La vie d’Anna est rythmée par le lycée, les interros de maths ratées, les sorties entre copains et les messages de Pierre. Avec lui, elle se sent prête à aller plus loin. Sauf qu’un après-midi, ce quotidien vacille. Lors d’une pause, Anna est témoin d’un événement dans les toilettes du lycée. Quelque chose qu’elle n’aurait pas dû entendre. Silencieuse, cachée, fermant l’oreille aux voix cinglantes et aux bruits sourds, Anna disparaît… littéralement. Une fois, deux fois. Puis trois. Jusqu’au jour où une de ses camarades cesse de venir en cours. L’une aimerait se faire oublier, l’autre voudrait bien se retrouver. Et si tout était lié ?
C'est un roman d'une centaine de pages, très facile à lire, fluide et accessible par son vocabulaire familier et sa forme orale. Je me suis identifiée aisément aux personnages, ce qui m'a rappelé mes années lycée bien qu'elles ne soient pas si loin de moi. Le récit d'Anna à la première personne vient nous prendre à témoin lorsqu'elle disparait, instaurant alors une forme de confidence et de proximité.
La mise en place de l'intrigue est rapide, presque brutale, à peine le temps d'une légère introduction en quelques pages que nous sommes plongés dedans; un peu comme lorsqu'on est victime ou témoin d'agression, cela arrive subitement. On devine assez facilement l'identité de la victime, en revanche celle de l'agresseur on ne s'y attend pas, tout comme dans la réalité, les agresseurs peuvent être n'importe qui, même ceux qu'on soupçonnerait le moins.
Un point notable est l'ingéniosité et la singularité dont a fait preuve Julie Samuel pour sa façon un peu métaphorique d'aborder la honte et la stupeur sous la forme de cette expérience où Anna devient invisible, vouée au silence, au déni et à sa volonté d'oublier. Je n'avais jamais vu quelque chose de tel nul part ailleurs sur ce sujet.
Le moment marquant de ce roman selon moi est la lecture de l'extrait de King Kong Théorie. C'est un passage puissant et bouleversant, révoltant même qui donne envie de se battre, et dans le contexte de ce récit, celui d'Anna, il a encore tellement plus de sens, il redistribue les cartes et réendosse la responsabilité aux agresseurs.
Je suis profondément convaincue que Le jour où j'ai disparu est un livre qui devrait être mis entre les mains de chacun et être au centre de certaines discussions, car il permet de sensibiliser aux vss, ce à quoi malheureusement bien trop de femmes ont déjà été confrontées. C'est avec ce genre de roman que les mentalités évolueront et que la honte et le silence changeront de camps. Cette lecture nous laisse alors avec trois questions : Comment agir lorsqu'on est témoin ou victime d'une agression ? Comment gérer le choc et la réalisation qui viennent avec ? Et moi, qu'est ce que j'aurais fait dans cette situation ?
Partenariat réalisé avec l'application Gleeph et les éditions Didier Jeunesse @gleephapp @didier jeunesse @jolies.stories
Quelle belle surprise que de découvrir Julie Samuel à travers ce premier roman court criant d’authenticité ! J’ai vraiment apprécié cette lecture, car si ce n’est pas le genre de livre vers lequel je me tourne habituellement en librairie je dois avouer qu’il m’a profondément touchée. La lecture était plaisante et surtout fluide de par son style accessible et vrai de simplicité. Son format court d’une cent-cinquantaine de pages environ permet de rentrer dans l’histoire immédiatement et d’être immergé dans l’histoire immédiatement, de façon presque brusque, et j’ai trouvé justement que cela illustre parfaitement la brutalité de l’acte de viol ou d’agression sexuelle que subit l’une des protagoniste de l’histoire. Et pourtant, malgré ce sujet difficile, l’autrice réussit à nous faire nous attaché aux personnages, à la bande de copains d’Anna de par leurs caractères, leurs répliques et leurs activités qui nous rappellent nos années Lycée ! En bref, une lecture touchante que tous les jeunes de l’âge des protagonistes (ou non d’ailleurs, tout le monde de tout âge !) devraient lire ce roman que ce soit pour s’informer ou se sensibiliser sur le sujet des agressions sexistes et sexuelles qui peuvent arriver partout et n’importe quand.
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< Comment on aide quelqu'un qui ne veut pas de vous ? Il faut me le dire parce que là je sèche. Et reste invisible au passage >
J'en avais lu beaucoup de bien et je comprends à présent pourquoi.
Le jour où j'ai disparu est un récit court, incisif, intense et vibrant. Une adolescente lycéenne, sa meilleure amie, leurs amours et découvertes. Les émois et les peurs que l'on a à cet âge là... Et ça.
Anna disparaît parce qu'elle assiste à quelque chose de terrible, l'invraisemblable, d'affligeant. Elle est sidérée et cela l'amène à ne plus être tangible. Mais après tout ce qui est arrivé ne peut être vrai, si ? Comme sa disparition corporelle durant quelques instants.
Ce roman fait remonter de nombreuses émotions, diverses et ancrées. Celle de cette peur face aux hommes ce qu'ils peuvent nous imposer, leur manière de disposer de notre corps. Celle de ne pas réussir à secourir une personne qui se ferait attaquer. Celle d'un jour disparaitre par le choc, ne plus être que l'ombre de moi-même.
C'est si percutant. J'ai pleuré, eu envie d'hurler, face à ce désarroi, cette peur de l'indicible. L'autrice a su aborder ce sujet difficile avec énormément de tact et de talent . Ça n'en rend la lecture que plus intense et plus percutante.
Court roman pour adolescents qui aborde le thème des agressions sexuelles. Anna est au lycée et assiste silencieusement à l'agression sexuelle d'une de ses amies dans les toilettes des filles. Agression sexuelle non consentie. Silencieuse, cachée, elle ne dit rien mais se rend compte qu'elle commence à disparaître. Une fois, deux fois, trois fois, Anna devient invisible. Bouleversée par cette nouvelle capacité qui lui pose problème dans sa vie quotidienne et dans ses relations avec les autres, elle va se rendre compte qu'il n'y a qu'un seul moyen pour se rendre à nouveau visible : parler de ce qu'elle a entendu dans les toilettes à son amie agressée et aux autres. Le sujet est important pour qu'on en parle et Julie Samuel le fait bien. Sans rentrer dans les détails sordides, elle met en scène une témoin indirecte de l'agression qui va finir par comprendre qu'il faut en parler pour se sentir mieux, pour aider l'autre qui se renferme et pour ne pas laisser impuni l'acte non consenti. Un roman tel que je les aime, qui aborde les sujets peu souvent abordés en littérature jeunesse (mais de plus en plus heureusement !) et que chaque ado devrait lire.
J’ai d’abord eu du mal avec le style d’écriture, plutôt ciblée pour un public jeune. Mais le sujet est important surtout pour ce public cible. Il est facile à lire. Je le recommande vivement. Le message pour les jeunes qui peuvent être témoin de certains actes, que c’est important d’intervenir et de soutenir les victimes.
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