چگونه مینویسی؟ با گوش و دل مینویسم، گوشبهفرمان ستارگانی مینویسم که خاموشاند. بیآنکه بنویسم به زیباترین کتابها میپیوندم، که زیباترین کتابها را در کتابفروشیها نمیتوان یافت. زیباترین کتابها نامههاییاند بیچشمداشت، بیطلب. آنها بیشتر اندیشیده شدهاند تا نوشته، و بیشتر دیده شدهاند تا اندیشیده. در نوشتن، صدایی را میجویَم، صدای خودم را. چرا که اگر صدایم را بیابم، بیدرنگ صدای بیهمتای کسانی را خواهم یافت که دوست میدارم… این کتاب را نه برای تو، که برای خویش مینگارم، تا نوری تازه بر زندگیام بتاباند، چیزی ژرفتر از اندیشه یا معنا./ از متن کریستیان بوبن این کتاب را، بهسان نامهای سرگشاده، خطاب به پییر سولاژ نوشته است، مشهورترین نقاش معاصر فرانسه، نقاش تابلوهای سیاه.
Christian Bobin is a French author and poet. He received the 1993 Prix des Deux Magots for the book Le Très-Bas (translated into English in 1997 by Michael H. Kohn and published under two titles: The Secret of Francis of Assisi: A Meditation and The Very Lowly
3,5/5. Cela faisait un certain temps que je n’avais pas lu un livre de Christian Bobin. Celui-ci est très bien écrit comme toujours, j’ai noté certains passages magnifiques autant sur la forme que sur le fond, cependant, cette fois, Bobin a peut-être un peu surécrit par moment. Certains passages semblent un peu forcés et l’écriture reste poétique, mais moins fluide. J’ai apprécié certaines parties et j’en ai trouvé certaines bien ordinaires également. Je m’attendais à un peu plus. Cela demeure un beau livre, mais il est loin d’être mon préféré de cet auteur.
Il y a une véritable jouissance à lire Christian Bobin. Une lecture qui ressource toujours, qui nous apaise, qui nous calme, qui permet de (se) comprendre. Ici, l’auteur rend hommage au peintre Pierre Soulages à l’aube de ses cent ans. Mais hommage détonnant car il va procéder à un hommage à la littérature, au langage, à l’art et également à l’humain qu’est Pierre Soulages. Ce que cherche Bobin en écrivant : l’humanité. De par le titre, cela évoque le peintre et l’influence qu’il a eu sur la vie de l’auteur. Comme toujours avec Bobin, l’intime et les éléments biographiques sont toujours présents. En somme, toujours je suis (plus que jamais) charmée tant par la forme et le fond de la prose si poétique de Bobin !
Une écriture merveilleuse. Je me suis arrêté sur de nombreuses phrases, que j’avais envie de relire, d’écouter, de retenir, d’étirer… De magnifiques moments de lecture et de réflexion
Une langue poétique qui rend hommage à Pierre Soulages, douce et piquante à la fois, liquide, qui coule et s’enroule en projetant des images mentales pleines de délices et de surprises. Un beau livre sur la singularité et l’humanité !
Merci Marie pour ce conseil❤️ Un livre où presque toutes les phrases sont des poèmes. Honnêtement pas toujours facile à suivre, mais ça force aussi à goûter avec lenteur, à se délecter de la subtilité de ces sublimes mots d’esprit
« J’attends d’un livre qu’il apaise en l’aggravant ce feu mis dans mon cœur à ma naissance. »
« Première et dernière leçon soulagienne : le goudron du chemin réveillé par la pluie t'en apprendra plus sur toi que tous les livres saints. Vois comme il attrape la lumière. Vois comme il joue avec elle sans la retenir. Vois comme jamais il ne s'en croit l'auteur. »
« […] je comprends ce qu'est un vrai livre : quelqu'un qui nous sort de l'évanouissement dans le monde et ses modes, et nous ramène à nous-mêmes. »
« Quand la mer, la nuit, sur la terrasse, n'était plus qu'une terreur noire, dangereusement lente et brassée de mauvais songes, les étoiles se mêlaient à nos conversations. Des bougies sur la table hochaient la tête. On dirait, les nuits d'été, que plus personne ne va mourir. C'est par de telles ruses que l'Éternel fait de nous ses enfants. »
« L'intérêt des livres, c'est qu'ils taillent nos yeux, retendent la chair de nos âmes. »
Découverte de Bobin à travers ce livre. En le commençant je n'imaginais pas découvrir cette belle amitié qu'y voue Bobin au peintre Pierre Soulages et à ses mystiques outrenoirs (ses tableaux). La langue de Bobin, ce sont des images à chaque mot et quelques phrases qui vous écorchent tant elles sont saillantes et riche de sens.
It was both beautifully written and beautifully translated—a book full of brilliant conceits. In some parts, you need a moment to reflect on what you’ve just read in order to see through the literary ambiguities.
"کس نیست که سیلاب سرد زمان به وقت زادن درنربایدش و رفتهرفته سهمناکتر نشود؛ سر راه چنگ میاندازیم به بوته علفی که به چنگ نمیآید، به سرشاخهایی که به هوای آب سر خم کرده و از دست میگریزد. رفتهرفته سهمناکتر ولی گویی تلاطم روزافزونش تصویری ثابتی میشود در برابر چشمان و هرچه بیشتر در این تصویر مینگریم، نیروی بیشتری میگیریم، سبز میشویم و غرق، ولی چشمبر نمیداریم، تا کی برسیم به لحظهی افتادن آن فراز نیاگارا!" مترجم واقعا عالی کار کرده بود🤌
Chistian Bobin nous régale avec une lettre adressée à son ami Pierre Soulages, maître de l'Outrenoir à l'occasion du centième anniversaire de ce dernier. La langue est magnifique, les intentions aussi, et c'est bien pour le moins quand un auteur d'exception s'adresse à un peintre d'exception. La lettre est longue, le livre est court mais les deux sont délicieux. Lisez mon article où la lecture de ce livre m'a amené à mettre en vis-à-vis le prince de l'Outrenoir (Pierre Soulages) avec un photographe fou de blanc Hengki Koentjoro. A lire pour se régaler de culture, d'humanité et de beau langage !
Complète découverte de Christian Bobin par ce court essai sur Soulages. Comment ne pas être attiré par cette prose souffle, qui me remettait en mémoire les plus belles pages de Saint John Perse ou de Claudel. Le style parfois aphoristique laisse place à quelques épiphanies savoureuses :
"Les lecteurs sont l'avant-garde des vivants.''
''Là où se tient notre goût, là aussi notre mort.''
''Le dieu c'est le langage. Les briques de l'enfer ce sont nos mots.''
''Il faut manquer de respect à ceux qu'on aime, pour les aimer vraiment.''
C'est plutôt bien écrit mais sans intérêt à mes yeux tout comme le sont les toiles de Soulages qui n'a pas su se renouveler et qui a fait des tableaux noirs toute sa vie. Heureusement que le livre ne comporte que 89 pages !
Le songe d’une nuit d’hiver ❄️ Lettre d’amour pour la peinture de Pierre Soulages, peintre français. Grande figure de l’art moderne, il est le maître incontesté de la peinture au noir. Ses mots qui m’inspirent : « Plus les moyens sont limités, plus l’expression est forte. »
J’ai découvert la plume de Bobin début de cette année, et c’est toujours un réel plaisir de le lire. C’est un moment de méditation, de sérénité. Il nous amène à penser avec notre coeur, à nous émerveiller avec la sincérité, la simplicité du regard d'un enfant.
« Aller vers ceux qu'on aime, c'est toujours aller dans l'au-dela. » Cette phrase résonne au plus profond de mon âme.
Okay I perused, I read, I put down. I can’t give it one star because I didn’t absolutely loathe the thing. It was just a bit too much information without a theme. What is the author trying to tell us? Tbh, I dunno my dude. The writing wasn’t bad per se. I would actually argue the opposite, whcih makes it rather frustrating. HOWEVER, there was no plot. It was neither character-driven nor plot-driven but random ideas-driven. Maybe it was supposed to be poetic but to me it felt more like Schmidt’s attempt at stand up in 22 Jump Street. No offense. Again, the writing style was sophisticated but too try-hard intellectual for my liking
Bobin raconte son amitié et son admiration de Pierre Soulages par le récit, découpé en courts segments, d'un trajet en train entre Le Creusot et Sète un soir de 24 décembre, soit l'anniversaire du peintre (dont j'aime profondément les toiles). Si la réflexion est souvent intéressante et aborde des sujets profonds (l'art, la mort, l'amitié) et le style agréable et travaillé, j'ai du mal à savoir quoi retenir précisément de cette lecture.
Beaucoup de noir, de solitude, de froid, la nuit de Noël, Dieu et des cimetières iodés. C'est court et ça se lit en une fois, un court récit qui transporte au milieu de la nuit. Selon l'humeur, ce sera soit beaucoup trop chargé, trop plein de comparaisons, d'analogies, trop, simplement ; ou bien ce sera beau, même si ce sera quand même un peu trop tout de même. Bref, en le lisant d'une traite, c'est un petit voyage dans une nuit presque sans âme, et c'est plutôt bien fait.
Je suis content d’avoir compris un tiers des phrases. Par moments, on n’avait pas l’impression de lire un texte sur le peintre en tant qu’ami, mais plutôt un portrait de Soulages en une sorte d’être supérieur, une idole ; le ton était si admiratif qu’il en devenait obséquieux. Cela dit, c’est un livre correct, qui contient des métaphores vraiment belles et intelligentes.
Lecture du Muguet Rouge, pas encore disponible ici. Un recueil de pensées, poèmes en proses et petits exercices de style tout en douceur et délicatesse. Bobin fait toujours beaucoup de bien 👏