Nous sommes dans un bar en bord de mer, entre chien et loup, à la fin de l'hiver. Hélène Gestern a commandé une bière, elle est seule près de la cheminée, dans un coin tranquille, en attendant que le chat du patron vienne quêter une petite caresse. Elle pense à Mimi, une belle chatte persane qu'elle a recueillie il y a des années, à sa peur de la perdre, à leur tendresse partagée.
Après les succès de ses précédents romans, 555 (prix RTL-Lire et prix Relay) et Cézembre (Grasset, 2024), Hélène Gestern signe un texte très personnel qui évoque le rapport que nous entretenons avec les animaux, la nature, la solitude et nos semblables.
Magnifique livre sur le lien si fort qu’on peut entretenir avec nos chats. Ce livre m’a beaucoup ému et m’a particulièrement parlé et touché. Je m’y suis retrouvée.
J’ai notamment adoré cette citation : « Il me semble que nous grandissons avec nos failles, nos gouffres, nos blessures, et que les animaux viennent, sans faire de bruit, prendre dans nos vies ces places qui de toute façon seraient demeurées vacantes, par choix ou par nécessité. Leur présence adoucit les angles aigus des destinées, transforme le vide en plein, et nous aide à refabriquer de l'équilibre quand il n'y en a plus. »
J'avais peur que ce soit un énième livre niais sur les chats mais c'est tout sauf ça : un témoignage authentique, intime, subtil, plein d'amour, et dans une très belle langue.
Si ce livre m’avait été résumé, j’aurais peut-être souri, condescendant, en imaginant une « mèmère à chat-chat ». Mais il faut le lire et comprendre combien un tel jugement peut-être facile et… totalement hors propos. Et quand bien même ?
Un livre qui m’a un peu rappelé Assise, debout, couchée ! d’Ovidie et de cette relation particulière qui peut se tisser avec un animal.
Et c’est touchant, tendre et beau. C’est plein d’amour
'la façon dont tu t'arranges pour que je sois toujours dans ton champ de vision. je ne sais par quel miracle, car je ne te vois jamais faire, mais tel un héliotrope, tu changes en silence de position alors que je te croyais endormie. je lève la tête, et je vois ton visage, que tes yeux soient ouverts ou fermés, toujours tournés dans ma direction'