La vie intérieure de Camille, fillette de banlieue sans histoire, est aussi rocambolesque que sa vie extérieure est commune. Mais arrive l’adolescence et la mort, qui était déjà une obsession, devient alors une idée fixe. Camille, croyant la sienne proche, crée un journal où elle envisage les différentes manières de mourir, façon pour elle de conjurer le sort.
Résumé: [Camille a une obsession: la mort. Et en même temps l'envie forte d'un destin héroïque, extraordi-naire. Elle crée un journal où elle anticipe différentes manières de mourir, où son imaginaire révèle mille possibilités d'enfin sortir de sa vie sans histoire.]
On suit donc Camille avec ses questionnements et ses réflexions sur la mort, le corps, la douleur. On navigue ainsi entre le passage de l'enfance à l'adolescence... la prise de conscience sur la vie, les gens et son environnement.
Je m'ai lu d'un trait parce que ma curiosité a été piquée du début à la fin! J'ai aimé les nuances, Camille et ses reflexions!
3.5⭐️ J’ai beaucoup aimé cette petite plaquette qui se lit d’une traite. On s’attache rapidement à Camille, cette jeune fille qui nous partage ses réflexions sur la mort, la vie. Elle est à cette période où l’on passe de l’enfance à l’adolescence et elle cherche assurément sa place dans tout ça. Je me suis reconnue en elle, dans beaucoup de ses réflexions. J’ai été triste pour elle parce que mon doux qu’elle semblait seule pour vivre tous ces changements. Et j’avais envie de lui crier qu’elle était assez, qu’elle n’avait pas besoin d’être plus.
Le format court était parfait, mais puisqu’on était plus proche du journal intime que de la vraie « histoire » j’ai eu l’impression que la fin n’en était pas une. Comme s’il n’y avait pas vraiment de début ni de fin à cette histoire, que des réflexions.
Il y avait de petites perles de phrases dans ce roman, j’ai beaucoup apprécié la plume de l’autrice.
Un p’tit bouquin qui se veut être une introspection sur la mort sous forme de journal; on aime. Cela peut amener de très belles discussions si des élèves le lisent en groupe.
P.S: j’ai peut-être un peu trop relate sur le chapitre d’la noyade-💀
Ah pis lire ce livre la même semaine que j’aille fini d’écrire une histoire similaire à celle-ci was definitely weird?!
Pratique d’incendie révèle le désir d’unicité à la fois commun et inhabituel d’une jeune fille de douze ans. On plonge rapidement dans le quotidien de Camille, une introvertie qui, après que ses amies lui aient prédit une mort prochaine, laisse son imagination tricoter toutes les morts possibles dans un journal. Dans une écriture sobre, Kiev Renaud saisit avec justesse et sans tabou toutes les préoccupations de son personnage : sa fascination pour le corps, sa peur du changement, de la solitude, de la honte et de bien d’autres choses.
Ce retour de Kiev Renaud me fait chaud au coeur. Dès les premières lignes, j'ai été gagnée par la personnalité de Camille, si bien définie. Kiev Renaud partage ici la pré adolescence de Camille où se mélange enfance et adolescence, jeunesse et maturité. Un livre magnifique et une jeune narratrice vivante !
Ouf 🥺 encore une lecture de cette maison d’édition qui ne laisse pas indifférente!
J’ai adoré le réalisme de cette lecture. À certains moments, j’avais l’impression d’écouter un de mes élèves (de 5e année) dans leur tracas du quotidien, dans leurs émotions et leurs peurs.
Camille vie une transition de l’enfance à l’adolescence avec lenteur. Certes, ce n’est pas bien différent d’hier, mais quand un long laps de temps s’est écoulé, on peut voir la différence entre le 𝑎𝑣𝑎𝑛𝑡 et le 𝑎𝑝𝑟𝑒𝑠, comme entre l’amitié sincère et la distance qui se creuse.
J’ai eu mal aussi pour Camille 🥺 Elle semble bien seule à tenter de naviguer à travers les changements qu’amènent l’adolescence, les relations qui s’effritent, la vie au secondaire avec les rumeurs…
Pourtant, on a aussi droit à de la lumière à travers ce chemin. Tant par l’organisation de Camille, qui fait des listes et qui a des plans prêts pour les situations d’urgence, tant par sa résilience dans les situations qui me semblaient, comme lectrice, être difficile. La petite touche d’humour y a fait aussi ✨
Nous avons donc droit ici à du jeunesse comme je l’adore, court, efficace, mais pourtant avec tellement de profondeur 🤍 La plume de l’autrice aussi m’a charmée 🪶 « La honte donne encore plus le vertige que les gratte-ciel. C’est comme une chute à l’intérieur, un trou qui s’ouvre dans le ventre pour nous avaler. C’est sûrement possible de mourir de honte : le vide qui se creuse est trop profond pour s’en sortir intact. » p. 84
Un bon 3,5/5 pour cette lecture! Je trouve que Kiev Renaud a le don pour créer des personnages enfants/adolescents et les rendre crédibles dans leurs désirs. J'aime particulièrement la plume de l'autrice. On sent a naïveté de l'enfance, et le dur passage à la vie d'adolescente dans la narration.
« Pour m’endormir, je prépare des plans d’évacuation de la maison. J’ouvrirais la fenêtre à l’étage pour glisser le long de la gouttière, un mât de pompier comme dans les films. Je laisserais ma chambre intacte, mes devoirs entamés sur le bureau, les chaussettes roulées dans mes souliers, pour courir pieds nus sur le trottoir chaud, avec dans le nez l’odeur grisâtre du béton après la pluie. Je m’entraîne à retenir ma respiration en cas de fumée, je tiens plus de vingt secondes. Je cherche les issues de secours de mes cabanes de coussins érigées dans le salon - si les murs de mousse s’effondrent, je ne suffoquerai pas sous les couvertures. » (Renaud, Kiev. Pratique d’incendie, pp.11-12)
4.1 Un passage à l’adolescence marqué par les lignes de la main qui laisse croire à une mort prématurée laisse la narratrice dans une analyse hypothétique et savoureusement naïve des morts possibles.
On oscille sur la mince ligne entre enfance et adolescence, entre le désir d'être unique et celui de ne pas se faire remarquer, entre les jouets et les secrets. La petite Camille est tout ce qu'il y a de plus normal, mais elle voudrait être tellement plus.
Mais, pourtant, l'histoire de Camille me laisse perplexe.
C'est comme s'il manquait quelque chose, mais je ne pourrais mettre le doigt dessus, comme si la fin n'en était pas vraiment une, comme si son histoire était en suspens. Chose certaine, je ne me suis pas attachée au personnage et je ne parvenais pas à la comprendre. C'est peut être pourquoi son histoire ne m'a pas rejointe. 🙈
(3.5 ⭐️) C'est un tout petit roman d'à peine plus de 100 pages qui se lit rapidement. Les phrases de l'auteure sont toutes simples mais percutantes. Le personnage principal traverse la période entre l'enfance et l'adolescence et elle est fascinée (je pourrais même dire obsédée) par la mort. Beaucoup de questionnements et de réflexions intéressantes, parfois drôles et parfois percutantes. Il reste que, pour moi, une jeune fille qui fait une fixation sur la mort à ce point c'est franchement troublant/inquiétant.
L'écriture est magnifique et intelligente comme tout ce que fait Kiev depuis des années. J'aurais seulement pris une direction plus franche plus tôt dans le livre. On dirait que ce n'est que la fin à l'horizon que tout s'emboite et ça va même un peu vite.
J’ai trouvé le thème de la mort bien traitée et j’ai aimée la construction narrative. Néanmoins, j’ai un peu accroché su style d’écriture qui était moins pour moi
Coup de coeur pour cette toute petite plaquette qui capture si bien l'étrangeté d'être dans cet espèce d'espace limitrophe entre l'enfance et l'adolescence qu'est la préadolescence. Le désir d'à la fois appartenir et se démarquer. La découverte des choses « d'adulte », mais avec un oeil encore naïf. Ça nous amène souvent dans des réflexions vraiment weird, et c'est assez exceptionnel à quel point la plume de Kiev Renaud a réussi à bien le mettre en mots.
Pas 5 étoiles parce que la fin m'a laissée... sur ma faim. Mais sinon j'ai adoré !
J’ai bien aimé l’idée derrière Pratique d’incendie et le format court qui se lit très vite. On suit Camille, une jeune fille en pleine transition entre l’enfance et l’adolescence, avec ses questionnements, ses doutes et son envie de trouver sa place. L’autrice a vraiment un talent pour capter cette période délicate et rendre les pensées d’un personnage adolescent crédibles.
Malheureusement, malgré cette bonne idée et quelques passages qui font réfléchir, le récit m’a un peu laissé sur ma faim. L’histoire tombe un peu à plat et on a l’impression qu’il manque quelque chose pour que ça devienne vraiment captivant. Le côté plus proche du journal intime que de l’histoire classique donne de jolis aperçus de la vie de Camille, mais ça rend aussi la fin assez floue, comme si elle n’existait pas vraiment.
J’ai apprécié la plume de Kiev Renaud, mais je n’ai pas réussi à vraiment m’attacher à Camille ni à être pleinement touchée par son parcours. C’est une lecture qui se lit bien, mais qui manque de ce petit quelque chose pour rester mémorable.
Camille et moi on se ressemble sur beaucoup de points je peux vous dire! La personne indécise qui a de drôles d’envie quand elle est jeune, c’est moi tout craché. Ce livre se lisait tellement bien, c’était drôle par moment, mais aussi plus sérieux et touchant à la fin. On dirait que ses constats résonnaient avec moi parce que j’en ai eu beaucoup des constats comme les siens étant plus jeune. Un petit livre qui m’a replongé en enfance quelques heures. C’était un charme!
Ah, comme j’ai aimé retrouver Kiev! Une si belle plume, tout en simplicité. Des univers enfantins auxquels je m’identifiais si bien :) Je ne suis toutefois pas certaine que j’aurais opté pour cette fin... qui me semblait moins bien correspondre au ton du reste du roman. Mais somme toute, j’ai passé un excellent mardi soir :)
Un court roman du point de vue affirmé d'une fillette qui ne peut s'empêcher de penser à la mort, et à la sienne en particulier. Toujours, l'écriture charmante de Kiev Renaud nous entraîne dans les pensées graves et ludiques de Camille, qui ne sont pas sans rappeler le Magasin des suicides de Jean Teulé ou la petite Paloma de Muriel Barbéry.
3.5 J’ai aimé ces réflexions d’enfant. Camille, 11 ans, devient obsédé part la mort lorsqu’elle découvre qu’il n’y a pas que les vieux qui meurent. Elle passe donc en revue les morts possibles comme dans son sommeil, par noyade, de peur, par collision etc. On reconnaît parfois nos propres peurs d’enfant.
Kiev Renaud décortique avec la précision qu'on lui connaît le jardin secret de Camille, une préadolescente au tempérament romantique. Au fil des pages se découvrent les nuances des différents privilèges qui marquent son quotidien, jusqu'à la page finale du court roman, qui laisse entrevoir l'acquisition d'une nouvelle maturité.
Le personnage de Camille finit par nous happer avec le regard tantôt rocambolesque, tantôt sérieux et existentiel, qu’elle pose sur la mort. Sa conscience de la sortie de l’enfance, entre hâte et refus, est une autre force de ce personnage.
Première fois que je lis cette autrice et quelle belle découverte. L'écriture est fluide et très réaliste. On s'attache à cette petite Camille pré-adolescente qui se questionne sur la mort et sur le quotidien. À découvrir. 🤎
4,5 ⭐️ Ce n'étais pas ce à quoi je m'attendais. Étant un livre qui traite de la mort, je me suis surprise à rire et à me reconnaitre dans le personnage principal, une jeune adolescente qui découvre la vie et la mort. Belle découverte que je recommande fortement.
Très bien écrit. Rafraîchissant regard sur la vie intérieure de Camille, une ado de 12 ans, qui laisse libre cours à ses pensées, sans filtres. J'ai beaucoup aimé!