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On ne mange pas les cannibales

" Une nouvelle grande voix du policier français. " Le Point
Noir, ravageur, éblouissant, On ne mange pas les cannibales est une petite bombe de suspense et d'émotion. Une histoire d'amour et de vengeance tout en tension, pour sonder la bestialité des âmes. Prix ENSEMBLE POUR L'IMAGINAIRE 2025.

Noël Rivière est le propriétaire d'un zoo familial du sud de la France. Sa vie froide et solitaire se trouve bouleversée lorsqu'il rencontre Bambi, une adolescente livrée à elle-même, qui s'introduit chaque jour dans le parc pour échapper à la misère de son quotidien et à la violence de son frère aîné. Touché par cette gamine farouche, Rivière décide de lui offrir un emploi, de l'aider, de la protéger. Jusqu'à sceller leurs destins.
Pour Noël et Bambi, un bonheur fragile semble à portée de main, mais le danger rôde. Alors que les humains l'ignorent, les animaux sentent la menace qui se rapproche. Ils reconnaissent l'odeur d'une bête qui n'appartient à aucune espèce. Un monstre imprévisible et cruel qui attend son heure pour bondir et tout saccager...
Prix Ensemble pour l'Imaginaire 2025
Grand Prix du Festival Sans Nom 2025
Prix des lecteurs des bibliothèques de Mulhouse 2025
Prix des lecteurs Quais du Polar / Le Figaro 2026

383 pages, Kindle Edition

Published May 22, 2025

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Stéphanie Artarit

3 books1 follower

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Community Reviews

5 stars
55 (43%)
4 stars
39 (30%)
3 stars
20 (15%)
2 stars
9 (7%)
1 star
3 (2%)
Displaying 1 - 29 of 29 reviews
Profile Image for Aude Bouquine Lagandre.
800 reviews271 followers
June 7, 2025
Quelle excellente surprise que ce « On ne mange pas les cannibales » ! Il y a dans ce livre tout ce que j’affectionne dans le roman noir. Soyez les bienvenus dans cette jungle d’émotions où le coeur dévore la raison et où Stéphanie Artarit croque des personnages désarmants au sein d’une ménagerie bigarrée d’un zoo.

Son directeur, Noël Rivière, y vit comme un poisson dans l’eau. Quand il rencontre Bambi Rapaz, une adolescente qui se rend sur les lieux tous les jours sans payer son billet, il ne lui cherche pas de poux dans la tête. Il comprend très vite que la gamine en bave des ronds de chapeau. La meute qui compose sa famille est dirigée par Martin, son grand frère. Ce chef de clan, méchant comme une carne, lui fait vivre un enfer. Elle veille sur sa mère, qui ne bouge plus du fond de son lit, et sur ses deux petits frères lourdement handicapés, comme le lait sur le feu. Elle trouve dans le zoo une tanière où hiberner pour quelques heures. Rivière flaire son désarroi et consent à la prendre en stage. Ces deux animaux blessés ont plus de choses en commun qu’il n’y paraît. Jusqu’au jour où…

« On ne mange pas les cannibales » est habité par tous les animaux qui vivent dans un zoo : à poils, à plumes, à griffes. Si Bambi les connaît très bien, eux aussi reconnaissent son odeur. Parmi eux, Adam, le chimpanzé tenu à l’écart pour cause d’agressivité, l’observe avec beaucoup d’attention. Il n’est pas né de la dernière portée, il est un être qui pense en italique. Et c’est ainsi que le lecteur est invité dans les méandres de ses ruminations. Adam, tout droit sorti du jardin d’Eden, son Afrique natale, devient à la fois le pivot du récit et notre propre miroir. Quelle est notre part d’humanité ? De bestialité ? Qu’est-ce qui différencie réellement l’Homme de l’animal ?

Jeu constant entre l’homme et l’animal, l’humanité et l’animalité, « On ne mange pas les cannibales » déploie un lexique sensoriel, instinctif et parfois féroce pour raconter les interactions sociales qui ne parviennent pas toujours à abolir les instincts primaires. C’est en cela précisément que ce texte touche les esprits : Stéphanie Artarit démontre que la violence n’est pas l’apanage des animaux. Le « cannibale » le plus féroce est l’homme, et, par opposition, la tendresse peut être le domaine des animaux. L’autrice ne nous caresse pas dans le sens du poil et livre un roman noir d’une intelligence toute féline. Elle avance ses pions sans bruit, et vient chatouiller nos instincts primaires, comme celui de la vengeance.

C’est l’une des grandes thématiques de ce roman. Que fait un fauve lorsqu’il est gravement blessé ? « On ne mange pas les cannibales » est également l’histoire d’une traque où il faut avoir des yeux de lynx pour imaginer les événements concoctés. Les prédateurs ne sont pas ceux que l’on croit, et l’ours mal léché à la tête du zoo veille sur les siens comme une poule sur ses poussins. Il s’approche à pas de loup pour flairer sa proie et joue au chat et à la souris. Le loup Rivière rampe dans l’ombre et a bien l’intention de supprimer le vers qui est dans le fruit.

Il y a dans ce roman une alternance de regard assez fascinante. Cela commence par la rencontre de Rivière et de Bambi qui se comprennent avec les yeux. Ils reconnaissent leurs adolescences cabossées, et les échappées des meutes familiales. Puis, il y a cette communication muette entre Bambi et Martin qui relève d’un apprivoisement réciproque. Plus tard, une autre forme de regard tiendra toute la place… Entre animaux blessés, on semble se reconnaitre au premier coup d’œil. Le zoo devient une tanière synonyme de refuge où le monde violent n’a pas ses entrées, un sanctuaire qui protège de l’espèce humaine qui porte un masque. Chacun y a son rôle à jouer : la biche effarouchée, l’ours fatigué, la hyène sadique. Et tous combattent (ou pas) un instinct qui leur est propre pour tenter de démontrer que la loi du plus fort n’est pas toujours celle que l’on croit.

« On ne mange pas les cannibales » s’inscrit dans nos combats d’aujourd’hui sur deux plans. Comment réagir face à la violence des hommes ? Par quelle peine la sanctionner ? Stéphanie Artarit marque son territoire avec ingéniosité et traits d’esprit. Écrire un roman noir teinté d’humour sans affadir le propos n’est pas chose aisée. Elle y parvient avec panache ! Aussi tragique que cocasse, aussi dramatique qu’étonnant, elle réussit à accrocher son lecteur dès les premières pages. J’ai eu la sensation qu’elle ne se refusait aucun petit plaisir d’écrivaine, quitte à faire montre d’un certain courage littéraire en faisant hurler son lecteur (car ce texte est plein de surprises narratives !).

À l’instar des fourrures, son écriture est à la fois soyeuse et rugueuse, à l’image de ses personnages. Tantôt animale pour flairer les émotions, occuper le terrain des sensations et poser sa patte sur les douleurs pour les apaiser. Tantôt humaine dans les dialogues intimes et intérieurs, les pensées construites et les analyses complexes. J’ai aimé cette plume viscérale et incarnée qui nous en dit énormément sur la nature humaine.

Quand « On ne mange pas les cannibales » s’est achevé, j’ai souri et réfléchi au message délivré par cette fin. Sous le couvert de la fiction, Stéphanie Artarit pose une forme de morale qui s’approche d’une fable de La Fontaine. Ici, pas de complaisance face à la sauvagerie. Elle nous jette dans la gueule du loup des ruminations. Peut-être y a-t-il en moi une forme de sadisme qui a su apprécier les actes de Rivière, ou une forme de rancune qui m’enjoins à rendre coup pour coup, une impossibilité à pardonner dans mon ADN, un épuisement latent face aux décisions de justice que je trouve « injustes »… mais j’ai savouré toutes les scènes où…

Peut-on encore croire que l’être humain est capable de changer ? De devenir meilleur ? À quel moment devient-il une bête ?

« On ne mange pas les cannibales » est un roman noir qui met en lumière la violence des relations humaines, et la réponse de l’Homme. Stéphanie Artarit y oppose les comportements des animaux et y fait des parallèles. Une idée richement exploitée ! Ce roman laissera quelques griffes sur le cuir de ma pensée…

Mais j’y songe : peut-être que le cannibale est aussi celui qui vous mange de l’intérieur…
Profile Image for Léa.
12 reviews
May 31, 2026
Incroyable.
L'impression de lire quatre histoires en une. Un roman qui explore l'animalité qui se cache au fond de nos âmes et qui peut être atrocement féroce chez certain.es d'entre nous.
Profile Image for Naïs.
49 reviews1 follower
July 23, 2026
Je m’attendais à un thriller plus prenant… la fin est trop wtf et les références animales ne m’ont pas embarquée. C’est dommage ça partait bien.
Profile Image for Jessy Morin.
96 reviews
September 5, 2026
4⭐️

Une lecture vraiment prenante ! J’ai beaucoup aimé l’ambiance, le côté dérangeant et la façon dont l’histoire réussit à garder mon attention jusqu’à la fin. Ce n’est pas forcément le genre de livre que je lis habituellement, mais j’ai vraiment embarqué dans l’histoire. Une lecture originale et qui ne laisse pas indifférent.
Profile Image for Eva.
17 reviews
March 6, 2026
J’ai été immédiatement prise dans la lecture et tenue en haleine jusqu’au bout par ce « page-turner » qui mêle suspense, horreur, émotion et tension et qui n’est autre qu’une enième preuve que les bêtes les plus sauvages, violentes et dangereuses sont bien les zhommes.
Profile Image for Yannick - La Bouquineuse boulimique.
228 reviews24 followers
Read
July 16, 2026
Je l'ai dit en story la semaine passée : ce livre, c'est une succession de bombes qui explosent en plein visage. Dès les premières pages.

J'ai hésité à vous faire une liste de trigger warnings. Il y en aurait tellement. Mais ce serait aussi vous voler une partie de l'expérience. Parce que On ne mange pas les cannibales est un roman qui se découvre presque à l'aveugle. C'est comme ça que je l'ai lu : une recommandation Instagram, quelques mots, une commande, puis j'ai volontairement évité de lire la quatrième de couverture jusqu'au bout. Ça m'arrive souvent d'ailleurs

Ça faisait longtemps qu'un roman ne m'avait pas happée à ce point. Je n'ai presque pas pris de notes. Je n'ai pas ouvert Instagram entre deux chapitres. Je n'ai même pas répondu à mes messages. Je lisais avec une seule question en tête : où est-ce que cette histoire va m'emmener?

Et quelle maîtrise.

C'est un thriller psychologique extrêmement solide. Tout est serré, chaque scène compte. Il n'y a pas de faux mystères, pas de gros fils blancs, pas de longueurs. C'est précis. C'est maîtrisé. C'est ficelé avec une redoutable efficacité.

Mais au-delà du suspense, Stéphanie Artarit pose une question qui continue de me trotter dans la tête : qui est réellement le plus sauvage? L'animal ou l'humain?

Les animaux sont enfermés derrière les barreaux des zoos. Les humains, eux, peuvent devenir des prédateurs autrement plus terrifiants.

Les personnages sont remarquablement construits. Certains inspirent une immense tendresse. D'autres sont profondément répugnants. Pas simplement méchants : toxiques jusqu'à la moelle, comme des plaies infectées qu'on n'arrive plus à refermer. Et pourtant, ils demeurent humains. C'est probablement ce qui les rend encore plus dérangeants.

J'ai toujours eu un faible pour les personnages brisés. Ceux qui portent leurs blessures comme des cicatrices ouvertes. Ici, certains sont tellement fracassés qu'ils finissent par fracasser les autres à leur tour.

L'écriture est d'une brutalité assumée. Les images frappent fort.

« Les jumeaux jonchaient encore le sol comme du linge sale. »

Impossible de rester indifférent devant des phrases comme celle-là.

J'ai aussi beaucoup aimé le travail autour des odeurs. Elles deviennent presque un langage à part entière, une façon de comprendre les personnages autrement que par leurs paroles.
Le roman réfléchit également à ce qui fait réellement notre humanité. Est-ce la parole? La pensée? La conscience? Sans jamais tomber dans le discours philosophique, il ouvre des pistes de réflexion qui ne te lâche pas.

Je n'ai qu'un seul minuscule bémol. À un moment, un personnage évolue intellectuellement d'une façon qui m'a semblé un peu rapide, particulièrement sur le plan de certaines prises de conscience psychologiques. Et, on fait référence à la prononciation du mot States par un «américain de souche» comme étant «stÈtes», alors que ce n’est pas ça du tout mais «StÉtes». Un Français prononce Stètes, pas un États-unien. Ça m'a fait l'effet d'un disque qu’on raye. Trois secondes de sortie de route... avant que le roman ne reprenne immédiatement son emprise.

Parce que, malgré ces détails, On ne mange pas les cannibales est un livre d'une puissance rare.

C'est cru. Sale. Glauque. Bestial.

C'est aussi un thriller intelligent, qui ne se contente pas de choquer : il questionne notre rapport à la violence, à l'empathie et à ce qui nous distingue — ou non — des animaux.

Grandiose. Magistral. Terrible.

Et le thriller le plus marquant que j'ai lu cette année.

Merci aux éditions Pocket et à Interforum Canada pour le service de presse!
1,501 reviews58 followers
June 18, 2026
Je n’aime pas les zoos, même si leur mission est aussi de protéger des espèces en voie de disparition. Et contre toute attente, j’ai aimé lire ce polar qui se déroule dans un zoo.

Peut-être parce que le directeur est un homme au grand cœur, enfant de l’Assistance Publique, il fait travailler des personnes qui, elles aussi, sont des enfants de l’Assistance (le récit se déroule de la fin des années 70 jusqu’au milieu des années 80).

Peut-être parce que la proximité des animaux avec leur part d’animalité encore présente m’a appris sur leur comportement, notamment le rôle de l’odorat lorsque les hormones humaines se transforment sous les effets des émotions.

J’ai aimé ne pas ressentir de misérabilisme en lisant ce qu’il se passait dans la famille de Bambi : le père disparu (en fait tombé du cerisier et enterré dessous) ; la mère handicapée suite à une chute du toit ; les jumeaux Sam et Valérien qui ne grandiront jamais ; le grand frère Martin qui ne cherche qu’à faire du mal à autrui.

J’ai aimé les noms : Rapaz est le nom de la famille, et celui du directeur du zoo : Noël Rivière ; celle du singe Adam ; et celui de la fille de Bambi : Féline.

J’ai aimé lire les pensées du singe Adam, mis en quarantaine après qu’il ait tué le vieux singe dominant : ses pensées sur l’humain enfermé avec lui.

J’ai aimé qu’il lui trouve une odeur de panthère parfumée.

J’ai aimé que la vengeance de Noël soit difficile : n’est pas tueur qui veut, même si l’arme par destination est le singe Adam. Cette vengeance n’est en réalité qu’un exutoire à son deuil.

J’ai aimé les jumeaux omniprésents, ce qu’ils cachent et ce qu’ils comprennent tout de même.

Attention divulgation : j’ai été surprise que Martin, malgré ses nombreuses lectures pendant des années, malgré son verni de culture, redevienne animal lorsqu’il voit l’objet de son obsession.

Un excellent roman sur l’animal en nous.

L’image que je retiendrai :

Celle du singe Adam qui, lui aussi, analyse le comportement des humains.

https://www.alexmotamots.fr/on-ne-man...
Profile Image for Litote.
849 reviews13 followers
June 3, 2025

Dès les premières pages, Stéphanie Artarit installe une atmosphère aussi envoûtante que troublante. J’ai été prise par cette histoire étrange et poignante, celle de Bambi, une adolescente de 17 ans, échappant chaque jour à la violence de sa famille en se réfugiant… dans un zoo. Un lieu inattendu, presque irréel, qui devient pourtant son sanctuaire. Repérée, elle est conduite à Noël Rivière, le propriétaire du parc, homme solitaire aux blessures anciennes, qui lui propose une formation auprès des animaux qu’elle vénère.
Ce duo improbable m’a bouleversée. Deux êtres cabossés, réunis par un amour profond pour les animaux et une rage sourde contre le monde. Très vite, j’ai compris que ce roman irait bien au-delà d’un simple récit d’amitié ou de reconstruction. Car ici, la noirceur affleure sans cesse. L’ombre de Martin, le frère de Bambi, plane lourdement, glaçante. Et puis, il y a Adam, ce chimpanzé isolé, qui m’a profondément marquée. Sa présence, son regard, son rôle symbolique… impossible à oublier.
Stéphanie Artarit m’a fait réfléchir : pourquoi associe-t-on la violence à l’animalité ? Ne serait-elle pas, au contraire, terriblement humaine ? Ce roman interroge avec force notre propre monstruosité, nos instincts, nos limites. J’ai adoré la manière dont l’autrice joue avec les mots, les noms, et cette frontière floue entre homme et bête. Sa plume est à la fois poétique et percutante, dure et tendre, parfois onirique, parfois d’une cruauté implacable. J’ai ressenti de la colère, du chagrin, mais aussi de l’amour et de la solidarité.
On ne mange pas les cannibales est un roman noir puissant et dérangeant. Et une question en filigrane : jusqu’où l’homme est-il capable d’aller avant de devenir prédateur à son tour ? Une lecture marquante, troublante, que je ne peux que recommander.
https://latelierdelitote.canalblog.co...
Profile Image for navelliaa_books.
272 reviews
July 15, 2026
Que dire ? Je suis mitigée sur ce que j’ai lu mais ça m’a marqué. Et en même temps, mon ressenti à la fin du livre était « tout ça pour ça ? »

Ici, on suit la vie de Bambi, cette enfant, puis jeune fille puis adulte dont la vie n’a jamais été simple.
Ici, on parle d’inceste, on parle d’agression et de viol.
On est aussi dans le milieu du zoo, des animaux et de la violence qui est vraiment décrite.

J’avais beaucoup d’attentes et j’ai été un peu déçue. Bambi m’a évidemment touché, et j’aurais aimé pouvoir la sauver de tout ça dans la vraie vie. Parce que des Bambi il en existe.. mais par contre, je ne comprends pas où tout cela va et c’est dommage..

En revanche, les différents POV sont hyper bien travaillé. Les personnages sont profonds et même le POV du méchant, alias Martin, est hyper bien écrit et donc très malaisant.

Ça se lit hyper bien, c’est fluide, c’est prenant. Mais c’est tout. Ce qui m’a marqué ce sont les passages difficiles et presque gore. Mais malheureusement pas forcément l’histoire en elle-même.

- livre offert par les éditions Pocket dans le casser du jury du prix des nouvelles voix du polar 2026.
Profile Image for Alice Alexandre.
723 reviews8 followers
Read
June 2, 2026
De par son prénom, Bambi était prédestinée à être la proie des hommes…

Issue d’une famille dysfonctionnelle, elle s’occupe de sa mère, clouée au lit à la suite d’un accident domestique, et de ses deux petits frères, des jumeaux atteints de troubles cognitifs, pendant que Martin, leur frère aîné, enchaîne les petits boulots. De quoi vivent-ils ? De la pension de guerre du père, bien que ce dernier ait disparu.

Tous les jours, Bambi s’introduit clandestinement dans le zoo, situé à proximité, afin de fuir, ne serait-ce que pendant quelques heures, la misère et la solitude de son quotidien, mais aussi et surtout la violence de Martin. C’est auprès des animaux qu’elle se sent enfin en sécurité. Noël, le propriétaire des lieux, touché par le côté farouche de l’adolescente, qui ressemble à un petit animal blessé, lui offre un emploi. Leurs destins sont désormais scellés.

Ce roman, d’une noirceur absolue, plonge le lecteur dans un univers où la cruauté des hommes supplante la férocité des animaux sauvages, tout en mettant en exergue la capacité des bêtes à guérir les âmes blessées et à faire preuve de bien plus d’humanité que la plupart des êtres humains qui essaient, par tous les moyens, de les asservir, au nom d’une prétendue supériorité.

Bref, un roman d’amour entre deux êtres blessés par l’existence mais aussi une déclaration d’amour envers les animaux, notamment à travers le « personnage d’Adam, auquel l’auteur donne une voix, lui dédiant certains chapitres où il s’exprime à la première « personne ». À en juger par certains retours que j’ai pu lire, plusieurs lecteurs n’ont pas réussi à entrer dans l’histoire, déroutés, d’une part par une écriture abrupte, les événements et les sentiments de chacun étant décrits comme si le narrateur se frayait un chemin à la machette dans une forêt sauvage, et d’autre part par l’improbabilité de l’intrigue. Pour ma part, c’est justement la plume de Stéphanie Artarit qui m’a plu. Durant ma lecture, je me suis sentie comme une lionne tournant en rond dans sa cage, ressentant au plus profond de moi la détresse d’un être enfermé, à l’instar de Noël, enfermé dans son passé, puis dans sa vengeance, de Bambi, enfermée dans sa peur, de Samuel et Valérien, enfermés dans leur tête, de Martin, enfermé dans sa violence, et enfin d’Adam, enfermé loin de son habitat naturel et des autres congénères de son espèce. Ce roman nous interroge : qui est la proie et qui est le prédateur ?

https://www.instagram.com/aliceintheo...
90 reviews27 followers
July 31, 2026
Je suis presque certaine que je ne me serais jamais arrêtée sur ce roman si je ne faisais pas partie du jury des Nouvelles Voix du Polar Pocket.

La couverture ne m'attirait pas, le résumé non plus… et pourtant, j'ai découvert une véritable pépite.

On ne mange pas les cannibales est un polar noir qui m'a complètement happée. Il aborde des sujets extrêmement difficiles (violences, viol, inceste, handicap) et il est important de prendre connaissance des trigger warnings avant de se lancer. Pourtant, jamais je n'ai eu l'impression que ces thèmes étaient là pour choquer gratuitement. Ils servent une histoire forte, dure et profondément humaine.

Ce qui m'a le plus marquée, c'est l'atmosphère. le zoo devient bien plus qu'un simple décor : il enferme les personnages, les façonne et finit par brouiller les frontières entre l'homme et l'animal. À plusieurs reprises, je me suis demandé qui étaient les véritables prédateurs.

J'ai également beaucoup aimé la plume de Stéphanie Artarit. Son écriture est fluide, originale et incroyablement immersive. J'avais vraiment l'impression d'être enfermée dans ce zoo aux côtés des personnages, incapable de prendre de la distance avec ce qui se jouait sous mes yeux.

L'intrigue est remarquablement construite et les révélations arrivent progressivement. Je l'ai découvert en livre audio et, contrairement à certains avis qui évoquent quelques longueurs, je ne les ai absolument pas ressenties tant j'étais absorbée par l'histoire.

Impossible enfin de ne pas parler de Bambi. C'est le personnage qui m'a le plus touchée. Sa force, sa fragilité et son histoire continuent de me hanter plusieurs jours après avoir refermé le livre.

Une lecture sombre, dérangeante et marquante, qui m'a totalement sortie de ma zone de confort. Sans ce jury, je serais passée à côté d'un roman qui fait désormais partie de mes plus belles découvertes de l'année.
Profile Image for Naomisreading.
223 reviews3 followers
July 16, 2026
Je viens probablement de lire l’un des thrillers les plus noirs qu’il m’ait été donné de lire.

On suit Bambi, une jeune fille qui mène une vie misérable, complètement livrée à elle-même. Elle doit gérer seule la survie de sa famille : sa mère malade, alitée, ses deux frères lourdement handicapés, et son grand frère psychopathe, qui lui fait subir des violences et des abus constants.

Pour échapper à son quotidien, elle s’introduit illégalement dans un zoo afin d’observer les animaux. Mais un jour, elle se fait prendre… Et, par chance, Noel Rivière, le propriétaire du zoo, va être bouleversé par l’histoire de la jeune fille et lui offrir un emploi.

Mais il ne se doutait pas à quel point cet acte de bonté allait bouleverser sa vie...

Quelle pépite.

On se retrouve dans un thriller ultra sombre, poisseux de malsainité et d’horreur, suintant la pauvreté et la violence. C’est un livre poignant, émouvant, mais surtout extrêmement bien amené.

On plonge la tête la première dans la folie humaine, avec cette question puissante : quand on cherche à se venger d’un monstre, est-ce qu’on ne risque pas de devenir soi-même un monstre ?

Et cette partie psychologique et criminologique m’a tenue jusqu’aux derniers mots du livre, qui sont d’une justesse… !!!! Le titre prend tout son sens, et c'est wow.

Gros coup de cœur également pour tout le travail éthologique, qui rend ce thriller ultra original. J’ai adoré et il mérite clairement sa place dans la sélection Nouvelles Voix du Polar 2026.
173 reviews1 follower
May 4, 2026
1976 : Noël Rivière est le propriétaire d’un zoo. Afin de l’aider, Noël offre un emploi à Bambi Rapaz, une adolescente farouche et passionnée du zoo. Bambi cherche refuge au zoo pour s’évader principalement de l’enfer qu’est son quotidien à la maison. Un environnement hautement toxique. Un drame épouvantable survient, et Rivière découvrira une toute nouvelle facette de sa propre humanité, et une nouvelle compréhension des animaux par le fait même. Et oui, il y a une enquête policière qui sera ardue, quelques fois bâclée pour manque de preuves et sera de longue haleine. Plusieurs années passent et l’avènement de l’ADN amène un éclaircissement des faits. Les sujets traités sont très difficiles, les âmes sensibles seront écorchées! L’auteure a très bien rendu vie aux personnages, et elle n’a pas besoin d’entrer dans des détails graphiques pour que les lecteurs soient conscients des évènements qui se passent. J’aurais aimé une fin un peu plus enrobée par contre, je sentais que l‘auteure avait « hâte » de tout résumer vite vite. Une lecture difficile considérant les thèmes/sujets abordés, mais ce roman reste une lecture remarquable. À lire!
Profile Image for 1001  Chapitres.
600 reviews14 followers
October 27, 2025
La vie solitaire de Noël Rivière est bouleversée par l’irruption de Bambi dans sa vie. D’abord passagère clandestine du zoo dont il est le directeur, cette adolescente marginale finit par s’y faire une place et échapper ainsi à la misère familiale et de la violence de son frère aîné. Mais à mesure que leur lien se tisse, l’ombre du danger se rapproche menaçant de faire voler le bonheur fragile en éclat.

N’y allons pas par quatre chemins: énorme coup de coeur pour ce roman intelligent et atypique ! C’est sa couverture qui m’avait d’abord tapé dans l’oeil, couleurs vives et ambiance tropicale… Et c’est vrai que la thématique de l’animalité est centrale dans son récit. L’autrice explore la part sauvage en chacun de nous et la part d’humanité dans l’animal. Avons-nous tous la capacité à devenir des prédateurs? Les monstres sont-ils des humains comme les autres?

J’ai eu le plaisir de rencontrer Stéphanie Artarit et de l’écouter parler de son livre. Je l’ai aussi largement assommée de questions et de théories avec un enthousiasme un peu saoulant que je ne renie pas une seconde ! Courez lire ce roman - sold out au salon de l’Iris Noir - car il nous rappelle que lorsque les cages s’ouvrent, ce ne sont pas toujours les bêtes qu’il faut craindre…

Petit avertissement néanmoins : il y a de très nombreuses morts d’animaux et c’est parfois difficile à lire.
Profile Image for titine citoyen.
10 reviews
December 22, 2025
La folie j’ai passé un super moment. Impossible de ne pas dévorer le bouquin ! Drôle, à couper le souffle, timbré.. tout ce qu’on attends d’un roman de ce genre en big twenty twenty five

Clairement mon livre préféré de l’année.

[spoiler]

« - Pourquoi tu ne l’as pas tué tout de suite ?
Il ne lui dirait jamais rien du plaisir cathartique qu’il avait ressenti pendant toutes ces années, comment son cœur s’était arrêté de battre à la mort de Bambi, et que la souffrance de Rapaz avait constitué pour lui des shoots d’adrénaline qui lui permettaient de revenir à la vie pour elle et ses frères. Il n’avait pas envie qu’elle entende cette vérité, qu’il s’était payé sur la bête. Il préféra lui en offrir une autre pour réponse.
- Parce qu’on ne mange pas les cannibales. »
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for Lise.
210 reviews2 followers
August 10, 2026
Une lecture malheureusement mitigée pour moi.

⚠️ Il faut avoir les épaules bien accrochées pour lire ce roman…

Bambi passe ses journées au zoo pour fuir, quelques heures, sa famille et un quotidien d’une violence terrible. Mais alors qu’elle s’attache peu à peu aux animaux et aux personnes qui les entourent, tout vole en éclats.

J’ai lu toute la première partie en totale apnée. L’atmosphère est sombre, glaçante, et on s’attend au pire à chaque page. J’ai eu énormément de peine pour Bambi.

Puis un événement survient dans la seconde partie et l’ambiance du roman change complètement. Cela m’a malheureusement sortie de ma lecture et j'ai jamais réussi à m'y replonger totalement. J’ai terminé le roman avec un certain détachement.
Profile Image for Hourloupe.
148 reviews
January 2, 2026
J’ai trouvé ce roman marquant et intense. L’atmosphère sombre et oppressante crée une tension constante qui donne envie de poursuivre la lecture. L’écriture de Stéphanie Artarit est à la fois simple et profonde, ce qui permet de ressentir pleinement les émotions des personnages. Noël et Bambi sont particulièrement touchants par leur complexité et leurs blessures. La présence des animaux apporte une dimension symbolique forte et renforce la réflexion sur la violence humaine. Le titre, provocateur, prend tout son sens au fil de l’histoire. Même si certains passages peuvent être difficiles, ils rendent le récit encore plus puissant. C’est un roman noir fort, émouvant et percutant.
12 reviews
February 22, 2026
Atmosphère oppressante, violence sans détour, construction sur un duo de personnages fracturés, la montée en pression vers une forme de vengeance. Ce sont des marqueurs que je retrouve chez Grangé.
Ce roman/polar se dévore vite. J’ai beaucoup aimé les passages orniriques du chimpanzé Adam !
Belle découverte
Profile Image for Kimberley.
11 reviews
August 4, 2026
Je n’ai pas été transcendée ni emportée comme j’ai pu l’entendre à plusieurs reprises. J’ai bien sûr été touchée par Bambi et par son histoire, également par Noël.. mais le parallèle homme/animal ne m’a pas happée, au contraire je me suis surprise à sauter des pages à force de m’y perdre.. une belle plume mais je suis passée à côté de ma lecture.
Profile Image for Mya.
123 reviews1 follower
August 15, 2026
Je ne me suis pas ennuyée en le lisant, mais j'avais hâte de le terminer. C'était une lecture tout à fait correcte, mais je n'irai pas jusqu'à le recommander. Une bonne fin pour un roman qui n'avait pas peur de plonger dans des sujets sensibles.
Profile Image for Juju.
274 reviews
August 18, 2026
J’ai détesté cette lecture car je déteste la violence et la noirceur dans les livres. Pour les personnes qui apprécient ce genre de récit vous aurez droit pendant 400 pages à : inceste, violences intra familiales, violences tout court, maltraitances et meurtres d’animaux, meurtres et assassinats.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for Mélanie Cazalis-Landry.
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July 19, 2026
Belle surprise. Je n’étais pas convaincue au début à cause du personnage de Martin, mais j’ai été agréablement surprise. Est-ce qu’une bête (homme ou animal) peut devenir humaine?
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