Les mauvais jours finiront est un hommage aux indé des vieillards qui sont morts seuls dans les couloirs des CHSLD durant la pandémie, aux épinettes et aux Innus de la Manicouagan, en passant par les pêcheurs de la Gaspésie et les boxeurs qui fréquentent les salles de boxe du quartier Saint-Michel. Ce livre explore des lieux tantôt communs, tantôt secrets dans lesquels des individus survivent à un monde où tout est devenu jetable, y compris les êtres humains.
Historien culturel, chasseur, poète, ornithologue amateur et universitaire repenti, Samuel Mercier prend le parti d’une littérature de terrain dans la tradition des écrivains-aventuriers – quelque part entre les analyses polémiques d’un Pier Paolo Pasolini ou d’un Mark Fisher et les déambulations de William T. Vollmann. Les mauvais jours finiront défend la force politique de la joie et du rire, qui permettent de résister aux passions tristes et sans lesquels nous ne saurions imaginer le monde à venir.
Hommage aux indésirable. Une série de portrait de celles et ceux qu'on souhait effacer, oublier ou ne pas voir. Des vieux parkés dans les morgues des CHSLD durant la pandémie aux autochotnes qui se battent pour leur territoire, en passant par les campeurs de MCGILL, ce livre plonge dans tant de micro récits bien écrits qui visibilisent les indésirables. 《Pour vivre, ne pas mourir ne suffit pas》 4.2/5
Je ne veux pas trop « blaster » ce livre, parce que ce qu’il fait, il le fait bien.
Je crois que je m’attendais à autre chose, l’auteur amène plusieurs points valides avec lesquels je suis d’accord, mais la formule anecdotique qu’il choisit rend sa démonstration poreuse et réduit le tout à un essai très « en surface ». Il n’y a pratiquement aucun appareil critique qui appuie l’argumentaire. Je n’ai pas appris grand chose.
De plus, le livre ne suit pas vraiment de fil conducteur, les chapitres sont complètement éclatés et ne semblent pas avoir de réel lien entre eux.
S’il y a une chose que je ne peux reprocher, c’est le talent de narration de l’auteur, qui nous représente des éléments de la vie d’une manière plutôt poétique et originale
Samuel Mercier regroupe dans ce livre une vingtaine de courts textes sur différents sujets d’indignation. Gardant comme fil conducteur les indésirables de la société (au sens plutôt large parfois), l’auteur mélange anecdotes personnelles et anecdotes historiques afin de raconter avec doigté une situation à dénoncer. Mercier aborde donc une variété de sujets dans Les mauvais jours finiront: son travail dans les CHSLD durant la pandémie, sa famille à Noël dans son enfance, écologie et politique, dérèglement climatique, violence et influence, histoire nationale et controverse, etc.
En ressort un bel ouvrage dans lequel l’auteur ne cherche pas à développer une thèse formelle (sans quoi il aurait écrit un essai), mais dans lequel il cherche à dénoncer plusieurs travers de la société actuelle et à éclater les discours politiques et populaires. Un ouvrage qui se lit très bien et qui fait réfléchir!
L’autre fois je pensais à mon prof d’essai littéraire du cégep (samuel mercier), mais spécifiquement au hamster de sa fille dont il nous avait parlé (je pense qu’il trouvait qu’il vivait beaucoup trop longtemps) et quelques jours plus tard j’ai trouvé son livre au Volume et c’était un beau moment de synchronicité
Par moments lumineux, par moments obscur au point d'être abscons, ce petit livre est un merveilleux tonique à la morosité désespérante de l'actualité contemporaine.
super livre, recueil de cours textes sociologiques sous formes d'histoires dont je me serais régaler les oreilles en version "live" sur une chaloupe a la pêche.
J’ai aimé la conclusion où : malgré l’horreur, l’amour triomphera toujours, mais honnêtement, j’ai trouvé ça un peu décousu comme essai. Ça manquait de ligne directrice à mon goût