"Orso voulait mettre en place ce qu'il appelait la théorie de la grande diversion. Il avait trouvé cette formule dans un livre et elle lui plaisait. Il fallait se changer les idées. Penser à autre chose. Chercher l'aventure dans des endroits inédits ; aller là où ils n'étaient jamais allés ; voir ce qu'ils n'avaient jamais vu ; avancer un peu plus loin, au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau." Orso et Marie s'aiment, mais leur quotidien insouciant se heurte à un chagrin brutal. Pour faire diversion, ils se lancent dans un road-trip improvisé. Grandiose et dérisoire, celui-ci les mènera du musée du Poids au musée de l'Amiante, du musée de la Gendarmerie à celui du Pigeon, en passant par Lourdes, la Moselle et Saint-Tropez. Autant d'étapes et de détours pour partir à la recherche d'autres vies que la leur et tenter, dans cette échappée, de préserver en eux un esprit d'enfance que l'âge adulte laisse trop souvent derrière lui. Roman d'amour autant que d'aventures, merveille de drôlerie et de tendresse, Voyage voyage invite à choisir les chemins de traverse pour trouver de la joie là où on ne l'attend pas.
Pas mal de poésie dans ce livre où la fantaisie sert de remède à la tristesse. Un couple affronte un drame personnel (une fausse-couche) et s’enfuit à travers la France des micro-musées. Aucune condescendance ou moquerie de la part de l’auteur sur ces musées, plutôt un véritable attachement. Loin de tout cynisme, le livre fonctionne bien porté par un couple attachant envers lequel on a de l’empathie. Pour autant, je n’ai pas accroché à 100% à ce qui l’a semblé être une fuite en avant. Loin d’être une solution, elle m’a semblé une source potentielle d’angoisse complémentaire. Et les personnages secondaires sont un peu vite croqués. Bref un moment de lecture pas désagréable et gentiment loufoque autant qu’émouvant, sans être une franche réussite pour autant
Very cute story about a couple trying to escape their life for a few days, exploring very niche museums throughout rural France. I enjoyed following their story and found the relationship between the two main characters very genuine.
Sometimes felt a bit repetitive, but overall an easy and enjoyable read.
Un roman singulier, qui émeut par la justesse du propos et ses personnages attachants.
Le traitement d’un sujet comme le deuil périnatal est difficile mais l’auteur relève le défi avec une grande sensibilité.
Le périple de Marie et Orso à travers la France et ses micro-musées, qui traversent cette épreuve avec beaucoup d’amour, de patience et d’acceptation, permet de toucher et de sensibiliser les lecteurs.
Merci à l’auteur pour ce beau roman, qui met des mots sur la douleur de perdre un être attendu et non rencontré.
Prix des lecteurs de l'Armitiere 2026: lecture 5/7
Un livre simple et délicat pour aborder le thème de la fausse couche et de la perte de l'espoir d'avoir un enfant. Le récit est pudique, émouvant et très sincère.
Marie et Orso ont vécu une fausse couche et la perte de ce futur bébé provoque une tristesse incommensurable. Pour fuir les larmes et leur coeur lourd, ils prennent la route, sans but précis sinon celui d'alléger leur peine. De musées improbables en hôtels bas de gamme, ils saisissent les bonheurs simples de la vie, réparent leurs cœurs et renforcent leurs liens.
J'ai beaucoup aimé les deux personnages, sensibles, prévenants l'un envers l'autre, si cabossés qu'on a envie de les réconforter.
L'écriture est simple mais poétique, de nombreuses métaphores filées m'ont touchée. Beaucoup de références littéraires, musicales ou quotidiennes qui font sourire et rappellent que cette histoire est universelle.
Le thème abordé est difficile mais traité avec sérieux et poésie et les passages qui abordent les rdv médicaux de Marie, les injonctions sociales concernant les enfants sont très justes. Et ont le mérite d'être écrits par un homme.
""Orso voulait mettre en place ce qu'il appelait la théorie de la grande diversion. Il avait trouvé cette formule dans un livre et elle lui plaisait. Il fallait se changer les idées. Penser à autre chose. Chercher l'aventure dans des endroits inédits ; aller là où ils n'étaient jamais allés ; voir ce qu'ils n'avaient jamais vu ; avancer un peu plus loin, au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau." Orso et Marie s'aiment, mais leur quotidien insouciant se heurte à un chagrin brutal. Pour faire diversion, ils se lancent dans un road-trip improvisé. Grandiose et dérisoire, celui-ci les mènera du musée du Poids au musée de l'Amiante, du musée de la Gendarmerie à celui du Pigeon, en passant par Lourdes, la Moselle et Saint-Tropez. Autant d'étapes et de détours pour partir à la recherche d'autres vies que la leur et tenter, dans cette échappée, de préserver en eux un esprit d'enfance que l'âge adulte laisse trop souvent derrière lui. Roman d'amour autant que d'aventures, merveille de drôlerie et de tendresse, Voyage voyage invite à choisir les chemins de traverse pour trouver de la joie là où on ne l'attend pas."
« Orso voulait mettre en place ce qu'il appelait la théorie de la grande diversion » pour remonter le moral de sa conjointe, éprouvée par une fausse couche. Ironiquement, cette escapade censée distraire se transforme en l’un des voyages les plus ennuyants qu’il m’ait été donné de lire.
Un road-trip dans l'espoir de se détourner de la douleur de l'absence, de la perte d'un être qui n'a pas eu le temps d'être mais qui était tout de même bien là et qui n'est plus. Le ton est plutôt léger mais la douleur est bien présente