Quittée par son amant, Emma Porter décide de revenir à sa première passion : le jardinage. Rien de tel qu’une tournée des plus beaux jardins d’Angleterre en été ! Au manoir de Penford Hall, Emma rencontre un duc fantasque qui lui demande de redonner au jardin de la chapelle sa splendeur d’antan. Mais lorsque la cousine de ce dernier est retrouvée inanimée dans la propriété, l’affaire semble liée à la mort mystérieuse, cinq ans plus tôt, d’une star du rock au même endroit. Le duc serait-il un assassin ? Emma décide de mener son enquête avec Derek, un charmant artisan. Heureusement, Tante Dimity n’est jamais loin...
Nancy Atherton is not a white-haired Englishwoman with a softly wrinkled face, a wry smile, and wise gray eyes, nor does she live in a thatched cottage behind a babbling brook in a tranquil, rural corner of the Cotswolds.
She has never taken tea with a vicar (although she drank an Orange Squash with one once) and she doesn't plan to continue writing after her allotted time on earth (though such plans are, as well all know, subject to change without notice).
If you prefer to envision her as an Englishwoman, she urges you to cling to your illusions at all costs -- she treasures carefully nurtured illusions. She also urges you to read no further.
Because the truth is that Nancy Atherton is a dark-haired American with a generally unwrinkled face, a beaming smile, and hazel eyes, who lives in a plain house in Colorado Springs. She comes from a large, gregarious family (five brothers and two sisters!) and enjoys socializing as much as she enjoys solitude.
So if you are looking for her at a convention, don't look for a stately grande dame in a flowery dress. Look for a woman in jeans and sneakers who's bounding around like a hyperactive gerbil.
Le duc de Penford Hall de Nancy Atherton est une lecture qui m’a surpris par sa douceur, son intelligence et ce charme très britannique qui transforme un roman en une bulle de réconfort. Dès les premières pages, on comprend que l’on ne va pas lire un polar à l’intrigue acérée ou à la tension constante, mais plutôt une histoire où l’émotion, les personnages et l’atmosphère priment sur l’action. C’est un roman qui fait du bien, dans le sens le plus noble du terme.
J’ai tout de suite éprouvé une forme de tendresse pour Emma Porter, une héroïne comme on en croise peu dans la littérature de genre : une informaticienne de 39 ans, passionnée de jardinage, un peu cabossée par la vie, fraîchement quittée par son compagnon de longue date. Loin d’en faire une victime ou une caricature, Nancy Atherton en dresse un portrait lucide et touchant, celui d’une femme forte malgré les failles, qui choisit de s’offrir une parenthèse dans les jardins de Cornouailles pour se reconstruire. Cette escapade, qui devait être un simple pèlerinage botanique, devient bien plus qu’un voyage touristique : une rencontre avec le destin. Et dans ce destin se trouvent un vieux manoir isolé, une lanterne légendaire disparue, un duc au passé trouble, et une romance inattendue qui prend racine doucement.
Le style de Nancy Atherton est fluide, simple mais jamais simpliste. Elle sait peindre des scènes du quotidien avec un œil attendri, sans verser dans la mièvrerie. L’écriture est vivante, les dialogues sont savoureux, parfois piquants, souvent drôles. Elle a ce don rare de rendre les gens ordinaires profondément intéressants. C’est ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman : cette impression d’être accueilli dans un monde où la gentillesse n’est pas une faiblesse, où les relations humaines comptent plus que les apparences, où les enfants ont une voix, où les fantômes veillent sur les vivants sans les effrayer.
L’intrigue, bien que peu tendue, reste captivante. On se laisse prendre au jeu de la lanterne disparue, de la fête du centenaire à organiser, des non-dits autour de la fortune du duc, et même d’un possible accident suspect. Mais ce n’est pas tant pour le suspense que l’on tourne les pages : c’est pour retrouver Emma, Derek, leurs enfants Peter et Nell, et tous les personnages secondaires qui peuplent Penford Hall, de la fantasque Susannah à l’inimitable Nanny Cole. On les aime parce qu’ils sont imparfaits, vivants, souvent drôles, parfois agaçants, mais toujours humains. Les enfants, notamment, apportent une fraîcheur irrésistible. Nell et son ours Bertie mériteraient à eux seuls un spin-off tant leurs interventions sont savoureuses. Et Peter, petit garçon trop mature pour son âge, rappelle avec pudeur que les plus jeunes sont parfois les plus forts.
Quant à la romance, elle est traitée avec une pudeur et une délicatesse qui m’ont touché. Ce n’est pas un coup de foudre échevelé ni une passion torride. C’est la lente rencontre entre deux adultes cabossés, qui se découvrent, s’apprivoisent, et finissent par s’ouvrir à une seconde chance. C’est peut-être ce que j’ai trouvé le plus émouvant dans ce roman : cette idée qu’il n’est jamais trop tard pour aimer, que les histoires les plus simples sont souvent les plus belles. Emma et Derek, ce n’est pas du rêve hollywoodien, c’est de l’authentique, et c’est ce qui rend leur histoire si belle.
Le manoir de Penford Hall, avec ses pierres battues par le vent des Cornouailles, sa chapelle oubliée, ses jardins en friche et ses légendes locales, devient un personnage à part entière. On s’y sent bien, comme dans ces maisons de famille que l’on n’a jamais quittées. Le surnaturel, incarné par l’invisible mais bien présente Tante Dimity, n’est jamais pesant. Il plane comme un parfum d’enfance, comme une main invisible qui remet les choses en ordre quand le destin s’emballe. Il apporte une touche de merveilleux, un souffle de magie sans jamais alourdir le récit. C’est ce qui distingue cette série de beaucoup d’autres : cette capacité à évoquer l’au-delà sans jamais perdre pied dans l’irréel.
J’ai refermé ce livre avec un sourire sincère. Ce n’est pas un roman qui bouscule, qui dérange, qui provoque. C’est un roman qui console, qui rassure, qui rappelle que la bonté existe encore, que les secondes chances sont possibles, et que l’amour, parfois, pousse là où on ne l’attend pas. Le duc de Penford Hall est un petit bijou de littérature cosy, un conte moderne pour adultes en quête de chaleur humaine. Et parfois, ça suffit amplement.
C’est toujours aussi anglais, aussi cottage/chateau/tasse de thé et cosy. J’ai parfois du mal avec le rythme lent mais au final, dans l’ensemble, j’accroche beaucoup. J’ai aimé le côté légende anglaise et falaises sous la pluie. Les personnages sont attachants mais leur arc narratif est parfois mal organisé voir brouillon pour certains.
Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Le Duc de Penford Hall ? "J'aime bien cette série mais comme elle est très longue, je ne sais pas si je la lirai encore longtemps. En revanche, quand j'ai vu que ce tome-ci était une prequelle, avec une tante Dimity bien vivante, je me suis dit que le moment d'arrêter n'était pas encore arrivé, et je remercie Verso de me l'avoir envoyé."
Dites-nous en un peu plus sur son histoire... "Emma entame son voyage en Angleterre le coeur lourd. Elle avait prévu de le partager avec son amoureux mais non seulement il l'a quittée mais en plus il vient de se marier. Pourtant, les jardins et les paysages qui l'entourent vont lui redonner le sourire et peut-être bien qu'avec un petit coup de pouce de tante Dimity, elle pourrait même bien voir changer sa vie..."
Mais que s'est-il exactement passé entre vous ? "Je ne lis jamais la quatrième de couverture, ou alors j'y jette juste un rapide coup d'oeil, je pensais donc que cette histoire concernait Dimity elle-même et qu'on la retrouverait dans sa jeunesse mais ce n'est pas le cas. Elle n'apparaît même que très peu dans le récit. J'aurais pu être déçue mais quand j'ai enfin compris qui étaient les héros de cette histoire, j'étais ravie. J'ai adoré les retrouver à l'occasion de leur rencontre, alors que les enfants sont encore petits, et leur histoire est vraiment jolie. J'ai beaucoup aimé aussi le cadre enchanteur accompagné de deux thèmes qui fonctionnent toujours très bien avec moi : les fleurs, les plantes, les jardins et rendre sa splendeur passée à un lieu majestueux. Mais j'ai aussi apprécié les légendes en fil rouge du récit, le mystère à résoudre, à la fois amusant et bien pensé, et les personnages, avec un petit coup de coeur pour Syd. Je ne me suis pas ennuyée une seconde, ce qui avait parfois été un peu le cas avec les autres romans de la série, je ne me souviens même pas avoir levé les yeux au ciel une seule fois ! Bref, j'ai tout aimé, c'est un cosy mystery qui remplit aisément toutes les cases du genre et c'est pour moi le meilleur opus de la série jusqu'ici."
Et comment cela s'est-il fini ? "J'espère vraiment que les suivants seront à la hauteur de celui-ci parce que ce fut un pur régal. Et je suis contente que l'éditeur ait un peu attendu pour le sortir parce que je conseille de le lire au moins après le tome 2 pour mieux apprécier tous les petits détails et sous-entendus."
C’était mon premier livre de ce nouveau genre, et j’adhère totalement ! L’intrigue est génial, jusqu’au bout je ne m’attendais pas à ce qu’il se passait dans le livre et cela me tenait en haleine! J’aime le fait que le personnage principal soit une adulte qui a déjà fait sa vie, qui traverse des moments compliqués mais « communs », on arrive plus facilement à s’identifier et donc à rentrer dans le livre. Le thème du jardinage et des fleurs est juste incroyable, étant passionnée également j’ai adoré les descriptions des paysages et du jardin de la chapelle. Et la romance…. Juste ce qu’il faut et très romantique. Je recommande !❤️
— 3,5 ⭐️ Cette histoire est une véritable plongée au cœur d’une atmosphère cosy, bien que de nombreux mystères entourent le manoir. L’autrice a su créer une ambiance à la fois chaleureuse, délicate et tendre tandis le décor qui se prête à ce récit est une invitation à ralentir. Tous les personnages ne m’ont pas convaincue, certains éléments m’ont semblé très rapides compte tenu de la temporalité mais dans l’ensemble, c’est une lecture aussi douce qu’une parenthèse.