En 1956, la France est représentée à l’Eurovision – la plus grande scène musicale au monde ! – par une chanteuse lesbienne. En 2024, le trophée a été remporté par l'artiste suisse non binaire Nemo qui interprétait une chanson célébrant son identité de genre. En l'espace de soixante-huit ans, tout le spectre LGBTQ+ a rayonné sur la scène de cet événement planétaire et populaire, qui n’existe nulle part ailleurs. À travers une série de portraits et de décryptages, Fabien Randanne montre que l'Eurovision a toujours été un miroir des questions sociétales et une caisse de résonance pour des personnes longtemps invisibilisées. Souvent perçu comme un simple divertissement kitsch, l'Eurovision est en réalité la bande originale de la psyché européenne. D'un chapitre à l'autre, on comprend comment la plus grande compétition musicale est devenu un espace résolument progressiste et précieux, alors que les conservatismes, les populismes et les idées réactionnaires gagnent du terrain.
Diplômé de l'IUT de journalisme de Bordeaux, je suis à 20 Minutes depuis 2012. Embauché comme éditeur print, j’ai également été éditeur Web. Depuis 2015, je travaille au sein du service Culture et médias où je traite principalement de l’actualité de la télévision. Je signe aussi des sujets liés au cinéma, aux séries, à la musique, ainsi qu’à la culture queer. Je couvre l’Eurovision depuis 2015. Auparavant, j'ai travaillé au «Progrès» et à «Métro».
Pas complètement aveugle face aux questionnements politiques que soulève le concours, non exhaustif mais suffisamment complet pour retracer le parcours Queer depuis sa premiere année en 56.