La réponse de Pétrarque à 4 jeunes gens imbus de philosophie à la mode, dans la Venise de 1360, l'accusant de n'y connaître rien. Il y formule l'opposition entre la scolastique et l'humanisme naissant, s'interroge sur le savoir et l'ignorance. A ces jeunes idolâtres d'Aristote, il oppose l'exemple d'une vie et d'un savoir unifiés, qu'il entend incarner dans la soumission aux certitudes de la foi Pétrarque, au-delà de la polémique sur l'ignorance, origine immédiate du texte, nous propose dans un style très vivant et avec une ironie souvent mordante, passant constamment à son habitude du plan personnel au plan philosophique, une excellente synthèse des idées auxquelles il tient de manière intransigeante : défense de l'Antiquité classique, exaltation de la poésie et de l'éloquence, primauté de la philosophie morale, rôle de la piété comme vraie sagesse.À l'époque de ce qui est encore le Moyen Âge, il soulève la question des limites de la scolastique et formule le premier des idées qui seront celles de l'humanisme naissant.
4ème de couverture: Dans Sur sa propre ignorance et celle de beaucoup d'autres, Pétrarque (1304-1374) nous propose, dans un style très vivant et avec une ironie souvent mordante, une excellente synthèse des idées auxquelles il tient de manière intransigeante : défense de l'Antiquité classique, exaltation de la poésie et de l'éloquence, primauté de la philosophie morale, rôle de la piété comme vraie sagesse. À une époque qui est encore, chronologiquement, le Moyen Âge, Pétrarque formule le premier des idées qui seront celles de l'humanisme naissant
Famous Italian poet, scholar, and humanist Francesco Petrarca, known in English as Petrarch, collected love lyrics in Canzoniere.
People often call Petrarch the earliest Renaissance "father of humanism". Based on Petrarch's works, and to a lesser extent those of Dante Alighieri and Giovanni Boccaccio, Pietro Bembo in the 16th century created the model for the modern Italian language, which the Accademia della Crusca later endorsed. People credit Petrarch with developing the sonnet. They admired and imitated his sonnets, a model for lyrical poems throughout Europe during the Renaissance. Petrarch called the Middle Ages the Dark Ages.
Prin 1365, Petrarca a ajuns pentru o vreme la Veneția și a stat de vorbă - în contradictoriu, înțeleg - cu niște discipoli ai lui Aristotel. Au discutat despre fericire.
Pesemne că disputa din casa lui Petrarca s-a „radicalizat”, nu știu dacă au țipat unii la alții, dacă au sărit la bătaie ori au scos pumnalul / stiletul, oricum, după plecarea poetului „laureat” într-o altă cetate, amicii au pretins că Petrarca nu se pricepe la fericire (în sensul ei metafizic), ceea ce era adevărat, și că nu are cultura necesară pentru a susține o dezbatere de idei, că este, în concluzie, un ignorant, ceea ce era cu totul fals. Un binevoitor (îi cunoaștem foarte bine!) i-a transmis lui Petrarca opinia adversarilor.
Petrarca a luat foc și s-a pus pe scris. A rezultat, astfel, o lucrare cu titlul De sui ipsius et multorum ignorantia. Poetul ultragiat a lucrat la carte vreo trei ani (1367 -1370) și a trimis-o prietenului său, Donato Albanzani, în 25 iunie 1370. Pe lîngă faptul că apărase o poziție conformistă (orice creștin pretinde și crede că fericirea vine de la Dumnezeu, că atîrnă de harul divin), Petrarca a mai avut păcatul că s-a apucat de scris în apărarea științei sale, deși nici un om serios din cuprinsul Italiei nu i-o punea la îndoială. Rău a făcut...
Pauvre Pétrarque! Il en a gros sur la patate. Voilà que les amis qui lui rendent parfois visite commencent à sérieusement l'impatienter. Au lieu qu'ils louent sans mélange son amour pour les belles-lettres, la poésie, Cicéron, Horace, la belle langue latine, voilà qu'ils ne cessent de l'irriter et de le tourmenter avec ce satané Aristote! Sans doute que ses écrits originaux étaient beaux, mais ses traducteurs l'ont rendu pénible à lire, obscure, et peu attirant. Pourtant, il n'en jurent que par lui, et dénigrent la passion de leur ami, en fustigeant son ignorance des matières vraiment sérieuses.
C'est donc piqué au vif par le dépit qu'il se soulage de son tourment dans deux longues lettres à l'un de ses amis: il expose ses malheurs, ainsi que sa justification à son confident. Ignorant Pétrarque? Justement! Loin de revendiquer un savoir encyclopédique mal assuré, se perdant dans des anecdotes fort douteuses sur le comportement des animaux, il revendique une sainte et pieuse ignorance, pleine de de modestie et de prudence. Quelle vanité dans cet Aristote qui interroge les mystères métaphysiques de la divinité et de la création, quel orgueil de vouloir soulever des questions qu'il ne nous appartient pas de connaître! Loin d'en pincer pour Averroes et ses douteux commentaires qui on inspiré mille controverses vaines et endiablées, il préfère s'en remettre au doux Platon qui reporte son attention sur l'éthique et la morale (il le lit en traduction latine, et possède seize de ses dialogues), sur son très cher Cicéron et ses dialogues quasi-sceptiques.
C'est intéressant de lire ce plaidoyer de Pétrarque en faveur de ces anciens qu'il révère, sans rien sacrifier à sa foi chrétienne, qu'il met par dessus tout. On sent qu'il a en horreur l'esprit de chicane et la soumission bête à l'autorité qui hante les écoles, et ne trouve de plaisir que dans l'étude sérieuse que favorise le recueillement de la solitude, loin de la course aux honneurs qui corrompt l'université. J'ai aimé avoir son opinion sur quelques ouvrages qu'on a lu en commun.
Que bonic és llegir Petrarca, i quina magnífica traducció al català de Laura Cabré. De l'obra m'ha sorprès el sentiment cristià de Petrarca, que l'empeny a voler ser bo i comportar-se correctament amb una força que envejo. Situa el bé per sobre del saber, anant en contra de la tradició que el precedia. Ara per ara se'm fa impossible creure en Déu i no sóc capaç de sentir el que sentia Petrarca per ell. Potser algun dia sentiré quelcom semblant però dirigit a un altre ens, o potser aquest tipus de sentiment ja no formen part del nostre temps.