Longtemps resté enfant unique, JeanLouis reçoit dans ses premières années l'affection exclusive de son jeune père. Mais avec la naissance de ses frère et soeur, cet âge d'or se termine, et ses parents se déchirent bientôt en d'incessants conflits. Ce climat de tension, qui exacerbe le désir d'indépendance du fils aîné, va influencer ses choix de vie. Dans cette nouvelle introspection, JeanLouis Tripp tente de comprendre le fossé qui s'est peu à peu creusé entre son paternel et lui, malgré l'affection profonde qui les relie à jamais.
Damn c’est puissant…. Je crois que Tripp sait parler de la filiation comme personne 🫢 C’est sublime, j’ai l’impression de lire l’histoire de ma famille, actuellement au bord des larmes 🤟🏻
L'horrible expression "passer du rire aux larmes" prend tout son sens avec ce magnifique hommage à son père. Touchant, émouvant, Tripp nous décrit un personnage autant attachant qu'exaspérant (certains diraient "attachiante hihihi"). Ce père instituteur, communiste du sud de la France, engoncé dans ces certitudes... Bref j'ai adoré, on fait une plongée dans la France rurale des années 60-70 dans le quotidien d'un méga gaucho, j'adore !
C'est toujours un bonheur de retrouver le trait précis de JeanLouis Tripp, son noir et blanc sépia, peu de couleurs mais beaucoup d'expression et de pudeur dans ses planches.
JeanLouis Tripp continue son exploration familiale dans ce récit autobiographique. Il nous parle de son père.
Que sait-on du père au final ? De celui qui nous connait depuis notre naissance, qui nous a vu grandir.
JeanLouis reconstitue ses premiers souvenirs d'enfance et nous raconte le plus intime.
Il était enfant unique pendant 4 ans tout de même, lui l'aîné avant l'arrivée de ses frères et soeur, avant le drame de Gilles (voir l'album "Le petit frère").
Il va nous livrer ses souvenirs, nous faire partager ses émotions, l'amour partagé, les incompréhensions, ses cauchemars, son éloignement.
Son père , c'était un puits d'amour, c'était celui qui partageait tout avec lui les premières années de sa vie. Les planches sont sublimes, on voit jaillir l'amour et la tendresse dans leurs regards.
Son père c'était l'instituteur qui avait épousé sa mère, institutrice elle aussi, toute jeune, c'était le communiste qui vendait "l'Humanité", entrainait la famille en Roumanie, en Allemagne de l'Est, véhiculait ses idéaux avant d'en être déçu.
Son père c'était des traumas, un passé difficile, la pauvreté.
Son père c'était les "Nom de Zeus", de grosses disputes et colères.
Son père c'était l'instituteur à l'ancienne qui ne voulait pas de privilège pour ses enfants.
Son père c'était le mari infidèle qui redoutait la solitude.
Son père c'était le bout en train, le bricoleur, un peu féministe avant l'heure qui voulait le progrès pour faciliter la vie du ménage et réduire les tâches ménagères.
Son père c'était le passionné de voitures qui devait se résoudre à la 404 break pour transporter sa famille.
Son père c'était l'homme brisé après le départ de Gilles, l'homme au regard toujours triste.
Son père c'était tout l'amour du monde, celui qui lui a fait confiance très tôt en le laissant bivouaquer avec son cousin à l'âge de 13 ans.
Son père c'est celui qui lui a fait prendre ses distances, son indépendance.
Son père c'est celui qui n'a jamais vu "Magasin général" publié mais c'est aussi ce bel hommage, ce pardon, ces souvenirs qui restent.
Un album universel tout en émotion, pudeur, retenue.
Avec Un père, Jean-Louis Tripp poursuit l’œuvre autobiographique amorcée depuis plusieurs années, en s’attaquant cette fois au nœud le plus intime : la relation filiale. Le père, figure centrale, tant aimée que redoutée, devient ici le miroir d’une génération, d’une époque, et d’un combat sourd entre tendresse et incompréhension.
Nourrie de souvenirs fragmentés, de gestes oubliés, de silences lourds et d’instants lumineux, cette bande dessinée est avant tout une quête de réconciliation intérieure. Tripp y raconte sa jeunesse, d’abord baignée par l’amour inconditionnel d’un père jeune et fier, puis secouée par l’arrivée des frères et sœurs, la montée des tensions conjugales, l’éclatement progressif du noyau familial. Ce récit d’émancipation heurtée prend peu à peu les contours d’une méditation sur la distance qui s’installe sans bruit entre les êtres qui s’aiment.
Le dessin, d’une sobriété expressive, épouse l’introspection avec justesse. Aucun pathos, jamais : Tripp travaille l’émotion par les détails, les silences, les regards. Il s’autorise aussi l’humour, discret mais salvateur, pour évoquer les maladresses paternelles, les erreurs de jeunesse, et ces moments d’absurde beauté que seule la vie familiale peut offrir.
Ce qui frappe surtout dans Un père, c’est la justesse émotionnelle, la façon dont l’auteur parvient à rendre palpable le mélange d’admiration, de colère, de tendresse et d’impuissance que tout enfant devenu adulte peut ressentir face à son père. Le récit devient ainsi universel, sans jamais cesser d’être personnel.
À la fois hommage, aveu et tentative de comprendre l’incompréhensible, Un père est une œuvre pudique et bouleversante. Une main tendue à tous ceux qui n’ont jamais su dire « je t’aime » à voix haute.
Après Le petit frère, consacré à la mort de Gilles, Jean-Louis Tripp réalise ici une magnifique saga consacrée à son père Francis. Mais pas uniquement. C'est avant tout je trouve un beau livre sur l'enfance. Les bons souvenirs dominent et la figure du père est en premier lieu celle d'un original sympathique, à la fois encarté au PC et libre penseur. Un homme cohérent et plein de contradictions. Un homme qui a permis à son fils de se construire ou qui l'a en tout cas laissé se construire. J'avais peur d'un livre triste car dans Le petit frère on voyait de façon récurrente la tristesse dont son père n'était jamais sorti après l'accident fatal. Mais Un père fait le choix de ne pas se consacrer de façon trop appuyée à cette période. Ainsi ce livre n'est pas une redite mais il élargit et éclaire l'histoire familiale. Seule la fin est sombre, car marquée par l'usure physique et sans doute morale du paternel. Avant cela les scènes tendrement humoristiques ou gentiment surréalistes ont pris le dessus. Du haut niveau, tant dans le dessin que dans le texte ou la composition globale de l'ouvrage.
J'aime beaucoup cet auteur, sa manière de raconter, son graphisme. Ses BD autobiographiques sont excellentes. J'avais donc hâte de pouvoir m'attaquer à celle-ci. Et bien entendu, au global, j'ai plutôt apprécié, mais j'étais en terrain conquis. On est donc à la rencontre de l'auteur et de son père, leur relation, tout ceci ancré dans cette période des années 60-70 que ceux qui n'ont pas vécu auraient tant aimé. C'est une tranche de vie, une explication des relations comme elle étaient à l'époque, une enfance libre, sans trop de frein (ni de sécurité d'ailleurs).
C'est sympa comme tout "mais". Mais au final, c'est long et je n'ai pas trouvé vraiment quelque chose ou propos qui me ferait dire que c'est incontournable. Alors oui, si on veut connaitre parfaitement l'auteur, sa famille, sa narration, c'est parfait. Mais j'ai presque envie de dire "qu'il n'y a pas de sujet là-dedans". Ca m'a manqué d'un tantinet de quelque chose au final.
Dans cette fresque familiale, Jean-Louis Tripp reconstitue peu à peu le puzzle de son enfance et de sa jeunesse aux côtés d’un père engagé et flamboyant. À travers des scènes banales du quotidien, l’auteur nous prend par la main et nous emmène dans une quête pour comprendre pourquoi il s’est éloigné d’un père qu’il aime tant et avec lequel il a tant partagé. Dans ce roman graphique à dominante sépia, il utilise la couleur par petites touches pour faire ressortir avec plus de force certains événements marquants. Le dessin est maîtrisé et fait la part belle aux gros plans expressifs. Un récit introspectif et universel à fois, qui célèbre les failles et les petits bonheurs de la vie et donne envie de serrer très fort son père dans les bras.
Je n'étais pas sûr d'être prêt à lire une bande dessinée sur une relation père-fils, peut-être par peur d'y trouver des lieux communs qui serait venu jouer dans mon deuil. Mais finalement, cette relation est tellement loin de ma propre relation avec mon père que j'ai pu tout de même l'apprécier.
Je ne peux dire que j'ai été transporté par leur histoire. Je ne me suis pas attaché ni au père, ni au fils. Je pense tout de même que l'auteur a traité du sujet avec une grande vérité, avec sincérité.
Lu au travail en PDF (la chance de pouvoir lire des livres gratuitement sur mon temps de travail !)
Très touchant, je pense que mon père s’identifierait bien au personnage principal puisqu’ils sont de la même génération. Je pense que c’est un très bon cadeau de Noël à offrir à tous les papas, pour la nostalgie, pour se remettre en question, pour soigner ses relations pères -fils- petit-fils. Bref j’ai adoré.
Octobre 2025. C’est un roman graphique très intime et très beau. Pour une raison qui m’échappe, il ne m’a pas rejoint autant que je l’escomptais. Chose certaine, la mémoire c’est quelque chose de très personnel mais avec des moments universels. Je vais devoir décanter les émotions que j’ai ressentis, mais pour les fans de Tripp, c’est assurément une lecture incontournable.
"il faut accepter que nos parents sont de pauvres gens que personne n'a appris à être parent" j'arrondis vers le haut ; dans la continuité de le petit frère, une bd touchante qui retrace l'histoire d'une famille et d'une relation père-fils
Tiempo de lectura: 2 horas y media Idioma: Francés.
Novela gráfica autobiográfica en la que Tripp nos cuenta su relación con su padre. Es divertida, tierna y emotiva. Excelentes ilustraciones. Mantiene el interés de principio a fin.