C'est l'histoire de deux hommes, Pierre et Vincent, et d'une femme, Dorianne. Ils vivent à Montréal, dans le quartier qui est le refuge des marginaux, des déclassés, bohèmes, artistes en puissance. Dorianne doit aimer Vincent, à la vie, à la mort. Elle a signé une sorte de pacte avec lui. On la rencontre pourtant au petit matin, une bouteille de rouge à la main. Elle titube, caracole, hante la nuit en compagnie d'inconnus. Le jour vient comme une délivrance, suivi par le sommeil, un sommeil trop profond pour être honnête. Qui est Dorianne ? Une allumeuse ? Une légende ? Une loque incapable de faire l'amour tant elle se remplit de mauvais vin. Pierre et Vincent essaient de répondre à ces questions. La ville, transfigurée, repoussante et fascinante, devient alors un théâtre baroque, une zone où tout est possible. La langue de l'écrivain, triviale et grandiose, change ces virées en expéditions épiques. Elle métamorphose un monde sans poésie en un écrin sauvage où une femme, par sa seule présence menaçante, convoque des sortilèges à foison.
Né à Grand-Mère en 1959, Louis Hamelin poursuit des études à l’Université McGill où il obtient un baccalauréat en sciences de l’agriculture en 1983. Il obtient ensuite une maîtrise en études littéraires à l’UQAM en 1990. C’est à partir de ce moment qu’il se consacre à l’écriture. En 1989, Louis Hamelin se voit décerner le Prix du Gouverneur général pour son premier roman, intitulé La Rage.
Chroniqueur littéraire au Devoir et à Ici Montréal, ses textes sont publiés en 1999 aux Éditions du Boréal, sous le titre Le Voyage en pot.
Depuis le début des années 1990, il a collaboré à une quinzaine de journaux et de revues, participé à de nombreuses rencontres, événements culturels et lectures publiques, tout en publiant neuf livres. Critiques et public s’accordent aujourd’hui pour dire que Louis Hamelin occupe une place de choix dans l’univers littéraire québécois.
Au début, je détestais. Je trouvais l’histoire vulgaire et dégradante. Plus ça allait, plus je comprenais l’intention de l’auteur, alors je commençais un peu plus à apprécier. J’ai un peu souri vers la fin.
Ce qui a sauvé ma lecture est aussi l’écriture incroyable de Hamelin.
Une lecture que je devais faire au cégep en littérature. C’est un roman vraiment intrigant. L’histoire de Dorianne, cette femme mystérieuse qui traîne dans les rues de Montréal, et des deux hommes qui essaient de la comprendre, est à la fois sombre et fascinante. Ce qui m’a énormément plu, c’est la façon dont l’auteur écrit. La langue est brute, mais poétique, ce qui rend l’histoire encore plus intense et pleine de mystère.
Prose exceptionnelle. Histoire parfois bizarroïde, déroutante. Une seule femme ayant pour rôle une espèce de démone suceuse de vie, trois hommes qui s'en entichent. Ben du vin. Fin décevante.
Une histoire glauque, redondante, schizo, nombriliste dans laquelle les personnages ont perdu leur âme ou l'ont noyée dans le vin rouge. Trop de vin, trop de dépendances affectives. Malsain. J'ai juste une envie, leur crisser à tous un bon coup de pied dans le cul pour leur brasser un peu les neuronnes! Mais avec les figures de style et le vocabulaire éclectique et délirant, je pardonne à Louis Hamelin d'avoir 'glissé'.