Un premier roman singulier, une épopée insensée au cours de laquelle quelques héros bancals, désespérés et truculents, vont retrouver le goût des autres sur fond d'apocalypse, s'engueuler sans compter et s'aimer corps et âme. Garde forestier, Georges sillonne chaque jour la forêt normande avec pour seul compagnon son chien, Mario. Un matin de novembre, à bord de sa camionnette, il aperçoit un marcheur solitaire malmené par la pluie.
Salman a parcouru des milliers de kilomètres depuis l'Afghanistan, la terre de son enfance. Lorsqu'il rencontre Georges, il est sous le coup de la procédure " Dublin " : chaque mois, il doit pointer à la préfecture pour n'être pas considéré comme un clandestin. Mais un jour, Salman ne revient pas... Alors que la France est passée à l'extrême droite, une décision politique le renvoie dans un centre de rétention à Tulcea, dans une partie de l'Europe dévastée par les conflits. Sans hésiter, Georges se lance à sa recherche. Commence alors un long périple qui le conduira jusqu'en Roumanie et mettra sur sa route des individus hétéroclites aussi abîmés que lui.
Un premier roman qui se distingue par sa singularité !
L’univers est original, l’écriture assurée et le récit surprend par sa tonalité. On sent que l’autrice s’appuie sur ses expériences professionnelles variées, ce qui donne une belle consistance à l’ensemble.
À noter cependant : ce roman ne plaira pas aux amateurs de « feel good ». L’ambiance est sombre, parfois très sombre. Quelques touches d’humour et une fin un peu plus lumineuse viennent toutefois tempérer cette noirceur, comme si l’auteur voulait éviter que le lecteur ne referme le livre dans un état trop morose.