Depuis sa naissance, Constance a un lien fusionnel avec sa grand-mère, une authentique Parisienne qui n’a quitté la capitale que pour une seule aventure dans sa vie : le tournage du film culte de Luchino Visconti, Le Guépard. C’était en 1962, à Palerme. Costumière dans les coulisses du film, Rose conserve de cette époque des souvenirs qu’elle revisite sans cesse en rêve et un parfum à la fleur d’oranger qu'un expéditeur mystérieux lui envoie à chaque printemps depuis soixante ans.
Au crépuscule de sa vie, malgré sa mémoire qui semble se perdre, Rose implore sa petite-fille : « Retourne à Palerme s’il te plaît. Honore ma parole, j’ai été si lâche ! Va demander pardon de ma part pour que je puisse partir en paix. » Pour tenir cette promesse et par amour pour sa grand-mère, Constance accoste en Sicile avec de maigres indices : un parfum et une adresse. Pour le reste, la magie de la ville guidera ses pas qui la mèneront jusqu’au dernier secret de Rose. Il lui faudra conquérir la sauvage Palerme, capturer ses voix, ses bruits, ses couleurs, ses odeurs, ses saveurs et ce que taisent les cœurs.
Sur la piste du guépard, dans le dédale des rues de Palerme, la splendeur de ses places et les sortilèges de son histoire, Constance trouvera sa propre voie.
C'est avec curiosité que j'ai lu ce livre, curiosité d'un nouveau livre de Magali Discours que je suis depuis son premier roman, curiosité sur Palerme et l'Italie. Je sors de ce livre comme on sort d'une valse, celle du bal du film le guépard. Entre réalité et film, entre décors, costumes, illusions et rêves, et réalité d'une ville qui se cache derrière sa propre histoire. Je suis allée à Palerme et j'ai visité cette ville, mais après ce livre, j'ai l'impression d'être passée à côté de plein de choses, donc moi aussi, je vais devoir "Revoir Palerme". On retrouve le style fluide, la précision des phrases de Magali Discours, mais aussi la sensibilité qui ressort de ses descriptions, tous ses éléments sont comme les petits cailloux du petit poucet, et rendent la trame visible très rapidement, ce qui est dommage vis à vis du suspens. Au-delà de ce détail pour les amoureux de l'Italie, pour les amoureux du cinéma et des belles histoires d'amour ce livre est une vraie invitation au voyage. I read this book with curiosity, curiosity about a new book by Magali Discours, whom I have been following since her first novel, curiosity about Palermo and Italy. I come away from this book as one comes away from a waltz, the one from the ball in the film The Leopard. Between reality and film, between sets, costumes, illusions, and dreams, and the reality of a city that hides behind its own history. I went to Palermo and visited the city, but after reading this book, I feel like I missed out on a lot, so I too will have to “Revisit Palermo.” We find Magali Discours' fluid style and precise sentences, but also the sensitivity that emerges from her descriptions. All these elements are like the pebbles left by Tom Thumb, making the plot visible very quickly, which is a shame in terms of suspense. Beyond this detail, for lovers of Italy, cinema, and beautiful love stories, this book is a real invitation to travel.
J'ai beaucoup aimé la douceur et l'atmosphère qui se dégagent de ce livre. Son grand point fort est de retranscrire l'âme de Palerme dans tous ses aspects. J'en ressort en ayant l'impression d'avoir visité la ville.
J'ai aussi aimé les liens avec le film "Le guépard" de Visconti, que j'avais beaucoup aimé.
Le seul bémol était pour moi l'histoire de la grand-mère. Je n'ai juste pas accroché.
Et je pinaille mais un détail un peu maladroit : Constance a besoin que ce soit Sandro qui lui explique pourquoi sa grand-mère l'appelle "Constance reine de Sicile". Elle aurait pu le savoir depuis longtemps en...regardant sur Google.