Il est l’enfant qui a quitté le foyer, le mari décédé, le bébé qu’on ne peut plus avoir. Il est le compagnon de vie, celui qui reste quand on n’a plus rien. Mais le chien est aussi le défenseur du foyer, le protecteur de la rue, le dernier rempart contre les violences masculines.
Prenant pour point de départ sa propre relation aux chiens, Ovidie questionne leur place dans la société à travers un prisme qui ouvre le regard.
Cet ouvrage plaira à coup sûr aux ami-es des chiens. Ovidie vit avec trois, si j'ai bien compté. Elle écrit l'amitié entre femmes et chiens analysée à travers les chiens qui ont accompagné Ovidie toute sa vie, les deuils impossibles quand elle en perd, notamment un dont elle dit ne jamais s'être remise de la mort, elle compare les similarités d'injonctions subies par les chien-nes et les femmes, le même mépris et la même oppression où elles sont souvent tenues ; elle raconte le féminisme et l'anti-vivisectionnisme qui accompagnent ensemble les débuts héroïques du suffragisme, et de la protection des animaux, ses 80 % de femmes militantes hier comme aujourd'hui. Elle évoque Marguerite Durand, journaliste féministe, mais aussi créatrice du premier cimetière pour animaux où elle enterra son cheval. Ovidie aborde aussi subtilement la question de la vieillesse, consciente qu'elle devra adapter la taille de ses chiens, dont elle est persuadée qu'ils la protègent, à la faiblesse qui viendra, elle qui a toujours possédé des molosses de 50 kilos, qu'elle arrive encore à maîtriser. Bref, c'est plaisant, érudit et revigorant ! Les chiens sont des êtres merveilleux qui font du bien, qu'on les ait à soi, ou que ce soient leurs propriétaires qui nous en parlent. J'ai adoré !
J’ai bien aimé le propos de ce livre même si je ne suis pas sûr d’avoir saisi réellement le propos de l’auteure. J’ai adoré le côté biographie et l’analogie entre le chien et la femme j’ai trouvé ça très interessant!! Ça m’a étonnement touché.
Je pensais lire 1 livre sur le féminisme avec quelques parallèles sur les chiens mais enft c 1 livre sur les chiens avec quelques parallèles sur le féminisme.
G appris beaucoup sur les chiens... peu sur le féminisme.... certains rapprochements marchent plutôt bien (cf la domination, les violences et l'insulte de chienne)... d'autres ont + l'air provocateurs ou un peu forcés.....
c une autobiographie canine sympa mm si jpense que l'analyse de Scoobydoo a la fin était très peu utile..
Un livre court qui se lit rapidement ou l’autrice mêle histoire personnelle de sa relation avec les chiens et plus particulièrement les siens et recherches, thèses et essais sur la condition des chiens. Ovidie fait dans cet essai le parallèle entre la condition ses chiens et plus particulièrement des chiennes, et celles des femmes, opprimées, et dans une position de soumission face aux hommes du monde patriarcal.
Très bon essai. Déçue par les incohérences de choix de l'autrice : critiquer les élevages comme machine d'exploitation des chiens et quand même acheter au lieu d'adopter.
Bon ça parle de chien(ne)s et de féminisme donc j’ai évidemment passé un bon moment ! Les parties qui documentent de manière précise les oppressions communes aux femmes et aux chien(ne)s et leurs liens historiques m’ont passionnée, ce qui a moins été le cas pour certaines parties sur le rapport d’Ovidie à ses chiennes. .
C'est tres interessant avec bcp d'informations emouvant sur l'histoire d'adoption, de croissement de races pour servir aux loisirs anodins des hommes seuls et aussi des experiments faits sur le corp des aninaux et des femmes ainsi que la lutte actuelle pour le respect des vies, des animaux et des femmes...
Pourtant je trouve qu'il y a des jugements et des projections un peu subjectifs (avoir un homme dans la famille pour éviter des possibles dangers) ou pessimistique (feminicide, considerant femmes comme objets ou simplement les reduits au pair de seins et annimaux...). Bref si on en pense ainsi, ce sera ainsi aussi !
Plein de choses intéressantes, sur l’histoire et la sociologie de la place des chiens dans nos vies, et le parallèle entre la condition canine et celle des femmes face à la domination masculine. Malgré le thème féministe fort, j’ai été dérangée par certains détails : la nécessité de prendre un chien pour se défendre des agresseurs extérieurs, se sentir en danger sans homme à la maison, alors que toutes les statistiques le disent : le plus grand danger pour une femme est l’homme avec qui elle vit. Je comprends qu’Ovidie parle de son ressenti personnel et ne fait pas de généralités, mais c’est difficile à lire dans un ouvrage où elle cite plusieurs études sociologiques. Aussi, la logique derrière la décision de genrer ses chiennes au masculin, parce que « rien dans leur comportement n’indique » que ce sont des femelles… et moi qui pensais que toutes les féministes avaient compris que le masculin n’est pas le genre neutre!
Issue de la collection Bestiale de la maison d’édition JC Lattès, Ovidie livre une nouvelle fois un texte engagé, fort et profondément humain. Car si elle explore le parallèle entre la condition des femmes et celle des canidés dans notre société patriarcale à travers des exemples frappants, elle livre surtout une véritable lettre d’amour à tous les chiens qui l’ont accompagnée, protégée et aimée au long de sa vie. Drôle et inspirant, ce court texte est empreint de douceur tout en abordant sans langue de bois de nombreuses questions de société. Touchant et simple, il offre une nouvelle perspective sur nos amis à quatre pattes et leur fidélité exceptionnelle. Dans la veine de Son odeur après la pluie de Cédric Sapin-Defour, Ovidie dévoile une part intime de sa vie avec justesse.
« Clébards et « sales chiennes » sont les premières victimes du patriarcat et ont développé au fil de l’histoire de l’humanité une relation unique. Car le capitalisme s’est fondé sur une double exploitation : celle des animaux et celle du corps des femmes. Toute la domination masculine repose là-dessus, sur cette hiérarchie des vies, celles des femmes et des chiens figurant tout au bas de l’échelle. » *****
Tel est le constat interpellant de « Assise, debout, couchée », un court essai dans lequel Ovidie évoque avec une infinie tendresse les chiens qui ont partagé et partagent encore sa vie. Avec au cœur de son histoire Raziel, dont elle n’hésite pas à accoler le nom au sien pour devenir ovidieraziel, tout simplement…
Ce livre est bien sûr une déclaration d’amour aux canidés mais pas seulement et j’ai ressenti diverses émotions lors de ma lecture. Il y a bien sûr l’émotion brute et l’empathie lorsqu’elle évoque la mort de Raziel (qui n’a pas manqué de me bouleverser, à l’instar de la mort d’Ubac dans « Son odeur après la pluie », auquel Ovidie fait d’ailleurs explicitement référence). Il y a également les touches d’humour, les scènes quotidiennes qui font sourire, et ce vilain petit félin qui s’est imposé dans sa vie et dont le nom dont elle l’a affublé m’a bien fait rire.
Et puis il y a le reste, la colère et la tristesse lorsqu’elle parle du sort de la petite Laïka, envoyée dans l’espace pour y mourir seule, les odieux canicides qui ont jalonné l’histoire, ou encore le sort des beagles de laboratoire, cyniquement choisis pour leur docilité et leur gentillesse (à noter que ces passages sont particulièrement difficiles à lire, j’avoue ne pas m’y être attardée).
L’originalité de ce livre réside dans l’exploration de la relation entre les femmes et les chiens, leurs meilleurs gardiens face à la violence masculine, dont ils sont également les premières victimes. Plusieurs réflexions très justes et très pertinentes m’ont interpellée, qu’il s’agisse de l’implication majoritairement féminine dans la protection animale, de la forme de parentalité que peut représenter l’adoption d’un chien pour les exclus de la société ou encore les canons de beauté dont sont victimes tant les femmes que les chiens au fil de l’histoire, perdant ainsi tout contrôle de leur corps.
Un ouvrage particulier qui émeut, qui amuse, qui fait réfléchir, et qui est avant tout un cri d’amour adressé au meilleur ami… de la femme.
« Il me perçoit au quotidien telle que je suis, sans admiration ni condamnation morale. < …> Je suis toute sa vie. »
« L’amour des chiens est à la fois un cadeau et une malédiction, c’est une des choses les plus pures de cette planète et en même temps, c’est une douleur qui s’annonce. »
NB: envie d'adopter un chien pour lutter contre la dépression (alors que je suis plutôt team chat à la base)
Lien entre féminisme et animalisme (lutte pour droits des animaux). Animal liberation front (ALF) fondé par John Prestidge, d'abord lutte contre la chasse à courre puis action pour libérer animaux des laboratoires. Super intéressant l'idée que même les films de chiens ont des biais genrés: les mâles sont les héros, intelligents, courageux blabla tandis que les femelles sont dociles, génitrices, douces. ex: L'île aux chiens de Wes Anderson.
Par ailleurs, les exemples historiques de canicides (fait de tuer un chien pour son identité de chien) je ne savais même pas que ça avait existé. 1878 à Paris, avant l'Exposition universelle. En Turquie en 1910, avec l'île aux chiens (30 000 chiens débarqués sur l'île Sivriada où ils sont morts de soif). Rapprochement de ces meurtres de chiens errants avec le fait de rejeter hors des villes la mendicité, la pauvreté visible dans la rue. Ex: sdf rejetés hors des villes avant des événements importants, comme les JO.
Déçu.. entre anecdotes, histoires personnels je trouve pas ça très bien rédiger et on s’y perd un peu je ne sais pas si c’est volontaire.. L’incohérence entre son amour pour les chiens, les critiques des élevages et en acheter un quand même sans nous donner plus d’explications..j’ai pas compris et ca à complètement decridibilisé sont discours. Et l’antispecisme qui s’accentue au fur et à mesure du livre et qui voudrait nous faire croire que la lutte est à valeur égale avec celle du capitalisme ou du feminisme ( elle émet même pas l’hypothèse qu’elles pourraient être complémentaire ce qui aurais été au moins un peu intéressant à creuser) Bref...po fan du tout
Pourquoi pas sur le postulat de départ : Le capitalisme repose sur la domination des femmes et des animaux ( en particulier les chiens) mais jai un gros problème avec le parallèle permanent (qui rabaisse la femme plus que n’élève le chien, dans la réflexion autour des caractéristiques plus que dans la mécanique d’oppression ! Je me permets de préciser !) Touchant sur le récit personnel, écriture limpide J’aime les chiens et j’aime les questionnements autour du féminisme donc j’ai passé un assez bon moment
Un livre surprise. Alors que je m’attendais à un essai sur les femmes qu’on traite comme des chiens (le parallèle est intéressant et quelque peu (oui, peu) abordé), Ovidie parle principalement ici des chiens de sa vie, Eddy, Raziel, Alaska, Freyja et Brünnhilde.
Et c’est une très bonne surprise mêlée d’anecdotes, de pensées, d’amour et de deuils (comme toujours avec les chiens).
Et la vision d’un Jésus bad ass entouré de femmes et de rebuts et de Luther fantasmant sur des petits chiens d’or aux boucles en pierres précieuses m’a bien amusé
« Brünnhilde est misandre. Elle hait les hommes du plus profond de son âme. Ou plus précisément, elle s'en méfie comme de la peste. Il n'y a que mon père, le père de ma fille et le véto qu'elle puisse piffer. Elle n'a pas besoin de lire les statistiques des féminicides dans la presse, elle sait d'instinct qu'il s'agit d'un animal dangereux. Pourtant, elle n'en a jamais été directement victime, comme l'a été Alaska. Personne n'a jamais été suffisamment inconscient pour lever la main sur elle. Mais elle sait, elle sent. »
La cause animale et la cause féministe intimement liées dans cet essai tout en beauté et en justesse.
Merci Ovidie d'ajouter ta pierre à l'édifice des écrits sur nos animaux de compagnie. J'ai envie d'adopter un chien maintenant.
Les femmes et les chiens ont ceci en commun qu'ils sont victimes des canons de beauté, variables au cours de l'histoire et des cultures, mais avec cette constante qui consiste à prendre le contrôle de ces corps et les faire souffrir.
J’ai trouvé ça intéressant le parallèle entre le féminisme et l’anti spécisme et aussi le postulat de base comme quoi le capitalisme s’est construit sur la domination des femmes et des animaux. Mais je trouve que les chapitres de recherche sont assez lacunaires et n’apportent pas grand chose à la réflexion. J’ai beaucoup plus apprécié les récits personnels notamment la mort de son chien qui m’a grandement touché (et fait pleurer je l’avoue!)
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C'est donc cela de l'auto-fiction réussie ! Ca doit aider d'apprécier le travail d'Ovidie dans son ensemble. C'était tellement drôle. On suit la vie d'Ovidie à travers ses rencontres et aventures avec ses chiens + on en apprend sur la cause canine. Le ton est sec, sans concession et justement dosé. Que demander de plus ? Il se lit en une soirée.
J'ai eu envie de lire ce livre pour son autrice, puisque je suis plutôt team chats ;). J'ai découvert une collection sympa (Bestial, chez JC Lattès), avec un ouvrage qui se lit très vite, ponctué d'histoires personnelles ou plus documentées : cela m'a fait penser à du Mona Chollet dans les choix. J'ai appris des choses même si je n'étais pas d'accord avec tout.
Le style d'Ovidie, à fleur de peau et toujours sourcé, est d'autant plus entraînant qu'elle écrit sur des sujets qui la passionne et/ou la révolte. Elle m'a transmis son amour des chiens par ce livre, merci à elle.
Petit essai intéressant sur le lien entre les femmes et les chiens. Certains chapitres m'ont plus plu que d'autres et j'ai trouvé quelques idées un peu réductrices par rapport à la complexité des chiens. Le sujet mériterait d'être creusé en tout cas.
N'ayant jamais eu de chien moi même, cr livre m'a aidé à mieux les comprendre, mais aussi de saisir le parallélisme que le patriarcat a installé entre femme et chien. Très intéressant, je recommande !
Un peu hypocrite ce discours de protection animale et de considération pour les chiens pour finalement parler des chats de manière aussi négative comme si ce n’était pas un être vivant qui aurait besoin d’autant de considération que l’homme et le chien.
Très fan d’Ovidie, mais déçue par cet opus, simpliste puis moralisateur quand elle parle d’euthanasie. Pour autant il parle d’amour pour nos chiens, donc il mérite ses 3 étoiles.