En France, dans un futur proche. L’eau monte, les villes commencent à être submergées, l’ordre sécuritaire se doit de régner. Avec un récit toujours narré par un mystérieux chien bleu, nous retrouvons Hans, Groza, sa mère, Vinee et une foule de personnages marginaux… Chacun à son échelle sait que la société a besoin de réapprendre à vivre ensemble, si possible dans la joie. Ensemble, ces personnages hauts en couleur et gouailleurs peuvent créer une belle alternative. Le monde d’après. L’auteur nous propose un album singulier, inclassable, qui nous submerge d’émotion. L’Âge d’eau est une ode à la liberté, un chant d’humanisme total porté par un dessin délicat et hypnotique. Un récit d’anticipation aux préoccupations très actuelles et personnelles, dont les deux tomes nous mènent dans des Pays de la Loire noyés par la montée des eaux.
La fin d'un diptyque très chouette. Au début, un des personnages dit "La lumière a changé depuis quelque temps" et effectivement les couleurs ont changé, moins ocres, plus lumineuses, plus contrastées. Ce tome est encore plus beau. Jamais très fan des histoires qui mentionnent la mémoire de l'eau en bien, mais c'est malgré tout très poétique. Une lecture plus reposée, contemplative et aussi plus mystique que le premier tome. C'est une fin douce dans le chaos de ce monde.
"Si on devait connaître les histoires de tous les gens qui atterrissent ici... Il en arrive toutes les semaines... Partout on ouvre des squats. Ici c'était un cabinet comptable... Ils sont allés compter ailleurs."
Cette review sera biaisée car de ma grande organisation littéraire, j’ai commencé par la seconde partie. Malgré, une histoire désorganisée, la lecture reste plaisante et touchante. L’ode à la nature est majeure en plus d’être correctement exécutée.
La suite que j’attendais !!! Ca comble les mini détails qui me chafouinaient dans le 1er tome (meme si je chipote). Une belle aventure qui nous transporte physiquement et humainement, avec en prime un message clair et actuel.