The Message Rediscovered is undoubtedly a work that draws heavily on inspiration. And it calls for a discerning reader, one capable of recognizing a knowledge of unity as old as humanity itself; a knowledge of holiness; a knowledge of salvation. The Message Rediscovered might equally be called The Mystery Revivified: no longer taught by the heavy hand of historians, but experienced, assimilated and lived in the simplicity of the heart and of the spirit. One must know just how to leaf at random through these pages of phrases «condensed like liquid air», and therefore surprisingly easy to read, where not a single word is superfluous, but all is arranged in a unique sense that does not reveal itself on a first reading. You will enjoy this book if you prefer the thing to words, unifying wisdom to multifarious science, awareness to delirium. These verses are not impenetrable, but speak only to that part of us that is the most essential, and often - alas! - the most neglected or the most despised. Louis Cattiaux was born in Valenciennes (France) on 17th August, 1904 and departed this world in Paris on 16th July, 1953. He was a painter by profession and lived unknown among his contemporaries. Cattiaux wanted Le Message Retrouvé to be published first in English, but his wish could not be fulfilled: the first complete edition appeared in 1956 in French. Le Message Retrouvé has since been published on several occasions in French, as well as in Spanish, Catalan, Italian and Portuguese; a German translation is in preparation. Here, then, at last The Message Rediscovered in English, for the safeguard and salvation of those exiled in this world.
[1948] Louis Cattiaux. Le Message retrouvé (Chacornac, Paris). – Ce livre se présente à première vue sous une forme singulière et même inusitée : chacun de ses chapitres est divisé en deux colonnes parallèles, contenant deux séries d’aphorismes ou de versets détachés qui se correspondent de l’une à l’autre. Il est évident que, dans ces conditions, il est impossible d’en donner une analyse ou un résumé quelconque ; il semble d’ailleurs plutôt fait pour fournir en quelque sorte des thèmes de méditation que pour être lu d’une façon suivie d’un bout à l’autre. Il faut dire aussi que la correspondance entre les versets des deux colonnes n’apparaît pas toujours très clairement ; mais le mieux est que nous reproduisions l’explication que l’auteur lui-même a bien voulu nous donner à ce sujet : « Les deux colonnes sont apparues naturellement comme la réplique de la Terre et du Ciel et de leur nécessaire union qui fait tout le mystère de l’incarnation de la vie et de la prise de conscience de celui qui l’habite. Ainsi la colonne de droite est une équivalence, mais non une explication de la colonne de gauche, et, en examinant les sens multiples de ces doubles versets, on peut les relier par la synthèse du mystère premier de la création toujours plus ou moins présent par la vertu du sens alchimique ». La multiplicité des sens dont il s’agit n’est d’ailleurs pas intentionnelle, « mais découle par génération naturelle de la racine-mère », c’est-à-dire du sens alchimique que l’auteur considère comme le sens central et ultime de son ouvrage. Si nous avons bien compris, celui-ci aurait été « écrit sous une sorte d’inspiration », et c’est pourquoi il contient plus que ce qui a été voulu expressément, bien qu’il soit assurément difficile de déterminer la part exacte de chacun des deux éléments qui y ont ainsi collaboré. En tout cas, dans ces conditions, nous ne pensons pas qu’on puisse dire qu’il se rattache proprement et effectivement à une tradition définie ; mais du moins les tendances qui s’y expriment sont-elles en somme, d’une façon générale, celles de l’hermétisme, et plus précisément de l’hermétisme chrétien. Nous disons d’une façon générale, car, si l’on entre dans le détail, on s’aperçoit que certaines choses, consciemment ou non, semblent être venues d’ailleurs : ainsi, nous avons remarqué quelques versets qui rappellent d’une façon assez frappante certaines maximes taoïstes, et ce ne sont certes pas les moins dignes d’intérêt. Quoi qu’il en soit, l’importance primordiale que l’auteur donne au sens alchimique définit bien la « perspective » de l’ensemble, et elle en marque aussi les limites, qui ne sont autres que celles du point de vue hermétique lui-même. Nous devons ajouter qu’il se trouve çà et là quelques « étrangetés » du genre de celles qu’on rencontre presque toujours dans les écrits touchant aux formes occidentales de l’ésotérisme : ainsi, les titres des colonnes de gauche sont tous formés par une série d’anagrammes à partir du premier, ce qui fait un effet assez curieux ; mais aussi, ce qui est plus fâcheux à notre avis, certains énoncés se présentent sous une forme énigmatique qui nous semble vraiment bien peu utile ; nous n’insisterons d’ailleurs pas davantage sur ce défaut, car nous savons que l’auteur s’en est rendu compte lui-même et qu’il l’a fait disparaître en grande partie dans les modifications et les additions qu’il a déjà préparées en vue d’une future réédition. Nous ne savons ce que des « spécialistes » de l’hermétisme, si toutefois il en est encore de réellement compétents, pourront penser de ce livre et comment ils l’apprécieront ; mais ce qui est certain, c’est qu’il est loin d’être indifférent et qu’il mérite d’être lu et étudié avec soin par tous ceux qui s’intéressent à cet aspect particulier de la tradition.