Après le dénouement tragique du tome 3, voici venu le temps de la guerre entre le Royaume de France et Keltia. Le front va vite s'installer sur les marches de la Bretagne où les rames du rail viendront renforcer la défense. Pendant ce temps, des résistances se lèvent tandis que la diplomatie s'active en coulisses. C'est émouvant, addictif, féministe, queer, et de nombreux thèmes y sont décrits comme la lutte des classes, le racisme, le colonialisme, l'identité et les égalités de genre, la différence, les traumatismes. Quatrième roman du cycle de la dernière geste, ce texte est un mélange d'urban fantasy, de steampunk et d'uchronie. Ce roman est inédit. A partir de 15 ans.
Je me retrouve devant mon clavier sans trouver les mots justes pour cette critique. Parce qu’il va être difficile de ne pas se répéter avec les avis sur les autres tomes de la saga. Difficile aussi de ne pas partir dans tous les sens. Difficile enfin de saisir par l’écrit ce que j’ai pu ressentir à la lecture de Lys de guerre. J’en ressors comme sonnée. Par l’émotion bien sûr. Par la vitesse à laquelle j’ai dévoré ses pages, alors même que mon rythme de lecture est complètement ralenti par les angoisses. Par tout ce que j’ai vécu dans les 700 pages de ce quatrième tome. Par le plaisir d’avoir retrouvé cet univers et surtout ses personnages. Par la puissance enfin du talent de son autrice. Je l’avais dit pour Ordalie, chaque tome gagnant en qualité, il me semblait qu’il était impossible pour Morgan of Glencoe de faire mieux. Et pourtant, iel l’a fait. Encore. Je ne sais pas comment c’est possible mais, Lys de guerre dépasse en qualité et en maturité les tomes précédents, décuplant toutes les strates du talent de son autrice, alors même qu’une pause terrible s’est déroulée entre la première parution du tome 3 et celle du tome 4. Notons que chaque tome, celui-ci compris, contient en début d’ouvrage un résumé succinct des éléments à retenir des tomes précédents. Ainsi, si vous aviez lu Ordalie il y a quelques années mais que vous craignez de manquer de temps pour tout relire: pas de panique, Morgan of Glencoe pense à vous. Et ainsi son histoire ne perd pas de temps à démarrer. Finissant sur une tension folle à l’issue du tome 3, elle redémarre sur le même rythme dès les premières lignes de celui-ci. L’intensité maintenue malgré le gap de temps et ensuite maitrisée de bout en bout de ce quatrième chant est épatante. Sur plus de 700 pages, l’autrice nous propose une intrigue aux personnages très nombreux, de multiples points de vue, de nombreux lieux et de nombreuses scènes spectaculaires, sans jamais nous perdre ni diminuer en termes de rythme ou d‘intérêt. Chaque passage, chaque chapitre, chaque scène, contient de quoi nous accrocher, nous emporter et nous toucher. Jusqu’à un final à nouveau haletant qui nous donne l’envie irrésistible de lire le tome 5. Arriver à ce point de maîtrise dans l’écriture est tout simplement épatant. J’en ai lu des pavés, j’en ai lu des sagas. Jamais aucune n’a réussi cet exploit de ne prendre aucun temps mort. Tout est important ici. Tout et chacun.
Car oui, la grande force de Morgan of Glencoe reste l’écriture de ses personnages. Bien que très nombreux et nombreuses, toutes et tous sont formidablement travaillés et ils ont trouvé une place dans mon cœur. Qu’il est bon de les retrouver, de les voir évoluer encore au fur et à mesure des tomes et des évènements. Qu’il est dur aussi quand il faut dire au revoir à certains et certaines. Chaque personnage, pour des raisons différentes, est inoubliable. Lire La dernière geste me donne presque le sentiment, maintenant, de retrouver une famille. Et par les temps qui courent, même si ça va faire mal, même si les sanglots seront nombreux, être à leurs côtés le temps d’une lecture est un formidable refuge. Les valeurs que portent la saga, son autrice et son panel de personnages, sont aussi quelque chose qui fait du bien. Elle développe toujours un peu plus sa critique de l’absurdité d’un vieux système hiérarchique et patriarcal pourri, tout en poursuivant par sa plume son cri puissant pour la liberté de s’épanouir et d’être qui nous voulons. Un choc des mondes qui, ici, bien sûr, prend un tournant terrible. Il y a dans ce quatrième tome tellement de scènes intenses, tellement de beauté dans l’horreur aussi. De simples moments suspendus éclairent d’humanité les ombres les plus tenaces. Des instants épiques, héroïques, inspirent et donnent envie de monter des barricades, quand d’autres nous font trembler de rage et de peur. L’autrice nous colle encore une fois une sacrée claque. C’est une lecture qui laisse des marques, notamment des sillons salés sur les joues, qui insuffle aussi une envie de ne pas laisser le monde broyer nos libertés et notre dignité. Je me répète, mais je ne vois pas comment iel peut faire mieux. La barre est haute pour le cinquième chant. Mais je serai plus que jamais au rendez-vous.
En bref, c’est un immense coup de cœur pour Lys de guerre qui, sur plus de 700 pages, propose une intrigue intense, riche en émotions comme en scènes spectaculaires, portée par un panel de personnages absolument formidables chacun à leur manière et des valeurs fabuleuses. Alors qu’Ordalie atteignait une forme de perfection pour moi, Lys de guerre fait encore mieux. J’ai pleuré des litres de larmes et j’ai aimé chaque instant de cette lecture. Lisez La Dernière Geste! Lisez Morgan of Glencoe! C’est une nécessité.
toujours une dinguerie les tomes de La Dernière Geste je n'ai jamais ressenti autant d'émotions différentes en lisant (j'ai jamais lâché autant de larmes omg)
petit bémol : les fautes d'orthographe/grammaire. faites relire avant la publication 😭😭 mais on pardonne parce que l'histoire est géniale ❤️