Dans les rues éclairées aux néons de Neolutetia, Risa est la seule cyborg. La seule capable de s'interfacer avec n'importe quelle machine, n'importe quelle IA ou n'importe quel être humain. Et si ce n'était plus le cas ?
Floriane Soulas, née en 1989 à Paris, est une romancière et nouvelliste française de fantasy et de science-fiction, notamment dans les sous-genres du steampunk et du space opera. Publiée à partir de 2014, elle obtient plusieurs prix depuis 2018.
Née en 1989 à Paris, Floriane Soulas a suivi une classe préparatoire, puis une école d'ingénieur, l'École des mines de Carmaux. Elle valide ensuite une thèse en génie mécanique. En parallèle d'une carrière d'ingénieur logiciel, elle écrit des nouvelles de science-fiction. Parmi ses lectures de jeunesse et ses inspirations, elle cite Émile Zola, Victor Hugo, Albert Camus mais aussi des œuvres de fantasy comme celles de J. R. R. Tolkien et David Gemmell ou de science-fiction comme celles d'Isaac Asimov et George Orwell.
en vérité c'est juste... extrêmement prévisible et oubliable... c'est-à-dire que pour qui n'a jamais rien rien rien lu faisant référence de près ou de loin au cyberpunk, il y a peut-être moyen de ne pas deviner le fin mot de l'histoire avant la page 50 (et encore), mais sinon je pense qu'il n'y a guère qu'un élève de CE2 qui pourrait trouver le propos étonnant et original... sauf que l'élève de CE2 serait perdu par l'exposition très brouillonne et confuse... non ce n'est pas très bien... également proposition : on arrête de dire que les livres sont féministes juste parce qu'il y a des femmes dedans... merci...
J'ai eu un peu de mal à rentrer dedans, il m'a fallu 3 chapitres pour commencer à comprendre et à m'intéresser. Mais une fois prise par l'histoire, j'ai adoré découvrir Risa, l'univers, le côté sororal de ce roman et la réflexion sur l'éthique scientifique. Même si les réflexions ne sont pas très poussée car le texte est court, ça fonctionne à merveille. J'ai même versé ma petite larme à 2 reprise, l'entraide entre les personnages ni sont pas pour rien. En bref, une très belle découverte qui me donne envie de lire d'autres textes de l'autrice.
Novella cyberpunk qui nous plonge dans un monde futuriste qui m’a beaucoup rappelé BladeRunner ou Ghost In the Shell.
On suit l’histoire de Risa dans la ville de NeoLutetia à l’atmosphère pluvieuse embarquée sous les néons et les hollo publicitaires. C’est une cyborg spéciale qui peut s’interférer avec tout le monde, robot - humain - IA. Mais tout bascule quand une série d’événement remet en question sa singularité…
C’est court et intense, le saut dans le bain est difficile au début avec l’enchaînement des noms, surnoms ou pseudos. Faut souffler et se laisser embarquer. Les thèmes abordés ne m’ont pas touché, pour ma part c’est déjà du vu et revu.
À Neolutetia, il est relativement facile d’obtenir des améliorations diverses et variées. Pour autant, Risa est la seule cyborg de toute la ville. Elle seule a la plasticité cérébrale nécessaire pour pouvoir s’interfacer avec n’importe quoi. Mais sa rencontre avec un malfrat disposant de prothèses bien plus sophistiquées que la normale pourrait bien la mettre sur la piste d’une vérité dérangeante susceptible de mettre à mal cette conviction. ⠀ J’ai vraiment passé un très bon moment avec cette lecture malgré un début un peu ardu. Pas tant parce que c’était particulièrement complexe, juste parce que j’ai eu un peu de mal à m’immerger dans les premiers chapitres pour une raison qui m’échappe. Bon je parle ici d’une vingtaine de pages à tout casser, mais à l’échelle d’une novella, ça compte quand même. ⠀ Ceci étant dit, une fois l’intrigue vraiment lancée, je me suis vite laissé prendre au jeu. J’ai adoré en apprendre plus sur le passé de Risa, sur ses traumas, et surtout sur la façon dont elle est devenue ce qu’elle est aujourd’hui. Ça pose énormément de questions, principalement d’ordre éthique, et c’est juste passionnant. ⠀ Dans cette histoire, on retrouve aussi une bonne dose de sororité, et ça on aime toujours. D’autant plus dans un récit cyberpunk, un genre pas forcément réputé pour ses bons sentiments ou son respect des femmes. ⠀ Bon, je ne vais pas forcément en dire beaucoup plus, ça reste une courte novella, mais j’ai en tout cas trouvé que ça fonctionnait très bien et je vous conseille vraiment de découvrir cette histoire !
Soma est un court récit intense et maîtrisé qui aborde de nombreux sujets fascinants, du transhumanisme à l’identité, en passant par la culpabilité et la résilience. Risa est une héroïne parfaitement nuancée dans un univers cyberpunk qui semble familier mais qui, lui aussi, recèle quelques notes de réconfort surprenantes notamment dans ses accents féministes. La plume de Floriane Soulas y est, comme toujours, formidable et donne à son récit ce soupçon d’émotion et d’humanité qui en font un texte formidable.
[lu dans le cadre de la dédicace-rencontre du 06/12] très bien 👍
dans un univers post-apo, robot-futuriste où l'IA et les implants body-hackers (les cyborgs, dans la forme littérale en Français) sont monnaie courante !!
Plutôt pas mal, plutôt 2,5/5 sûrement. J’ai bien aimé l’imagination de l’autrice. Le thème de la rédemption a mon sens a été survolé (sans explications sur le ressenti en tant que tel) et donc m’a laissé indifférente en dépit du fait que j’ai apprécié les personnages, la solidarité féminine et l’idée sous jacente de lutte des classes. Peut être que j’aurais préféré un texte plus long avec un développement plus important de ces idées ?
Le scénario du livre, bien que simple et un peu prévisible, est cool, assez pour avoir cueilli ma curiosité. Mais bon, j'ai trouvé l'exécution peu convaincante. Ça enfonce des portes ouvertes, la plume est dénuée de style, je ne me suis pas attachée aux personnages, ça ne m'a pas provoqué d'émotions, ce qui leur arrivait m'a laissé de marbre. J'ai l'impression d'avoir lu un squelette narratif qu'on aurait oublié d'emballer de chair et de personnalité. Dommage. J'aurais aimé être plus embarquée. Le conseil d'écriture "show, don't tell" serait de mise ici.
c'est sympa mais voilà par contre c'est vendu en mode bouquin féministe mais je comprends pas où est le côté féministe ? genre oui ok y'a que des persos féminins mais ça veut pas dire féministe ça
Appréciant jusqu’à présent le côté caméléon de l’imaginaire de la plume et des univers de Floriane Soulas, j’étais curieuse de la retrouver et découvrir sur ce récit d’anticipation cyber dans un format bien plus court qu’habituellement.
Avec sa couverture très pop et graphique, elle entre à merveille dans la collection des textes courts de Robert Laffont où j’avais bien aimé le récit concept de Chloé Chevalier, Les Essaims, même si j’étais restée sur ma faim. J’ai eu un problème similaire ici…
D’habitude, ce que j’aime chez l’autrice, c’est la sensibilité de sa plume et le temps qu’elle prend pour poser une atmosphère et développer des personnages. Je ne peux pas dire qu’elle ne le fait pas ici malgré la brièveté du récit mais justement le ratio exposition et démarrage de l’intrigue fut totalement bancal à mes yeux, n’ayant la sensation que le récit devenait profond et intéressant uniquement dans le dernier quart du texte. Oups.
Il faut dire que j’ai eu beaucoup de mal à me plonger dans l’ambiance cybernétique du récit. Cela ne m’a pas du tout parlé d’avoir une héroïne qui plongeait dans les interfaces des programmes afin de dialoguer avec eux et plus encore. Certes, j’aurais pu m’y attendre. Je savais que Soma était une cyborg et une hackeuse, mais le côté monde virtuel ne m’a pas du tout parlé… Peut-être que ce sera différent pour les habitués du genre car cela reste écrit de manière très visuelle et immersive pour ceux qui y sont sensibles. Ce n’est juste pas mon cas.
Ce qui m’intéressait, c’était le mystère qui occupait justement Soma, son origine, son identité et cela vient trop tardivement. La réflexion est hyper intéressante ensuite une fois qu’on y arrive enfin. J’ai beaucoup aimé tout ce que l’autrice a pu écrire autour d’elle, le cheminement de celle-ci, les révélations et ce que cela en dit sur nous. Il y a une dimension philosophique très forte vis-à-vis de l’histoire des sciences et de notre responsabilité vis-à-vis de nos créations et inventions. Ce furent vraiment des pages passionnantes, éclairantes, vivifiantes et émouvantes, où j’ai retrouvé tout ce que j’aime de l’autrice.
Mais c’est le cheminement pour en arriver là qui ne m’a pas plu, qui n’a pas pris avec moi, que j’ai trouvé long et poussif, où je me suis perdue. Les seules pages auxquelles je me raccrochais, c’était celles de ces rapports sur les IA qui clôturaient les chapitres. Pour le reste, certes je l’ai lu facilement mais sans passion aucune, avec le sentiment de passer à côté et d’être au milieu d’un récit tout sauf sensible et original comme elle m’y avait habituée dans ses précédents textes.
C’est donc malheureusement, pour la première fois, un retour mitigé que je rends sur une oeuvre de Floriane Soulas, contrairement à la grande majorité des lecteurs bien plus enthousiastes que moi. J’ai trouvé le temps long alors que c’était une nouvelle. Je n’ai accroché que dans les ultimes chapitres quand enfin elle traite avec profondeur et émotion de son sujet : les IA et le clonage, la reproduction d’une identité, la liberté potentielle et l’identité des IA. Le cheminement pour arriver là a manqué d’émotion et d’originalité pour moi, avec un univers cyber bien posé et immersif, mais qui ne me parlait pas du tout… Je ne garderai en mémoire que ces ultimes très belles et puissantes pages qui ont métamorphosé Soma et ses clones à mes yeux.
Pour vous donner une idée de l'atmosphère de ce roman SF, je vous dirais surtout Blade Runner + Tron + Matrix ; avec ça vous devriez pouvoir imaginer un peu le contexte, même si le roman (si court que c'est plutôt une grande nouvelle) manque cruellement de mise dans l'ambiance : on entre directement dans l'intrigue, sans pouvoir s'immerger complètement dans ce monde cyberpunk futuriste. C'est un roman de science-fiction, où on suit Risa, une cyborg assez unique puisqu'elle semble être la seule à pouvoir se connecter à toute forme d'interface. Elle effectue des missions pour un groupe de rebelles (à ce qu'il m'a semblé) et surtout pour Cassidi, la cheffe et son amante. Elle aide aussi les femmes et enfants opprimé·es et sans ressources à trouver refuge. Un jour, elle croise une jeune femme qui lui ressemble énormément... À travers sa recherche de cette femme, Risa va en apprendre un peu plus sur son passé, et nous aussi.
C'est donc un roman qui utilise le genre de la science-fiction pour poser des questions assez philosophiques, existentielles : qu'est-ce qu'être soi surtout quand on peut entrer dans les pensées des autres et que d'autres peuvent être dans les nôtres, et quand il nous manque des morceaux de nous-mêmes, remplacés par des machines et autres logiciels ? Est-on unique? Où se trouve la limite entre humain et machine chez les cyborgs ?, etc.
Le fait que la majeure partie des protagonistes soient des femmes en fait un peu un roman féministe, mais je trouve que ce serait réducteur, car c'est effectivement plutôt un roman philosophique (et un roman sororal). Que les personnages principaux soient féminins ne devrait plus être une exception aujourd'hui.
Un bon roman assez court et efficace. Typique de l’univers cyberpunk, on y retrouve les éléments clés : charcudoc, chrome, net, vie virtuelle etc. L’histoire de Risa est aussi simple que touchante, et son personnage parvient bien à nous emmener dans son univers, et sa personnalité nous touche. Le côté féministe rajoute une touche d’autant plus appréciable dans un tel contexte ou le monde est moche, dur. Sa romance (très très brièvement décrite) avec Cassidi ajoute également une touche appréciable.
On ne parle pas d’un roman au world building hyper complexe, ou même de personnages attachants à l’extrême, hyper développés dans leurs profondeur (a part Risa tout de même un peu) mais c’est tout de même une super histoire. Si vous voulez de l’introspection, des questionnements sur le rapport humain/machine, unique et plural, avec une prota femme, dans un univers à la cyberpunk avec un soupçon de relation queer, c’est assez cool à lire, mais très simple et rapide.
c'était chouette mais pas non plus wow, ce sera pas une lecture inoubliable pour sûr cependant la façon dont le thèem de l'identité et de la famille est abordé est assez intéressant. c'est un texte assez court et je trouve que ça aurait pu mériter d'être poussé un peu plus loin. il est vrai que ça reste assez superficiel et même si c'était pas l'intention de l'autrice je trouve que le texte aurait gag,é en impact. j'ai aussi cru comprendre que finalement c'est assez convenu comme thématique en terme de cyberpunk. personnellement c'est mon premier texte de ce sous-genre donc j'ai trouvé ça assez sympa mais comme le texte est assez léger je peux bien imaginer qu'il n'est pas révolutionnaire dans le genre. j'ai trouvé la fin assez mimi même si ça fait un peu trop happy ending maybe
en gros c'est sympa mais je suis pas sure que ça vaille le détour
J’aime de plus en plus le format novella et l’intrigue de ce récit, sa construction correspond à merveille avec ce format !
Une courte histoire aux allures cyberpunk, un décor sombre et glaçant dans une ville haute en couleur et remplis de néon éblouissant.
Risa y est la seule cyborg, du moins c’est ce qui est sensé être. Une jeune femme ayant échappé à un sombre passé ce vouant corp et âme à sauver de jeunes femmes, enchaînant missions sur missions.
L’histoire nous confronte à des éléments, des problématiques philosophiques ou non, que j’ai déjà vu énormément de fois.. mais là où je veux en venir c’est que l’autrice en a fait la force de son récit. Elle a réussi a amené ces sujets de manière que j’ai trouvé innovante mettant l’accent sur l’intériorisation des protagonistes, créant de la lumière autour un female rage comme je les aime.
J’ai trouvé l’univers assez facile à appréhender, il faudra peut être quelques dizaines de page pour un néophyte mais la finalité en vaut tellement la peine !
Bref, 160 pages qui m’ont happée, qui allait de révélations en révélations, nous livrant toute l’horreur profondément enfuie au sein de Neolutetia.
Un gros mouais. L’univers cyberpunk est loin d’être créatif : on balance des termes un peu technologiques ici et là, il y a des néons et de la crasse. Et, comme dans Tonnerre après les ruines, c’est le message anti-science qui me fait grimacer. C’est un festival de clichés : les scientifiques fous qui font des tests inhumains pour le plaisir, opposés aux gentils qui, eux, font de la science dans leur garage en faisant pousser des plantes. La chute ne m’a fait ni chaud ni froid. Le côté sororité était sympa.
Soma de Floriane Soulas Un roman futuriste court qui nous donne à réfléchir et nous fait vivre des moments forts avec les personnages. J'ai aimé la manière dont l'autrice amène son histoire et nous fait stresser avec l'héroïne. Une chouette aventure. 16/20 - https://www.leslecturesdemylene.com/2...
C'était plutôt surprenant, j'ai pas l'habitude de lire du cyberpunk mais c'était vraiment génial ! J'aime le fait de pas expliquer l'univers et qu'on y plonge comme si on était là depuis toujours. L'histoire était hyper intense, même si elle est courte. Bref, hyper bien.
[3,5/5 arrondi vers le haut] Bonne histoire et bons personnages, j’aurais aimé plus de développement mais c’était pas l’objectif du bouquin donc je lui pardonne
Petite nouvelle sympathique, reprenant beaucoup d'éléments des codes cyberpunk On regrette que certains éléments ne soient pas plus d'écrits (mais en même temps ça reste une nouvelle)