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La Mort à Venise: suivi de Tristan et de Le Chemin du cimetière

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La Mort à Venise est le récit de la passion folle et fatale qui saisit un écrivain d'âge mûr à l'apparition d'un gracieux adolescent d'une extraordinaire beauté.

Dans Tristan, le dilemme qui s'offre à l'héroïne est de tenter de vivre en étouffant ses dons d'artiste ou " mourir de musique ". La fin de Lobgott Piepsam dans le Chemin du cimetière prouve que la vie est dure aux faibles, mais que la mort vaut mieux que la débâcle d'une constante lâcheté.

C'est peut-être dans ses nouvelles que Thomas Mann, le plus célèbre écrivain allemand de ce siècle, a mis le meilleur de sa verve ironique et de sa sensibilité musicale, de son émotion discrète et dominée, qui se drape volontiers d'un sarcasme.

192 pages, Paperback

Published January 1, 2001

20 people are currently reading
255 people want to read

About the author

Thomas Mann

2,080 books5,280 followers
Librarian Note: There is more than one author in the GoodReads database with this name. See this thread for more information.

See also:
Serbian: Tomas Man

Thomas Mann was a German novelist, short story writer, social critic, philanthropist, essayist, and Nobel Prize laureate in 1929, known for his series of highly symbolic and ironic epic novels and novellas, noted for their insight into the psychology of the artist and the intellectual. His analysis and critique of the European and German soul used modernized German and Biblical stories, as well as the ideas of Goethe, Nietzsche, and Schopenhauer. His older brother was the radical writer Heinrich Mann, and three of his six children, Erika Mann, Klaus Mann and Golo Mann, also became important German writers. When Hitler came to power in 1933, Mann fled to Switzerland. When World War II broke out in 1939, he emigrated to the United States, from where he returned to Switzerland in 1952. Thomas Mann is one of the best-known exponents of the so-called Exilliteratur.

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1 star
17 (4%)
Displaying 1 - 30 of 43 reviews
Profile Image for P.E..
970 reviews762 followers
June 27, 2024
La Mort à Venise 4/5

Je viens de terminer ma première lecture de La mort à Venise de Thomas Mann. Ça rappelle pas mal La Montagne magique dans le thème et son traitement : un vieil écrivain se rend en vacances à Venise pour se délasser —et sûrement pour sortir de lui-même. Par le fil d'évènements fortuits, il rencontre dans l'hôtel où il loge une famille polonaise dont il s'éprend du fils cadet... Et là on rentre dans un territoire inconfortable voisin de Lolita. Le gosse a 14 ans et l'écrivain la cinquantaine passée. Aschenbach se donne des motifs étranges, esthétiques et philosophiques pour favoriser les rencontres avec le gosse à qui il n'adresse pas une fois la parole mais qui devient un motif de fascination tel qu'il prolonge indéfiniment son séjour. Tout ça malgré les premiers signes inquiétants d'une épidémie de cholera qui frappe la ville...

J'aime beaucoup les jeux de miroirs de l'intrigue avec ses moments qui se répondent d'un bout à l'autre du roman court, pour souligner encore davantage la chute du personnage principal dans le dévergondage et la licence. Quelques exemples :

Le voyageur roux aperçu en Allemagne -> le gondolier illicite qui conduit Aschenbach à son arrivée
Le vieux beau fardé et risible à bord du bateau -> Aschenbach fardé et habillé de couleurs criardes.
Le bateleur -> autodépréciation de l'artiste pour son art

C'est aussi une interrogation sur les vertus de l'art et les traits qu'il peut imprimer à la vie de ses pratiquants, en bien comme en mal. Aschenbach à l'automne de ses jours, comme un certain Faust, se met à désavouer la valeur de ses travaux et à convoiter une seconde jeunesse, sachant qu'elle accélèrera sa perte en même temps qu'elle anéantira la valeur de son œuvre, au moins à ses propres yeux.

Autre point fort du roman court : dans le cadre d'une intrigue resserrée, on y suit les progrès foudroyants d'une dépravation. Je me souviendrai longtemps des métaphores mythologiques qui frisent la vision délirante, comme dans le chapitre qui suit le sourire que Aschenbach croit que Tadzio lui adresse.

L'histoire parcourue de moments en apparence insignifiants mais que le point de vue détraqué et dissolu d'Aschebach rend significatifs voire paniques. On en conçoit une horreur chaque fois plus forte et une pitié toujours plus vague pour le personnage principal. Comme dans la Montagne Magique, rêve, maladie et concupiscence se relaient dans une danse macabre qui entraîne le héros à sa perte.

Voir aussi :
Портрет - Гоголь
Le Double
Chevaux échappés
Diario de la guerra del cerdo
Faust


Tristan 3/5

Voir aussi :

Assia
The Magic Mountain
Du côté de chez Swann
Tristan et Iseut


Le chemin du cimetière 2,5/5

Voir aussi :
Marmeladov dans Преступление и наказание
Profile Image for Minareadings.
31 reviews31 followers
January 8, 2024
J’aurais donné plus si ce livre ne contenait que la seconde nouvelle Tristan que j’ai fortement appréciée. Mais celle qui donne son titre au livre est là… malaisante à l’extrême et se servant du prétexte du beau et de l’esthétisme pour nous astreindre à un ramassis d’allusions vomitives.
Profile Image for Stela.
1,073 reviews438 followers
August 30, 2020
Tout le monde a connaissance de l'Eros né d’Aphrodite, dieu de l’amour terrestre, un amour qu’on pourrait nommer procréateur ou physique.

Mais on oublie souvent qu’il existe aussi un autre Eros, celui qui a uni Ouranos et Gaïa pour donner naissance au monde, c’est-à-dire l’amour créateur ou spirituel.

C'est entre les deux Eros que se trouve à jamais piégé l’artiste, toutes les fois qu'il s'efforce à sublimer le sentiment par l'art. C'est entre les deux Eros que Gustav Aschenbach, le héros de l'histoire de Thomas Mann, La mort à Venise, se trouve aussi, pris dans la piège d’une situation qu’il a toujours, jusqu’alors, su éviter : celle de se laisser conduire par son cœur, au lieu de sa tête, d’être tenté de choisir le corps à la place de l’esprit, l’éphémère à la place de l’éternel, à savoir, pour utiliser la fameuse dichotomie nietzschéenne, le dionysiaque à la place de l’apollinien.

Jamais il n’avait senti la volupté du Verbe plus délicieusement, jamais si bien compris que le dieu Eros vit dans le Verbe…


La mort à Venise ne fait que suivre cette métamorphose d’un artiste célèbre, un classique en vie dont l’œuvre est entrée dans les manuels scolaires, fameux pour son formalisme, sa haute intellectualité, sa limpidité et force, son équilibre et sa rigueur. Un apollinien qui n’a jamais, jusqu'alors, connu l'émotion, la destruction de la passion et le désespoir.

Et "alors" commence quand, à cinquante ans et un peu fatigué, il décide d'aller en vacances. Sa destination - Venise, belle et décadente cité, berceau des arts et refuge des aventuriers, mais à la fois, comme il le redécouvrira bientôt, malade et cupide. Paradis et enfer.

En route, deux scènes prémonitoires: la contemplation d'un «vieux beau» qui, malgré son âge, s’efforce de se comporter en jeune, ce qui dégoute notre héros, et la traversée dans une gondole «d’un noir tout particulier comme on n’en voit qu’aux cercueils» et dont le gondolier ressemble à un sombre Charron portant sa barque sur Styx.

Et puis, à son hôtel de Venise la rencontre de son destin, le jeune polonais, Tadzio, qui le fascine sur-le-champ parce qu'il lui suggère «une poétique légende des âges primitifs, rapportant les origines de la beauté et la naissance des dieux.»

Au début, l'attraction est purement esthétique, générant des intellectuels dialogues intérieurs, dans lesquels il lui dévoile, comme jadis Socrate à Phaidros, le secret de la beauté, «...la seule forme de l’immatériel que nous puissions percevoir par les sens et que nos sens puissent supporter.»

Puis, peu à peu, la passion remplace la sereine contemplation: les remords, la honte et le défi le poussent à faire des gestes absurdes et pénibles comme teindre ses cheveux ou se maquiller pour cacher son âge et imiter ainsi le "vieux beau" qu'il avait tant méprisé autrefois.

Finalement son choix est facilité d'un rêve ressemblant aux mystères dionysiaques, un rêve qui «commence par de l’angoisse, de l’angoisse et de la volupté (…) mêlée à l’horreur…» où il assiste à des rites étranges, pleins de mouvements saccadés et de sons bizarres. «Et son âme connut le goût de la luxure, l’ivresse de s’abîmer et de se détruire.»

C'est pour ça qu'il choisit la mort, en refusant de partir, bien qu'averti de l'épidémie de choléra. Son refus concerne, en effet, le retour à son ancien soi, à sa gloire et à son prestige, qui lui semblent maintenant de terribles mensonges:

Mais style et spontanéité, Phaidros, entrainent la griserie et le désir, risquent de conduire celui qui sent noblement à d’effroyables sacrilèges du cœur, encore que son goût d’une beauté sévère les déclare infâmes… c’est à l’abîme que mènent forme et style ; eux aussi – à l’abîme.


Finalement, c'est de cette image , qu'il s'agit, plutôt que d'une étrange histoire d'amour aux accents pré-marqueziennes, l'image de l'artiste suspendu précairement et éternellement au-dessus de cet abîme entre la vie et l'art, son destin et sa malédiction.
Profile Image for Dame Silent.
315 reviews191 followers
August 4, 2021
La Mort à Venise uniquement : Je n'ai aimé ni le style (tellement lourd !), ni le personnage principal (il est un peu dérangé non ?), ni l'histoire (on passera sur la pédophilie à peine voilée)... Cette première approche de Thomas Mann est un furieux échec. J'ai lutté comme jamais pour finir cette courte nouvelle qui m'a parue faire 1000 pages. On peut dire que je suis totalement passée à coté.
Profile Image for Heaven Yassine.
234 reviews51 followers
February 4, 2018
Un grand classique qui va à l'essentiel ==> Italie, musique, histoire, art.
un style d’écriture précis et net, de quoi passer quelques heures très agréables de lecture! 3/5
Profile Image for Mazel.
833 reviews133 followers
August 11, 2009
La Mort à Venise et Tristan comptent parmi les meilleurs récits de Thomas Mann. Malgré leur brièveté, ces deux chefs-d'oeuvre d'inspiration très romantique contiennent l'essentiel de la pensée du grand écrivain allemand.

On y retrouve le pessimisme foncier hérité de Schopenhauer, la clairvoyance, la perspicacité et l'extraordinaire raffinement psychologique que Thomas Mann admirait chez Nietzsche, ainsi que les quatre notions fondamentales qui, à travers la littérature, ont pendant des siècles défini l'âme allemande : culture, musique, protestantisme et sens du devoir.

La fascination mortelle que peut exercer la beauté physique, tel est le sujet de la Mort à Venise : justement parce qu'il n'est plus jeune, et qu'il a une sensibilité d'artiste, le romancier Gustav Aschenbach sera plus qu'un autre sujet à ces brusques déraillements qui conduisent à la mort.

Univers glacé de la montagne, gaieté factice du sanatorium, Tristan est en quelque sorte un prélude à la Montagne magique. Dans ce monde qui déjà échappe aux vivants s'affrontent l'artiste, voué aux rêves morbides et à la métaphysique, et le bourgeois, l'homme d'action à la santé et aux affaires florissantes.

Nouvelle brève, infiniment poignante, le Chemin du cimetiére clôt sur un point d'orgue la réédition de ces deux joyaux de la littérature allemande
Profile Image for LeBossu.
276 reviews
December 7, 2022
Succomber à l’attraction morbide, voluptueuse, de la beauté et du désir
Profile Image for Fabrice del Dongo.
61 reviews17 followers
November 5, 2024
je reviendrai pour La Montagne magique quand j'aurai que ça à foutre de trimballer dans tout Paris des pavés de 1000p dans mon sac de pétasse (tout ça pour me retrouver avec l'épaule droite de Djoković, lire ça muscle tmtc)
Profile Image for El Diletante Errante.
81 reviews2 followers
January 7, 2025
Muerte en Venecia - Thomas Mann

Novela corta, llena de referencia a la mitología griega. En su una novela inspirada en la tradición griega (a mi parecer).

La historia, un escritor en sus 50s en medio de un encuentro fugaz con un desconocido, decide partir de su ciudad natal hacia Venecia. Una vez instalado allí, cruza en su hotel un joven polaco de una belleza excepcional. Este es fascinado inmediatamente por el joven y así comienza un viaje interno hacia la concepción de la belleza, el arte y la sensualidad. Una aproximación a El Fedro de Platón, donde pone evidencia la superioridad de la belleza sobre otras ideas, al poseer esta la ventaja de ser apreciada físicamente por nuestros sentidos, no siendo el mismo caso por ejemplo de la sabiduría.

Recomendaría leerla a aquellos que se sienten atraídos por las referencias mitológicas, hay muchas. Aunque la novela aborda temas sensibles como la homosexualidad y más aún los deseos de carácter eróticos (sobre un adolescente) la novela no entra en narraciones desagradables ni enfermizas de carácter sexual. Reitero, el tema se aborda bajo una perspectiva más pasional y amorosa al uso socrático y platónico.
Profile Image for Mathias Chouvier.
153 reviews6 followers
October 23, 2024
Tout le génie de Thomas Mann tient dans cette centaine de pages, tragiques et sublimes, dans lesquelles un artiste vieillissant vibre une dernière fois d’un amour jamais consommé. Sorte de pendant masculin de Lolita, La Mort à Venise n’épargne pas son personnage principal, qui rencontre son reflet au début du roman et s’en moque allègrement. Cynique et remarquablement écrit.
Profile Image for Céline.
634 reviews39 followers
August 31, 2019
Après « Lolita » de Nabokov, voici la mort à Venise, soit les penchants pédophiles d’un vieille homme pour un garçon de 14 ans (voir page 57 et 127) qui en effet mérite uniquement la mort de celui qui éprouve de tes sentiments.
Honnêtement quel sentiment honteux, scandaleux et abject.

Il s’agit d’un long voyage à travers Venise : « Alentour, sous la coupe grise du ciel, rien que la mer immense et déserte. Mais dans le vide, dans l’espace indivisé, nous perdons aussi la notion de durée et notre esprit se noie dans la démesure », (p.46). Ce sentiment est présent tout le long du roman qui amène à cet état d’esprit (de tranquillité) : « D’être seul et de se taire, on voit les choses autrement qu’en société ; en même temps qu’elles gardent plus de flou elles frappent davantage l’esprit ; les pensées en deviennent plus graves, plus singulières et toujours se teintent de mélancolie », (p.56).

Durant ce séjour de tranquillité, le narrateur nous pose cette question : « Le repos dans la perfection, c’est le rêve de celui qui peine pour atteindre l’excellence ; et le néant n’est-il pas une forme de la perfection ? » (p. 66) Excellent question.

Il occupait une vie d’aimable futilité, d’agitation oisive, plaisir de flâner, de patauger, de nager, de s’allonger (p. 85). Bref : A Carefree life.

En outre, il y a beaucoup de forschadowing sur la mort qui sont présent ce qui annonce sa venue prochaine :
- Page 71 : « Il est délicat, il est maladif... Il est vraisemblable qu’il ne deviendra pas vieux. »
- Page 76 : « C’était manifestement la pensée qu’il ne devait jamais revoir Venise et que ce départ était un adieu définitif. »

Par ailleurs, ne vous est-il jamais parvenu de connaître cette exacte situation : « Il n’est rien de plus singulier, de plus embarrassant que la situation réciproque de personnes qui se connaissent seulement de vue, qui à toute heure du jour se rencontrent, s’observent, et qui sont contraintes néanmoins par l’empire des usages ou leur propre humeur à affecter l’indifférence et à se croiser comme des étrangers, sans un salut, sans un mot », (p. 97).
De plus, je comprends parfaitement l’écrivain quand il dit : « Aschenbach sentit une fois de plus avec douleur que le langage peut bien célébrer la beauté, mais n’est pas capable de la restituer », (p. 99)

Finalement ce sentiment dégoûtant que Aschenbach éprouve envers le jeune garçon de 14 ans conduit son âme à connaître la luxure et la frénésie de la déchéance, (p. 127).


Quant à l’histoire « Tristan », ce n’est pas l’écrivain, M. Spinell qui tua la pauvre Gabrielle Eckhof, mais bien son mari, M. Klöterjahn et son fils qui lui déroba les derniers soufflent de sa vie. Ou encore, le mauvais et horrible traitement qu’elle subit, soit des glaçons et de morphines (p. 195).
Profile Image for heyyonicki.
514 reviews
August 21, 2017
La Mort à Venise : J'ai vraiment hésité à le noter 5 étoiles, mais quelques points m'en empêche. J'ai vraiment passé un super moment avec ce "roman court" comme le qualifie Wikipedia, l'histoire est assez plaisante, intrigante. Le style de l'auteur est vraiment exquis, son vocabulaire est recherché et dépeint très bien l'univers qu'il nous présente. Personnellement, je trouve que les analogies et divagations sur la Grèce Antique (les dieux, les statues, l'idéal de beauté esthétique...) desservent cependant ce livre, le rendent kitsch et vieillot, mais heureusement elles ne sont pas nombreuses. L'adaptation cinématographique me tente vraiment maintenant.

Tristan : à venir

Le chemin du cimetière : à venir
Profile Image for Mickael Barbieri.
47 reviews3 followers
July 21, 2025
Je n’ai lu que la première nouvelle, La Mort à Venise. C’était mon premier contact avec Thomas Mann, et j’ai trouvé son style difficile, parfois prétentieux, ce qui ne m’a pas vraiment donné envie d’enchaîner avec les deux autres récits pour l’instant. Le vomissement d’allégories issues de la mythologie grecque nuit au rythme du texte.

Après avoir lu la postface ainsi que quelques critiques, j’ai mieux compris le choix de l’auteur : ce recours à l’Antiquité visait à offrir un cadre symbolique et intellectuel pour justifier les émotions et l’attirance de Gustav pour un garçon de 14 ans. Bien que j’apprécie généralement les réflexions philosophiques sur l’art et la beauté, cette histoire ne m’a pas particulièrement touché.

J'ai regardé le film de Luchino Visconti (1971) aussitôt fini la lecture et mon impression n'a pas amélioré.

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Não vou mentir, li só a primeira novela "Morte en Veneza". Foi meu primeiro contato com Thomas Mann e não me deu vontade de seguir com as outras duas histórias (por enquanto), pois achei o estilo dele difícil e até pretensioso. Me deu um incômodo o jeito que ele vomitava alegorias e parábolas gregas, pedaços de mythologia aqui e ali. Depois eu entendi, lendo o posfácio e algumas críticas, que na época em que escreveu a história tinha acabado de entrar em contato com esses temas e ficou fascinado, querendo mostrar conhecimento e até supercompensar a falta disso em trabalhos anteriores. Além do que, segundo disseram os críticos, é na Antiguidade que ele encontrou argumentos que justificassem a atração de Gustav por um jovem de 14 anos. Eu até gosto muito de reflexões filosóficas sobre arte e beleza, porém isso não me pegou muito. Assisti logo depois o filme de Luchino Visconti (1971) e minha impressão não melhorou.
Profile Image for Nabilla Zammali.
110 reviews2 followers
August 11, 2025
I do not know how to talk about this one. This is not a review of his writing skills. Thomas Mann is an outstanding writer. I fell in love with Thomas Mann's book La Montagne Magique, so naturally, I wanted to explore more of his writings.
Turns out dude has pedophile tendencies.. or does he? I mean I don't know how to feel about this. Do I have the right to judge a writer based on his work of fiction, even if it's based on some real life experience? Do I have the right to stop reading Mann because he had a crush on a little boy, even though he did not act upon those feelings? Difficult question and I simply do not have the answer. I guess I will know in a few years when I find myself debating whether to read Les Buddenbrooks or not.

What a fucking dilemma.
5 reviews
July 8, 2023
Somebody would find the text difficult, i find it so myself, but the story is so subtile, touchy, and… let us take one’s time, there is no fire.
Profile Image for sofia.
14 reviews
February 18, 2024
ct cool maintenant je dois ABSOLUMENT regarder le film.
17 reviews
Read
April 6, 2025
comment bien écrire le récit d'un stalker
30 reviews
May 11, 2025
TA GUEEEEEULE ON SOUFFLE ALFRED DOBLIN T’ETEINT TU LUI AS VOLÉ SON BUZZ
42 reviews
September 3, 2024
Je n’ai lu que La Mort à Venise, pas les deux autres. Le détail de la pensée du personnage principal est incroyable, beaucoup de réflexions sur l’art, sur l’artiste, beaucoup de phrases à rallonge savamment construites. Mais malgré tout, et sans dévoiler la fin de l'histoire, je suis resté sur ma faim. Y a-t-il une portée politique ?
Profile Image for Guillaume Dubé.
10 reviews
December 10, 2022
Est-ce qu’il t’arrive d’avoir un agréable souvenir d’un moment qui ne l’était pas particulièrement? Du moins, qui ne te semblais aucunement l’être au moment des événements, mais que les fins stratèges de ta mémoire ont méticuleusement sélectionné quelques bribes d’information qui, dès lors, embelli ce moment maintenant inoubliable. La mort à Venise est pour moi la représentation de ce sentiment.

L'autobiographie s’articule autour de la vie mondaine d’un poète religieusement acclamé en quête de sa prochaine grande inspiration. Malgré les péripéties ternes et le flagrant manque d’audace dans les prises de décisions de l’homme de lettres, je retire de cette lecture une brillante conclusion. Sans égard à l’intelligence reconnu d’untel, ce dernier est diaboliquement capable de se mentir à soi-même afin de libérer ses funestes passions.

Sans nécessairement psychanalyser le tout, les envies (pour ainsi dire les pulsions) du poète sont divinement rationalisées, ce qui mène à l’aliénation totale de ce dernier. Lors de l’autobiographie (cette répétition n’est pas anodine), le poète tombe amoureux d’un jeune garçon de treize ans (selon les approximations historiques, il en avait en réalité que onze) et suit impunément ses curieux fantasmes. Fort heureusement, le récit n’adresse aucune scène barbaresque qui aurait définitivement détruit le propos. Cependant, cette fascination pour ce charmant bambin contrôle les faits et gestes de l’homme, tant bien qu’il en meure résolument.

Se mentir à soi-même m’a toujours été un concept vague. Par définition, l’un doit volontairement déguiser la vérité, la nier ou la taire afin de compléter ledit mensonge. Il ne s’agit pas ici de devancer son cadran d’une dizaine de minutes pour simuler un retard, mais de se convaincre d’un motif tout autre pour arriver à des fins immorales. Les justifications et les différentes délibérations que l’homme tient avec lui-même deviennent subitement intrigantes. Une curiosité normale nous mène à anticiper la fin de ce pattern.

Je ne porte probablement pas honneur à ce chef-d’œuvre littéraire qui aborde les thèmes centraux de la modernité. Cela fait cependant partie des beautés d’une lecture spontanée, elle ne doit rien à personne.

Fin de lecture : 14 janvier 2022
C+
Profile Image for Fabrice Conchon.
311 reviews27 followers
March 9, 2023
Le livre se compose de trois nouvelles de jeunesse de Thomas Mann, la dernière, Le chemin du cimetière étant très courte, et la première d'entre elles étant la célèbre La mort à Venise, immortalisée au cinéma par le film de Visconti (au demeurant assez différent).

Disons tout de suite que La mort à Venise est d'un abord assez ardu, du fait de la complexité de certaines phrase et des nombreuses références à la Grèce antique qu'elle contient (les notes de bas de page sont très utiles). Le chapitre deux par exemple est vraiment vraiment très difficile à tel point que certains passages m'ont certainement échappé.

Tristan au contraire et Le chemin du cimetière sont écrits sur un mode ironique, certains personnages sont, à certains moments (mais pas tout le temps), ridiculisés ce qui rend la lecture assez plaisante.

Les deux nouvelles principales parlent du statut de l'artiste, du grand artiste dans La mort à Venise avec du talent mais qui, un peu comme le Hoffman des Contes d'Hoffman est condamné à vivre et mourir pour son art, est aliéné dans sa quête éternelle de la beauté jusqu'à en perdre sa raison, sa santé et sa réputation. Dans Tristan, c'est un peu différent mais tout aussi juste : nous avons une rencontre entre un artiste peu doué et très imbu de lui-même et de son statut et une vraie artiste mais qui s'ignore (Gabrielle dont le talent éclot lorsqu'elle joue de la musique), le tout sous le patronage de la bourgeoisie vulgaire et complètement insensible à l'art (Klöterjahn) ce qui ne manque pas de piquant. A noter que le destin tragique de Gabrielle est semblable à celui du personnage d'Antonia dans Les contes d'Hoffman (l'opéra d'Offenbach).

Dans l'ensemble un lecture plaisante, souvent exaltante et intéressante, parfois fastidieuse. Et qui permet d'approcher l'œuvre de Thomas Mann sans grimper directement la très escarpée Montagne magique
Profile Image for Suzytornade.
292 reviews7 followers
March 21, 2015
Pour ce recueil de nouvelles de Thomas Mann, que je découvre, j'ai un avis plutôt mitigé. J'ai failli laisser tomber la lecture à plusieurs reprises sur La mort à Venise, tant les "aventures" (imaginaires et fantasmées) de cet homme plutôt piteux, m'ont profondément ennuyée. Le style est très ampoulé, peu abordable et pompeux ; les références à la mythologie innombrables et cela n'a rien éveillé chez moi, à part la volonté de vouloir fermer le livre. Heureusement je me suis accrochée et j'avoue avoir eu très peur que la nouvelle "Tristan" surtout, soit du même acabit. Mais cela n'a pas été le cas, Thomas Mann adopte un style plus épuré, romantique, sur la destinée de cette femme et sa rencontre avec cet écrivain (?) dans un sanatorium. La fin de cette nouvelle est assez épique d'ailleurs, le talent épistolaire de "l'écrivain", remarquable.

Sauf si vous aimez qu'on vous explique à tout bout de champ le pourquoi du comment de façon très subjective, je déconseille cette édition du Livre de poche avec introduction et notes d'Armand Nivelle, bourrée d'annotations et de notices d'emploi "sur comment décoder Thomas Mann selon moi", qui devrait plutôt s'adresser à des scolaires. Irritant, voilà.
151 reviews
July 17, 2016
A la première lecture de La Mort à Venise, ce qui m'a frappé, ce sont surtout des digressions qui me paraissaient inutiles (le vieux beau sur le ferry, le départ raté à cause de la malle perdue...) un style ampoulé et des références mythologiques un peu chiantes...

Et puis, le lendemain j'ai eu envie de le relire. Et comme par miracle, la deuxième lecture a été beaucoup plus fluide, les digressions prennent tout leur sens, le style paraît nettement plus lisible et j'y ai vraiment pris plaisir.

L'histoire est riche et émouvante, la description de la bourgeoisie internationale en vacances à Venise est très réussie et les nombreuses saynètes sont très vivantes : le petit déjeuner à l'Hotel des Bains, le comportement précieux d'Aschenbach etc... Par certains aspects, la Mort à Venise me fait penser à La Recherche du Temps Perdu. On peut aussi lire la Mort à Venise (censée se dérouler en 1911) comme une allégorie de l'agonie d'une Europe décadente qui provoquera son suicide 3 ans plus tard (bourgeoisie cosmopolite mêlant les nationalités qui seront ennemies pendant les deux guerres, oisiveté et naïveté des élites)

Au final j'ai vraiment aimé même si la première lecture a été laborieuse.

Les nouvelles Tristan et Le Chemin du Cimetière sont plus simples mais agréables à lire.
Profile Image for Lisa.
28 reviews1 follower
March 20, 2014
"Ce tableau était une fin, monsieur ; fallait-il que vous vinssiez le détruire, le prolonger dans la vulgarité et la hideuse souffrance ? C'était une émouvante et paisible apothéose, baignée dans la transfiguration vespérale du déclin, de la dissolution et de l'extinction. Une ancienne lignée, déjà trop fatiguée et trop noble pour l'action et pour la vie, touche à la fin de ses jours et son ultime expression, ce sont les accents de l'art, quelques notes de violon, toutes pleines de la sage mélancolie de ceux qui sont mûrs pour mourir... Vîtes-vous les yeux auxquels ces notes arrachaient des larmes ? Peut-être les âmes des six compagnes de jeu appartenaient-elles à la vie ; mais celle de leur reine-sœur appartenait à la beauté et à la mort. Vous la vîtes, cette beauté vouée à la mort : vous la regardâtes pour la convoiter. Nul respect, nulle crainte n'agita votre coeur face à son émouvante sainteté. Il ne vous suffisait point de regarder ; il vous fallait posséder, exploiter, profaner... Comme vous avez finement choisi ! Vous êtes un gourmet, monsieur, un gourmet plébéien, un paysan qui a du goût."

Tristan
193 reviews12 followers
January 19, 2012
Dans le train me ramenant d'Amsterdam, j'ai lu un recueil de nouvelles de Thomas Mann rassemblant trois de ses œuvres : La Mort à Venise, Tristan et le Chemin du cimetière. La Mort à Venise relate la passion dévorante d'un écrivain reconnu pour un jeune adolescent dans le cadre délétère de Venise. Tristan offre la description d'une femme malade dans un sanatorium. Le chemin du cimetière, plus anecdotique, raconte en quelques pages la fin d'un homme au bout du rouleau.

Disons les choses, ce recueil a été une déception. Le style est brillant mais souvent ampoulé, l'auteur semble s'émerveiller de sa virtuosité stylistique ou de sa connaissance des Arts sans trop se soucier des lecteurs. Les intrigues sont correctement menées mais manquent à mon sens de profondeur psychologique et de péripéties. Les histoires ont tendance à s'essouffler en cours de route.

On peut lire ces nouvelles pour l'aspect "culture littéraire" mais au-delà de ça je trouve ces récits datés et finalement passablement ennuyeux.
Profile Image for Dina Batista.
387 reviews14 followers
April 28, 2020
Thomas Mann conta a historia de um velho escritor alemão, de férias em Veneza, que se apaixona, fatalmente, por um adolescente de 14 anos. Com uma escrita complexa e minuciosa, com paralelos e influência dos mitos gregos, seguimos as emoções do escritor alemão, que toda a vida seguiu um caminho traçado por ele, para alcançar o sucesso social, mas é como se todas as emoções reprimidas ao longo da vida, se manifestassem nessa atração pelo adolescente. Vemos que ele percebe que essa atração não é sã mas a obsessão é mais forte que ele, mesmo vendo o perigo no qual se põe, não consegue afastar-se até ser tarde demais. A maneira que ele descreve Veneza e a sua atmosfera é perfeita, tendo visitado Veneza num dia em que choveu de manhã e de tarde fez um calor abafado, revi essa Veneza na descrição de Mann, cada praça, cada lugar e o bafo de calor... Mesmo esse calor abafado joga o seu papel, criando uma atmosfera pesada e de obsessão, levando à uma espécie de loucura, que o impede de ver o perigo da cólera a porta, como se o amor o torna-se imune a doença.
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January 8, 2025
« De la solitude naît l’originalité, la beauté en ce qu’elle a d’osé et d’étrange, le poème. Et de la solitude aussi, les choses à rebours, désordonnées, absurdes, coupables. »

Une longue nouvelle d’une passion dévastatrice.
Ou aussi, l’ivresse et la confusion des sens devant une beauté inaccessible, interdite. Surtout lorsqu’elle demande de renoncer à l’honneur, la dignité et la raison d’un homme d’âge mûr pour un adolescent.

Dans La mort à Venise, Thomas Mann ébloui avec son style et ses réflexions sur les émotions, les âmes, les désirs et la splendeur humaine. Et avec cette Cité des Doges comme toile de fond, on se retrouve au cœur même du sublime, qui cache en son sein de sombres profondeurs, tout comme le personnage principal Aschenbach.

« Le repos dans la perfection, c’est le rêve de celui qui peine pour atteindre l’excellence; et le néant n’est-il-pas une forme de la perfection? »

« Car la beauté, elle est aimable et visible à la fois ; elle est la seule forme de l’immatériel que nous puissions percevoir par les sens et que nos sens puissent supporter. »
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February 25, 2022
Nhà văn Gustav von Aschenbach, luống tuổi, đầy tiếng tăm đi nghỉ ở thành phố Venise đẹp đẽ nhưng ông luôn cảm thấy khó chịu ngột ngạt, chán chường… chán chường cho đến khi ông bị vẻ đẹp của cậu thiếu niên Tadzio cuốn hút. Mọi hành động, mọi cử chỉ của ông đều nhằm theo cậu bé. Một tình yêu đầy tội lỗi và vô đạo đức. Aschenbach yêu thầm nhớ trộm, một tình yêu thầm kín chưa bao giờ dám thổ lộ.Ông cũng chưa một lần nói chuyện với cậu bé.
Thomas Mann tuyệt vời trong mô tả tâm lý nhân vật pha với những hình tượng các vị thần trong huyền thoại Hi Lạp để ngụy biện cho tình yêu cấm - kẻ nào chưa từng bị mũi tên của thần Ái tình bắn vào thì chưa hiểu hết thế nào là tình yêu. Chết vì tình yêu cũng là cái chết đẹp mà.
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