Fanny a 17 ans. Elle fuit vers l’Allemagne, sans un regard en arrière. Seul l’avenir compte. L’avenir avec Maïa, sa meilleure amie, son âme-sœur. Au cœur du Jura, dans le village paisible et idyllique de Malmaison-le-lac, les habitants sont en état de choc. La famille Parrisot a disparu. Le capitaine de gendarmerie Bruno Albertini se rend dans la bâtisse isolée désormais vide, dont les premiers indices laissent à penser qu’un massacre s’est déroulé en ces lieux et que le contenu du coffre-fort a été dérobé. Et tout semble indiquer que Fanny Parrisot serait la clé de cette nuit sanglante. Né en 1981 à Pontarlier, Nicolas Leclerc a quitté les montagnes du Haut-Doubs pour étudier l'audiovisuel et le cinéma. Il travaille aujourd'hui pour la télévision. S’inspirant d’un fait divers, l’auteur nous livre avec ce quatrième roman un thriller implacable.
J’ai lu ce livre comme on regarde un film, ni plus, ni moins. Le fait que Nicolas Leclerc ait fait des études dans l’audiovisuel et le cinéma, et qu’il travaille pour la télévision, y est certainement pour quelque chose.
Dès les premières pages, j’ai eu l’impression de regarder un épisode de « Crime à… ». Bon, pour certaines et certains, ce n’est peut-être pas un gage de qualité, je vous le concède. Ceci dit, il faut savoir que j’ai des goûts très éclectiques : je peux tambouriner en écoutant de la musique classique, chanter en yaourt en écoutant une chanson des années 70, fredonner à tue-tête les plus grands tubes de JJG (qui ?) ou bien chantonner La Javanaise, ou encore me trémousser sur une chanson de Zazie & Cie. Je ne sais même plus pourquoi je vous raconte ça, d’ailleurs ? Je vous parlais de feuilletons et bam ! j’ai fait une embardée… Bon, quoiqu’il en soit, tout ça pour vous dire que le Made in France a aussi du bon. Surtout quand tu ne vis plus en France depuis bonbon ! Par contre, je ne suis pas sûre de vous avoir convaincus avec cette phrase d’accroche ! Même moi, j’ai failli décrocher, pour vous dire.
Euh, vous êtes toujours là ? On la refait ! Ce thriller est purement et simplement époustouflant. Bref, ça décoiffe !
C’est un petit mieux quand même, non ?
Bon, allez, une dernière prise de vue : Fanny, 17 ans, s’enfuit de chez elle en pleine nuit, direction l’Allemagne, avec sa meilleure amie et le petit-ami de celle-ci. Le lendemain, sa mère, son père et ses deux petits frères ont disparu ! Bruno Albertini, capitaine de gendarmerie, mène l’enquête et découvre qu’un crime effroyable a été commis dans la demeure de la famille Parrisot. Que s’est-il passé ce soir-là ? Un vol qui aurait mal tourné ? Et cette adolescente, mal dans sa peau, certes, mais que tout le monde décrit comme une jeune fille aimable et réservée, aurait-elle pu commettre l’impensable ?
Les suspects se suivent et ne se ressemblent pas, les indices s’amoncèlent au fur et à mesure que l’on tourne les pages, et la longue lettre écrite par Fanny à sa mère défunte, dont on découvre la teneur au compte-goutte en même temps que son périple, ne fait qu’accroitre les doutes.
L’auteur nous plonge avec brio dans une ambiance alarmante, mêlée d’horreur, tout en nous faisant côtoyer des personnages très humains, envers lesquels le lecteur ressent, à un moment ou à un autre, de la sympathie, voire de la tristesse. Et ce, même pour l’assassin…
C'est l'effervescence à Malmaison : Benoît et Christelle Parrisot, proviseur de lycée et dentiste, ainsi que leurs 3 enfants ont disparu. Toute la brigade de gendarmerie dirigée par Bruno Albertini, est sur le pied de guerre pour comprendre comment cette famille a pu se volatiliser, alors que les deux voitures sont dans le garage. C'est Damien Parrisot, le frère de Benoît, et sa femme Aline qui ont donné l'alerte. La maison sent la javel, il ne fait aucun doute pour le gendarme qu'il a affaire à une scène de crime. Bruno, veuf et père de Lucas, est assisté par la jeune Norah, qui a quitté le GIGN. Les deux gendarmes attachants cachent chacun leurs blessures, que l'auteur nous dévoile peu à peu au fil de l'enquête. Parallèlement à celle-ci, alternent des chapitres où l'on découvre les lettres que l'aînée des trois enfants Parrisot, Fanny, adresse à sa mère. La lumière se fait par petites touches sur cette sombre histoire. Un secret de famille, des adolescents en proie à l'isolement et au mal-être, la jalousie... des ingrédients parfaits pour un roman policier captivant. Nicolas Leclerc tient son lecteur en haleine avec une intrigue savamment orchestrée jusqu'au dénouement, que personnellement je n'avais pas vu venir ! Je remercie chaleureusement Babelio et les éditions Seuil Cadre noir pour cette lecture reçue dans le cadre d'une Masse critique.
Surprise totale ! Jusqu'à la moitié du roman je m'attendais pas à l'aimer autant. Une disparition de famille, l'aînée en cavale, un duo d'inspecteurs hauts en couleurs, l'exploration des relations familiales complexes, de l'adolescence, de l'activisme même, un secret assez banal qui finit en catastrophe... Un très bon thriller psychologique
Après de nombreuses années à lire des polars, je pensais avoir tout vu. Et pourtant ! Le veilleur du Lac m'aura mené par le bout du nez et détruit chacune de mes théories. On plonge de rebondissements en rebondissements avec des personnages très attachants, humains et bien loins des clichés habituels. Si vous êtes fâchés avec les polars ou que vous n'en avez jamais lu et que vous êtes curieux, foncez. J'ai découvert l'univers de Nicolas Leclerc avec ce roman et c'est avec une confiance aveugle que je piocherai ses autres œuvres chez mon libraire !
2.5⭐ Écriture et scénario pauvres. Le fait que l'adolescente s'exprime de façon vulgaire m'a vraiment agacée, c'est tellement stéréotypé... Dans le genre massacre d'une famille, faut aller voir du côté de Gillian Flynn avec son incroyable Les lieux sombres. Ça c'est quelque chose... Bref grosse déception j'avais cru comprendre que c'était la nouvelle voix du polar français. Next.
Une famille assassinée dans sa maison près du lac. Seule la fille aînée était absente. Elle s'est enfuie en Allemagne avec sa meilleure amie et son compagnon. Mais cette fuite signifie-t-elle une culpabilité ?
Tout à fait d'actualité avec les évènements récents d'extrême violence dans les lycées. L'intrigue tient en haleine jusqu'au bout et le dénouement fait froid dans le dos. Bien écrit, Je ne connaissais pas cet auteur et suis tentée de lire ses autres ouvrages
Un bon 3,5. Intrigue solide, excellent rythme, personnages crédibles et écriture agréable, j’ai passé un bon moment. Ça manque peut être juste un peu de complexité et c’est parfois caricatural, mais j’ai quand même bien accroché.
Une famille disparue, une maison passée à la javel... dans un petit village du Jura ça fait désordre. Un gendarme du cru va mener cette enquête qui ne sera pas de tout repos. Un très bon polar mené tambour battant, plein de fausses pistes et de rebondissements !
Les premiers trois quarts du livre sont très prenants et satisfaisants. À ce moment là j’ai cru tenir un cinq étoiles.
Hélas, la fin m’a assez déçu - pas au point de trouver le livre mauvais, mais j’ai eu l’impression que le dernier rebondissement était de trop, improbable et qui n’apporte guère d’épaisseur à l’intrigue.