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Fragments d'espoir
- GenresMangaAnthologies
190 pages, Paperback
Published May 22, 2025
About the author
Moto Hagio
220 books224 followersMoto Hagio (萩尾望都 Hagio Moto) is a manga artist born in Ōmuta, Fukuoka Prefecture, Japan, though she currently lives in Saitama Prefecture.
She is considered a "founding mother" of modern shōjo manga, and a member of the Year 24 Group (24-Gumi). She helped pioneer modern shōjo manga, modern science fiction manga, and BL manga. In addition to being an "industry pioneer", her body of work "shows a maturity, depth and personal vision found only in the finest of creative artists". She has been described as "the most beloved shōjo manga artist of all time."
Moto Hagio made her professional debut in 1969 at the age of 20 with her short story Lulu to Mimi on Kodansha's magazine Nakayoshi. Later she produced a series of short stories for various magazines for Shogakukan.
Two years after her debut, she published Juichigatsu no Gimunajiumu (The November Gymnasium), a short story which dealt openly with love between two boys at a boarding school. The story was part of a larger movement by female manga artists at the time which pioneered a genre of girls' comics about love between young men.
In 1974, Hagio developed this story into the longer Toma no shinzo (The Heart of Thomas). She was awarded the Shogakukan Manga Award in 1976 for her science fiction classic Juichinin iru! (They Were Eleven) and her epic tale Poe no ichizoku (The Poe Family).
She is considered a "founding mother" of modern shōjo manga, and a member of the Year 24 Group (24-Gumi). She helped pioneer modern shōjo manga, modern science fiction manga, and BL manga. In addition to being an "industry pioneer", her body of work "shows a maturity, depth and personal vision found only in the finest of creative artists". She has been described as "the most beloved shōjo manga artist of all time."
Moto Hagio made her professional debut in 1969 at the age of 20 with her short story Lulu to Mimi on Kodansha's magazine Nakayoshi. Later she produced a series of short stories for various magazines for Shogakukan.
Two years after her debut, she published Juichigatsu no Gimunajiumu (The November Gymnasium), a short story which dealt openly with love between two boys at a boarding school. The story was part of a larger movement by female manga artists at the time which pioneered a genre of girls' comics about love between young men.
In 1974, Hagio developed this story into the longer Toma no shinzo (The Heart of Thomas). She was awarded the Shogakukan Manga Award in 1976 for her science fiction classic Juichinin iru! (They Were Eleven) and her epic tale Poe no ichizoku (The Poe Family).
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Community Reviews
Displaying 1 - 7 of 7 reviews
May 25, 2025
À chaque publication de Moto Hagio, je me rappelle tout ce temps qu'on a attendu pour avoir tout ça. Rien que pour ça j'avais un peu le sourire en ayant le manga entre mes mains.
Ici elle réduit tout au long des différentes histoires du manga les frontières fines entre le deuil intime, le deuil social et le désastre collectif.
Hagio dresse un manga anti nucléaire évidemment influencé par les traumatismes encore empreints des bombes atomiques au Japon. Où Plutonium et Uranium sont personnifiés dans des soirées mondaines pour critiquer l'avidité capitaliste.
Le chapitre Salomé 20XX détonne un peu par contre, je trouve qu'elle dessert un peu le propos en donnant de la forme qui appel la pitié à un élément nucléaire. Sauf si la nouvelle sert à dépeindre que c'est le cœur des hommes que se situe la violence et que les matériaux qui ont permis le nucléaire en lui-même n'est pas maudit. Jsp, j'suis fatigué.
En tout cas cette partie offre la plus belle planche du recueil, dont j'ai vu l'original à l'occasion du festival d'Angoulême 🥹
Ici elle réduit tout au long des différentes histoires du manga les frontières fines entre le deuil intime, le deuil social et le désastre collectif.
Hagio dresse un manga anti nucléaire évidemment influencé par les traumatismes encore empreints des bombes atomiques au Japon. Où Plutonium et Uranium sont personnifiés dans des soirées mondaines pour critiquer l'avidité capitaliste.
Le chapitre Salomé 20XX détonne un peu par contre, je trouve qu'elle dessert un peu le propos en donnant de la forme qui appel la pitié à un élément nucléaire. Sauf si la nouvelle sert à dépeindre que c'est le cœur des hommes que se situe la violence et que les matériaux qui ont permis le nucléaire en lui-même n'est pas maudit. Jsp, j'suis fatigué.
En tout cas cette partie offre la plus belle planche du recueil, dont j'ai vu l'original à l'occasion du festival d'Angoulême 🥹
October 9, 2026
Chronique complète :
https://sunread26.wordpress.com/2026/...
Extrait :
J’ai profité de voir le tome d’occasion pour le prendre, ce qui fait un nouveau titre de Moto Hagio dans ma collection, pour ma plus grande joie. Bon, le titre est en soi bien moins joyeux en termes de contenu par contre. Le sujet général concerne les accidents nucléaires, la réflexion autour de ce sujet est parfois assez philosophique, mais j’ai trouvé que c’était aussi très pertinent. Un one shot composé d’histoires courtes donc, avec pourtant un fil rouge qui relie le tout.
Ce genre d’incident marque tout un pays, je ne dirais pas à vie, car tout fini par s’effacer (suffit de voir, on oublie déjà la Seconde Guerre Mondiale et ceux à son origine). Je dirais donc plus que cela marque plusieurs générations et que cela finira éludé pour les suivantes, juste une histoire parmi tant d’autres. Le lien avec Tchernobyl et les bombes atomiques est également fait au moins une fois. Cela fait un total de quatre événements nucléaires, si on ne compte pas les essais ou son utilisation sans savoir pour la radioactivité (sujet fascinant et effrayant, notamment dans l’horlogerie par exemple). Cela peut paraître présomptueux, mais de mon côté, cet incident ne me surprend en rien, quand on sait que le Japon est en proie à des séismes réguliers et des tsunamis… Surtout sur la côte Est, sur la côte ouest encore, je crois que cela arrive moins souvent (donc pourquoi ne pas l’avoir construit là-bas plutôt ?). L’incident a eu lieu en 2011, j’avais quatorze ans et je me souviens des images TV (comme les tours jumelles en 2001). Je pensais aux gens qui étaient là-bas, qui ont perdus des proches, tant à cause du séisme, que du tsunami puis de cet événement. On commence dans ce volume, par une intrigue sur un présent après drame, dans une zone visiblement proche des lieux évacués. Petit à petit, les gens déménagent, car il n’est plus possible de consommer ce qui est produit sur place, animal comme végétal. On peut voir les personnages porter des masques à l’extérieur sans doute dans l’espoir de se protéger… Mais avec aucune protection à l’intérieur, sans gants et lunettes, la protection ne sert pas à grand-chose au final. C’est là que l’on voit combien la population est démunie, voire mal informer sur comment se protéger dans ses cas-là. Bien que je doute qu’il y ait une solution miracle sur la durée, en dehors de déménager plus loin (et encore, les nuages radioactifs ne restent pas sur place, sans parler de l’eau). Les enfants ne comprennent pas toujours tout et cela se ressent. Beaucoup ont dû déménager dans l’urgence en laissant vraiment toutes leurs affaires sur place. Retourner chercher un objet de temps en temps, je ne sais pas si c’était réellement possible, mais certains devaient bien le faire oui.
Les histoires plus imagées m’ont beaucoup plu, même si, je retrouve parfois le même défaut que pour le Clan des poe. À savoir une chronologie un peu décousue, qui rend le tout plus difficile à suivre que si l’on suivait une chronologie plus simple. On retrouve alors le Plutonium et l’Uranium sous forme de personnages humains. Ces derniers paraissent naturellement très attractifs aux a yeux des humains même s’ils connaissent également les risques. Ses histoires évoquent surtout le dilemme pour les gouvernements (on voit bien que ce sont les gens aisés qui sont concernés) de se passer d’une telle énergie. D’un côté elles apportent de nombreuses richesses, de l’autre, elles nuisent à la santé de tous. Je ne sais pas si je peux qualifier, dans le cas de ses histoires, ces comportements d’appâts du gain. Après tout, il y a également une histoire qui évoque le traitement des déchets, à savoir, le fait de les enterrer le plus possible. Ces récits m’ont paru très pertinent, mais pas moqueur ou incriminant pour les personnages concernés. On voit même une forme d’opposition qui ne peut s’empêcher d’être attirée en parallèle. Au final, vient surtout l’idée que l’on n’a pas le choix que de faire avec… Je ne sais pas si on doit arriver à pareille conclusion également, mais il est vrai que sans nucléaire, beaucoup de choses deviendraient impossible. Le peu d’énergie restant sera mis au service du nécessaire ou de ceux qui paient le plus… En soi, le nucléaire permet de réduire un peu les inégalités niveau électricité (pour moi), tant qu’on ne peut pas avoir une maison autonome. Chose qui serait d’ailleurs plus économique pour l’Etat, mais passons.
[...]
https://sunread26.wordpress.com/2026/...
Extrait :
J’ai profité de voir le tome d’occasion pour le prendre, ce qui fait un nouveau titre de Moto Hagio dans ma collection, pour ma plus grande joie. Bon, le titre est en soi bien moins joyeux en termes de contenu par contre. Le sujet général concerne les accidents nucléaires, la réflexion autour de ce sujet est parfois assez philosophique, mais j’ai trouvé que c’était aussi très pertinent. Un one shot composé d’histoires courtes donc, avec pourtant un fil rouge qui relie le tout.
Ce genre d’incident marque tout un pays, je ne dirais pas à vie, car tout fini par s’effacer (suffit de voir, on oublie déjà la Seconde Guerre Mondiale et ceux à son origine). Je dirais donc plus que cela marque plusieurs générations et que cela finira éludé pour les suivantes, juste une histoire parmi tant d’autres. Le lien avec Tchernobyl et les bombes atomiques est également fait au moins une fois. Cela fait un total de quatre événements nucléaires, si on ne compte pas les essais ou son utilisation sans savoir pour la radioactivité (sujet fascinant et effrayant, notamment dans l’horlogerie par exemple). Cela peut paraître présomptueux, mais de mon côté, cet incident ne me surprend en rien, quand on sait que le Japon est en proie à des séismes réguliers et des tsunamis… Surtout sur la côte Est, sur la côte ouest encore, je crois que cela arrive moins souvent (donc pourquoi ne pas l’avoir construit là-bas plutôt ?). L’incident a eu lieu en 2011, j’avais quatorze ans et je me souviens des images TV (comme les tours jumelles en 2001). Je pensais aux gens qui étaient là-bas, qui ont perdus des proches, tant à cause du séisme, que du tsunami puis de cet événement. On commence dans ce volume, par une intrigue sur un présent après drame, dans une zone visiblement proche des lieux évacués. Petit à petit, les gens déménagent, car il n’est plus possible de consommer ce qui est produit sur place, animal comme végétal. On peut voir les personnages porter des masques à l’extérieur sans doute dans l’espoir de se protéger… Mais avec aucune protection à l’intérieur, sans gants et lunettes, la protection ne sert pas à grand-chose au final. C’est là que l’on voit combien la population est démunie, voire mal informer sur comment se protéger dans ses cas-là. Bien que je doute qu’il y ait une solution miracle sur la durée, en dehors de déménager plus loin (et encore, les nuages radioactifs ne restent pas sur place, sans parler de l’eau). Les enfants ne comprennent pas toujours tout et cela se ressent. Beaucoup ont dû déménager dans l’urgence en laissant vraiment toutes leurs affaires sur place. Retourner chercher un objet de temps en temps, je ne sais pas si c’était réellement possible, mais certains devaient bien le faire oui.
Les histoires plus imagées m’ont beaucoup plu, même si, je retrouve parfois le même défaut que pour le Clan des poe. À savoir une chronologie un peu décousue, qui rend le tout plus difficile à suivre que si l’on suivait une chronologie plus simple. On retrouve alors le Plutonium et l’Uranium sous forme de personnages humains. Ces derniers paraissent naturellement très attractifs aux a yeux des humains même s’ils connaissent également les risques. Ses histoires évoquent surtout le dilemme pour les gouvernements (on voit bien que ce sont les gens aisés qui sont concernés) de se passer d’une telle énergie. D’un côté elles apportent de nombreuses richesses, de l’autre, elles nuisent à la santé de tous. Je ne sais pas si je peux qualifier, dans le cas de ses histoires, ces comportements d’appâts du gain. Après tout, il y a également une histoire qui évoque le traitement des déchets, à savoir, le fait de les enterrer le plus possible. Ces récits m’ont paru très pertinent, mais pas moqueur ou incriminant pour les personnages concernés. On voit même une forme d’opposition qui ne peut s’empêcher d’être attirée en parallèle. Au final, vient surtout l’idée que l’on n’a pas le choix que de faire avec… Je ne sais pas si on doit arriver à pareille conclusion également, mais il est vrai que sans nucléaire, beaucoup de choses deviendraient impossible. Le peu d’énergie restant sera mis au service du nécessaire ou de ceux qui paient le plus… En soi, le nucléaire permet de réduire un peu les inégalités niveau électricité (pour moi), tant qu’on ne peut pas avoir une maison autonome. Chose qui serait d’ailleurs plus économique pour l’Etat, mais passons.
[...]
June 8, 2025
Moto Hagio est une autrice emblématique au Japon, une sorte de Hergé pour eux, tant elle est connue et reconnue. J’ai la chance d’avoir lu tout ce qui est sorti d’elle en France, notamment depuis qu’Akata nous fait le bonheur de s’intéresser à son riche catalogue. Les déceptions ont été rares et pourtant en voilà une V.V
Recueil écrit en hommage à la catastrophe de Fukushima qui a eu lieu le 11 mars 2011 sur la côte est du Japon, je pensais vibrer ici avec ces histoires autour du drame et du deuil de ce moment, désormais fondateur de l’Histoire du Japon. Or, l’autrice a choisi sur plusieurs nouvelles de partir dans un tout autre registre qui ne m’a pas du tout parlée, ni convaincue…
J’ai pourtant l’habitude de sa SF et de son ton onirique. Je suis d’ailleurs une grande fan de ses recueils De la rêverie et De l’humain, qui sont pour moi ses chefs d’oeuvre, à ce jour. Mais ici, le mélange de la poésie, du lyrisme, du théâtre aussi, de la SF et du drame ne l’a pas fait. J’ai eu le sentiment de quelque chose de trop surréaliste, de trop emporté et je n’ai ressenti aucune émotion.
L’objet de ma déception ? Les nouvelles au milieu du recueil où l’autrice a eu une idée originale qui n’a pas fonctionné sur moi, celle de personnifier, d’incarner à travers des personnages qu’on pourrait croire issus de la Comedia Del’Arte, deux entités, dans trois nouvelles : le plutonium (présent sous deux formes différentes) et l’uranium. J’ai trouvé leurs incarnations, heureusement à tour de rôle homme et femmes, ridicules ; les propos étaient à la fois trop perchés et trop didactiques, avec un côté moralisateur malvenu vu le ton. J’avais l’impression d’être dans un opera baroque version SF, en gros l’ambiance du Dune de Lynch mais en beaucoup moins bien… J’ai donc trouvé le propos totalement inintéressant, alors qu’en soit l’idée de donner corps et vie à ces déchets radioactifs aurait pu donner quelque chose d’intéressant.
Heureusement pour moi, ce ne sont que la moitié des histoires du recueil et les autres, si ce ne furent pas des coups de coeur, m’ont tout de même beaucoup plu. Il y avait chez eux, une dimension plus classique pourtant sur la douleur de la perte et du deuil dus à cette catastrophe qui me parlait. J’ai beaucoup aimé suivre une enfant à qui sa grand-mère manque énormément et qui a du mal à comprendre que les plus âgés souffrent également et qu’ils pourraient souhaiter qu’elle arrête d’en parler comme si elle était vivante à tout bout de champ. Il y a une dimension familiale qui me parle mais aussi le choc des générations, le poids du deuil vécu différemment et une dimension onirique portée par les rêves de l’héroïne qui était mignonne tout plein.
Le plus beau chapitre est d’ailleurs à mes yeux, celui reprenant le mythe du Train de nuit dans la Voie lactée, pour symboliser le moment où on dit au revoir. Il était poignant ! Quant à l’ultime nouvelle, elle associe avec émotion aussi, musique, drame et histoire personnelle, avec ce chanteur qui a autrefois vécu puis perdu son amour de jeunesse et qui tremble pour elle quand il voit qu’elle est concernée par la catastrophe, ce qui le pousse sur les routes pour la retrouver alors qu’elle a refait sa vie. C’est un chapitre quasiment muet, porté juste par les paroles d’une chanson qu’il aurait écrite, mais qui m’a justement pris aux tripes grâce à ce procédé.
L’hommage que cette grande autrice a voulu rendre à la catastrophe de Fukushima, à ses survivants et ses disparus, m’a divisée. Je n’ai pas du tout aimé la forme de la moitié de ses nouvelles, trop abstraites et lyriques pour moi. En revanche, j’ai été très touchée par celles plus terre à terre où les sentiments universels des victimes m’émouvaient. Parfois, il ne sert à rien de chercher l’originalité à tout prix, c’est la simplicité qui paie.
Article complet : https://lesblablasdetachan.wordpress....
Recueil écrit en hommage à la catastrophe de Fukushima qui a eu lieu le 11 mars 2011 sur la côte est du Japon, je pensais vibrer ici avec ces histoires autour du drame et du deuil de ce moment, désormais fondateur de l’Histoire du Japon. Or, l’autrice a choisi sur plusieurs nouvelles de partir dans un tout autre registre qui ne m’a pas du tout parlée, ni convaincue…
J’ai pourtant l’habitude de sa SF et de son ton onirique. Je suis d’ailleurs une grande fan de ses recueils De la rêverie et De l’humain, qui sont pour moi ses chefs d’oeuvre, à ce jour. Mais ici, le mélange de la poésie, du lyrisme, du théâtre aussi, de la SF et du drame ne l’a pas fait. J’ai eu le sentiment de quelque chose de trop surréaliste, de trop emporté et je n’ai ressenti aucune émotion.
L’objet de ma déception ? Les nouvelles au milieu du recueil où l’autrice a eu une idée originale qui n’a pas fonctionné sur moi, celle de personnifier, d’incarner à travers des personnages qu’on pourrait croire issus de la Comedia Del’Arte, deux entités, dans trois nouvelles : le plutonium (présent sous deux formes différentes) et l’uranium. J’ai trouvé leurs incarnations, heureusement à tour de rôle homme et femmes, ridicules ; les propos étaient à la fois trop perchés et trop didactiques, avec un côté moralisateur malvenu vu le ton. J’avais l’impression d’être dans un opera baroque version SF, en gros l’ambiance du Dune de Lynch mais en beaucoup moins bien… J’ai donc trouvé le propos totalement inintéressant, alors qu’en soit l’idée de donner corps et vie à ces déchets radioactifs aurait pu donner quelque chose d’intéressant.
Heureusement pour moi, ce ne sont que la moitié des histoires du recueil et les autres, si ce ne furent pas des coups de coeur, m’ont tout de même beaucoup plu. Il y avait chez eux, une dimension plus classique pourtant sur la douleur de la perte et du deuil dus à cette catastrophe qui me parlait. J’ai beaucoup aimé suivre une enfant à qui sa grand-mère manque énormément et qui a du mal à comprendre que les plus âgés souffrent également et qu’ils pourraient souhaiter qu’elle arrête d’en parler comme si elle était vivante à tout bout de champ. Il y a une dimension familiale qui me parle mais aussi le choc des générations, le poids du deuil vécu différemment et une dimension onirique portée par les rêves de l’héroïne qui était mignonne tout plein.
Le plus beau chapitre est d’ailleurs à mes yeux, celui reprenant le mythe du Train de nuit dans la Voie lactée, pour symboliser le moment où on dit au revoir. Il était poignant ! Quant à l’ultime nouvelle, elle associe avec émotion aussi, musique, drame et histoire personnelle, avec ce chanteur qui a autrefois vécu puis perdu son amour de jeunesse et qui tremble pour elle quand il voit qu’elle est concernée par la catastrophe, ce qui le pousse sur les routes pour la retrouver alors qu’elle a refait sa vie. C’est un chapitre quasiment muet, porté juste par les paroles d’une chanson qu’il aurait écrite, mais qui m’a justement pris aux tripes grâce à ce procédé.
L’hommage que cette grande autrice a voulu rendre à la catastrophe de Fukushima, à ses survivants et ses disparus, m’a divisée. Je n’ai pas du tout aimé la forme de la moitié de ses nouvelles, trop abstraites et lyriques pour moi. En revanche, j’ai été très touchée par celles plus terre à terre où les sentiments universels des victimes m’émouvaient. Parfois, il ne sert à rien de chercher l’originalité à tout prix, c’est la simplicité qui paie.
Article complet : https://lesblablasdetachan.wordpress....
September 20, 2025
Lorsqu'une catastrophe frappe, le processus de deuil national inclut certainement la prise de parole des artistes pour qu'une population ventile sa frustration, sa colère, sa tristesse. La maître mangaka Hagio Moto, reconnue pour ses récits SF entre autres, a utilisé son talent pour publier six courts récits questionnant l'usage du nucléaire et mettant de l'avant les conséquences de la triple tragédie de 2011 (séisme, tsunami, explosion à Fukushima).
Trois récits se penchent de façon métaphorique sur l'usage sans limite du nucléaire: Dame Pluton, Le Comte Uranus, Salomé 20XX. Chacun des récits est très court et la trame narrative est plutôt limitée, mais on comprend que ces regards sur un élément radioactif sont davantage une façon de questionner notre utilisation, la consommation effrénée, la pollution de notre environnement.
Ce sont les récits plus proches de l'humain qui m'ont le plus touchée: les deux Les Colzas et Fukushima Drive. La mangaka se penche sur la tristesse de ceux qui ont perdu une personne importante. Le format court se prête alors particulièrement bien à cette exploration de la perte, du souvenir, de la tristesse. C'est très émouvant.
Quoiqu'il en soit, pour bien comprendre le choc et le drame que fut le 11 mars 2011 au Japon, c'est une lecture intéressante. Si on souhaite aller un peu plus en profondeur, il y a Le Chien qui voulait voir le Sud qui est aussi l'oeuvre d'un grand maître manga (Murakami Takashi), ou encore Daisy, lycéennes à Fukushima - Intégrale spéciale 10 ans qui explore les suites de la catastrophe.
Trois récits se penchent de façon métaphorique sur l'usage sans limite du nucléaire: Dame Pluton, Le Comte Uranus, Salomé 20XX. Chacun des récits est très court et la trame narrative est plutôt limitée, mais on comprend que ces regards sur un élément radioactif sont davantage une façon de questionner notre utilisation, la consommation effrénée, la pollution de notre environnement.
Ce sont les récits plus proches de l'humain qui m'ont le plus touchée: les deux Les Colzas et Fukushima Drive. La mangaka se penche sur la tristesse de ceux qui ont perdu une personne importante. Le format court se prête alors particulièrement bien à cette exploration de la perte, du souvenir, de la tristesse. C'est très émouvant.
Quoiqu'il en soit, pour bien comprendre le choc et le drame que fut le 11 mars 2011 au Japon, c'est une lecture intéressante. Si on souhaite aller un peu plus en profondeur, il y a Le Chien qui voulait voir le Sud qui est aussi l'oeuvre d'un grand maître manga (Murakami Takashi), ou encore Daisy, lycéennes à Fukushima - Intégrale spéciale 10 ans qui explore les suites de la catastrophe.
January 13, 2026
Une petite fille incapable de faire le deuil de sa grand mère disparue après le tsunami de 2011, le plutonium et l’uranium incarnés dans des personnages sulfureux ou encore une chanson mise en image pour illustrer ces vies brisées, ces êtres chers et ces souvenirs disparus, autant de situations différentes pour dire le traumatisme du tremblement de terre et la peur du nucléaire dans un Japon frappé en plein coeur par la tragédie.
Un recueil d’histoires courtes inspirées de la catastrophe de Fukushima. Plutôt que de faire face à la dure réalité de manière frontale, Moto Hagio préfère emprunter des chemins de traverses à la fois oniriques, philosophiques et poétiques. Le message n’en ressort pas affaibli, il offre simplement un regard décalé sur les problématiques liées au nucléaire. Le résultat peut paraître un poil conceptuel mais il n’en reste pas moins convaincant. C’est beau, digne, sans pathos et très intelligemment réalisé. Une autre façon de voir la catastrophe et d’envisager le caractère éphémère et évanescent de l’existence, tout en soulignant les travers du capitalisme et de la société de consommation. Chapeau bas Mme Hagio !
Un recueil d’histoires courtes inspirées de la catastrophe de Fukushima. Plutôt que de faire face à la dure réalité de manière frontale, Moto Hagio préfère emprunter des chemins de traverses à la fois oniriques, philosophiques et poétiques. Le message n’en ressort pas affaibli, il offre simplement un regard décalé sur les problématiques liées au nucléaire. Le résultat peut paraître un poil conceptuel mais il n’en reste pas moins convaincant. C’est beau, digne, sans pathos et très intelligemment réalisé. Une autre façon de voir la catastrophe et d’envisager le caractère éphémère et évanescent de l’existence, tout en soulignant les travers du capitalisme et de la société de consommation. Chapeau bas Mme Hagio !
June 4, 2025
Une fois de plus, Moto Hagio fait preuve d'originalité avec ce recueil de nouvelles qui surprend tant par la forme que par le fond ! Il y est question de deuil, d'écologie, d'avenir, du désespoir qui se mêle à l'espoir... un one shot aussi brillant que nébuleux !
June 24, 2025
C’est vraiment un plaisir de voir que Moto Hagio est FINALEMENT de plus en plus publiée en France.
Beau recueil qui ouvre des discussions autour des énergies renouvelables et de l’écologie de façon assez ludique et touchante.
Génial, mais je n’en attendais pas moins 🫡
Beau recueil qui ouvre des discussions autour des énergies renouvelables et de l’écologie de façon assez ludique et touchante.
Génial, mais je n’en attendais pas moins 🫡
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