Dans la vie de Sarah, tout chie : son chum l’a laissée parce qu’il voulait des bébés, les chats l’attaquent sans raison, sa mère tente par tous les moyens de la convaincre de procréer et des douleurs abdominales atroces la frappent sans prévenir. Elle a beau répéter aux médecins qu’elle souffre, personne ne la prend au sérieux, jusqu’à ce qu’on lui découvre un mal envahissant qui pourrait bien, par un détour sinistre du destin, exaucer son souhait d’être stérile...
Tragi-comédie d’horreur, La mère des larves explore les façons que les femmes ont de se soutenir et de se guérir quand le paternalisme médical les abandonne.
Maude Jarry est une autrice, poétesse et librettiste basée à Tiohtià:ke / Montréal. Elle a étudié la littérature et le cinéma à l’Université de Montréal et est diplômée en thanatologie. Dans sa pratique d’écriture, elle s’intéresse à l’intime, au corps, à la mort, à la psychologie et aux sciences naturelles.
Y’a un petit peu trop de mots scientifiques (genre j’aurais pris un glossaire, mais non) pour moi et je ne suis pas certain à 100% que soit le meilleur titre, mais je me suis couché tard toute la semaine pour le finir.
Histoire complète et bien construite. Tous les fils créés sont bien bouclés. Le personnage de Sarah est attachant. Les personnages sont bien développés et ont leur personnalité bien distincte.
Les thématiques sont actuelles et très peu présentes dans les livres ce qui est rafraîchissant.
Le style contemporain avec touche d’horreur fonctionne super bien.
L’écriture de Maude Jarry c’est du génie. Maryse au bucher. J’aurais pris un peu moins du bout rituel/cérémonie de purification. J’ai vraiment aimé la fin!!
J’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture très originale. En tant que personne hypocondriaque, j’ai eu parfois un peu de difficulté à continuer à lire en raison du problème médical décrit. Je ne doute pas que je retrouverai cela dans mes cauchemars prochainement. Mais sinon, excellent livre. Et la fin 😱!
Quelle extraordinaire et badass découverte que la lecture de ce roman! Comme féministe et childfree très assumée, la représentation m'a vraiment fait du bien. La narration est vraiment sur la coche, en plus d'aborder avec pertinence, précision, pédagogie et humour acerbe à quel point le milieu médical peut être misogyne, patriarcal et hostile aux femmes.
La fin m'a rendue un peu perplexe cependant. Sans rien spoiler, disons que j'ai compris l'intention mais que c'était assurément le chapitre le moins vraisemblable du roman.
Mention spéciale également à la mère de la protagoniste qui était certainement le personnage le plus triggering et détestable que j'avais croisé depuis très longtemps dans la littérature.
Bref, voici une autre nouvelle autrice que je suivrai avec grand intérêt dans le futur!
Mais quel roman space que je viens de lire. Les mots me manquent pour décrire ce que j’ai vécu, c’est dégoûtant, trash, décapant.
Tout en revendiquant le droit d’être nullipare et de se faire ligaturer les trompes si la femme le désir. Profondément féministe qui vient nommer ce que beaucoup de femmes vivent lorsqu’elle consulte un médecin qui ne croit pas les douleurs utérine. J’ai adoré la fin.
Y avait des parties un peu dégueu haha mais wooowww! l’histoire était tellement prenante! j’ai vécu tellement d’émotions pendant ma lecture: le dégoût, la colère, la tristesse et surtout j’ai rigolé! ☺️
Sarah est un personnage fort et plein de sarcasmes!! 😌 Les sujets abordés sont tellement importants! on voit a quel point la médecine et notre entourage nous infantilise! 🥺
3.8 ⭐️ Lu pour un book club Je suis super difficile dans mes livres ces temps-ci C'est pas nécessairement que s'était pas bon mais c'est pas mon genre de livre Toutefois, j'ai apprécié lire quelque chose de différent. S'était quand même bien écrit et j'ai ri à plusieurs moments Je trouvais juste qu'il y avait pas nécessairement de but à l'histoire, s'était un peu obvious et certains moments étaient trop long selon moi Sa mère je te l'aurais garroché dans un mur 13 fois et perso j'ai pas relate du tout à la personnage principale
« As-tu pensé que c’était peut-être parce qu’y a jamais rien eu dans ton utérus que ça a abouti de même? La vie, ça aime pas ça, le vide. »
« La mère des larves » ça m’a un peu fait penser à un croisement entre Mona Awad et Fleabag (deux de mes coups de cœur). On a la narratrice qui souffre, mais que les médecins ne croient pas; elle réclame depuis 15 ans une ligature des trompes, qu’on s’obstine à lui refuser. On finit par découvrir dans son utérus un kyste causé par des larves 🐛
C’est frustrant. Être elle, j’aurais flippé des tables. Sa mère, dont la foi catholique empêche carrément toute empathie pour sa réalité, m’a mise hors de moi. Je l’aurais kické dans gorge. L’obsession de son entourage et des médecins pour la maternité, la grossesse, qu’elle rejette pourtant avec véhémence depuis toujours. Elle se bat à contre-courant et c’était fâchant à lire. La fin, où enfin les femmes reprennent le pouvoir, d’une certaine façon, était touchante.
C’est loufoque, intense et coloré. Solidement bien écrit, des images très très fortes. J’aime beaucoup.
Wow, wow, wow, mais quelle histoire originale! J'ai adoré comment l'autrice a fait un lien entre le non-désir de maternité de la protagoniste et sa maladie.
Certes, il y a des descriptions très explicites qui peuvent lever le coeur ou faire frissonner, mais ce n'est pas un roman d'horreur. On y plonge plutôt dans la psychologie d'une femme aux prises avec une relation mère-fille toxique. C'est une histoire tellement réfléchie, tellement détaillée, c'est impressionnant!
J'ai tout adoré : l'écriture, les réflexions, l'histoire, la protagoniste, tout!
4.5 ⭐️ Vraiment mon genre de livre et de ton sur lequel c’est écrit. Tellement d’actualité comme sujet et histoire. J’ai eu plusieurs fou rires, frustrations, malaises, mais surtout beaucoup d’empathie pour le personnage principal, Sarah. On sent toute sa détresse et détermination dans sa quête. Sa mère, je l’aurais étampé jusqu’à la fin. Et la fin : 👌🏻.
Un solide 4 étoiles. Bien aimé ce livre, que j’ai lu en une journée. Parler de larves, de bébittes dans le corps, ça m’a vraiment beaucoup dégoûté, mais ça ne m’a pas empêché d’adorer ma lecture. La mère, on en a jase tu mettons? J’en pouvais plus. Mais j’ai adoré la fin du livre ⭐️
Je savais que le sujet allait me parler, mais quand même, aouch, ça fesse fort. Tout ce que subit la narratrice apparaît à la fois caricatural et dramatiquement crédible.
Et je rejoins les commentaires sur Maryse : ça faisait longtemps que je ne n'avais pas détesté un personnage à ce point-là!
J'ai tellement passé un bon moment de lecture. Faut dire que je me suis beaucoup projetée dans Sarah, la narratrice : moi aussi j'ai des douleurs utérines insanes, et moi aussi j'ai été sur la table d'opération dernièrement. Et plein d'autres affaires comme ça qui faisaient des clin d'oeil hyper précis à des expériences weird que j'ai vécues.
L'écriture de Maude Jarry est précise, drôle, touchante et scientifiquement écoeurante (dans tous les sens du terme). J'ai vécu tout le spectre des émotions dans ce livre, ce qui réaffirme mon impression qu'il s'agit d'un excellent roman.
Une petite chose: j'aurais tellement aimé qu'on explore davantage l'horreur qui s'installe au couvent et qu'on l'étale un peu partout dans le livre. Une impression que ce climax était trop bon pour juste exister au milieu du livre? Je ne sais pas. Si vous êtes pas d'accord, challengez moi, de grâce.
Bref bravo pour ce livre, et je vous laisse avec cette citation que j'ai trouvée tellement bonne que j'en ai corné ma page!!
"Nettoyer une affaire pour mieux en salir une autre, la métaphore de ma vie. Je répare jamais rien. Je suis juste une déménageuse. J'amène le bordel ailleurs, en dehors de mon champ de vision."
Maude Jarry va puiser dans ses expertises bien à elle pour nous sortir ce roman ultra précis scientifiquement tout en étant flyé sur d'autres aspects, et ça, ça fait vraiment du bien! Ce mélange de style convient parfaitement à ce roman, on passe de l'onirisme à du (very soft) horreur et ça MARCHE. C'est enlevant, triste, drôle, épeurant, inconfortable.
Je lis beaucoup de reviews qui disent « je vais surveiller cette autrice », fait que je tiens à signaler qu'elle a déjà publié autre chose (si j'étais un motel j'afficherais jamais complet) et que c'est bon AF aussi. Faut pas négliger la poésie !!!!!!!!
Sarah, début trentaine, désire qu'on lui retire l'utérus puisqu'elle ne veut pas d'enfant.
Son medecin de famille: "Comme médecin, c'est mon devoir de protéger mes patients des décisions qu'ils pourraient prendre en croyant améliorer leur santé. On parle ici d'une opération irréversible, d'un choix que vous finirez probablement par regretter. Je conseille la stérilisation à aucune de mes patientes qui n'ont pas d'enfant. Ce serait complètement irresponsable de ma part."
Je serais ben curieuse de voir ces fameuses statistiques de femmes nullipares stérilisées de leur plein gré qui regrettent leur choix...
La mère des larves plonge dans une réalité fragile où tout déborde : le corps, les émotions, les pensées. C’est un texte brut, sans filtre, qui explore une forme de vulnérabilité avec une lucidité désarmante.
Mais ce qui m’a le plus surprise, c’est l’humour. Un humour grinçant, inattendu, presque comme un mécanisme de survie. Malgré l’inconfort, j’ai beaucoup ri — surtout vers la fin. Ça faisait longtemps qu’un livre ne m’avait pas fait rire comme ça.
Une lecture qui dérange, qui remue, mais qui reste profondément humaine dans sa façon de faire coexister le lourd et le léger.
Pour commencer, je tiens à souligner à quel point j’ai adoré l’écriture de ce roman. L’autrice a une plume fluide et bien maîtrisée. J’ai adoré le personnage de Sarah!
C’est un roman unique, cru, bien ficelé. On y retrouve des personnages attachants et d’autres absolument détestables (oui, je parle de toi, MARYSE 🙄).
Ce livre revendique haut et fort le droit des femmes à disposer librement de leur corps. Il remet en question l’idée que la maternité est une finalité obligatoire pour toutes. Non, une femme n’est pas incomplète si elle ne veut pas d’enfant. Oui, on peut juste faire ce qu’on veut de notre utérus même si on a pas encore eu d’enfants, t’sé.
Les passages où la douleur des femmes est banalisée par le système médical m’ont mise en colère. Parce que c’est trop vrai. Parce que ça arrive encore. Trop souvent.
Pis les larves. Juste non, cauchemar! 🥹 C’est ma phobie depuis toujours. J’ai failli paniquer à plusieurs reprises rien qu’en les imaginant.
LA FIN, je ne m’y attendais pas. 👀
En tout cas, ce roman, c’est excellent. Je l’ai dévoré en une seule journée et c’est pas pour rien. Une fois commencé, tu ne peux plus arrêter.
Merci infiniment aux éditions @edtamere pour cet excellent service de presse. 🩷
J'ai tout aimé!!! L'humour cinglant, le côté parfois très gore, les scènes familiales presque surréalistes et la critique féministe toujours en arrière plan. Je me suis aussi beaucoup reconnue dans Sarah, la personnage principale. Bref, je l'ai lu en 2 jours.
Ce roman de Maude Jarry sera assurément dans mon top 10 de 2026. Cela va en prendre pas mal pour le déloger.
Le personnage de Sarah, qui voit sa vie se désintégrer après une rupture, cherche à s'engourdir par l'alcool et est harcelée par sa mère qui ne cesse de tenter de la convaincre de faire un bébé. La jeune femme est catégorique: elle ne veut pas d'enfants et tente de trouver un médecin qui accepterait de lui faire une hystérectomie. Elle est aussi paralysée par des douleurs abdominales intenses que les médecins ne s'expliquent pas, ce qui veut dire, bien sûr, qu'elles n'existent pas (grrr). Elle découvrira qu'elle porte quelque chose en elle qui lui fera vivre une maternité d'un tout autre genre.
Ce croisement entre le roman psychologique et le roman d'horreur fait une large part à l'humour corrosif sur la façon dont la santé reproductive des femmes est abordée dans un système de santé patriarcal. La fin, oh la fin... Juste wow. Gros pied de nez au système. Hyper créatif. Il va m'habiter longtemps, ce roman-là.