Kidnapped by her troubled father, a young girl navigates life on a road trip across 1980s Italy in this stunning, cinematic English-language debut.
One day in May 1980, 8-year-old Ilaria gets into her father’s car after school. As they stop at a series of highway hotels, traversing the north of Italy, the child thinks of her mother and promises herself not to cry anymore. She learns to drive and to lie, discovers Trieste, Bologna, a boarding school in Rome, a sunny rural life in Sicily.
Thanks to the games they play, the hit songs they sing at the tops of their voices on the road, and the kind people Ilaria meets along the way, the kidnapping almost seems like a normal childhood. But her father drinks too much, nervous in a cloud of cigarette smoke. If he takes her by the hand, she thinks it’s better not to pull it away. Ilaria observes and feels everything.
In gripping, precise prose, this poignant novel takes us inside the mind of a little girl who must grow up on her own.
J’ai aimé parcourir ce livre du point de vue innocent d’une enfant qui explore la colère du père, le chantage et la dépendance affective, l’alcoolisme. Mais, je reste un peu sur ma faim, tout va trop vite, deux années sont survolées trop rapidement, je comprends les zones d’ombre parce qu’on est du point de vue d’ilaria mais parfois ça m’a un peu frustrée, qui sont ces personnages ? d’où sortent ils ? quels sont vraiment les liens notamment par le téléphone entre le père et la mère ? Joli livre avec une très belle écriture mais ce n’est pas un coup de coeur malheureusement
Lu pour le prix Summer 2025 (qui ne sera malheureusement pas remis, l'association qui organisait la fête du livre de Bron a annoncé sa dissolution après 39 ans d'existence, RIP).
Roman personnel (dans un entretien au Monde, l'autrice confirme qu'elle a elle-même été enlevée par son père et connu deux années d'errance à ses côtés) et émouvant, écrit au présent, du point de vue d'Ilaria. Cette enfant de 8 ans comprend peu à peu la réalité de sa situation : son père l'a enlevée, elle ne rentrera pas chez elle pour retrouver sa mère et sa sœur. Dans un style simple, à travers un regard enfantin (qui m'a paru - pour une fois - crédible), Zalapi nous entraîne dans ce monde fait de trajets à voiture, où le temps semble s'étendre à l'infini, sans aucune distraction. Un monde de tiraillements aussi, car Ilaria est en lutte : doit-elle désobéir à son père ? Doit-elle blesser cet homme déjà si malheureux ? Un lourd poids sur des épaules d'enfant.
Roman d'apprentissage entre motels et trattorias, on grandit avec Ilaria dans cette pérégrination italienne d'une enfant arrachée à sa mère. En traversant l'Italie avec son père, elle grandit à chaque kilomètre parcouru, se construisant au fil des rencontres et des silences de ce voyage incertain. Avec une langue et une pudeur tenue, Gabriella Zalapi signe un roman magnifique qui hantera vos pensées longtemps après l'avoir fermé.
While waiting for her sister after school one day, 8-year-old Ilaria is kidnapped by her father and taken on a seemingly never-ending road trip. From Switzerland to France to Italy, they drive from phone booth to phone booth where her father calls her mother in a desperate attempt to win her back.
Told from the young girl’s perspective, we see through her eyes this situation she doesn’t fully understand. We feel her anguish, her confusion, and the caution she feels about her unstable father who can be amiable one moment and hostile the next. As the weekend trip turns into a week-long trip, and eventually adding up to over a year and a half on the road and in various locales, Ilaria loses her French, her English, and it gets harder and harder to call to mind the faces of her mother and sister. But she comes into her own, in a way, eventually finding a home away from home in one of the many stops along the way.
The book takes off at break-neck speed, which I initially held against it. But despite the fast pace and a story that is always on the go, Zalapi finds space to develop these characters and to make them feel real. It’s an age-old dynamic, this relationship between an unstable parent and child, but the author does a great job at not simply using the child’s voice to tell us that she feels scared and unsure about this new life foisted on her, but it’s through the observations she makes and her father’s dialogue that the reader comes to understand their relationship.
A short read that had endeared me to it by the end.
4/5 Étonnement surprise !! J’ai bcp aimé lire un pov d’enfant, surtout quand elle se fait enlever, elle parait plus mature qu’une enfant de 8 ans mais ça aborde des thèmes de dépendance à l’alcool, affective… Beau Road Trip en Italie au passage et j’ai surtout aimé le style d’écriture qui fait penser qu’on est dans la tête d’Ilaria avec le désordre des infos !
Narración sencilla, desde el punto de vista de una niña de 8 años, a quien su padre, bebedor y absurdo, se lleva, en una especie de secuestro para castigar a la madre, a un viaje interminable desde Ginebra hasta Sicilia, parando en bares, gasolineras y hoteles de mala muerte. Es un viaje desde la inocencia, que va revelando las contradicciones de los adultos, los problemas de las relaciones y la utilización perversa de los niños en los conflictos familiares. Muy bonito libro.
J’ai aucune critique, ce livre est bouleversant, émouvant, touchant. Une petite fille qui subit les sautes d’humeurs d’un père instable, colérique et alcoolique. Elle puise dans ses ressources profondes pour survivre, déchirante quand elle pense à sa mère. J’ai adoré. Facile à lire, il faut s’installer dans l’herbe le temps d’une après-midi pour le dévorer.
C'est l'histoire d'Ilaria, une petite fille enlevée par son père et brinqueballée en Italie d'adultes en adultes, de bras en bras. Racontée à hauteur d'enfant (puisque cette petite fille est la narratrice), l'histoire courte est abrupte, décousue, uniquement centrée sur les ressentis d'Ilaria, sur ce qu'elle entend, sur ce qu'elle voit, sans analyse aucune. Difficile donc de donner un avis sur la plume de l'autrice puisque les mots utilisés sont ceux d'une enfant. Mais force est de constater qu'elle réussit parfaitement à nous envelopper dans cette fuite en avant rythmée, très bien découpée et qui nous laisse un arrière-goût amer en bouche en pensant au mal que les parents peuvent faire subir à leurs enfants. Quand on prétend aimer trop son enfant, c'est qu'on l'aime mal.
Récit court et intense, la conquête de la liberté par Ilaria, enlevée par son père à la sortie de l’école. A partir de là, ce sont 2 années d’errance en Italie, de ville en ville, du nord jusqu’en Sicile, au cours desquelles Ilaria va apprendre à ne plus pleurer quand elle pense à sa mère ou sa sœur, ne pas réagir aux réactions violentes de son son père, à s’adapter à cette vie qui semble presque normale. Tout est décrit au travers du regard d’Ilaria, au cours de ce road trip aux airs de vacances interminables. C’est rapide, incisif, l’apprentissage de la vie d’une petite fille de 8-10 ans. Belle découverte (je m’étais notée dans mes « want to read » Antonia de la même autrice, je me me le re note).
Les mots s'enchaînent, sont percutants, comme un télégramme. Nous comprenons la tourmente de cette enfant de 8 ans qui a été enlevée par son père, qui veut être fidèle et en même temps rebelle. Cela ne laisse pas indifférent!
Très intéressant de lire un récit du point de vue d'une petite fille, arrachée à sa mère et forcée de sillonner l'Italie aux côtés de son père alcoolique et sans emploi. On en arriverait presque à se questionner sur l'utilité de cette réinsertion dans une vie "normale" après deux années de cavale alors même que c'est malsain d'enlever sa fille et de l'utiliser comme "rançon" pour tenter de pathétiquement reconquérir sa mère.
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Une histoire courte, saisissante et bouleversante, d'autant plus marquante parce qu'elle est racontée par une petite fille — on y assiste, impuissants, à la manière dont elle se fait briser. T_T
Percutant et juste. Les mots m’ont manqué pour décrire certaines situations avec mon père, l’ambiance de mon enfance. L’autrice a pu les retranscrire avec justesse. Une claque.
3.5 - Sympathique, bien écrit, point de vue très intéressant d’une petite fille qui s’effondre de l’intérieur. Quelques fautes de syntaxe et de grammaire se sont glissées dans les pages.
Lu dans le cadre du prix du roman des étudiants 2024.
Alors là, je dois avouer que je ne m'attendais pas du tout à aussi peu aimer ce livre. Pourtant le sujet me parle, certains passages étaient durs à lire pour cette raison. J'ai dû relire certains paragraphes pour m'assurer que je ne calquais pas mon passé au récit d'Ilaria. Aussi l'ai-je lu très vite, mais ça c'est plutôt car il se lit facilement : phrases simples, paragraphes espacés, des pages presque vides. En fait, c'est ce caractère que je n'ai pas trop apprécié. J'ai trouvé ce roman vide.
Pas juste dans la forme, dans le fond aussi. Si Ilaria n'avait pas dit avoir 8 ans, je lui en aurais donné 11 ou 12 minimum. Personne n'a l'air de partager mon avis sur ce point donc, encore une fois, je pense juste que c'est par décalquage. C'est le risque quand la fiction s'approche du réel.
Dans les thème et notamment vers la fin, j'aurais tellement, tellement aimé des scènes plus longues. Du développement. J'ai l'impression qu'on survole la psychologie de tous les personnages. Certes ça peut vouloir dire que la narratrice elle-même vit tout avec détachement, pour mieux se protéger ; j'ai trouvé cela frustrant.
Mais je comprends pourquoi ce livre est si apprécié.
j’ai éprouvé une immense tendresse pour cette petite fille de 9 ans qui apprend la vie seule au gré des lieux et des humeurs de son père. un roman d’émancipation mais un roman qui est une ode à la vie, à la découverte et à la richesse du monde. on peut grandir de bien des manières :)
L’univers de ce livre est assez particulier. En effet, on est dans notre monde et on connait donc parfaitement l’univers qui nous est démontré dans ce texte. Surtout si on connait un peu l’Italie. Mais c’est la situation, l’idée de départ qui donne tout son sel à l’intrigue et toute l’originalité à ce livre. Parce que cette histoire, c’est celle d’une jeune fille qui s’est fait enlever par son propre père. En tous cas, je n’ai personnellement jamais lu un livre pareil. Alors certes, les descriptions sont un peu trop fournies à mon gout, ce qui a eu comme conséquence de ne pas rendre ma lecture la plus agréable possible, malheureusement. En effet, ce livre est quand même une petite déception pour moi, bien que je sois allée jusqu’au bout de ma lecture !
L’histoire est pourtant bien rythmée, avec une belle évolution qui fait que la lecture est très agréable, avec de nombreux éléments qui font toute l’originalité du récit. En effet, l’intrigue est bien ficelée, avec de nombreux éléments qui nous font, nous lecteurs, nous interroger au fil de la lecture. Mais c’est le rythme apporté à cette lecture qui m’a un peu déçue. En effet, il se passe pas mal de choses, mais le rythme n’est pas constant, il ne fait que se modifier au fil des élèvements et des révélations, ce qui fait que le lecteur peut être un peu perdu, non dans le texte mais dans l’importance qu’on ces dernières pour le récit.
Les personnages sont pour autant plutôt bien réussis. J’ai réussi à m’attacher à cette petite fille qui comprend tout, un peu trop bien et qui est dans une situation effrayante mais qui tente de faire face. Sa personnalité, ainsi que celle des autres personnages est vraiment bien réussie, avec de nombreux éléments qui mettent en valeur leur importance dans le texte. Néanmoins, je les ai tous trouvés assez plats, ils ne m’ont pas vraiment paru très réalistes, ce qui fait que j’ai eu du mal à les comprendre pendant ma lecture. J’ai en revanche beaucoup aimé l’évolution du caractère de notre jeune héroïne qui entre à la fin du roman complètement en quinconce de celle qu’elle était au début du roman.
La plume de l’autrice est particulière. En effet, elle apporte une atmosphère qui n’est pas très simple à découvrir. Si j’ai trouvé qu’elle était globalement trop présente dans la totalité du récit, elle entoure tout de même plutôt bien ce dernier. Mais c’est sa lourdeur qui a rendu la totalité » du récit beaucoup moins passionnante et intéressante qu’elle n’aurai pu l’être. Ainsi, je n’ai pas vraiment pris de plaisir à découvrir la totalité de ce récit, qui m’a semblé parfois un peu trop brouillon. Pourtant, le thème et le sujet abordé était vraiment intéressant, c’est dommage…
Un livre avec un thème intéressant, mais qui n’a pas su m’emporter.
« Si je dis quoi que ce soit à Maman, je trahirai encore une fois Papa. »
C’est un texte douloureux, poignant, qui met les larmes aux yeux et nous fait retenir notre souffle jusqu’à la prochaine page. Il est question de kidnapping, parentalité malsaine, manipulation, violence physique et émotionnelle, emprise, alcoolisme. Quand on lit ça, on ressent de l’amertume. De l’horreur, de voir cette enfant ballottée comme un boulet sans qu’elle puisse même en vouloir au responsable : son père.
L’écriture de Gabriella Zalapì est vivante, palpable et tangible. Elle a su l’adapter à une fillette de 8 ans, selon la façon unique qu’ont les enfants de penser et voir le monde. On trouve donc des descriptions simples, parfois des énumérations de mots et des phrases non verbales... Les dialogues ne sont pas indiqués. Par ailleurs, le texte est parsemé de petits détails sensibles, de ceux qui comptent quand on est jeune : tout cela rend l’histoire d’autant plus brutale et vraie.
Le roman restitue fidèlement toute la tension brûlante et l'ambiguïté tendre qui caractérisent la relation père-fille. La violence à la fois assourdissante et diffuse de la situation d’Ilaria, transperce ses phrases sereines et innocentes comme une piqûre.
J’ai apprécié le côté road trip qui dresse une peinture floutée de l’Italie des années 80, comme quand on regarde par la vitre d’une voiture, mais j’aurais aimé mieux comprendre le contexte politique en toile de fond.
De l’ignorance à l’opposition en passant par la peur, c’est avant tout un parcours émotionnel et affectif qu'a cette petite fille, même bancal. Le conflit de loyauté est durement illustré.
La fin est brutale, et nous laisse une impression douce-amère. On n’obtiendra pas d’explications, de dénouements ou de happy end. Il m’a manqué un petit plus pour aller vraiment au coup de cœur. C’est une histoire familiale tragique à l’image des répercussions psychiques et émotionnelles sur l’enfant d’une cellule familiale dysfonctionnelle.