vite, j’ai vu les femmes se taire derrière leurs cris. Les secrets, les silences. Très vite, j’ai compris les règles du jeu. La puissance qu’il fallait enfouir. Le regard des hommes. Longtemps je n’ai rien pu en faire. À part espérer grandir le plus vite possible, quitte à en payer le prix fort. »Marie Chiabrero Dans ce récit d'apprentissage aux accents de révolte, Marie Chiabrero raconte son histoire, celle d'une jeune fille qui a grandi dans les années 2000. Des premiers émois de la cour de maternelle à l’entrée inquiète au collège, elle traque chaque sensation, chaque expérience qui la rapproche un peu plus de ce qu’elle perçoit être la liberté ultime : devenir grande et voler de ses propres ailes. L’année de ses treize ans, tout bascule lorsque Marie découvre qu’elle est enceinte… Il faut alors avorter, seule à l’hôpital, en secret de tous, à commencer de ses parents. Car quelque chose de plus se joue dans sa relation avec sa mère : des non-dits qui dévorent et un passé qui ne passe pas. Reste l’écriture pour exprimer l’innommable, conjurer la violence et interroger cette cicatrice invisible que se transmettent les femmes à travers les générations. Avec Tout contre elles, Marie Chiabrero signe un premier texte bouleversant sur la jeunesse, l’IVG et le corps des femmes.
Une très belle histoire de femmes, entre drames et récits de jeunesse. Deux temporalités assez différentes qui se peinent à se retrouver mais toutes les deux bien construites. On suit d’un côté les femmes de la famille deux l’autrice et de l’autre son histoire à elle, et plus particulièrement son avortement à l’âge de 13 ans. Le récit est vraiment très poignant c’est impressionnant. On y reconnaît un peu “La taille de nos seins” de Agnès Jaoui et Moi Christiane F (à moindre mesure). Vraiment très bien écrit, une plume hyper légère et poétique, qui peut-être s’estompe un peu à la fin (a l’approche de faits glaçants, pas besoin de mots savants pour décrire la détresse ?) mais on garde quand même une vraie qualité littéraire.
Bref c’est très validé!!
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Marie Chiabrero explore les questions de filiation, de maternité, de non dits intra familiaux - revenant d’abord sur l’histoire des femmes de sa famille avant de se pencher sur un tournant dans sa vie de femme - l’avortement qu’elle subit à l’âge de 13 ans.
Bien que j’ai préféré la première partie du roman à la seconde, je ressors vraiment conquise par cette lecture et la beauté de la plume de l’autrice ✨
difficile d'entrer dans ce récit très socialement ancré malgré le thème universel. une écriture très simple et une histoire complexe, générationnelle, puissante, mais qui ne m'a pas touchée puisque j'en suis très loin. ça reste l'adolescence traumatisée et le rapport à la mère.
Un livre qui parle des liens qui nous unissent et des conflits intérieurs qu’on se transmets de dame à dame de génération en génération. Le récit est d’une intimité et d’une simplicité qui m’ont vraiment bousculé.