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Léocadia et l'enfant bleu

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48 pages, Hardcover

Published June 6, 2025

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Displaying 1 - 3 of 3 reviews
Profile Image for Tachan.
2,689 reviews29 followers
June 6, 2025
Il y a quelques années, Little Urban avait initié une très jolie collection grand format de contes, d’histoires un peu hors du temps, malheureusement j’avais l’impression qu’elle avait un peu tournée court. C’était avant cette lecture, toujours signée Carole Trébor comme autrefois !

Dans ce texte clairement inspiré de la pièce de Jean Anouilh : Léocadia, nous retrouvons un royaume où le Roi et sa fille ont subi une terrible perte, ce qui les a poussés à se refermer sur eux-mêmes pour se protéger, entraînant tout le royaume à faire de même. Tout ? Non, une vieille couturière aveugle pour qui la liberté est la base de tout décide de se rebeller à sa manière afin de remettre des couleurs dans leur vie. Un combat qui l’emmènera encore plus loin.

Au début, j’étais un peu sceptique face au trait très naïf des dessins de Pierre-Emmanuel Lyet, je le reconnais. Mais comme dans Ranking of Kings, l’histoire est tellement extraordinaire qu’elle permet de dépasser cela, mieux encore, la naïveté des dessins confère une force rare au propos universel qui va venir nous frapper en plein coeur. Quant aux couleurs, elles m’ont de suite happée et réchauffé le coeur.

Le texte, lui, peut-être parce qu’il s’inspire d’une pièce d’Anouilh, où pour consoler son neveu d’un terrible chagrin d’amour, une duchesse essaie de reconstituer au mieux les circonstances de la rencontre de celui-ci avec la femme qu’il aimait en engageant une modiste pour jouer son rôle. Je l’ai trouvé particulièrement poétique. Carole Trébor, très régulièrement écrit des passages en vers libres rimés conférent une puissance folle à ce qu’elle écrit et une allure de magie bienveillante à ce que se joue.

L’alliance des deux, beaux mots et dessins enchanteurs, crée une lecture douce et pénétrante qui prend aux tripes. J’ai d’abord été touchée par l’histoire de ce deuil si cruel pour le Roi et sa fille, et les conséquences terribles sur leur royaume en lui érigeant des barrières à tous les niveaux. L’opposition de cette incommensurable tristesse avec la force de vie et d’action de cette couturière anonyme reconnue de tous pour son talent, mais surtout pour sa bienveillance et son grand coeur, était émouvant. J’ai aimé la voir tenter de contourner le problème et de réinsuffler de la joie à cette fillette si triste. Son idée était lumineuse.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, nous avions déjà une fort belle histoire, mais les auteurs ont décidé de nous gâter avec un second conte dans le conte qui poursuit et enrichit encore l’histoire venant appuyer sur une autre qualité de notre mamie couturière : sa générosité. Venant à recueillir un enfant bleu d’un peuple interdit dans le royaume, elle fera tout pour le sauver quand il sera arrêté. Un grand classique de la fantasy d’inspiration médiévale comme ici mais de si belles valeurs défendues, des alliances si émouvantes et des actions si finement mises en scène dans les choix graphiques de Pierre-Emmanuel que je n’ai pu qu’être conquise par cette nouvelle histoire.

Renouant avec la tradition des beaux contes universels qui se transmettent d’une génération à l’autre, Léocadia fut vraiment une lecture émouvante et riche, où la beauté de la plume s’associe à un dessin plein de significations aussi bien dans ses traits que ses couleurs, pour asséner un message fort autour de l’importance de la liberté, du deuil, de la bienveillance et du bien-être. C’était vraiment très beau et en prime avec de jolies références artistiques entre Anouilh dans le texte et Kandinsky dans les dessins.

Article complet : https://lesblablasdetachan.wordpress....
Profile Image for Mana traverse les Pages.
466 reviews7 followers
June 7, 2025
Léocadia, la meilleure couturière du royaume, vieillie. Et malheureusement, l’âge dérobe les couleurs à ses iris. Un jour, elle rencontre un enfant. Différent, rejeté. Pourtant, il rallume la lumière dans les yeux de la vieille femme. Alors, en échange de sa vision, elle décide de braver l’interdit et de le cacher chez elle.

Ce récit, à travers les ressorts du conte, démontre l’impact de la bonté, mais également, celle de la peur de l’inconnu et donc de l’autre. De manière poétique, il aborde le sujet difficile de l’immigration, ses risques et ses espoirs… Et délivre un message qu’il est important de retransmettre aux enfants qui sont influencés par ce qu’ils entendent : le cœur ne voit pas les couleurs.

C’est un ouvrage qui me parait présentable dès 3 ans, notamment pour ses pages colorées, même si tous les enfants de cet âge là ne comprendront pas forcément le message. Avec des plus grands, il permettra de parler de différences, du racisme et de la cruauté qu’elle provoque chez certains.

Niveau objet-livre, il faut savoir que c’est un très grand album (environ 29 × 36 cm), ce qui peut être contraignant niveau place dans une petite bibliothèque, mais qui permet par contre de bien profiter des planches qui le composent. Ces dernières sont très colorées, ce qui joue avec le texte et donne un sentiment de vibrance qui plaira grandement aux plus jeunes. Niveau style graphique, l’illustrateur propose une esthétique traditionnelle, avec un coup de crayon marqué, qui m’évoque l’usage du pastel.

Bref, c’est un beau titre, déchirant par moment, et que je serais ravie de sortir de mes étagères pour le faire découvrir aux enfants qui m’entourent !
Profile Image for Dianna.
72 reviews3 followers
June 12, 2025
c’était tellement touchant !! messages de bienveillance, de partage, d’amour, de courage, de pardon
Displaying 1 - 3 of 3 reviews

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