Il y avait un très beau potentiel avec cette histoire… mais j’ai trouvé que les sujets principaux n’avaient pas été suffisamment exploités. Je pense que l’autrice s’inspirait de faits réels très actuels et tentait d’en faire une histoire impactante. Malheureusement, je manquais d’informations sur plusieurs points fondamentaux. Par exemple, je pensais que le stage de Eije allait s’étendre sur presque tout le roman, mais finalement, il y a quoi, 20 pages destinées à ça? C’était trop peu pour que je puisse vivre la « révolution » intentée par les personnages contre le racisme et les diverses pratiques effectuées par les instances politiques de Nauru. Au final, ce roman, c’est l’histoire de la relation entre Eije et Christopher… oui dans un contexte particulier, mais il reste que c’est une histoire de couple. Cela dit, j’ai eu du plaisir à suivre leur évolution, ce n’est pas un roman que j’ai lu avec ennui. C’est juste que ce n’est pas ce que la quatrième de couverture me vendait. Ou devrais-je dire, ça ne correspondait pas aux attentes que j’en avais.
Voici un livre que j'ai eu du plaisir à lire. Il y avait des thématiques intéressantes au delà de l'histoire d'amour entre Chris et Eije. L'éthique dans les travaux de recherche, le sentiment d'impuissance et la nécessité de lâcher prise parfois face à la maladie, l'horreur des camps de migrants et ce syndrome de résignation qui sont tous d'actualité. Eije et Chris sont des personnages attachants et j'ai aimé les suivre, ceci dit j'aurais aimé qu'on explore davantage ces sujets forts! Divertissant mais je reste sur ma faim, j'aurais lu un roman plus long encore avec une plongée au coeur du laboratoire et des camps de migrants. Et pourquoi pas, une plus longue description de la réadaptation d'Eije après tout ça!