Pour tromper l’ennui et la solitude, un jeune homme parcourt les rues brumeuses de Saint-Pétersbourg. Alors qu’il longe les bords de la Neva, il fait la rencontre de l’inconsolable Nastenka, oubliée par celui qu’elle aime, qui devait revenir de Moscou la chercher. Quatre nuits durant, les deux jeunes gens vont cultiver une intimité brûlante, faite de confidences, de silences et d’espérances. Mais tandis que le rêveur s’éprend de Nastenka, une menace plane : celui qui a promis de l’épouser reparaîtra-t-il ? Chef-d’œuvre de la mélancolie romantique, Les Nuits blanches est un chant d’amour éphémère, où l’illusion se mêle à la lucidité, et le bonheur à l’attente.
J’ai connu l’amour à travers ce livre. J’ai voyagé dans l’âme d’un homme vivant presque entièrement dans son imagination, une imagination douce, mais profondément triste et répétitive. Cet homme, solitaire, fut pourtant arraché à son monde intérieur. Il sortit, il rencontra une femme. Il apprit à la connaître, et durant quelques jours seulement, elle nourrit son imaginaire, lui donna chair, lui donna vie. Ces quelques jours lui suffirent. Rangé par sa propre imagination, il tomba amoureux. Mais cette femme portait en son cœur un autre homme un homme auquel elle était liée par une promesse : celle d’un retour, d’un rendez-vous différé. Or, à l’heure dite , aucune nouvelle ne vint. Alors elle s’effondra. Et notre homme, bien qu’amoureux, resta. Il consola. Il promit d’aimer, même sans être aimé en retour. Il voulait tenir ces promesses. Mais il n’en eut pas le temps. J’ai encore une fois était transporté presque que naïvement part dostoïevski. Qu’elle auteur!!
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4.5 J'ai adoré la plume de Dostoïevski, elle était poétique, fluide et transperçante. L'histoire en elle-même était très sympa mais c'est surtout cette manière d'écrire et de voir la vie qui m'a particulièrement touché. Ca m'a beaucoup fait penser à la plume de Zweig notamment dans Lettre d'une inconnue avec le format court, condensé et travaillé sur les sentiments. Il va falloir que je commence à m'intéresser aux autres oeuvres de Dostoïevski parce que j'ai peut-être découvert une mine d'or.
PS : Le narrateur est le plus gros miskin de toute l'histoire.
Première nouvelle lue de Dostoyevski et j’ai adoré. C’est en apparence une nouvelle d’amour mais en réalité on connaît un narrateur solitaire et rêveur qui vit sa vie dans ses rêves et pas réellement dans la réalité. Jusqu’au jour où il tombe amoureux d’une jeune fille qui en aime un autre… L’histoire est belle et triste mais c’est surtout la plume de Dostoyevski qui rend l’œuvre poétique, admirable et incontournable.